Université Laval - Ils sont 38 à suivre le doctorat en sciences pharmaceutiques
Les champs d'études et de recherche visés sont vastes
Le programme de doctorat en sciences pharmaceutiques de l'Université Laval est suivi par plus d'une trentaine d'étudiants en provenance d'ici et d'ailleurs. Le taux d'abandon est bas et les perspectives d'emploi sont très bonnes. Rencontre avec Thérèse Di Paolo-Chênevert, directrice des programmes de maîtrise et de doctorat à la Faculté des sciences pharmaceutiques de l'Université Laval, la doyenne des universités francophones des Amériques.
Ce programme de doctorat en sciences pharmaceutiques a notamment pour objectif de transmettre à l'étudiant des connaissances théoriques et pratiques en vue de l'exercice autonome de sa profession en qualité de chercheur, que ce soit en milieu universitaire, industriel, hospitalier ou gouvernemental.
Le candidat, lit-on encore dans la documentation officielle, doit être titulaire d'une maîtrise en sciences pharmaceutiques, d'une maîtrise ès sciences ou d'une maîtrise liée au domaine d'études pour être admissible au doctorat. Une formation dans les domaines suivants pourrait être jugée pertinente: biologie, biochimie, chimie, microbiologie, épidémiologie, kinésiologie, médecine, médecine expérimentale, psychologie, scien-ces infirmières, sociologie. Thérèse Di Paolo-Chênevert, professeure titulaire et responsable de la recherche, note de plus que, «antérieurement, nous avons déjà eu un étudiant qui provenait de la médecine vétérinaire».
On notera que, en plus du doctorat en sciences pharmaceutiques, ce programme dispense un doctorat en sciences pharmaceutiques avec une majeure en pharmaco-épidémiologie. «Dans ce cas, souligne-t-elle, il y a plus de cours obligatoires et plus de cours au choix à prendre. Cela dit, l'examen du doctorat est le même pour les deux concentrations.»
La documentation précise que la pharmaco-épidémiologie est une science qui a trait aux bénéfices et aux risques des médicaments utilisés pour la population et à l'analyse des résultats des traitements médicamenteux. Les données pharmaco-épidémiologiques proviennent des essais cliniques et des études épidémiologiques qui mettent l'accent, entre autres, sur les méthodes de détection et d'évaluation des effets indésirables liés aux médicaments, sur la mesure du rapport entre les risques et les bienfaits, sur les modèles d'utilisation des médicaments et sur le rapport entre le coût et l'efficacité d'un médicament spécifique.
Ils sont 38
Ils ont donc présentement 38 étudiants à suivre ce programme. D'où proviennent ces étudiants? «Il y en a du Québec, c'est-à-dire de l'Université Laval, de l'Université du Québec à Trois-Rivières, de l'Université de Sherbrooke, par exemple. Il y en a aussi de l'étranger, c'est-à-dire de la Syrie, de la Turquie, trois de la France, de l'Iran, du Guatemala, de la Chine, du Bénin, de la Côte d'Ivoire et du Vietnam», décline Mme DiPaolo-Chênevert.
Elle souligne de plus que les perspectives d'emploi dans ce secteur sont «intéressantes. Les étudiants n'étudient pas juste pour étudier. Ce programme leur permet d'obtenir une formation spécifique qui sera pertinente lors de la recherche d'un emploi auprès des sociétés pharmaceutiques, dans le secteur de la biotechnologie ou dans le réseau universitaire.»
La recherche
Les champs d'études et de recherche visés par ce programme sont vastes. À titre d'exemple, il y a la biopharmacie et pharmacocinétique, la chimie médicinale, l'étiologie et la chimioprévention du cancer, la neuropharmacologie et la neuro-endocrinologie, la pharmacie clinique, la pharmacologie moléculaire, la recherche en pharmacie sociale et en pharmaco-épidémiologie et la technologie pharmaceutique.
Thérèse Dipaolo-Chênevert note au passage que les champs de recherche les plus prisés à l'heure actuelle concernent l'obésité et le système cardiovasculaire.
«Il y a vraiment beaucoup d'intérêt dans ces domaines. Il y a aussi les maladies liées au vieillissement, l'Alzheimer et la maladie de Parkinson, par exemple. Il est question ici de recherche plus fondamentale. On souhaite, par ces recherches, comprendre les mécanismes en vue d'améliorer les traitements symptomatiques ou de développer des traitements curatifs pour ralentir la maladie.»
Peu d'abandons
La professeure note par ailleurs que le taux d'abandon chez les doctorants inscrits à son programme est plutôt faible. «Il y en a peu qui abandonnent. La plupart de nos étudiants terminent leurs études. Ce qui explique cela, c'est le suivi de qualité que nous leur offrons. Le suivi est personnalisé, ce qui permet de reconnaître rapidement un problème. Les problèmes qu'on rencontre concernent notamment le fait qu'un étudiant peut sentir qu'il n'est pas à la hauteur. Dans ce cas, on lui suggère de suivre des cours supplémentaires. Ça peut être une question de maladie, auquel cas on fait évidemment preuve de flexibilité. Ça peut être un problème financier, c'est le nerf de la guerre, les étudiants doivent aussi travailler. Dans ce cas encore, nous avons un programme de bourses.»
Le rêve ultime d'un étudiant n'est-il pas de trouver le médicament qui saura guérir la maladie? «Oui, en effet. Le médicament qui saura guérir et qui n'aura pas trop d'effets secondaires», conclut Thérèse DiPaolo-Chênevert.
***
Collaborateur du Devoir
Ce programme de doctorat en sciences pharmaceutiques a notamment pour objectif de transmettre à l'étudiant des connaissances théoriques et pratiques en vue de l'exercice autonome de sa profession en qualité de chercheur, que ce soit en milieu universitaire, industriel, hospitalier ou gouvernemental.
Le candidat, lit-on encore dans la documentation officielle, doit être titulaire d'une maîtrise en sciences pharmaceutiques, d'une maîtrise ès sciences ou d'une maîtrise liée au domaine d'études pour être admissible au doctorat. Une formation dans les domaines suivants pourrait être jugée pertinente: biologie, biochimie, chimie, microbiologie, épidémiologie, kinésiologie, médecine, médecine expérimentale, psychologie, scien-ces infirmières, sociologie. Thérèse Di Paolo-Chênevert, professeure titulaire et responsable de la recherche, note de plus que, «antérieurement, nous avons déjà eu un étudiant qui provenait de la médecine vétérinaire».
On notera que, en plus du doctorat en sciences pharmaceutiques, ce programme dispense un doctorat en sciences pharmaceutiques avec une majeure en pharmaco-épidémiologie. «Dans ce cas, souligne-t-elle, il y a plus de cours obligatoires et plus de cours au choix à prendre. Cela dit, l'examen du doctorat est le même pour les deux concentrations.»
La documentation précise que la pharmaco-épidémiologie est une science qui a trait aux bénéfices et aux risques des médicaments utilisés pour la population et à l'analyse des résultats des traitements médicamenteux. Les données pharmaco-épidémiologiques proviennent des essais cliniques et des études épidémiologiques qui mettent l'accent, entre autres, sur les méthodes de détection et d'évaluation des effets indésirables liés aux médicaments, sur la mesure du rapport entre les risques et les bienfaits, sur les modèles d'utilisation des médicaments et sur le rapport entre le coût et l'efficacité d'un médicament spécifique.
Ils sont 38
Ils ont donc présentement 38 étudiants à suivre ce programme. D'où proviennent ces étudiants? «Il y en a du Québec, c'est-à-dire de l'Université Laval, de l'Université du Québec à Trois-Rivières, de l'Université de Sherbrooke, par exemple. Il y en a aussi de l'étranger, c'est-à-dire de la Syrie, de la Turquie, trois de la France, de l'Iran, du Guatemala, de la Chine, du Bénin, de la Côte d'Ivoire et du Vietnam», décline Mme DiPaolo-Chênevert.
Elle souligne de plus que les perspectives d'emploi dans ce secteur sont «intéressantes. Les étudiants n'étudient pas juste pour étudier. Ce programme leur permet d'obtenir une formation spécifique qui sera pertinente lors de la recherche d'un emploi auprès des sociétés pharmaceutiques, dans le secteur de la biotechnologie ou dans le réseau universitaire.»
La recherche
Les champs d'études et de recherche visés par ce programme sont vastes. À titre d'exemple, il y a la biopharmacie et pharmacocinétique, la chimie médicinale, l'étiologie et la chimioprévention du cancer, la neuropharmacologie et la neuro-endocrinologie, la pharmacie clinique, la pharmacologie moléculaire, la recherche en pharmacie sociale et en pharmaco-épidémiologie et la technologie pharmaceutique.
Thérèse Dipaolo-Chênevert note au passage que les champs de recherche les plus prisés à l'heure actuelle concernent l'obésité et le système cardiovasculaire.
«Il y a vraiment beaucoup d'intérêt dans ces domaines. Il y a aussi les maladies liées au vieillissement, l'Alzheimer et la maladie de Parkinson, par exemple. Il est question ici de recherche plus fondamentale. On souhaite, par ces recherches, comprendre les mécanismes en vue d'améliorer les traitements symptomatiques ou de développer des traitements curatifs pour ralentir la maladie.»
Peu d'abandons
La professeure note par ailleurs que le taux d'abandon chez les doctorants inscrits à son programme est plutôt faible. «Il y en a peu qui abandonnent. La plupart de nos étudiants terminent leurs études. Ce qui explique cela, c'est le suivi de qualité que nous leur offrons. Le suivi est personnalisé, ce qui permet de reconnaître rapidement un problème. Les problèmes qu'on rencontre concernent notamment le fait qu'un étudiant peut sentir qu'il n'est pas à la hauteur. Dans ce cas, on lui suggère de suivre des cours supplémentaires. Ça peut être une question de maladie, auquel cas on fait évidemment preuve de flexibilité. Ça peut être un problème financier, c'est le nerf de la guerre, les étudiants doivent aussi travailler. Dans ce cas encore, nous avons un programme de bourses.»
Le rêve ultime d'un étudiant n'est-il pas de trouver le médicament qui saura guérir la maladie? «Oui, en effet. Le médicament qui saura guérir et qui n'aura pas trop d'effets secondaires», conclut Thérèse DiPaolo-Chênevert.
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Collaborateur du Devoir








