La hausse des droits de scolarité est juste, dit Line Beauchamp
Plus de 200 000 étudiants sont en grève ou en levée de cours aujourd’hui pour manifester
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp soutient que les étudiants devront débourser «la juste part» du coût de leur scolarité.
Québec — Quoi qu’ils en pensent, les étudiants devront débourser «la juste part» du coût de leur scolarité, a soutenu aujourd’hui la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp. Les étudiants répliqueront en manifestant, aujourd’hui.
La colère des mouvements étudiants et de leurs alliés sociaux et syndicaux n’émeut pas la ministre qui reste inflexible sur la hausse annoncée de 325 $ par année des droits de scolarité d’ici 2016.
Au terme de l’ajustement, la facture refilée aux étudiants atteindra 3793 $, une hausse de 75 % comparativement à son niveau actuel qui est de 2168 $.
Aussi importante qu’elle soit, l’augmentation des droits de scolarité est «juste», a répondu Mme Beauchamp, en Chambre, à une question de la porte-parole péquiste en matière d’enseignement supérieur, Marie Malavoy.
Pour la ministre, il est normal que les étudiants investissent davantage dans leur formation compte tenu des salaires qu’ils leur seront versés une fois sur le marché du travail.
Les diplômés universitaires, a-t-elle expliqué, empocheront des revenus nettement supérieurs à ceux de la grande majorité des contribuables appelés à financer l’essentiel de leur éducation.
De son côté, la députée Malavoy a fait valoir que l’augmentation des droits de scolarité va réduire l’accessibilité aux études et porter par le fait même un dur coup au développement économique du Québec.
Manifestation
Une grande manifestation étudiante aura lieu cet après-midi au centre-ville de Montréal pour dénoncer la hausse des droits de scolarité universitaires annoncée par le gouvernement Charest.
Sous la pluie, des dizaines d’autobus convergeaient ce matin vers la métropole.
La manifestation devrait débuter à 14 h à la place Émilie-Gamelin, au centre-ville de Montréal. Les étudiants prévoient notamment s’arrêter devant les bureaux montréalais du premier ministre Jean Charest, au coin des rues Sherbrooke et McGill College
Les organisateurs espèrent que des dizaines de milliers d’étudiants des universités et des cégeps de partout au Québec répondront à l’appel. Plus de 200 000 étudiants sont en grève ou en levée de cours aujourd’hui pour participer à la manifestation, ont-ils avancé.
Il s’agit de près de la moitié des étudiants de niveau post-secondaire dans la province.
Les centrales syndicales québécoises ont déjà indiqué qu’elles appuieront les étudiants. Des membres de la Centrale des syndicats du Québec marcheront notamment à leurs côtés.
Des députés péquistes prendront part à la marche, tout comme Françoise David et Amir Khadir, les deux coporte-parole de Québec solidaire.
Les étudiants auront aussi l’appui des professeurs de l’UQAM. Réunis en conseil syndical, ils ont voté hier une résolution à l’unanimité contre la hausse des droits de scolarité, et incitent les professeurs de l’UQAM à participer massivement à la manifestation.
Bénéficier, donc contribuer
Quant à la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ), elle estime que tous ceux qui bénéficient de l’éducation devraient y contribuer — la société, mais aussi les étudiants.
«On considère que cette hausse annoncée est raisonnable, et on a toujours soutenu qu’il fallait qu’il y ait une bonification des programmes de prêts et bourses au même moment qu’une hausse, et cela a également été annoncé», a indiqué le président-directeur général de la CREPUQ, Daniel Zizian.
Il affirme que tous les étudiants boursiers actuels ne seront pas touchés par la hausse, parce que leur bourse sera augmentée en conséquence. Selon lui, sans cette augmentation des droits, le financement des universités sera à risque.
La colère des mouvements étudiants et de leurs alliés sociaux et syndicaux n’émeut pas la ministre qui reste inflexible sur la hausse annoncée de 325 $ par année des droits de scolarité d’ici 2016.
Au terme de l’ajustement, la facture refilée aux étudiants atteindra 3793 $, une hausse de 75 % comparativement à son niveau actuel qui est de 2168 $.
Aussi importante qu’elle soit, l’augmentation des droits de scolarité est «juste», a répondu Mme Beauchamp, en Chambre, à une question de la porte-parole péquiste en matière d’enseignement supérieur, Marie Malavoy.
Pour la ministre, il est normal que les étudiants investissent davantage dans leur formation compte tenu des salaires qu’ils leur seront versés une fois sur le marché du travail.
Les diplômés universitaires, a-t-elle expliqué, empocheront des revenus nettement supérieurs à ceux de la grande majorité des contribuables appelés à financer l’essentiel de leur éducation.
De son côté, la députée Malavoy a fait valoir que l’augmentation des droits de scolarité va réduire l’accessibilité aux études et porter par le fait même un dur coup au développement économique du Québec.
Manifestation
Une grande manifestation étudiante aura lieu cet après-midi au centre-ville de Montréal pour dénoncer la hausse des droits de scolarité universitaires annoncée par le gouvernement Charest.
Sous la pluie, des dizaines d’autobus convergeaient ce matin vers la métropole.
La manifestation devrait débuter à 14 h à la place Émilie-Gamelin, au centre-ville de Montréal. Les étudiants prévoient notamment s’arrêter devant les bureaux montréalais du premier ministre Jean Charest, au coin des rues Sherbrooke et McGill College
Les organisateurs espèrent que des dizaines de milliers d’étudiants des universités et des cégeps de partout au Québec répondront à l’appel. Plus de 200 000 étudiants sont en grève ou en levée de cours aujourd’hui pour participer à la manifestation, ont-ils avancé.
Il s’agit de près de la moitié des étudiants de niveau post-secondaire dans la province.
Les centrales syndicales québécoises ont déjà indiqué qu’elles appuieront les étudiants. Des membres de la Centrale des syndicats du Québec marcheront notamment à leurs côtés.
Des députés péquistes prendront part à la marche, tout comme Françoise David et Amir Khadir, les deux coporte-parole de Québec solidaire.
Les étudiants auront aussi l’appui des professeurs de l’UQAM. Réunis en conseil syndical, ils ont voté hier une résolution à l’unanimité contre la hausse des droits de scolarité, et incitent les professeurs de l’UQAM à participer massivement à la manifestation.
Bénéficier, donc contribuer
Quant à la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ), elle estime que tous ceux qui bénéficient de l’éducation devraient y contribuer — la société, mais aussi les étudiants.
«On considère que cette hausse annoncée est raisonnable, et on a toujours soutenu qu’il fallait qu’il y ait une bonification des programmes de prêts et bourses au même moment qu’une hausse, et cela a également été annoncé», a indiqué le président-directeur général de la CREPUQ, Daniel Zizian.
Il affirme que tous les étudiants boursiers actuels ne seront pas touchés par la hausse, parce que leur bourse sera augmentée en conséquence. Selon lui, sans cette augmentation des droits, le financement des universités sera à risque.
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