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    Une bonne note pour les tableaux interactifs

    Les TBI auraient des effets positifs sur l'apprentissage et la motivation des élèves, surtout des garçons

    9 novembre 2011 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Les tableaux blancs interactifs (TBI) seraient au nombre de 10 000 dans les écoles québécoises.<br />
    Photo: Agence France-Presse (photo) Philippe Desmazes Les tableaux blancs interactifs (TBI) seraient au nombre de 10 000 dans les écoles québécoises.
    Des spécialistes de la pédagogie chargés de l'implantation des tableaux blancs interactifs (TBI) dans les écoles du Québec constatent que ceux-ci ont des effets positifs sur l'apprentissage et la motivation des élèves, surtout des garçons. Il faut toutefois continuer de se préoccuper de la formation continue des enseignants et de l'entretien des parcs informatiques, ont-ils rappelé hier lors d'une conférence de presse dans une école de Verdun.

    La Commission professionnelle des services éducatifs est formée de cadres scolaires qui s'assurent que l'école dispose des outils nécessaires au développement de l'élève. Le bilan positif qu'elle dresse du TBI n'est pas la conclusion d'une nouvelle étude scientifique, mais plutôt le résultat d'observations faites dans les écoles du Québec. Il se trouve qu'elles font écho aux résultats d'études menées par Thierry Karsenti, professeur à l'Université de Montréal, et du Conseil supérieur de l'éducation, qui s'étaient penchés sur la question.

    «Les collectes de données révèlent un impact marqué des TIC [technologies de l'information et de la communication] sur la motivation des élèves», a dit Vincent Fortier, directeur adjoint des services éducatifs à la commission scolaire des Grandes-Seigneuries. Et les résultats sont particulièrement probants chez les jeunes à risque de développer des problèmes d'apprentissage issus des milieux défavorisés.

    «C'est vraiment incroyable ce que tu peux faire avec ça, mais il faut que tu saches comment ça marche, et ce que tu veux faire», a souligné Stéphanie Presseau, jeune enseignante à l'école primaire des Découvreurs. Rapide et offrant de nombreuses possibilités, l'outil est toutefois moins adapté pour les bambins de maternelle, fait-elle remarquer.

    Quelques défis

    Les TBI sont de plus en plus nombreux dans les écoles du Québec — ils seraient déjà 10 000 selon l'évaluation de septembre dernier du ministère de l'Éducation —, mais il n'existe aucun cours universitaire sur son utilisation, hormis un cours général sur les TIC, en formation initiale des maîtres. «Je vous assure qu'il y a des interventions de faites pour que les enseignants soient bien outillés», a soutenu pour sa part Lucie Demers, présidente de l'Association des cadres scolaires du Québec.

    Parmi les autres défis énumérés par la Commission professionnelle, notons celui de l'élaboration d'un code de conduite des réseaux sociaux et celui, pour l'enseignant, d'éviter l'utilisation «spectacle» du TBI.

    Lors du dernier budget en mars, le gouvernement Charest avait annoncé l'investissement de 240 millions pour doter de TBI toutes les classes du Québec sur cinq ans. Un tel outil technologique coûte environ 5000 $, projecteur, portable et installation compris. La grande quantité d'appareils achetés permet toutefois de les obtenir à meilleur prix.












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