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L'histoire du Québec délaissée par les universités

Bouchra Ouatik   4 octobre 2011  Éducation
Le Québec ne se souvient pas assez de son histoire, selon une étude publiée hier par la Fondation Lionel-Groulx et la Coalition pour l'histoire du Québec. «On est un des pays qui enseignent le moins leur histoire!», clame l'historien et porte-parole de la Coalition pour l'histoire du Québec, Robert Comeau.

Après avoir critiqué, l'an dernier, la qualité de l'enseignement de l'histoire au collégial et au secondaire, les deux organismes se sont maintenant penchés sur la place de l'histoire du Québec dans le milieu universitaire.

Selon M. Comeau et ses collègues, les futurs enseignants d'histoire manquent de formation. «La majorité n'ont que deux à quatre cours à l'université sur l'histoire du Québec. C'est insuffisant!», déclare M. Comeau. L'étude mentionne aussi que 28 % des enseignants d'histoire au secondaire n'ont pas de formation universitaire dans cette discipline. Les auteurs de l'étude réclament un minimum de vingt cours d'histoire, dont la moitié couvrirait le Québec et le Canada, pour tous les futurs enseignants de cette matière au secondaire. Quant à ceux qui l'enseigneront au niveau collégial, les auteurs exigent qu'ils aient tous une maîtrise spécialisée dans le domaine.

M. Comeau souligne aussi que l'histoire culturelle et sociale — telle que l'histoire des femmes, de la consommation, de l'environnement — a de plus en plus la cote dans les universités, au détriment de l'histoire politique et économique. L'étude mentionne, par exemple, que seule l'Université du Québec à Montréal offre un cours spécifique sur la Révolution tranquille. Selon M. Comeau, les chaires de recherche universitaires en histoire sont rarement octroyées à des professeurs qui s'intéressent à l'histoire nationale. «Au Québec, nous n'avons aucun spécialiste sur la bataille des plaines d'Abraham», affirme-t-il. Les auteurs de l'étude souhaitent que le gouvernement du Québec crée un nouveau centre à l'Institut national de recherche scientifique, qui serait consacré exclusivement à «l'histoire politique du phénomène national au Québec.»

Le porte-parole de la Coalition pour l'histoire du Québec maintient que la faible place accordée à l'histoire nationale dans les universités se répercute sur l'enseignement aux niveaux primaire et secondaire. «Les enseignants ne sont pas préparés à répondre à des questions sur les référendums au Québec, par exemple, affirme M. Comeau. Les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas équipés pour comprendre l'actualité. On ne leur transmet plus assez de connaissances.»
 
 
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  • Claude Jean
    Inscrit
    mardi 4 octobre 2011 06h46
    Citation sur l'histoire.
    Claude Béland
    Comment voulez-vous développer une fierté quand vous ne savez même pas d’où vous venez.


    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.youtube.com/user/SoldatSanspareil
    http://www.tagtele.com/profil/Sanspareil
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  • Charles F. Labrecque
    Abonné
    mardi 4 octobre 2011 09h01
    Bisbille
    Ce malheur présumé du manque de connaissance de notre histoire, ne découle -'elle pas que durant les années soixante il s'est produit une gué-guerre au sein du milieux des historiens concernant l'enseignement de la vrai histoire plutôt que de l'histoire tronqué et écrite par nos bons religieux du temps et enseigné dans nos écoles du Québec. Pour ma part, j'ai appris à la petite école, que Dollar-des-ormeaux, grand sauveur du Canada était allé communier avant d'aller défendre brillamment le pays. Et que sont âme reposait depuis à droit de dieu au ciel. (Histoire du canada enseigné par les frères sacré-coeur). Je suis persuadé, que si les historiens étaient en mesure d'enseigner la vrai histoire sans excès nationaliste, les jeunes si intéresseraient surement.

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 4 octobre 2011 10h13
    L'histoire en autodidacte
    Corrigez-moi si je me trompe, mais il me semble que l'histoire n'est pas un domaine qui demande des aptitudes très particulières.
    On peut faire un bon bout de chemin par soi-même, surtout avec tous les moyens dont on dispose maintenant.
    Alors je crois que ce qui manque surtout, c'est le réflexe de s'approprier le droit et la compétence de devenir en bonne partie par soi-même des spécialistes en histoire, un peu comme on le fait par passion du jardinage ou de l'ornithologie sans encouragement particulier.
    L'histoire n'appartient pas aux érudits, vive l'histoire!
    J'ai un collègue de travail qui est un passionné de l'histoire des guerres, principalement de la guerre de sécession américaine. Il passe ses vacances dans les musées et sur les sites historiques.
    Pourtant, il n'apparaît dans les statistiques de personne...

  • Kris13104
    Inscrit
    mardi 4 octobre 2011 10h42
    Un pays sans histoire...
    Un pays sans connaissance de son histoire est un pays qui n'a pas d'avenir et qui se prive d'un ciment qui fonde réellement une nation et qui permet aux nouveaux venus de mieux s'intégrer dans leur société nouvelle. Évidemment, cela demande de la volonté, de la rigueur et l'acceptation d'avoir à faire avec des citoyens plus conscients.

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mardi 4 octobre 2011 11h07
    Difficile histoire
    C'est très difficile d'enseigner l'histoire nationale quand on fait partie du peuple en question car il y a souvent tendance à la colorer selon ses propres convictions. M. Labrecque donne l'exemple des religieux qui enseignaient l'histoire dans le passé et l'affaire Dollard-des-Ormeaux. Autre exemple, le traité de Paris de 1763, cédant la plus grande partie de la Nouvelle-France à l'Angleterre est perçu soit comme un bénédiction pour certains, soit une catastrophe pour d'autres. C'est plus facile d'enseigner l'histoire étrangère car on est moins impliqué et on peut rester plus neutre.

    Ça ne veut pas dire qu'un Québécois ne peut pas enseigner son histoire nationale mais ça veut dire qu'il faut faire attention pour parler des faits et de bien identifier les perspectives des parties en cause. De plus, en Amérique on fait face à la présence autochtone pendant la plus grande partie de notre histoire et cette présence est souvent très mal documentée, ces peuples étant de tradition orale. Beaucoup de recherches se font à ce sujet mais combien se retrouvent dans les cours d'histoire?

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 4 octobre 2011 11h47
    Vous touchez un point Kris13104
    "...l'acceptation d'avoir à faire avec des citoyens plus conscients."

    Des citoyens au fait de leur histoire représentent certainement un certain danger, un danger pour certains.
    S'intéresser à l'histoire par soi-même a donc un côté subversif?
    Vite, qu'on s'y mette à cette résistance active!
    Et dans le bonheur par-dessus le marché.

  • camelot
    Inscrit
    mardi 4 octobre 2011 11h49
    On le voit
    Lorsque des jeunes sont interrogés sur leur histoire, ils avouent leur ignorance crasse. On voit bien que les écoles, cégeps, universités ne font pas leur boulot. C'est pathétique.

  • VITRILLOLA
    Inscrite
    mardi 4 octobre 2011 13h34
    Pour une réforme historique
    Imaginez pour les 50 000 immigrants qui débarquent chaque année à Montréal ! Du menu fretin à corrompre pour les montréalais réfractaires au fait français du Québec et qui malheureusement sont en position de force (Propriétaires de commerce, de PME, etc.) pour convaincre ces immigrants (personnes morales neutres) en quête d'une vie meilleure de parler plutôt anglais. Il ne faut donc plus se surprendre quand certains nouveaux arrivants se demandent pourquoi au Québec ça parle une autre langue que l'anglais. Pour pouvoir vivre au Québec, les immigrants devraient passer, entre autres, un examen de la culture québécoise, de la distinction (particularité) du Québec dont l'aspect de son histoire serait prioritaire. Cet ultime étape pour vivre au Québec (payer des impôts) serait une étape similaire à celle que vit un apprenti conducteur qui avant de conduire se doit d'apprendre le code routier, pratiquer sa conduite pendant 3 à 6 mois avant les examens qui lui donne enfin le permis. Pour moi, cet examen culturel serait complémentaire à celui d'apprendre à parler et écrire le français pour chaque tête de pipe qui souhaitent vivre au Québec. L'histoire serait donc obligatoire tant au niveau secondaire que collégial, même qu'il faudrait passé les examens de français et d'histoire pour l'obtention du diplôme. Et si l'anglais est devenu obligatoire pour les plus petits au niveau du primaire, l'histoire du Québec devrait aussi avoir ce privilège.

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 4 octobre 2011 13h38
    De l'histoire nationale peut-être subventionnée par...Ottawa
    « Les auteurs de l'étude réclament un minimum de vingt cours d'histoire, dont la moitié couvrirait le Québec et le Canada, pour tous les futurs enseignants de cette matière au secondaire.»

    Un étudiant en histoire commence à se spécialiser au CEGEP. Il devrait pouvoir y trouver un bon choix de cours. Au niveau universitaire, un étudiant en histoire a, là aussi, un choix de cours intéressant. Il existe bel et bien plusieurs étudiants en histoire diplômés d'universités, avec une trentaine de cours, qui peuvent enseigner cette matière au niveau collégial et universitaire mais pas...au secondaire! Ce problème existe également pour plusieurs autres matières.

    Le non enseignement de l'histoire politique, ce n'est pas tout à fait vrai. Effectivement elle existe bel et bien, mais avec de gros trous. Il faudrait peut-être cesser de favoriser l'émergence au Québec de recherches, de cours et même de chaires d'histoire "nationale" subventionnés par Ottawa. Plusieurs professeurs d'histoire d'universités d'ici sont peut-être responsables de cette situation ambigüe.

    Est-ce qu'Ottawa a subventionné ou subventionne encore des historiens universitaires pour des recherches concernant l'histoire de la Guerre de Sept ans, des révoltes de 1837-1838, d'Honoté Mercier, de la mainmise du haut clergé catho jusqu'en 1960, des projets d'annexion aux USA, etc,? C'est peut-être le cas, mais seulement pour des chercheurs réputés fédéralistes ou mondialistes! Il faudrait sérieusement vérifier les effets pervers de cette cause possible de manques importants de notre histoire. Du travail pour la fondation Lionel-Groulx.

  • abelle
    Inscrit
    mardi 4 octobre 2011 13h46
    L'histoire, en général...
    Ce n’est pas seulement la connaissance de l’histoire du Québec qui fait défaut aux étudiants, c’est l’histoire en général. S’il est utile de connaître l’histoire de son pays, il est également utile de pouvoir l’inscrire dans un contexte plus global, canadien, américain, européen et de connaitre l’origine des civilisations qui ont fait des pays occidentaux ce qu’ils sont actuellement. Au Québec, la culture dans ce domaine fait cruellement défaut.
    C’est un choix de société.

  • Michel Simard
    Abonné
    mardi 4 octobre 2011 14h01
    @ C Labrecque
    Vous avez tout à fait raison...
    Vous voulez certainement dire :
    Si on enseignait la vrai (sic) histoire sans excès nationaliste canadian, les jeunes si (sic) intéresseraient surement (sic).

  • pmotard@hotmail.com
    Abonné
    mardi 4 octobre 2011 14h03
    @ France Marcotte
    Je vous corrige: l'Histoire est un domaine qui demande des aptitudes très particulières. Celles de manipuler et d'interpréter des sources primaires (documents d'époque) et d'en tirer le maximum d'informations afin de comprendre le passé. Un historien ne puisse pas son savoir que dans les travaux d'autres historiens. De plus, l'Histoire n'est pas que l'énumération de faits et de dates. Il faut être capable, toujours en consultant des sources, de faire des liens avec le présent pour mieux l'expliquer.

    Cela dit, il est évident qu'on ne peut pas tous devenir historien. J'encourage donc vivement ceux qui sont intéressés par l'Histoire d'aller consulter des ouvrages généraux sur l'Histoire du Québec et du Canada et d'ailleurs dans le monde. Ces ouvrages sont essentiels pour faire naître une passion pour l'Histoire et fournir une solide culture générale.

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 4 octobre 2011 14h32
    Titre trompeur
    Votre titre est trompeur. Toutes les universités du Québec offrent des cours d'histoire du Québec, du baccalauréat au doctorat.

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 4 octobre 2011 15h02
    pmotard@hotmail.com
    Il y a de la condescendance (et de colère?) dans votre intervention.
    Vous ne seriez pas heureux que chacun, avec les moyens dont il dispose, se passionne pour l'Histoire sans attendre qu'on le prenne par la main?
    Manipuler et d'interpréter des sources primaires...plusieurs peuvent le faire à différents degrés.
    "...l'Histoire n'est pas que l'énumération de faits et de dates", dites-vous. En effet. Et qu'est-ce qui vous fait croire que quelqu'un qui n'est pas historien aborde ainsi l'Histoire. Il peut avoir des connaissances architercturales, littéraires, politiques qui lui fasse aborder l'Histoire avec beaucoup de créativité et d'intelligence.
    "...aller consulter des ouvrages généraux"...Non. Pas nécessairement de prime abord. J'en suis certaine, on peut prendre l'Histoire par un autre bout de la lorgnette si on dégage du regard de la police de l'Histoire.
    Mais merci de confirmer par votre commentaire mes appréhensions. Je m'intéresserai à l'Histoire comme bon me semble et en faisant confiance à mes moyens.

  • Jean-Guy Dagenais
    Abonné
    mardi 4 octobre 2011 15h18
    @France Marcotte
    C'est vrai ce que vous dites. Il y a tellement de côté à cette lorgnette : la généalogie par exemple, les biographies écrites par des personnes qui ne sont pas des vedettes et qui n'auraient pas vu le jour autrement; les chercheurs anonymes qui comblent les désirs des vedettes etc... tous ces gens qui font de l'histoire malgré eux, pq incontournable ... salut.

  • France Marcotte
    Abonnée
    mardi 4 octobre 2011 15h38
    Et puis...
    Et puis, c'est justement l'approche endormante que propose M.Motard qui a tuer dans l'oeuf chez plusieurs l'intérêt pour l'Histoire ou histoire.
    L'Histoire comme une chasse-gardée qu'il faut obligatoirement aborder selon un mode d'emploi somnifère.
    Brisons ce carcan qui nous sépare de notre histoire.

  • Erwan Basque
    Inscrit
    mardi 4 octobre 2011 16h01
    L'Histoire sans se faire raconter des histoires.
    Bonjour,
    Tout probablement que cette pause devait se produire. Et pour tous ceux qui ont plus de cinquante ans, ces malchanceux, ce que nous pûmes avoir eu de la difficulté à se sortir du lavage de cerveau imposé par les histoires que nous nous fûmes fait raconter au sujet des bons et des méchants. Les bons étant bien sûr les québécois pures laine de souche tricotés serrés et les méchants, tous ceux qui ne faisaient pas partie de ce petit peuple élu. Malheureusement, ces semailles ne visaient qu'à faire détester en premier l'Anglophone ainsi que la plupart de tous les autres. Toutes ces histoires souvent à dormir debout pour exciter la ferveur nationaliste de l'Habitant.

    En effet, une trêve s'imposait au Québec dans l'enseignement de l'Histoire, n'en déplaise à certains prosélytes de la Cause Nationale. Les histoires abracadabrantes qui furent enseignées dans le passé ont besoin de se faire oublier. Une trêve sera bénéfique pour passer à autre chose en montrant l'Histoire telle celle ci advint n'en déplaise à tous ceux qui aimeraient bien que l'Histoire serve à former de petits soldats pour exalter la famélique Cause Nationale.

    Par ailleurs, un grand et immense Historien vient de passer l'arme à gauche, soit l'excellent et surtout rarissime comme historien, soit Monsieur Marcel Trudel, soi disant de l'École de Québec. Une grande majorité de nationalistes québécois ont vite poussé un grand soupir de soulagement si ce n'est pas de s'être écrié à voix haute : Bon débarras.

    En conclusion, en regardant le tout d'une fenêtre sans prisme nationaliste, la très grande majorité des nationalistes restants voudraient bien que l'Histoire du Québec soit enseignée par des prosélytes de la Cause afin de se fouetter les flancs comme dans le bon vieux temps, ce temps béni qui sacralisait les conteurs d'histoires qui faisaient frémir, en bons thuriféraires, comme de bons laudateurs déguisés en faiseux de pays. Merci, Erwan Ba

  • Godefroy
    Abonné
    mardi 4 octobre 2011 18h00
    Histoire: enseignement, recherche et Internet
    @ pmotard

    Effectivement l'histoire ce n'est pas un métier facile, mais il y en a beaucoup d'autres. Oui, il y a de sérieux problèmes concernant son enseignement, mais la recherche historique doit être aussi considérer. Beaucoup d'historiens aiment enseigner et vulgariser, ce qui est bien, mais d'autres, ou les mêmes, pratiquent peut-être trop une recherche historique en "silo" - cad dont les sujets, souvent hyperspécialisés, malheureusement ne peuvent intéresser le public. En d'autres mots, pour intéresser davantage, il faut des historiens capables de vulgariser tout en ratissant large, mais ausi capables de tenir compte de tous les sujets hyperspécialisés à jour, pour les intégrer dans des histoires dites plus générales ou globales. Certains y arrivent.

    @ Mme France Marcotte

    Vous avez tout à fait raison. L'histoire ce n'est pas seulement une affaire d'historiens.

    Ainsi on peut consulter des sites historiques fort accessibles sur Internet. Il y en a beaucoup d'intéressants pour "Mme et M. Tout le monde".

    Voir particulièrement:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Nouvelle-Fran
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Québec
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Canada
    Etc

  • Alexandre Dionne
    Abonné
    mardi 4 octobre 2011 19h08
    Les propos d'Erwan Basque sur les Écoles historiographiques de Montréal vs Québec.... Une réfutation !
    Même le plus agressif des historiens anti-montréalistes de l'École de Québec, Fernand Ouellet (les deux autres étant Jean Hamelin et, dans une moindre mesure, Marcel Trudel), admettait, dans le texte de " Les rébellions de 1837-38 : une crise sociale ", mais aussi dans tous ses textes sur l'historiographie nationaliste en lien avec la question " séparatiste " contemporaine, que sa " petite-bourgeoisie des professions libérales " avait développé, historiquement parlant, ou pour le dire autrement, ontologiquement parlant, le thème du nationalisme anti-colonial.

    Qui plus est, face aux professeurs Maurice Séguin, Wallot et Lefebvre, dans un panel épique dont Jean-Paul Bernard nous avait laissé le compte-rendu dans son cours sur la Rébellion à l'UQÀM, Ouellet ne sait qu'ajouter à Séguin, qui disait de la grande violation de 1837-40 ce qu'elle était, une annexion, une " association " sans consentement ! Le verbatim laisse le maître de l'École de Québec complètement dépourvu. Certes, ce dernier se désolait, en bon fédéraliste dans la lignée sociale du père Georges-Henri Lévesque, que le projet patriotique n'en fût pas un de révolution sociale au-delà de la question identitaire, qu'il regrette d'avoir à constater. Mais il est clair.

    Comme quoi, M. Erwan Basque, l'âge ne suffit pas à se prétendre connaissant de l'historiographie ! Je n'en ai que 35, et rien de ce que vous affirmez ne respecte le courant des historiens de câlibre, les Robert Lahaise, Yvan Lamonde, Jean-Paul Bernard, Michel Sarra-Bournet, Jacques Beauchemin !

    Seul votre biais présentiste a priori en faveur du système canadien peut vous faire opter pour le révisionnisme à la Benoît Pelletier et Jean Charest !

  • Georges Hubert
    Inscrit
    mardi 4 octobre 2011 21h37
    Un besoin de rigueur !
    L'enseignement de l'histoire par des profs compétents est un besoin pour toute société civile dont les citoyens doivent être responsables.
    Plutôt que de verser dans les byzantins débats sur les écoles historiques, il est nécessaire d'établir les faits de façon rigoureuses et, n'en déplaise à certains ou certaines, de façon sèche et claire. Si vous vous endormez sur un livre d'histoire, allez donc à vos livres sur les recettes et sur le jardinage ! Pour lire de l'histoire, il faut acquérir une discipline de lecture. Ceux qui affirment que la discipline historique peut être accessible à tous ceux qui peuvent lire une recette sur une boite de conserve voient une drole d'histoire.

    Ensuite, il faut se pencher sur les interprétations et voir comment les historiens insistent différemment sur les faits et leurs conséquences. La formation à l'esprit critique est alors nécessaire et là aussi il faut la discipline.

  • Caro DAmours
    Abonné
    vendredi 7 octobre 2011 10h07
    Réponse à l'histoire en autodidacte...
    Je vous corrige immédiatement... Malheureusement, la personne doit avoir des aptitudes particulières pour vraiment être capable de faire de l'histoire... C'est grâce aux historiens professionnels, qui passent des milliers d'heures dans les centres d'archives à la recherche d'informations clés, que vous êtes capables d'apprendre votre histoire. Cela est possible grâce à leur entraînement et à la formation donnée aux études supérieures acquises de façon laborieuse parfois... Capacité d'analyse, capacité de synthèse et connaissance du sujet sont primordiales dans ce domaine. Donc, svp. ne le comparer pas avec le jardinage!!!
    Non, l'histoire n'appartient pas aux érudits et tant mieux. Mais c'est grâce à eux que vous pouvez vous l'appropriez comme vous dites!!!

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