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Enseignement de l’histoire nationale: le PQ exige une commission parlementaire

La Presse canadienne   4 novembre 2011 17h05  Éducation
Québec — Alarmée par les conclusions de récentes études, l’opposition péquiste exige la tenue d’une commission parlementaire sur l’enseignement de l’histoire nationale et la formation des maîtres.

Le Parti québécois (PQ) a décidé de sonner l’alarme à la lumière d’études, notamment publiées par la Fondation Lionel-Groulx, qui dénotent un recul, sinon le déclin, de l’enseignement de l’histoire nationale, du secondaire jusqu’à l’université.

«L’enseignement de notre histoire nationale recule au sein de nos établissements d’enseignement, c’est très inquiétant. Nous ne pouvons rester les bras croisés», ont fait valoir aujourd'hui dans un communiqué les députés Marie Malavoy, Sylvain Gaudreault et Martin Lemay.

Le PQ demande par conséquent au gouvernement de tenir une commission parlementaire afin d’étudier l’enseignement de l’histoire dans les établissements scolaires ainsi que pour faire le point sur la formation des maîtres.

Porte-parole de l’opposition en matière d’enseignement supérieur, la députée Malavoy juge «alarmant» le constat des chercheurs, entre autres en regard de la formation des professeurs.

«Les enseignants qui transmettent notre histoire nationale aux élèves du secondaire manquent de connaissances. Ces mêmes élèves arrivent au collégial où les cours d’histoire sont en voie de disparition [...] Les générations futures n’auront pas assez de connaissances de notre histoire nationale, politique et institutionnelle, c’est inacceptable», a-t-elle dénoncé.

L’opposition officielle est d’avis qu’un important coup de barre est essentiel pour redonner ses lettres de noblesse à l’enseignement rigoureux de l’histoire, avec les faits et les écrits fondamentaux qui ont jalonné le Québec.

«Il y a un certain nombre de faits et un certain nombre de textes qui doivent être connus et étudiés. Il est impératif de s’assurer que nos élèves aient l’occasion de le faire à l’école», a soutenu M. Gaudreault.

Il n’a pas été possible en fin d’après-midi vendredi d’obtenir les commentaires de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, sur la proposition des députés de l’opposition.

 
 
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  • Geoffroi - Abonné
    4 novembre 2011 19 h 41
    Bravo pour cette proposition.
    Tous les partis politiques de la nation doivent contribuer au débat et proposer des solutions efficientes et efficaces.

    L'enseignement et la recherche de notre histoire nationale (politique, éonomique, sociale, culturelle) doivent toujours être considérés prioritaires dans tous les départements d'histoire des universités du Québec. Une évaluation permanente, comprenant une obligation de résultats probants, doit être sérieusement considérée.

    L'enseignement politique, éonomique, social, et culturel de notre passé aux niveaux primaire, secondaire et collégial doit inclure un apport de didacticiens en histoire et d'historiens. Il doit aussi comprendre une évaluation constante avec obligation de résultats probants.
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    4 novembre 2011 19 h 55
    Nous devons nous méfier
    Il est a souhaiter, que notre gouvernement ne tombera pas dans le traquenard dont les péquistes espèrent l’entraîner. Nous devons tous refuser que l'on enseigne une histoire tronquée dans nos écoles. Depuis toujours les nationalistes québécois refusent de croire à la réalité historique, en laissant croire que les anglais sont venus volés la possession française en 1760. Pourtant l'histoire nous révèle bien à travers les documents historiques que c'est bien la France qui a désirer se débarrasser de nous, afin de conserver les Iles du sud productrices des produits tel le sucre, nécessaire au peuple français. De plus ils nous ont faites l'insulte de vendre toute la parti ouest américain et la Louisiane aux Américains pour une bouchée de pain. Pourtant ces territoires étaient parti intégrante du Canada. Nous aurions tard de se mettre a genoux devant ce groupe séparatiste nommé la Fondation Lionel-Groulx
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  • Jacques Boudreau - Inscrit
    4 novembre 2011 21 h 53
    @ M. Charles F. Labrecque
    Monsieur Labrecque,

    Il ne faut pas confondre la colonie française de la Louisiane d'avant 1763 et la colonie française du Canada d'avant 1763. Ces deux colonies faisaient toutes deux parties de la Nouvelle-France, mais étaient deux entités géographiques distinctes.

    Par ailleurs, il faut comprendre qu'afin de soustraire la colonie de la Louisiane aux termes du traité de Paris du 10 février 1763 (par lequel la plupart des colonies françaises en Amérique du Nord ont été cédées à l'Angleterre), la France avait négocié secrètement le transfert de la Louisiane à l'Espagne (traité de Fontainebleau signé le 3 novembre 1762).

    L'espagne a donc été «propriétaire» de la Louisiane de 1762 jusqu'au traité de San Ildefonso, signé en secret le 1er octobre 1800, qui prévoyait la cession de la Louisiane occidentale et de la Nouvelle-Orléans à la France en échange du duché de Parme.

    Dans les faits, c'est 26 mois plus tard, soit le 18 janvier 1803, que le roi d'Espagne a rétrocédé la Louisiane à la France.

    Mais Napoléon 1er, sans consulter l'Assemblée nationale française, prit la décision de vendre la Louisiane aux États-Unis le 30 avril 1803, contre la somme de 80 millions de francs (une somme plutôt dérisoire compte tenu de la dimension du territoire concerné...).

    La souveraineté américaine sur le territoire de Louisiane entra en vigueur le 20 décembre 1803.

    La souveraineté française sur l'ancien territoire de la Louisiane, avant la prise de possession par les États-Unis, n'a donc duré que quelques mois.

    Et la Louisiane de 1803 n'avait rien à voir avec le Canada de 1803, sauf peut-être le fait qu'une partie des habitants de la Louisiane était de souche canadienne (ou canadienne-française si vous préférez) ou de souche acadienne (les Cajuns), et que les voyageurs et engagés canadiens des compagnies de traite de fourrure passaient aisément d'un territoire à l'autre...
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  • Lesfaits - Inscrit
    4 novembre 2011 22 h 40
    Enseigner l'histoire
    @ Charles R. Labrecque.
    Bien oui, enseignons l'histoire nationale à la mode du conquérant. Tant qu'à y être, pourquoi pas l'enseigner aux quéébécois francophones en anglais dans une école anglaise ?
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