Sondage - Le décrochage au coeur des préoccupations des Québécois
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
La prévention du décrochage est prioritaire, selon le sondage.
Même si la santé demeure la priorité des Québécois, le décrochage scolaire est deuxième en importance au classement des «problèmes de la société», révèle un sondage Léger Marketing obtenu par Le Devoir. Grâce à des croisements de données, cette enquête, effectuée pour le compte de la Fondation Chagnon, conclut aussi que les Québécois seraient davantage préoccupés par le décrochage et la formation postsecondaire qu'il y a deux ans et valoriseraient désormais l'éducation autant que le reste du Canada.
«C'est assez encourageant», s'est réjoui Michel Perron, professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi et cofondateur du Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire (CREPAS). «ll faut dire que c'est la Fondation Chagnon qui finance le sondage, mais c'est une nouvelle qui est très intéressante», a insisté M. Perron. Les conclusions de l'enquête devaient être rendues publiques ce matin lors d'une conférence de presse annonçant les 2es Rencontres interrégionales sur la persévérance et la réussite scolaires.
Il voit également comme très positif le fait que les Québécois jugent que le taux de diplomation des jeunes avant 20 ans devrait idéalement être de 81 %. «Ça m'encourage de voir que les Québécois partagent notre cible», a dit M. Perron, qui est membre du Groupe d'action sur la persévérance et la réussite scolaires, dirigé par L. Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier. Diplômer avant 20 ans 80 % des élèves d'ici 2020, c'est l'objectif du gouvernement du Québec, qui s'est inspiré de ce qu'avaient proposé M. Ménard et ses collègues.
Selon le sondage, les Québécois seraient également nombreux à croire que prévenir le décrochage vaut mieux que les faire «raccrocher» plus tard, même s'ils sont légèrement moins nombreux (83 %) qu'en 2009 (85 %) à croire que la prévention est prioritaire. Enfin, parmi une série de mesures, les personnes interrogées souhaiteraient que l'on privilégie l'aide et le soutien aux élèves et la diminution des ratios professeur/élève pour améliorer le système d'éducation afin de prévenir le décrochage. La marge d'erreur maximale pour un échantillon de 2032 répondants serait de 2,17 % 19 fois sur 20.
Les efforts portent leurs fruits
Les Québécois sont aussi de plus en plus conscients que la lutte contre le décrochage est, en plus d'être l'affaire des parents, celle des élèves, de l'enseignement et de la société en général. Les efforts portent leurs fruits, croit M. Perron. «On a donné d'importantes sommes aux régions pour la persé-vérance», a soutenu le chercheur en faisant allusion aux 50 millions sur cinq ans que donnent la Fondation Chagnon et le gouvernement aux instances régionales de concertation (IRC) et aux communautés locales par l'entremise de Réunir Réussir. «L'autre point important, c'est que les commissions scolaires ont signé des conventions de partenariat avec le ministère de l'Éducation. Avant, elles n'étaient pas aussi mobilisées sur des cibles précises de taux de diplomation.»
Et signe que le décrochage est l'affaire de tous, sur les quelque 630 personnes déjà inscrites aux journées interrégionales des 19 et 20 octobre, les deux tiers ne proviennent pas directement du réseau de l'éducation, se réjouit M. Perron.
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Pour lire le sondage sur la persévérance scolaire (pdf)
«C'est assez encourageant», s'est réjoui Michel Perron, professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi et cofondateur du Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire (CREPAS). «ll faut dire que c'est la Fondation Chagnon qui finance le sondage, mais c'est une nouvelle qui est très intéressante», a insisté M. Perron. Les conclusions de l'enquête devaient être rendues publiques ce matin lors d'une conférence de presse annonçant les 2es Rencontres interrégionales sur la persévérance et la réussite scolaires.
Il voit également comme très positif le fait que les Québécois jugent que le taux de diplomation des jeunes avant 20 ans devrait idéalement être de 81 %. «Ça m'encourage de voir que les Québécois partagent notre cible», a dit M. Perron, qui est membre du Groupe d'action sur la persévérance et la réussite scolaires, dirigé par L. Jacques Ménard, président de BMO Groupe financier. Diplômer avant 20 ans 80 % des élèves d'ici 2020, c'est l'objectif du gouvernement du Québec, qui s'est inspiré de ce qu'avaient proposé M. Ménard et ses collègues.
Selon le sondage, les Québécois seraient également nombreux à croire que prévenir le décrochage vaut mieux que les faire «raccrocher» plus tard, même s'ils sont légèrement moins nombreux (83 %) qu'en 2009 (85 %) à croire que la prévention est prioritaire. Enfin, parmi une série de mesures, les personnes interrogées souhaiteraient que l'on privilégie l'aide et le soutien aux élèves et la diminution des ratios professeur/élève pour améliorer le système d'éducation afin de prévenir le décrochage. La marge d'erreur maximale pour un échantillon de 2032 répondants serait de 2,17 % 19 fois sur 20.
Les efforts portent leurs fruits
Les Québécois sont aussi de plus en plus conscients que la lutte contre le décrochage est, en plus d'être l'affaire des parents, celle des élèves, de l'enseignement et de la société en général. Les efforts portent leurs fruits, croit M. Perron. «On a donné d'importantes sommes aux régions pour la persé-vérance», a soutenu le chercheur en faisant allusion aux 50 millions sur cinq ans que donnent la Fondation Chagnon et le gouvernement aux instances régionales de concertation (IRC) et aux communautés locales par l'entremise de Réunir Réussir. «L'autre point important, c'est que les commissions scolaires ont signé des conventions de partenariat avec le ministère de l'Éducation. Avant, elles n'étaient pas aussi mobilisées sur des cibles précises de taux de diplomation.»
Et signe que le décrochage est l'affaire de tous, sur les quelque 630 personnes déjà inscrites aux journées interrégionales des 19 et 20 octobre, les deux tiers ne proviennent pas directement du réseau de l'éducation, se réjouit M. Perron.
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