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Un débat, quel débat?

Grève d'une journée de 200 000 étudiants québécois qui souhaitent faire entendre leur voix

Lisa-Marie Gervais   10 novembre 2011  Éducation
Les étudiants sont à nouveau descendus dans la rue hier à Londres, sous haute surveillance policière, pour protester contre la hausse des droits universitaires, sans atteindre le niveau de mobilisation lors de manifestations, émaillées de violences, il y a un an. À lire en page B 5.<br />
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Photo : Agence Reuters
Les étudiants sont à nouveau descendus dans la rue hier à Londres, sous haute surveillance policière, pour protester contre la hausse des droits universitaires, sans atteindre le niveau de mobilisation lors de manifestations, émaillées de violences, il y a un an. À lire en page B 5.

En grève d'un jour, plus de 200 000 étudiants ont donné leur appui à la manifestation contre la hausse des droits de cet après-midi. Ce sera l'occasion de faire entendre la voix de ceux qui estiment que le débat n'a pas eu lieu. L'espoir est-il permis?
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  • Denis Paquette - Abonné
    10 novembre 2011 05 h 51
    Dans la société d'aujourd'hui, les étudiants sont notre avenir
    Vouloir endetter les étudiants est une aberration et de l’abus de pouvoirs
    Vouloir endetter les étudiants est contreproductif.
    Vouloir endetter les étudiants n’est pas la façon de rendre plus compétitif notre régime
    Mme Beauchamp si vous, vous voulez, créatrice, donner un coup de barre, ailleurs, en appauvrir certains n'est pas la solution
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  • Denis Paquette - Abonné
    10 novembre 2011 09 h 02
    nous sommes a un tournant, ou il faut que les décideurs se mettent a penser autrement
    il faut faire attention de ne pas déstabiliser l'éducation et la formation car le monde repose sur la capacité des sociétés de se renouveler et d'inover
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  • André Michaud - Inscrit
    10 novembre 2011 09 h 39
    Ultra septique !!!
    Est-ce que vraiment 200,000 étudiants ont votés pour la grève??? Prouvez-le!!

    Quand ma fille étudiait à l'UQUAM il n'y avait toujours que la même minuscule poignée d'étudiants à ces assemblées, et l'association faisait croire qu'il y avait volonté d'une majorité d'étudiant. Ce qui était archi faux! Manipulation totale de la démocratie par une poignée.

    Les citoyens payent déjà à 85% les études, et ne veulent PAS payer plus. Tous ces étudiants qui déplore le manque de partage du capitalisme, eux ne veulent pas vraiment partager les coûts de LEURS études. Certains réclament même le droit au parasitisme total !!! Quel égocentrisme.

    Ces étudiants ont-ils déjà calculé combien de fric ils ont coûté à leurs parents depuis leur naissance, et sans avoir encore travaillé combien les citoyens ont dépensé pour eux ?? Heureusement je crois qu'une poignée seulement d'étudiants sont aussi ingrats et égocentristes..
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  • javimsan - Inscrit
    10 novembre 2011 12 h 29
    Vous comprennez tout croche
    Monsieur André Michaud,

    La mode de scrutin pratiqué à l'UQAM en est un de démocratie directe. Il n'y a pas de représentants qui "manipulent la démocratie" comme vous avancez. Ce sont les étudiants eux-mêmes qui se présentent en Assemblée Générale facultaire et votent, carton à la main, pour ou contre une journée de grève ou toute autre proposition présentée. Votre "poignée" manipulatrice ce sont donc des étudiants conscients qui participent activement à un processus démocratique peu importe leur position. Les Assemblées Générales sont grandement publicisées dans les murs de l'UQAM, par courriel et via les réseaux sociaux. Tout étudiant peut donc s'y présenter et faire valoir leur point de vue. Les résultats de ces assemblées représentent donc effectivement la volonté de la majorité étudiante.

    Je crois comprendre que vous préférez que l'argent des contribuables serve à payer les luxes que se permet notre classe politique et entrepreneuriale. Vous préférez que l'argent des contribuables serve à payer la recherche et les brevets vendus à coût dérisoire à des compagnies privées qui ne participent pas de façon équitable à l'économie nationale au lieu de servir à payer enseignants et professeurs. Mais certes vous préférez l'endettement des étudiants qui n'ont qu'un revenu minime pendant leur parcours d'apprentissage. Endettement qui ne servira qu'à enrichir les compagnies financières grâce à des taux d'intérêts "avantageux".

    De plus, saviez-vous qu'il ne s'agit pas ici de donner PLUS d'argent aux universités pour assurer leur bon fonctionnement, mais bien de diminuer l'apport gouvernemental dans le système d'éducation? Effectivement, en 1988 la contribution du gouvernement au fonds de fonctionnement universitaire (salaires des profs, outils scolaires, etc) était de 87%; en 2003, il était de 68%; et en 2012, il aura diminué à 50%. On augmente les frais de scolarité pour qu'en fin de compte les universi
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  • Eliane Laura Pothier - Inscrit
    10 novembre 2011 12 h 44
    Les étudiants égoïstes en veulent à votre FRIC
    @ M.Michaud
    Étant étudiante moi-même, je voudrais tout de même vous rassurer et dire que les assemblée où un vote tel que celui-ci est fait, il y a un quorum à respecter. De plus, les étudiants en désaccord avec une telle décision de grève ont tout autant que les autres le loisir et le devoir de venir aux assemblées débattre leur point et voter. Ceux qui ne le font pas, voient donc leur vote perdu, les absents ont toujours tord.
    Puis dans le même sens que Yves-Francois Blanchet, qui a débatu hier en nos noms, je ne comprends pas comment le gouvernement croit faire une bonne décision économique en agissant de la sorte. La population est vieillissante au Québec, les médias ne cessent de le dire. Qui devra payer éventuellement quand les travailleurs d'aujourd'hui iront à la retraite ? Voulons nous que la générations d'étudiants d'aujourd'hui se découragent et se tourne vers un travail moins rémunéré, mais qui nécéssite moins de scolarité ? Parce cette éventualité est non seulement réelle, mais bien inquiétante. Sans dire que l'endettement étudiant ne cesse de monter...
    J'invite également les septiques de ce monde, à faire des recherches plus exhaustives sur les répercussions de cette hausse. Il ne faut pas se contenter d'un côté de la médaille, les médias présente un point de vue, mais en bon citoyen, il est parfois bon de demeurer objectif et d'effectuer ses propres recherches... Ce document est intéressant et revoit certains arguments du gouvernements... http://see.clg.qc.ca/documents/110824fautilaugment
    Mais bon, je ne sais pas ce que je dis, je n'ai que 20 ans, peut-être suis-je seulement égoïste et j'ai cru à tord à l'idéologie de l'éducation accessibles à tous. .. Je connais mon histoire, et je sais que l'on doit s'inspirer de celle-ci. Pour quelle raison déja avait-on crée les cégep ?
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    10 novembre 2011 13 h 28
    Une bataille récurrente depuis les années soixante.
    La bataille pour la gratuite scolaire est une bataille récurrente, entk, depuis ma jeunesse étudiante. J'ai bénéficié du premier prêt-bourse en 1966. Il était de 500.00$. Au cours de mes études, je me suis endetté d'environ 10,000.00$ Il m'a fallu au moins dix ans pour le rembourser. Dans les années 60, les prêts et bourses sont apparus dans le grand mouvement de démocratisation de l'éducation lancé par Paul Gérin-Lajoie. L'idée générale c'était d'ouvrir et améliorer le système d'éducation vétuste hérité de l'ère Duplessis. Les cégeps ont été créés, puis les Universités publiques du Québec. Les prêts-bourses s'nscrivent donc dans ce grand mouvement On nos disait alors qu'à la longue les prêts allaient diminuer et les bourses augmenter. dans les faits c'est exactement l'inverse qui s'est passé. La bataille de l'éducation au Québec a toujours été centrée sur cette question : les frais de scolarité. Alors à chaque deux ou trois ans, à chaque fois que le gouvernement menaçait d'augmenter les frais, la colère étudiante grondait et les manifestations et occupations se répandaient comme traïnée de poudre.

    en fait le militantisme étudiante a été et est encore une école de conscientisation citoyenne. Cette bataille a formé nos chefs politiques et syndicaux. On devrait leur accorder des crédits pour ça.
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  • Jordan Guerin - Inscrit
    10 novembre 2011 13 h 30
    re: Ultra septique !!!
    @André Michaud
    Les étudiants après avoir fini leur études payent des impôts sur leur revenu aussi. Donc, dire que les contribuables payent leur étude est faux. Dans le fonds, c'est comme une avance de fonds, vous payez pour eux en ce moment, mais dans 4 ans, ils le rembourseront très rapidement avec leur impôts ou ils payeront ceux des prochains étudiants. De plus, durant les premières années d'une vie professionnelle, le contribuable payent beaucoup d'impôt et ils n'utilisent pratiquement aucun service.
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