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La hausse des droits de scolarité est juste, dit Line Beauchamp

Plus de 200 000 étudiants sont en grève ou en levée de cours aujourd’hui pour manifester

La Presse canadienne   10 novembre 2011 13h51  Éducation
La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp soutient que les étudiants devront débourser «la juste part» du coût de leur scolarité.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
La ministre de l’Éducation, Line Beauchamp soutient que les étudiants devront débourser «la juste part» du coût de leur scolarité.
Québec — Quoi qu’ils en pensent, les étudiants devront débourser «la juste part» du coût de leur scolarité, a soutenu aujourd’hui la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp. Les étudiants répliqueront en manifestant, aujourd’hui.

La colère des mouvements étudiants et de leurs alliés sociaux et syndicaux n’émeut pas la ministre qui reste inflexible sur la hausse annoncée de 325 $ par année des droits de scolarité d’ici 2016.

Au terme de l’ajustement, la facture refilée aux étudiants atteindra 3793 $, une hausse de 75 % comparativement à son niveau actuel qui est de 2168 $.

Aussi importante qu’elle soit, l’augmentation des droits de scolarité est «juste», a répondu Mme Beauchamp, en Chambre, à une question de la porte-parole péquiste en matière d’enseignement supérieur, Marie Malavoy.

Pour la ministre, il est normal que les étudiants investissent davantage dans leur formation compte tenu des salaires qu’ils leur seront versés une fois sur le marché du travail.

Les diplômés universitaires, a-t-elle expliqué, empocheront des revenus nettement supérieurs à ceux de la grande majorité des contribuables appelés à financer l’essentiel de leur éducation.

De son côté, la députée Malavoy a fait valoir que l’augmentation des droits de scolarité va réduire l’accessibilité aux études et porter par le fait même un dur coup au développement économique du Québec.

Manifestation

Une grande manifestation étudiante aura lieu cet après-midi au centre-ville de Montréal pour dénoncer la hausse des droits de scolarité universitaires annoncée par le gouvernement Charest.

Sous la pluie, des dizaines d’autobus convergeaient ce matin vers la métropole.
La manifestation devrait débuter à 14 h à la place Émilie-Gamelin, au centre-ville de Montréal. Les étudiants prévoient notamment s’arrêter devant les bureaux montréalais du premier ministre Jean Charest, au coin des rues Sherbrooke et McGill College
Les organisateurs espèrent que des dizaines de milliers d’étudiants des universités et des cégeps de partout au Québec répondront à l’appel. Plus de 200 000 étudiants sont en grève ou en levée de cours aujourd’hui pour participer à la manifestation, ont-ils avancé.

Il s’agit de près de la moitié des étudiants de niveau post-secondaire dans la province.
Les centrales syndicales québécoises ont déjà indiqué qu’elles appuieront les étudiants. Des membres de la Centrale des syndicats du Québec marcheront notamment à leurs côtés.

Des députés péquistes prendront part à la marche, tout comme Françoise David et Amir Khadir, les deux coporte-parole de Québec solidaire.

Les étudiants auront aussi l’appui des professeurs de l’UQAM. Réunis en conseil syndical, ils ont voté hier une résolution à l’unanimité contre la hausse des droits de scolarité, et incitent les professeurs de l’UQAM à participer massivement à la manifestation.

Bénéficier, donc contribuer

Quant à la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ), elle estime que tous ceux qui bénéficient de l’éducation devraient y contribuer — la société, mais aussi les étudiants.

«On considère que cette hausse annoncée est raisonnable, et on a toujours soutenu qu’il fallait qu’il y ait une bonification des programmes de prêts et bourses au même moment qu’une hausse, et cela a également été annoncé», a indiqué le président-directeur général de la CREPUQ, Daniel Zizian.

Il affirme que tous les étudiants boursiers actuels ne seront pas touchés par la hausse, parce que leur bourse sera augmentée en conséquence. Selon lui, sans cette augmentation des droits, le financement des universités sera à risque.
 
 
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    10 novembre 2011 14 h 23
    Un gros accroc au principe de l'universalité
    Peu importe ton revenu, tu débourses une seule somme pour la franchise-santé. Tu paies 7$/jour pour faire garder tes mioches. La Régie des rentes ne coûte pas plus cher pour les mieux nantis.

    C'est cela le principe de l'universalité.

    Alors, pourquoi ce principe ne s'applique pas pour les frais de scolarité?

    En toute logique, ce n'est pas parce quelqu'un va gagner plus que les autres une fois ses études complétées qu'il devrait payer plus que les autres.

    Au Québec, il n'y a qu'un moyen - et c'est le meilleur- pour appliquer le principe de redistribution des revenus et c'est l'impôt.

    Fixer un coût pour l'utilisation des services publics en fonction du revenu est inéquitable, discriminatoire et antidémocratique. Selon cette philosophie, par exemple, les familles avec enfants devraient payer plus pour les soins de santé que les couples sans enfant. Ces familles avec enfants devraient payer plus pour qu'on dispose de leur déchet...
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  • Mathieu_Tremblay - Inscrit
    10 novembre 2011 14 h 35
    Vraiment?
    "Les diplômés universitaires, a-t-elle expliqué, empocheront des revenus nettement supérieurs à ceux de la grande majorité des contribuables appelés à financer l’essentiel de leur éducation."

    Quelle bonne blague.
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  • Roland Berger - Abonné
    10 novembre 2011 14 h 51
    Augmentation juste ?
    Line Beauchamp a raison. L'augmentation des frais de scolarité est juste dans une société qui voit la formation collégiale et universitaire comme un privilège plutôt qu'un investissement pour l'avenir. Madame Beauchamp est ministre de l'Éducation dans un gouvernement libéral-conservateur. Son raisonnement tient de son allégeance.
    Roland Berger
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  • celljack - Inscrit
    10 novembre 2011 15 h 13
    Simple problème de communications...
    Au lieu d'annoncer une "augmentation des frais de scolarité"... le gouvernement pourrait arriver au même résultat en employant un chemin différent.

    Par exemple, on pourrait "augmenter l'aide sous forme de bourses aux démunis" ET "augmenter les frais de scolarité".


    Je suis en faveur d'une accessibilité universelle aux études pour tous. Avec un bon équilibre, on conserve l'accessibilité pour tous, puis on augmente les frais pour ceux qui ont les moyens.

    Je ne me fais pas trop de soucis pour les étudiants qui arrivent à l'école avec une voiture neuve, le téléphone à 500$, les vêtements à la mode...
    Ceux qui arrivent en bus, qui travaillent à tourner des boulettes et qui s'habillent au village des valeurs, eux je veux les aider.
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  • François Ricard - Abonné
    10 novembre 2011 15 h 24
    N'y aurait-il pas d'autres mesures à prendre?
    Augmentation des frais de scolarité: solution unique?
    Les universités manquent d'argent. Augmentons les frais de scolarité. Ce n'est qu'une des solutions possibles. Et possiblement la dernière à laquelle nous devons avoir recours.
    Combien efficaces nos universités sont-elles? La moyenne des heures de classe des professeurs en titre est la plus basse de tout le continent. Pourtant les résultats de la recherche ne sont pas plus mirobolants qu'ailleurs.
    Quant à la gestion même, il faudrait jeter un regard approfondi sur le fonctionnement de nos universités. Ce n'est pas parce que quelqu'un a un doctorat en andragogie, en chimie ou lettres, qu'il sera un bon administrateur. D'ailleurs, l'UQUAM et son Îlot Voyageur en est un bon exemple.
    Le Québec, nous tous, à bon droit d'ailleurs, investit des sommes d'argent importantes dans la formation de ses gens. C'est pourquoi, en retour, nous devrions exiger de tous nos diplômés universitaires, sans exception, qu'ils s'engagent par contrat à travailler au Québec pendant au moins cinq après l'obtention de leur diplôme.
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  • NickGP - Inscrit
    10 novembre 2011 16 h 11
    Dans quel monde vie notre ministre?
    "Les diplômés universitaires, a-t-elle expliqué, empocheront des revenus nettement supérieurs à ceux de la grande majorité des contribuables appelés à financer l’essentiel de leur éducation."

    Madame Beauchamp... je suis étudiant à la faculté de formation initiale des maîtres de l'UdM. Il s'agit d'un baccalauréat de 4 années, qui débouche sur un salaire annuel de 36,000$ Un revenu "nettement supérieur" dites-vous? Non mais, de qui vous moquez-vous?!?

    Vous ne semblez pas comprendre la situation des université, et encore moins celle des universitaires. Les fonds sont là, nos universités n'ont jamais été aussi bien subventionnées, seulement voilà, l'argent est dépensé tout croche. Commencez-donc par faire le ménage avant de prétendre qu'il est juste que les étudiants paient pour couvrir votre incompétence et celle de nos recteurs.
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  • André Michaud - Inscrit
    10 novembre 2011 18 h 06
    le moins cher en amérique du nord
    Le Québec est l'endroit en amérique du nord ou les contribuables contribuent le plus aux coûts des études post secondaire, et on voudrait faire payer encore plus le citoyen, lui presser encore plus et plus le citron..lui vider les poches un peu plus..

    Les citoyens payent déjà environ 85% des coûts de l'éducation des jeunes et certains ingrats voudraient encore plus !! On est loin du partage équitable moitié moitié..

    Je ne crois pas du tout que 200,000 étudiants ont voté pour la grève. Comme dans les syndicats on manipule les chiffres.. C'est ce qu'a constaté ma fille lors de ses études à l'UQAM..

    Le partage ce n'est pas toujours vouloir faire payer les autres...pour SON avenir. Et il faut choisir intelligemment ses études pour que ça débouche sur une possibilité sérieuse d'emploi, et non s'endetter inutilement pour une lubie.
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  • alex2727 - Inscrit
    10 novembre 2011 20 h 30
    Le moins cher en amérique du nord...?
    Peut-être. Oui.

    Mais quiconque a habité ailleurs aux États-Unis par exemple sauront que nous sommes la nation la plus taxée en amérique du nord.

    Tout, vraiment tout ici coûte plus cher qu'ailleurs mais si vous n'avez jamais passé 2 mois aux USA vous ne pouvez comprendre.

    Tout est taxé ici. L'essence est plus chère à cause des taxes, l'alcool est monopolisée et beaucoup plus chère à cause des taxes, la tps tvq gonfle le prix de tout, l'épicerie coûte plus cher qu'aux USA, l'électronique, les impôts de 30-40%, etc. etc. etc.

    Avez-vous déjà voyagé?

    Alors lorsqu'on dit qu'on paie moins cher que le reste de l'amérique du nord, j'ajouterai un bémol. Oui, mais tout le reste coûte plus cher!!!
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  • michel lebel - Inscrit
    10 novembre 2011 20 h 34
    Oui à l'augmentation!
    Le sujet des frais de scolarité a été étudié sous toutes ses coutures depuis des lunes au Québec! Surétudié! Cette augmentatation graduée(avec un bon système de prêts et bourses) des frais de scolarité est une bonne décision, longtemps attendue. Tout a été dit sur le sujet. C'est simple: le réseau universitaire a un besoin criant de sous et ceux-ci ne poussent pas dans les arbres!
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  • alex2727 - Inscrit
    10 novembre 2011 20 h 34
    Ah et en passant...
    J'ai fait un baccalauréat de 3 ans et demi à l'Université de Sherbrooke. Mon salaire initial à mon premier emploi était de 12$/l'heure. Le salaire d'un plombier ou travailleur de la construction est de 32$/l'heure.

    J'ai fait un choix, oui c'est vrai, mais arrêtez de dire que le salaire est en lien avec les études et que ça se repaie tout seul après.
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  • Noah Guerard Daigle - Inscrit
    11 novembre 2011 09 h 51
    Une Marionnette ou une Représentante de la population?
    Pourquoi Line Beauchamp défend d'une manière dictatrice et non-ouverte les mauvais choix et actions que pose le gouvernement contre la population québécoise ?

    Est-ce que les Étudiants et Étudiantes démontrent une nouvelle fois l'importance que peut avoir le Mouvement Étudiant?

    Est-ce qu'un jour les ministres de partis politiques seront oubliés, censurés, mis de côté et néligés de façon significative par la Population?

    Jusqu'à maintenant, les systèmes politiques canadiens ne font que s'humilier, depuis que la Grande-Bretagne est propriétaire du Canada. De plus, ce système défectueux maltraite les habitants du territoire appelé Canada en les contrôlant, en les taxant et en les gardant le plus bas possible dans l'échelle sociale pour que la Première Classe puisse se sentir supérieure.

    LINE BEAUCHAMP, change tes propos et propose une solution avantageuse pour les gens prêts à s'investir dans leur propre éducation et dans le bon fonctionnement du Québec.

    Sinon, toutes les figures politiques du Québec finiront avec des messages publics de réprimande à leur endroit.
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  •  
  • Caroline Dubois - Inscrit
    11 novembre 2011 23 h 41
    Le Mexique fait parti de l'Amérique du Nord
    On peut lire ceci à répétition: "Le Québec a les frais de scolarité les moins chers en Amérique du Nord".

    C'est faux. C'est le Mexique qui a les frais de scolarités les moins chers en Amérique du Nord, avec un système d'universités publiques presque gratuites.

    Cependant, le Mexique a aussi un réseau privé en parallèle qui est très cher. Par exemple, le TEC de Monterrey qui coûte 4500$ CAN par sessions environ. Le TEC offre surtout des cours d'ingénieurs et de gestion. Les diplômes du TEC ont une très grande valeur, et l'université attire beaucoup d'étudiants européens et américains.

    C'est probablement vers un système public-privé de ce genre que le Québec se dirige. Le système à deux vitesses peut choquer plus d'un, mais le modèle actuel ne fonctionne plus. Il va falloir trouver des solutions et faire des choix déchirants.

    La qualité des diplômes gratuits ne peut pas être d'un niveau aussi haut que ceux des universités prestigieuses. Il y a une compétition mondiale qui se fait entre les universités. Le Québec doit demeurer compétitif. Nous avons McGill qui est très bien, mais les francophones doivent faire plus.

    Si le niveau de nos diplômes est trop bas, cela ne sera pas bon pour le développement du Québec. Il faut aussi augmenter les critères d'entrée dans les formations, afin que nos diplômes ne nivellent pas vers le bas. En rendant tout accessible et gratuit pour tout le monde, on ne se rend pas service comme société, car nous créons des diplômes qui ne valent pas grand chose, que n'importe qui peut faire.

    Les étudiants pauvres, mais talentueux pourraient bénéficier de bourses d'études qui payent leurs études et leurs frais de subsistances en TOTALITÉ, comme cela se fait partout dans le monde. Le gouvernement du Québec n'est pas très généreux dans ce domaine. On gâche des talents ici.
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