jeudi 23 février 2012 Dernière mise à jour 00h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Faire la classe à la maison - «Il faut réinventer l'école»

Le Québec est en retard par rapport aux autres provinces, constate la chercheuse Christine Brabant

Bouchra Ouatik   1 novembre 2011  Éducation
Sonya Olthof et ses deux fils, Eli et Tomek, au centre Communidée, dans le quartier Saint-Henri, à Montréal, où se réunissent des familles qui ont choisi l’école à domicile pour leurs enfants.<br />
Photo : François Pesant - Le Devoir
Sonya Olthof et ses deux fils, Eli et Tomek, au centre Communidée, dans le quartier Saint-Henri, à Montréal, où se réunissent des familles qui ont choisi l’école à domicile pour leurs enfants.

À retenir

École publique, privée, alternative ou à la maison... Le système scolaire québécois offre-t-il suffisamment d'options pour répondre aux besoins des familles? Pour plusieurs parents, il existe un fossé entre l'école et la famille. Pour le combler, l'école devra être plus flexible.

Bien qu'elle soit diplômée de l'Université McGill, Sonya Olthof a choisi de ne pas inscrire son fils Eli, 6 ans, à l'école primaire cette année. Il en sera de même pour Tomek, 4 ans. Depuis qu'ils sont tout petits, ses deux garçons apprennent à la maison ou par des sorties éducatives. «Je veux qu'ils suivent leurs intérêts. À l'école, j'étais frustrée lorsque les professeurs me disaient de laisser mes intérêts de côté, parce que ce n'était pas le temps, explique-t-elle. Quand l'apprentissage a un sens, il est plus naturel. Ce n'est plus une bataille.»

Les deux enfants de Sonya Olthof font partie de la minorité d'enfants qui reçoivent l'enseignement à domicile, un phénomène si peu connu au Québec qu'il n'existe pas de statistiques à ce sujet. Christine Brabant est une des rares chercheuses à s'y être intéressées. Elle évalue à 2000 le nombre d'enfants qui suivent cette voie. Selon la chercheuse en éducation de l'Université de Sherbrooke, il est temps de s'attarder à ce style d'éducation. «Le système scolaire peut apprendre de ça», dit-elle.

L'école traditionnelle a indéniablement ses avantages: un encadrement, un environnement social, des ressources pédagogiques. Mais elle a aussi ses revers, selon Christine Brabant. «On vit une crise de l'école de masse, ça se fissure de partout, dit-elle. Ça a apporté énormément, mais ça a aussi créé ses propres vices.» Parmi eux, la chercheuse note l'intimidation en milieu scolaire, la démotivation, la surcharge de travail des enseignants, mais aussi l'éloignement des parents de l'éducation de leurs enfants. «Plus l'enseignement se professionnalise, plus ça exclut les parents. L'éducation se passe entre l'enfant et l'État», explique la chercheuse de Sherbrooke, qui a elle-même enseigné. C'est aussi ce qu'a ressenti Sonya Olthof. «Pour moi, c'était difficile d'imaginer donner mon enfant à un système scolaire qui ne me permet pas d'entrer et de voir comment ça se passe», exprime-t-elle.

À travers ses recherches, Christine Brabant a pu constater les bienfaits de l'implication des parents dans l'éducation, même lorsque ceux-ci n'ont pas une formation universitaire. «Enseigner soi-même à son enfant, c'est un formidable engagement dans l'éducation, dit-elle. Les parents vont faire des efforts incroyables pour adapter l'apprentissage à l'enfant. Certains enfants réussissent mieux lorsqu'on les laisse apprendre à leur rythme.» Mme Brabant concède que l'école à domicile ne convient pas à toutes les familles, mais elle déplore qu'il n'existe aucune option entre l'école à temps plein et l'école entièrement à domicile.

L'école à la carte


Déjà, un peu partout au Québec, des familles qui choisissent l'école à domicile se regroupent pour briser l'isolement. En 2009, Sonya Olthof a mis sur pied, avec d'autres parents, un lieu de rencontre pour ces familles. C'est le centre Communidée, situé dans le quartier Saint-Henri, à Montréal. «Les parents partagent leurs expériences et leurs difficultés, les enfants font des activités en groupe, les plus vieux aident les plus jeunes», explique Mme Olthof.

Plusieurs de ces parents auraient souhaité qu'il soit possible pour leurs enfants de fréquenter l'école à temps partiel, comme c'est le cas ailleurs au Canada et aux États-Unis. De telles écoles permettent aux parents d'inscrire leurs enfants à certains cours qu'ils se sentent moins à l'aise de donner eux-mêmes, ou encore de se libérer pour travailler à temps partiel. Christine Brabant croit que ces solutions devraient être offertes ici. «Au Québec, on est en retard par rapport aux autres provinces. Le système d'éducation est très récent et il ne s'est pas encore assoupli.»

La chercheuse a constaté que les parents qui s'occupent de l'éducation de leurs enfants aimeraient aussi pouvoir bénéficier des ressources scolaires. Certaines écoles permettent aux parents d'utiliser les bibliothèques, par exemple, mais elles n'ont pas l'obligation de le faire.

Quant à suivre des cours à temps partiel, cela s'est fait, mais de manière exceptionnelle. Mme Brabant cite le cas d'une mère de la région de Sherbrooke qui a pu obtenir un arrangement avec une école de la région, durant deux ans. À l'école, la fille suivait les cours d'éducation physique, d'anglais et d'arts, et elle prenait part aux sorties éducatives. Le reste de l'enseignement était assumé par les parents. L'expérience s'est avérée positive pour les parents et pour l'enfant. Pour permettre de tels arrangements sans surcharger les directions d'école, Christine Brabant suggère la création d'un organisme provincial, parallèle aux commissions scolaires, qui serait responsable d'encadrer l'apprentissage en famille.

Avec les possibilités qu'offrent les nouvelles technologies, la chercheuse croit aussi que les écoles devraient permettre aux enfants de pouvoir s'instruire à distance. «Il faut réinventer l'école, soutient-elle. Avec un suivi virtuel, l'école pourrait devenir un réseau d'échange pour les enfants voyageurs, les enfants comédiens, les athlètes, par exemple.» Elle ajoute que, dans les petites communautés, les directions d'école sont parfois réticentes à ce que des enfants ne fréquentent pas l'école, par crainte que l'établissement doive fermer, faute d'inscriptions. Selon elle, en offrant des services à la carte, comme des cours à temps partiel ou l'accès aux ressources pédagogiques, ces écoles seraient valorisées, plutôt que menacées, par l'apprentissage en famille.

Parmi toutes ces options, Christine Brabant ne croit pas qu'il y ait une solution universelle. Elle maintient que toutes les formes d'éducation existantes ont leur place, mais qu'il faut plus de choix pour répondre aux besoins des familles d'aujourd'hui. «Il faut permettre aux communautés de créer une forme d'éducation qui leur ressemble.»

***

Collaboratrice du Devoir
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Nasboum
    Abonné
    mardi 1 novembre 2011 06h52
    autres aspects
    'Bien qu'elle soit diplômée de l'Université McGill, Sonya Olthof a choisi de ne pas inscrire son fils Eli, 6 ans, à l'école primaire cette année':
    je ne vois pas de relation entre le fait qu'elle soit diplômée de McGill et son refus d'inscrire son enfant à l'école.
    L'article survole certaines des problématiques de l'enseignement à la maison mais il y a bien plus à dire sur la question: le pourquoi de ce choix, les questions de pédagogie, les enseignements de groupe d'élèves en milieu familial, l'engagement des parents, la position des commissions et celle des écoles et j'en passe.

  • Stephane Gagnon
    Inscrit
    mardi 1 novembre 2011 07h20
    Rudolf Steiner..
    Il serait intéressant que l'article parle des écoles dites "Alternatives". La complicitée Parent/Enfant me semble très adéquate et justement plus axée sur l'enfant en tant qu'individu. L'École "Les enfants de la Terre " (pédagogie Steiner-Waldorf) à WaterVille, dans les Cantons-de-l'Est; en est un bel exemple!
    « Pour connaître la nature de l’homme en devenir, il faut avant tout se fonder sur l’observation de la nature cachée de l’être humain »
    La variétée d'enseignements est certainement une richesse dans une société, tout comme la diversitée culturel!

  • Alain D'Eer
    Abonné
    mardi 1 novembre 2011 07h39
    En retard... ou à côté de la plaque?
    Il n'y a rien de nouveau et surtout rien d'utile dans cet article. Le "home teaching" existe depuis des lunes et a ces détracteurs aussi.
    Je ne comprend pas pourquoi Le Devoir en fait ça 1er page, si ce n'est pour jeter encore un peu plus de discrédit sur le système d'éducation Québécois. De plus, les arguments de la chercheure sont servit sans aucune contre partie, ces affirmations sont gratuites et fort mal appuyés.
    Pas fort!

  • François Dugal
    Abonné
    mardi 1 novembre 2011 07h47
    Le MELS
    Le MELS mène le peuple québécois à sa perte.

  • Michele
    Inscrit
    mardi 1 novembre 2011 08h28
    L'école qui peine à remplir sa mission
    Dans un monde idéal, chacun pourrait fréquenter l'établissement de son choix. Malheureusement, le système actuel peine à offrir des services de qualité à ceux qui le fréquentent. Comment pourrait-il aussi offir des services à la carte? Il manque de fonds pour les écoles va-t-on vraiment créer un organisme parallèle?

  • Alexis Lamy-Théberge
    Inscrit
    mardi 1 novembre 2011 08h47
    Miser sur l'école
    C'est très joli ces idées de participation des familles à l'éducation. Mais, en plus de réitérer ces critiques faciles envers le système d'éducation, comme l'opinion vide de M. Dugal, l'argument implique que les parents savent mieux que l'école comment doit se faire l'éducation, selon quel contenu, etc.

    Encore là, c'est très joli pour une famille progressiste et éduquée, qui a le temps et la capacité de transmettre des connaissances. Mais comment juger? La souplesse ouvre la porte à ce multiples dérives, comme les cloisonnements religieux ou les aveuglements traditionnels. En fait, l'école apparait comme une possibilité pour l'enfant de s'échapper de l'embrigadement des valeurs de la famille.

    À la fois l'éducation à la citoyenneté, à l'histoire nationale (donc à certains repères communs) et à la complexité sociale sont mieux servies à l'école que dans la sphère réduite de la famille.

    Restons prudents face aux dérives d'une école qui n'a pas toujours toutes les ressources pour effectuer sa tâche, mais avant d'impliquer les parents dans la construction à la carte de leur enfant (conséquence du culte de l'individu), osons redonner notre confiance aux enseignants, ainsi que les moyens requis à la grandeur de leur tâche.

    Les enseignants ne sont pas au service des parents. Il faut bien saisir les rôles de chacun. Les parents doivent être un soutien, mais on ne peut demander aux enseignants de faire participer tous les parents aux moyens d'évaluer l'enfant.

    Alexis Lamy-Théberge

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 1 novembre 2011 09h21
    Avec le temps, tout s'assouplit
    L'école dans un bocal avec petits soldats et grand maître est une forme d'enseignement qui traverse les âges, indifférente aux époques.

    "Je veux qu'ils suivent leurs intérêts [...]Quand l'apprentissage a un sens, il est plus naturel. Ce n'est plus une bataille", dit maman Sonya.

    "Le système d'éducation (au Québec) est très récent et il ne s'est pas encore assoupli", dit Mme. Brabant.

    Ce mélange des genres entre école publique et enseignement plus naturel mais engagé dans la communauté, qui ne le trouve pas inspirant?

    Cela donnerait sans doute des adultes qui ne passeront pas des années à retrouver qui ils sont, leur individualité ensevelie dans une sorte de conformité pratique. Car on peut passer sa vie à s'ignorer, à se chercher, laissant aux quelques-uns qui ont eu la chance ne ne pas avoir été brisés dès le départ l'opportunité de former l'élite qui définit la société où ils rayonnent.

  • Francois
    Inscrit
    mardi 1 novembre 2011 09h33
    Les lacunes il en existe partout
    On ne retrouve aucun système qui représente aucune lacune. On peut que tenter de les atténuer. L'éducation axé sur l'intérêt de l'enfant oui, mais il faut leur donner aussi des compétences de base même si ils n'y trouvent aucun intérêt afin qu'ils arrivent à fonctionner dans notre société. Je crois que l'on doit d'abord impliquer davantage nos enfants dans l'acquisition des connaissances. Un système éducatif moins passif où ils ont la possibilité de de développer des compétences sociale à même la matière donnée, au lieu de les laisser assis sur une chaise en moyenne 6 heures par jour, un régime qui n'est pas adapté à un enfant.

  • Mariette Payeur
    Inscrite
    mardi 1 novembre 2011 09h51
    Des libertés exigeantes
    Oui,«...il faut plus de choix pour répondre aux besoins des familles d'aujourd'hui».
    Mais, en contrepartie, on devrait appliquer des normes plus sévères au niveau des examens, les corriger avec moins de laxisme.
    L'incapacité de nos étudiants universitaires à obtenir la note de passage à leur examen de français est une preuve de la défaillance du système actuel.
    À vouloir la diplômation de tous, on crée des illettrés "qualifiés".

    Bref, il faudrait plus de liberté en ce qui concerne les lieux et les méthodes d'apprentissage mais plus, beaucoup plus, de rigueur et d'exigences dans le contrôle des connaissances acquises (examens).

    Soyons clairs: donner cette liberté ne signifie pas accorder des accommodements ou privilèges permettant à des personnes de se soustraire à des matières essentielles (ex.: juifs hassidiques). Au contraire, on devrait abolir ce genre d'ententes.

  • J-F Garneau
    Inscrit
    mardi 1 novembre 2011 10h07
    L'école publique ou privée?
    La dérive de l'école québécoise vient de ce que l'État n'ose pas trancher en faveur de son propre système d'éducation.
    Tant qu'une part importante des fonds publics ira au privé, il n'y aura pas d'évolution rapide vers une école à la fois plus agréable et plus efficace. L'école à la maison offre des possibilités, mais exige un encadrement que la gestion actuelle ne peut soutenir. La formule intermédiaire, celle des écoles dites "alternatives", semble plus réaliste. C'est aussi celle dont les pratiques inspirent une "réforme" imposée, maladroitement, à l'ensemble du système. L'engagement des parents y est essentiel et ne convient pas à toutes les familles.
    Encore une fois, la souplesse coûte cher et exige des ressources qui pour l'instant sont allouées aux écoles privées.

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 1 novembre 2011 10h46
    Réinventer pour qui ?
    Je crois que cette réingénierie n'est que déguisement pour que les parents puissent mieux aménager leurs priorités et non celles des enfants. Permettre ceci ou cela, comme passer l'Halloween le dimanche après-midi parce que papa n'est pas là et maman a son cours, manquer l'école parce que la famille va en Floride et ainsi de suite, l'imagination est sans bornes. Savez-vous que l'on retrouve à l'école de plus en plus d'enfants embarrassants pour leurs parents ? Leurs parents divorcés se passent le paquet encombrant, surtout s'il a des déficiences, le nouveau conjoint rejetant le rejeton non désiré.

    J'ajouterais que les chercheurs en enseignement sont souvent déconnectés de la vraie vie de l'école et de l'enfance. Toutes ces idées sont souvent attrayantes et intéressantes, mais ne passent pas le test de la réalité. Le problème des syndicats de la construction en est un exemple. Quand on arrive pour mettre ses idées en pratique, on s'aperçoit que les coûts sont prohibitifs, la gestion complexe et les acteurs du milieu doivent adhérer.

  • Kris13104
    Inscrit
    mardi 1 novembre 2011 11h02
    fausse bonne idée
    «l'intimidation en milieu scolaire, la démotivation, la surcharge de travail des enseignants, mais aussi l'éloignement des parents de l'éducation de leurs enfants.......,etc»
    En matière d'éducation, la communauté scolaire est porteuse de valeurs essentielles de socialisation de l'enfant que l'on ne peut retrouver dans un enseignement «à la maison». De plus, l'enfant sera un adulte confronté à la règle du général, alors autant qu'il se forme à cette réalité pendant la période la plus productive pour l'apprentissage de sa vie.
    En revanche, il est clair que l'enseignement, pour réussir sa mission de formation du futur citoyen, doit réformer certaines dérives. Si l'enseignement doit tenir compte de la personnalité des élèves, ces derniers doivent apprendre le respect de la règle commune et les sanctions encourues par les manquements à celle-ci. À titre d'illustration, 2 jours de suspension de cours pour le développement sur un réseau social d'un appel au meurtre concernant des enseignants, c'est ridicule: la sanction aurait du être plus dévère et plus brutale-oui brutale, car il faut en finir avec l'enfant-roi qui dessert l'enfant-.À la lumière des derniers incidents constatés dans le domaine scolaire, il parait important d'organiser une école des parents, ces derniers n'ayant pas possession de leur progéniture, mais mission d'accompagnement de celle-ci, et qu'un nécessaire et vivifiant accord s'établisse entre parents et enseignants.
    Enfin, en matière de contenu, les programmes doivent pouvoir être établi en accord avec une recherche d'épanouissement de l'élève et pas seulement en réponse à des impératifs immédiats de réponse au marché du travail.
    Quant aux enseignants, il n'est pas certain que leur évaluation par la direction de l'établissement qui a un rôle administratif, soit une bonne approche, une entité pédagogique devrait pouvoir conseiller et juger ces derniers en échappant au quotidien de la pratique.

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 1 novembre 2011 11h03
    M.Garneau
    La souplesse coûte cher?
    Avez-vous lu l'article jusqu'au bout?
    La souplesse peut être plutôt rentable, s'agit d'enlever ses oeillères pour le concevoir.

  • paumier1
    Abonné
    mardi 1 novembre 2011 12h29
    Et les problèmes possibles ?
    Je me demande comment les enfants instruits à la maison sont évalués pour s'assurer qu'ils ne prennent pas de retard. Je me demande aussi ce qui est prévu lorsque les parents sont des fanatiques religieux ou politiques qui spécialisent leurs enfants comme dans les écoles coraniques, juives ou chrétiennes ? J'ai vu des parents dans le cadre d'une émission de Al Jazeera assez fous pour donner une éducation raciste à leurs enfants. Il faut des balises pour éviter ce genre de dérapage délétère pour les enfants.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mardi 1 novembre 2011 13h07
    Un élément oublié
    Les parents d'enfants éduqués à la maison de cet articles sont tous bien sympathiques, mais combien y a-t-il d'extrémistes religieux parmi ceux qui refusent que leurs enfants aillent à l'école?

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 1 novembre 2011 13h41
    Éteignoirs
    Les éteignoirs voient partout le pire à défaut de pouvoir concevoir le meilleur.
    C'est ainsi qu'on ne va nulle part.

  • amaranta
    Inscrit
    mardi 1 novembre 2011 15h38
    Société à la carte pour une génération d'individualistes
    N'est-ce pas là une solution facile que de déserter l'école parce qu'elle ne répond pas à nos attentes, plutôt que de travailler à l'améliorer pour le mieux-être du plus grand nombre? Contrairement à ces deux femmes, titulaires de diplômes d'études supérieures, peu de parents possèdent les compétences requises pour enseigner à leurs enfants. Mme Olthof fait partie d'une petite minorité.
    L'école doit-elle s'ajuster et répondre aux « besoins » particuliers de tous les parents? Je serais d'accord dans les cas d’enfants avec des problèmes d’adaptation scolaire. Toutefois, la concordance entre les matières enseignées à l’école et les intérêts particuliers de chaque enfant ne m’apparaît pas comme une question prioritaire. Il est bon de sortir de sa zone de confort. Cela permet de découvrir et de diversifier ses aptitudes, car ce qui nous intéresse, nous l'apprenons déjà par nous-même. D’ailleurs, ce même système d’éducation a bien permis à Mme Olthof de compléter un diplôme universitaire, dans un domaine, on le souhaite, de son choix.

  • Heidi Ahrens
    Inscrite
    mardi 1 novembre 2011 16h11
    Choices:
    As a ex-quebecoise who attended College Jean de Brebeuf amongs other schools I have to say that I find choices to be the best option for children and families. I now live in Colorado and have dediced to homeschool my children. I am so thankful that I have that choice and great support. I started the website homeschoolfamilynetwork.com to offer a support to other families around the globe to make the best deicison for their children.

    I really valued the education I received at Brebeuf but I also found the education that I received in my local french high school to have been the worst that someone could have experienced.

    I moved to the states and worked in inner city schools in Brooklyn and found that they did a better job than my quebec high school.

    On my website and my work around home education I have come across many canadians who decided to homeschool. I have never come across anyone who I believe would indanger their children or brain wash them in some sort of fanatical religious or moral way.

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 1 novembre 2011 17h03
    Trève de clichés!
    Il ne s'agit pas de répondre aux besoins des parents, il s'agit de favoriser l'épanouissement des enfants pour en faire des personnes dignes de ce nom.

    Les structures doivent idéalement s'adapter aux nécessités, aux buts poursuivis; s'il s'avère que l'école le fait déjà, eh bien tant mieux! Mais rien n'empêche de se poser la question, que diable!

  • S. F.
    Inscrite
    mardi 1 novembre 2011 20h53
    Allez, tous en rang!
    Je lis: "En fait, l'école apparait comme une possibilité pour l'enfant de s'échapper de l'embrigadement des valeurs de la famille."

    Mmm... Je dirais plutôt séparer les membres d'une famille pour dépendre du système? L'École, n'est-ce pas de l'embrigadement?!

    L'École a bien réussi sa mission, nous faire croire qu'elle était indispensable et que nous avions absolument besoin d'elle pour apprendre!

  • Sissidy
    Inscrit
    mardi 1 novembre 2011 21h14
    commentaire
    Moi je trouve que ce devrait être une option possible. L'état ou qui que ce soit n'a pas à jugé les raisons qui motivent les parents (qui sont les mieux placé pour vouloir le meilleur pour leur enfant) à vouloir les éduquer à la maison. Ce serait la meilleure solution pour contrer l'intimidation de quelques uns puisque lorsque ça arrive, les professeurs, les parents ou qui que ce soit ne peuvent rien. L'intervention d'une tierce personne ne sauvera que très rarement voire même jamais un enfant qui débute mal son arrivée scolaire. Au moins, l'enfant aurait des chances d'être épanouie comme les autres sans avoir les ailes cassées au départ. Surtout si les parents qui font ça se rencontrent entre eux; il y a alors moyen pour les parents professeurs de se rencontrer et de se soutenir là-dedans.

  • amaranta
    Inscrit
    mardi 1 novembre 2011 21h19
    Mais qui diable empêche de poser la question?
    @ France Marcotte

    Le seul fait que l'on discute sur le sujet de cet article de journal implique que, non seulement la question est posée, mais de plus, elle est débattue.
    Rejeter le point de vue de l'autre et s'offusquer que l'on débatte sur le sujet équivaut à ne pas vouloir se poser de question.
    L'aveuglement volontaire existe dans tous les camps.

    Quand on sait que l'école à la maison est la réalité d'une petite minorité de famille québécoise; que 44 % des parents enseignants sont issus du milieu de l'éducation; Que 58 % sont diplômés de l'université, dont 20 % détentaire d'une maitrise ou d'un doctorat; que seulement 25 % d'entre eux n'ont qu'une 5e secondaire ou moins (Brabant, 2004); Et finalement, qu'une expérience scolaire négative ne constitue pas la raison principalement évoquée par la majorité de ces parents pour justifier leur choix pédagogique (Brabant, idem), on est en droit de se demander si l'on devrait modifier les structures de l'école pour favoriser des enfants qui sont déjà privilégiés. Ils suivent des cours particuliers avec les meilleurs professeurs.

    Il s’agit de savoir si ces modifications seraient profitables à l'ensemble des enfants, dont la majorité des parents n'ont pas les compétences pour leurs faire la classe.
    Bien entendu, je ne pose qu'une question. Le débat reste ouvert.

  • amaranta
    Inscrit
    mardi 1 novembre 2011 23h22
    Mise au point
    Je tiens à souligner que les pourcentages cités dans mon commentaire plus-haut se rapportent à un échantillon de 203 parents-enseignants participant à une étude de Mme Brabant, 2004.

  • France Marcotte
    Abonnée
    mercredi 2 novembre 2011 05h51
    amaranta
    Se poser la question, cela implique qu'on n'ait pas déjà, toute mâchée, la réponse.
    C'est partir à la recherche de réponses, l'esprit ouvert.

  • J-F Garneau
    Inscrit
    jeudi 3 novembre 2011 09h34
    Commenter les commentaires...
    Mme Marcotte,
    Pour commenter les commentaires, il faut les lire attentivement (je dirais même sans oeillères), surtout si l'on soupçonne à tort leur auteur d'avoir mal lu l'article commenté. Je maintiens que la souplesse coûte cher, pas parce que l'option "école à la maison" n'est pas valable, mais parce que l'école privée, excusez le jeu de mots, prive injustement l'école publique, et toute autre option innovatrice, des fonds publics indispensables.

  • Michael Désormeaux
    Abonné
    jeudi 3 novembre 2011 12h44
    relation entre l'enfant et l'etat?
    !ien entendu, le système scolaire actuel se specialise de plus en plus. Laissant derrière des parents demunis et exclus de la vie de leur enfant? Il faut etre selon moi tres prudent face a des faussetes aussi pejoratives. Les parents ont tous les jours l'occasion de s'impliquer dans la vie de leur enfant et il en demeure leur responsabilite. Comme mentionne precedement,l'etude de Mme brabant se rapporte a 203 parents dont la majorite detient un haut niveau de scolarite. Un haut niveau de scolarite, certe, mais sont-il qualifies pour repondre aux besoins particuliers des leurs enfants? Le sont-ils pour depister certains troubles, deficits ou pathologies? L'etat ne doit pas etre percu comme un obstacle a la participation parentale, mais plutot comme un service specialisee. Etant, pour ma part, dans le domaine de l'adaptation scolaire, il semble évident que certains parents SONT demunis face a la complexite du developpement de l'enfant. La question est doit-on continuellement discrediter le systeme? Mon opinion final est que les parents, et nous savons qu'il y en a plusieurs type! , ne sont pas qualifies pour enseigner.

  • Fr. Delplanque
    Inscrit
    vendredi 4 novembre 2011 01h38
    Parlez plus cilarement
    Kis ci-dessus sortait le poncif : «En matière d'éducation, la communauté scolaire est porteuse de valeurs essentielles de socialisation de l'enfant que l'on ne peut retrouver dans un enseignement «à la maison»

    Cela s'appelle de l'endoctrinement.

  • Alex Ghi
    Inscrite
    vendredi 4 novembre 2011 13h38
    Où est la logique?
    Il est dommage de limiter l'école maison à une porte ouverte à la dérive fanatique (religieuse ou raciste). Tout comme l'école ne peut être limitée aux phénomènes de taxage, de violence et d'intimidation, l'école maison ne peut être résumé à un endoctrinement parental. L'ignorance de ce qu'est l'école maison, de ce qu'est réellement la socialisation est à l'origine de pas mal de préjugés et commentaires. Je suggère à ceux qui pensent que la socialisation passe exclusivement par le système scolaire d'aller consulter leur Larousse et les études menées à ce sujet par les psychologues. Ils pourront constater que la famille est le lieu le plus adapté et le plus proche de la société que ne l'est le système scolaire actuel. Par exemple, c'est quand la dernière fois où sur votre lieu de travail ou dans un lieu public (mis à part l'école)vous êtes vous trouvés avec 30 personnes d'exactement votre âge?
    De plus, la majorité des parents qui font l'école maison le font POUR leur famille et NON contre le système scolaire. Les parents sont souvent accusés de démissionner, de ne pas prendre leurs rôles aux sérieux. L'état réduit les parents au rang d'assisté. Pourtant lorsque des citoyens veulent prendre leur rôle en main et remplir leur mission, les autres sont suspicieux et les taxent de fanatiques.

  • Alex Ghi
    Inscrite
    vendredi 4 novembre 2011 13h52
    info supplémentaire
    Juste pour votre information, il existe des études qui montrent que l'impact du diplôme de la mère se fait sentir lorsque les enfants sont en milieux scolaires traditionnels Ainsi les enfants ayant des parents universitaires réussissent mieux que les enfants de parents non universitaires. Pourtant, lorsque les enfants font l'école maison, cet impact disparaît. Ainsi que les parents soient universitaires ou non n'influencent pas la réussite des jeunes. Pour montrer cela les chercheurs ont confronté des enfants scolarisés à l'école et d'autres à la maison (en pairant selon les diplômes des parents) à des tests normatifs de connaissances générales. Ainsi toute mère désireuse d'accompagner ses enfants dans l'éducation à la maison peut y arriver. L'éducation c'est comme un hamac, disait quelqu'un, nous devons tisser des mailles et non remplir tous les trous. Le but est de donner des OUTILS à nos enfants pour continuer à apprendre toute leur vie et non remplir leurs petites têtes comme on remplit des verres d'eau.

  • amaranta
    Inscrit
    samedi 5 novembre 2011 16h15
    @ Fr Delplanque
    Si le seul fait de transmettre aux enfants des valeurs qui nous semblent essentielles consiste en de l'endoctrinement, alors cet endoctrinement est tout aussi probable au sein de la famille. À plus forte raison si l'enfant ne côtoie qu'une communauté qui partage les valeurs de ses parents.
    Dans tous les cas , l'éducation est généralement une transmission de valeurs et de connaissances.
    C'est pourquoi il importe d'amener l'enfant à développer son sens critique, ce qui peut se faire à l'école et à la maison.


    @ Alex Ghi il aurait été intéressant que vous nommiez les études que vous utilisez comme source d'information.

  • Fr. Delplanque
    Inscrit
    lundi 7 novembre 2011 02h14
    Endoctrinement des parents ou de l'État
    @ Fr Delplanque
    Si le seul fait de transmettre aux enfants des valeurs qui nous semblent essentielles consiste en de l'endoctrinement, alors cet endoctrinement est tout aussi probable au sein de la famille.

    C'est vrai mais l'endoctrinement à tous les enfants des autres par l'État, c'est bien pire qu'à ses propres enfants. Tous les États totalitaires essaient de la faire, tous limitele l'école à la maison « pour le bien des enfants ».

  • Yves Capuano
    Inscrit
    jeudi 10 novembre 2011 16h06
    Des parents professeurs ? Ha bon...et l'internet?

    J'ai un peu de mal à comprendre le réalisme des propositions de cet article. On a de la misère à trouver des bons professeurs qui savent bien écrire le français, qui sont aimés des élèves, qui peuvent donner le goût d'apprendre aux enfants, etc...Comment penser que plusieurs parents pourraient avoir ces qualités comme par miracle? Il est important aussi d'avoir un programme uniforme pour l'enseignement général. Sinon où s'en va-ton ?

    Je pense que ce qui serait intéressant d'explorer, avec l'avènement de l'internet, c'est d'exploiter ce médium extraordinaire, que presque tout le monde possède chez soi en ce moment, pour donner des cours à tous les élèves de la province par le meilleur professeur dans chaque discipline ! Le cours magistral ainsi donné par un très bon prof sur le net, l'école pourrait servir aux laboratoires, aux cours d'éducation physique, aux cours de musique et d'arts ou à tous les cours qui ont besoin de matériel en général; aussi à donner de l'aide à ceux qui en ont besoin dans les cours théoriques, bref je ne fais pas disparaître l'école mais je pense que le cours magistral théorique donné dans une classe par un professeur est un concept dépassé et qui n'a plus sa raison d'être en ce début du 21e siècle. Ce cours doit tout simplement être donné sur l'internet au domicile de l'étudiant. Il serait technologiquement facile de vérifier la présence de l'élève en tout temps. Bien sûr que le parent pourrait aider l'enfant dans son cours plus facilement ainsi puisque l'élève serait plus souvent à domicile et le cours pourrait être rediffusé à l'infini.

    Yves Capuano

  • Kim Cornelissen
    Inscrite
    samedi 12 novembre 2011 08h47
    Oui, pour le choix, non pour la pression que les mères restent à la maison...
    J'ai été éduquée une année à la maison par ma mère parce que j'avais eu un accident d'auto en septembre (en attendant l'autobus scolaire) et que ma mère ne voulait pas que je perde mon année (3 mois d'hôpital)... Et j'ai appris à lire, écrire et compter en quelques mois, ainsi, avec elle, une grande pédagogue... Je ne m'oppose donc pas au choix des parents d'éduquer les enfants...

    Mais qu'on se dise les vraies affaires: à moins que l'on ne trouve un moyen de s'assurer que ça ce soit autant les pères que les mères qui acceptent de rester ainsi à la maison - et qu'on prouve que ce ne sont pas encore uniquement les mères qui se "sacrifient" ainsi -, alors ce n'est pas une bonne idée: non seulement ça ne marchera pas, les mères choisissant leur carrière en priorité, entre autres pour ne pas appauvrir les enfants, mais ça peut également servir à perpétuer des stéréotypes qui nuiront plus tard aux enfants... Et aux mères.

    C'est un choix que je n'ai pas fait pour mon fils parce qu'étant fils unique, il avait ainsi la chance d'être avec les siens... Et même s'il n'aime pas l'école, il n'a pour ainsi dire jamais manqué de classes, parce que c'est sa société...

  • France Marcotte
    Abonnée
    lundi 14 novembre 2011 07h38
    Et créer des classes d'élèves...
    Vue la tendance à l'authentique en tout, faudrait s'assurer que ce désir d'une éducation plus "naturelle" ne soit pas en réalité une autre manière de créer une classe à part d'enfants qui auraient, eux, eu le privilège d'avoir un enseignement qui n'altère pas leurs "élans naturels" en comparaison avec le troupeau de la majorité qui lui devrait dans cette optique se contenter d'un enseignement standard et qu'on regarderait de haut.
    -Mon enfant a goûté à l'authentique, pas le vôtre?, entendrait-on dire ici et là.
    Ce sont tous les enfants qui devraient pouvoir bénéficier du meilleur enseignement possible pour en faire des personnes libres, épanouies et généreuses.

  • Santorin
    Inscrit
    mercredi 16 novembre 2011 09h52
    L’éducation à la maison?
    Enseignant au secondaire depuis 22 ans et père de 4 enfants, dont le dernier est en sec. 4, qu’il me soit permis d’apporter au débat un peu de mon expérience.
    En Afrique, la sagesse populaire a traditionnellement considéré qu’il faut tout un village pour élever un enfant. Mais à notre époque le village ne suffit plus.

    Bien sûr, les parents demeurent les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et, dans un monde idéal, on pourrait rêver, avec ceux qui prônent l’école à la maison, que la plupart puissent s’acquitter de cette tâche. Aux siècles passés, les riches, les nobles, engageaient à cet effet un précepteur. La masse demeurait ignorante. Mais à notre époque, d’une part l’ignorance est désormais invivable, d’autre part extrêmement rares sont les parents qui voudraient ou qui pourraient «faire la classe» à leurs enfants. .Il a donc fallu se donner des outils pour transmettre, d’une génération à l’autre, les savoirs utiles et les valeurs communes. C’est pourquoi il y a des écoles et des enseignants. L’école dispose de ressources matérielles, organisationnelles, intellectuelles hors de portée d’une famille. Par ailleurs les enseignants sont des spécialistes de la transmission des connaissances et de l’éducation des jeunes. Bref, dans l’état actuel de la société, l’école à la maison est un beau rêve, accessible à bien peu d’enfants.

    Des expériences sont toutefois en cours ici et là, dont il sera intéressant de suivre les progrès. Par exemple : enseignement à mi-temps à l’école, à mi-temps à la maison, avec possibilité pour les parents d’utiliser les ressources de l’école au besoin. Pour des parents pouvant se le permettre, (ou une éventuelle réorganisation sociale du travail) on pourrait envisager, sur une semaine de cinq jours : trois jours et demi de travail et une demi-journée où les parents s’éduquent (les enfants sont à l’école); la cinqui

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
35 réactions
12 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012