dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Sondage - Le décrochage au coeur des préoccupations des Québécois

Lisa-Marie Gervais   27 septembre 2011  Éducation
La prévention du décrochage est prioritaire, selon le sondage. <br />
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
La prévention du décrochage est prioritaire, selon le sondage.
Même si la santé demeure la priorité des Québécois, le décrochage scolaire est deuxième en importance au classement des «problèmes de la société», révèle un sondage Léger Marketing obtenu par Le Devoir. Grâce à des croisements de données, cette enquête, effectuée pour le compte de la Fondation Chagnon, conclut aussi que les Québécois seraient davantage préoccupés par le décrochage et la formation postsecondaire qu'il y a deux ans et valoriseraient désormais l'éducation autant que le reste du Canada.

«C'est assez encourageant», s'est réjoui Michel Perron, professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi et cofondateur du Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire (CREPAS). «ll faut dire que c'est la Fondation Chagnon qui finance le sondage, mais c'est une nouvelle qui est très intéressante», a insisté M. Perron. Les conclusions de l'enquête devaient être rendues publiques ce matin lors d'une conférence de presse annonçant les 2es Rencontres interrégionales sur la persévérance et la réussite scolaires.

Il voit également comme très positif le fait que les Québécois jugent que le taux de diplomation des jeunes avant 20 ans devrait idéalement être de 81 %. «Ça m'encourage de voir que les Québécois partagent notre cible», a dit M. Perron, qui est membre du Groupe d'action sur la persévérance et la réussite scolaires, dirigé par L. Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier. Diplômer avant 20 ans 80 % des élèves d'ici 2020, c'est l'objectif du gouvernement du Québec, qui s'est inspiré de ce qu'avaient proposé M. Ménard et ses collègues.

Selon le sondage, les Québécois seraient également nombreux à croire que prévenir le décrochage vaut mieux que les faire «raccrocher» plus tard, même s'ils sont légèrement moins nombreux (83 %) qu'en 2009 (85 %) à croire que la prévention est prioritaire. Enfin, parmi une série de mesures, les personnes interrogées souhaiteraient que l'on privilégie l'aide et le soutien aux élèves et la diminution des ratios professeur/élève pour améliorer le système d'éducation afin de prévenir le décrochage. La marge d'erreur maximale pour un échantillon de 2032 répondants serait de 2,17 % 19 fois sur 20.

Les efforts portent leurs fruits

Les Québécois sont aussi de plus en plus conscients que la lutte contre le décrochage est, en plus d'être l'affaire des parents, celle des élèves, de l'enseignement et de la société en général. Les efforts portent leurs fruits, croit M. Perron. «On a donné d'importantes sommes aux régions pour la persé-vérance», a soutenu le chercheur en faisant allusion aux 50 millions sur cinq ans que donnent la Fondation Chagnon et le gouvernement aux instances régionales de concertation (IRC) et aux communautés locales par l'entremise de Réunir Réussir. «L'autre point important, c'est que les commissions scolaires ont signé des conventions de partenariat avec le ministère de l'Éducation. Avant, elles n'étaient pas aussi mobilisées sur des cibles précises de taux de diplomation.»

Et signe que le décrochage est l'affaire de tous, sur les quelque 630 personnes déjà inscrites aux journées interrégionales des 19 et 20 octobre, les deux tiers ne proviennent pas directement du réseau de l'éducation, se réjouit M. Perron.

***

Pour lire le sondage sur la persévérance scolaire (pdf)

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Andre Vallee - Abonné
    27 septembre 2011 04 h 27
    C'est au primaire.
    C'est au primaire que s'amorce le décrochage au secondaire. Essayons de nous mettre à la place de l'enfant de 5 à 12 ans qui ne suit pas les autres et que, à chaque étape, il en a pour un an, une horrible année, suivie d'une autre.... Nous entretenons sa souffrance jusqu'à ce qu'il ait 15 ans, et là, il fout le camp.
    S'il en avait pour un trimestre à la fois... reprendre un trimestre, c'est quand même moins affreux.
    Pourquoi ne pas fonctionner sur 4 trimestres séparés par une semaine de congé et que le jeune soit dans l'obligation d'en prendre trois... je connais des jeunes et des profs qui aimeraient bien que leur vacance ait lieu de janvier à mars.
    Essayons d'y réfléchir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • iduchesne - Abonnée
    27 septembre 2011 07 h 40
    Valoriser l'éducation
    Savoir que le décrochage devient une priorité pour les Québécois, permet d'espérer que l'éducation pourra peut-être un jour retrouver ces lettres de noblesse. Quand l'éducation est valorisé et par les parents, et par les directions d'école, et finalement par tout les acteurs qui gravitent autour de nos enfants dès le jeune âge, les chances de rester «accroché» sont beaucoup plus grandes.

    Oeuvrant depuis 15 ans en enseignement collégial, après avoir vu les innombrables incohérences de notre système d'éducation actuel, je ne peux qu'espérer que les débats sur l'éducation continuent d'occuper la place publique pour en arriver à une compréhension commune de cet enjeu fondamental pour toute société qui tente de s'affirmer et de se développer.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Diane Desfossés - Abonnée
    27 septembre 2011 08 h 35
    L'affaire de tous
    Oui, vaincre le décrochage et assurer la persévérance scolaire, c'est l'affaire de toute une communauté. Pour avoir été parent bénévole tant au primaire qu'au secondaire, je peux vous dire que très peu de parents s'impliquent. Nous sommes quasi absents au secondaire. Manque de temps ou d'intérêt? Peur de la grosse gang d'ados?
    Les écoles secondaires devraient aussi faire une place plus importante aux parents et à la communauté. Au secondaire, on fonctionne un peu en vase clos et on gagnerait à créer davantage de liens avec les "anciens" de l'école (mentorat) ou encore avec des retraités pour animer des ateliers parascolaires (cuisine, couture, mécanique de vélo, lecture pour les groupes de francisation...).
    En terminant, n'oublions pas qu'un jeune qui aime le "social" de son école a beaucoup plus de chance de terminer sa 5e secondaire qu'il ait de bonnes notes ou pas!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • André Michaud - Inscrit
    27 septembre 2011 09 h 09
    Education essentielle
    L'éducation et l'entrepreneurship sont les bases ESSENTIELLES de l'économie. Sans l'un ou l'autre, c'est la pauvreté..

    Hélas le ministère nivèle vers le bas trop souvent. Et les bons profs ne sont pas plus payés, dont leurs efforts ne sont pas reconnus...espérons que M.Legault corrigera cette injustice. Des bonus pour les meilleurs profs ce serait plus juste et encouragerait au dépassement plutôt qu'à niveler syndicalement vers le bas..

    N'oublions pas que l'apport des parents est essentiel, et bien des profs vous diront qu'ils n'ont pas l'appui des parents. Au contraire ,c'est l'appui inconditionnel à l'enfant roi , contre les profs..
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Kris13104 - Inscrit
    27 septembre 2011 09 h 55
    Problème de société
    Un enseignement primaire réussi constitue le meilleur investissement pour une société et son échec a des conséquence considérables, tant pour l'individu, pour son intégration sociale et professionnelle, que pour la société elle-même. C'est aussi l'accès aux formations plus élaborées.
    Son échec est un gaspillage sec et ce n'est pas la satisfaction affichée des poiitiques évoquant les «raccrochages» qui est positive, c'est une solution de rattrapage onéreuse.
    Les résultats du sondage sont significatifs: les causes impliquant le milieu familiale, englobant les effets négatifs probables sur les enfants représentent , près de 50%, problèmes de comportement et motivation inclus (éducation). Il semble donc qu'une partie au moins de la solution passe par une «école des parents», en tous cas par leur motivation, voire leur contrainte, car l'enseignement est une mission nationale qui implique que l'on s'y soumette.
    Par ailleurs, l'écoute des élèves, c'est bien, mais ces derniers sont là pour apprendre non seulement des connaissances, mais aussi la vie en société et quand on entend des esprits éthérés qui avancent la notation des enseignants par les élèves, c'est certes une proposition originale mais néanmoins aberrante. Les élèves sont en classe pour apprendre, c'est à l'administration de mettre en place un enseignement efficace. Le tremps de l'enfant-roi doit se clôre.
    Dans ce cadre, il conviendrait donc que le enseignants aient des recours plus sérieux pour sortir de l'école-garderie et faire respecter l'école-apprentissage.
    Enfin, confier l'évaluation pédagogique d'un enseignant par son directeur est une aberration, l'intervention d'un inspecteur pédagogique externe est beaucoup plus efficace car elle est dégagée des contingence du quotidien de l'établissement et relève de compétences plus affirmées. On ne peut pas demander à un directeur d'établissement de gérer celui-ci et, en même temps, d'être un spécialis
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Denis Lacroix - Abonné
    27 septembre 2011 10 h 04
    Réforme... réforme... ???
    Ça fait combien depuis 15-20 ans? Comme mentionner dans l'article, la première mesure est de réduire le nombre d'élèves par groupe; 20 devrait être le gros maximum! L'enseignant doit pouvoir connaître ses élèves... et plus que le nom! La première spécialité de l'enseignant doit être "la pédagogie", être capable d'accrorcher ses élèves, capable de transmettre une connaissance... L'enseignant a beau avoir une tête bourrée de connaissances, s'il ne peut les transmettre, ça foûte quoi?
    On met un temps fou à préparer, à faire passer, à corriger des examens, et ça donne quoi? L'enseignant, l'élève, sait déjà si tel individu connaît sa matière dès le milieu de l'année, et même avant... alors c'est un temps perdu, pour l'élève et l'enseignant dans une année. Pourquoi ne pas travailler, ne pas enseigner? De toute façon on en fait passer qui n'ont pas la note! Quand je parle avec d'anciens confrères, encore au travail (je suis à la retraite, après 35 ans au secondaire, uniquement!) ils en ont leur voyage de toutes ces "réformes"...
    J'ai hâte d'entendre des commentaires sur ces "écoles autonomes", sans commission scolaire... Avec un bon programme de base, auquel on ajoute des particularités régionales (le Québec est grand...)
    C'est à l'enseignant de choisir son volume de travail, ou de fournir, à ses élèves, les notes de ses cours; aucun volume, si bon soit-il, ne peut répondre aux besoins des élèves d'un bout à l'autre du Québec.
    Quelqu'un a dit: "Tout le monde peut faire un seondaire V" Oui, mais pas avec le même parcours!
    C'est beau l'économie... mais, le côté humain est beaucoup plus important! D.Lacroix
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Denis Provencher - Inscrit
    27 septembre 2011 11 h 22
    responsable
    Le décrochage scolaire ne commence ni au primaire ni au secondaire. Il débute a la maison, chez les parents qui pensent plus a leurs plaisirs, a leurs vacances en Europe en plein mois de septembre, heureux de se débarrasser de monstres après s être occupés d'eux tout l'été. Quand les parents fument du pot devant les enfants, comme c est le cas de bien des couples dans la trentaine, vous avez tout compris. Le Québec moderne est en fait le regroupements d'une majorité de citoyens irresponsables, ou les mots sacrifices et sens du devoir bien faits ont été abolis depuis bien longtemps. Le système scolaire actuel, tout aussi bon soit-il, ne peut pas grand chose quand les pommes sont pourries avant même d'avoir été livrées.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Francois Dorion - Abonné
    27 septembre 2011 11 h 48
    L'intérêt
    Une des principa;es causes du dÉcrochage scolaire est sans doute l'absence d'intérêt que les jeunes voient à continuer leurs études; ils sont sollicités à longueur de journées par des publicités, de la musique et des émisions de télévision qui mettent l'accent sur le divertissement, et les seuls diplômés qu'ils ont l'occasion de rencontrer sont leurs professeurs, un avenir qu'ils n'envisagent pas pour la majorité.
    Il serait important que les associations de diplômés universitaires organisent des rencontres entre étudiants du secondaires et diplômés en fion de carrière pour éveiller l'intéret des jeunes pour l'obtention d'un diplôme; et si les professionels et autres diplômÉs ne prennent pas l'initiative, que les écoles la prennent d'organiser de telles rencontres.
    Ce n'est qu'en .étant confrontés à la vraie vie que les jeunes vont y prendre intérêt.

    François Dorion LLM
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • spike - Inscrit
    27 septembre 2011 15 h 19
    Il faut changer nos façons de faire.....
    Il faut changer nos façons de faire....nos jeunes ont besoin d'aide, à l'école comme à la maison. Nos façons d'enseigner comptent pour beaucoup. L'internet a apporté beaucoup à la société mais a aussi causé des dommages. Un jeune m'a dit aujourd'hui, "si je coule mon examen, il va arriver quoi ?". J'ai dit, tu couleras pas parce que tu vas travailler sur la façon de voir les choses, tu vas te faire confiance et tu vas te dire que l'échec n'est pas une option au départ !

    Pour certains, ils n'ont vécus que des échecs et ils doivent comprendre que tout peut changer, maintenant ! Je crois que nous, comme enseignants, avons un grand rôle à jouer dans l'avenir de nos jeunes ! Prenons-le au sérieux et donnons espoirs aux jeunes qui seront nos travailleurs de demain !

    Michel McCrindle
    Repentigny
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Roland Berger - Abonné
    27 septembre 2011 17 h 38
    Oui, c'est au primaire
    Comme le souligne André Vallée, c'est au primaire que s'amorce le décrochage. Dès la troisième année de scolarisation, des enfants sont en échec de lecture. Bien sûr, on leur attribue des notes suffisantes pour ne pas encombrer ce degré, mais dans l'année qui suit, on leur demande d'apprendre en lisant, ce que ces enfants sont incapables de faire. Ils sont alors déclassés... jusqu'à ce qu'ils quittent l'école quelques années plus tard. Les enseignantes et enseignants du premier niveau ne savent pas comment intéresser les enfants à la lecture, la plupart n'aimant ni lire ni écrire. C'est la formation des enseignants qu'il faut repenser et non récompenser, comme le souhaite Legault, les quelques enseignantes ou enseignants qui réussissent malgré la formation déficiente qu'ils ont reçu.
    Roland Berger
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
10 réactions
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012