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Prime aux enseignants: les anglophones appliquent déjà la recette de Legault

Lisa-Marie Gervais   17 septembre 2011  Éducation
Ces primes incitatives peuvent être concédées aux enseignants qui exercent dans une école en région ou dans un milieu difficile et à ceux qui décident de s’engager dans des activités parascolaires.<br />
Photo : Agence France-Presse Anne-Christine Poujoulat
Ces primes incitatives peuvent être concédées aux enseignants qui exercent dans une école en région ou dans un milieu difficile et à ceux qui décident de s’engager dans des activités parascolaires.
La recette Legault, qui évoque l'idée d'octroyer des incitatifs salariaux aux enseignants, est déjà en cours d'implantation dans les commissions scolaires anglophones du Québec, a constaté Le Devoir. Lors des dernières négociations, le ministère de l'Éducation a donné son aval à un programme de reconnaissance de la valeur ajoutée qui permet aux enseignants de cumuler jusqu'à 16 % de leur salaire en primes.
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    17 septembre 2011 09 h 06
    Tiitre non conforme
    Le titre ne correspond pas au texte et laisse croire que la prime s'applique au projet Legault. Cela crée une confusion chez le lecteur.
    Qu'on accorde un supplément pour les activités scolaires n'est pas mauvais mais au secteur français, on intègre les activités à la tâche si j'ai bien compris.

    Je crois que le projet Legault est mauvais et difficile à appliquer. Je suis contre une prime même dans l'industrie ou les sociétés de l'état. Si le Président reçoit une prime, il le doit aussi à ses employés qui ont travaillé parfois très fort pour atteindre les objectifs du patron. Le salaire devrait être ajusté au poste occupé.
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  • Franfeluche - Abonné
    17 septembre 2011 09 h 23
    Mauvais titre
    Tout d'abord, ce que j'ai compris des propositions Legault est qu'il veut récompenser les enseignants au mérite ce que ne font pas les neuf commissions scolaires anglophones.

    Quant aux activités parascolaires qui, à mon avis, favorisent la persévérance scolaire, je trouve important que les enseignants reçoivent un bonus comme cela peut être le cas actuellement. Je préconise la même chose pour ceux et celles qui travaillent en milieux défavorisés.

    Enfin, je suis en faveur d'une évaluation intelligente de l'enseignant et aussi du directeur d'école. Celle-ci doit être orientée vers l'amélioration de leur intervention et non vers un processus d'attribution d'une récompense monétaire ou vers des mesures punitives allant jusqu'au congédiement. Il y a déjà des situations où on prévoit le congédiement.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    17 septembre 2011 09 h 38
    C'est une question de philosophie de l'éducation. (1)

    On aura remarqué que si l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ), n'a pas élaboré un système de rémunération au mérite, ce n'est pas pour des raison de philosophie de l'éducation, comme cela devrait être, mais parce que, paraît-il, les responsables de l'association auraient constaté qu'il était impossible de déterminer la façon d'évaluer de façon juste et équitable ce «mérite».

    Ce qui veut dire que si jamais on en arrivait, ce qui est fort douteux, à trouver une façon d'évaluer le "mérite" "d'une façon et juste et équitable", ils pourraient y procéder.

    Ils ne vont donc pas au fond du problème qui est un problème de philosophie.

    Le problème c'est que ces gens ne semblent pas reconnaître que les réussites et les échecs des élèves ne dépendent pas uniquement des enseignants.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    17 septembre 2011 09 h 41
    C'est un problème de philosophie de l'éducation. (2)
    L'enseignement ne peut être considéré que comme une technique dont on pourrait garantir le succès parce qu' à ce moment-là ce ne serait plus de l'éducation qu'on ferait mais du dressage, comme on dresse les animaux de cirque, et de l'endoctrinement qui consiste à dire quoi croire plutôt qu'à faire penser c'est-à-dire à inciter à penser par soi-même.

    Il y a des distinctions à faire quand on utilise le terme "apprendre". Ce terme est utilisé dans au moins trois sens différents. On peut apprendre une nouvelle par exemple. Donc on est alors informé. On peut apprendre un savoir-faire comme par exemple la connaissance d' une langue étrangère, c'est ce qu'on appelle un apprentissage. Et on peut apprendre dans le sens de comprendre. Par exemple comprendre un théorème de géométrie ou pourquoi le Québec est une province du Canada.

    Conséquemment, il faut donc des façons différentes d'évaluer tout ce que les enfants ont à apprendre et il faut que les enseignants évaluent eux-mêmes, avec l'aide de personnes compétentes, si ce qu'ils font , si les méthodes qu'ils utilisent sont les meilleures qu'il soit pour que les élèves réussissent le mieux possible, compte tenu de leurs talents, de leur motivation, de leurs conditions physiques et psychologiques, de leurs conditions de vie et de leurs ambitions.

    Bref c'est beaucoup plus compliqué que beaucoup de gens se l'imaginent et tout le monde aurait avantage à s'instruire davantage pour éviter de faire des bêtises par ignorance , bêtises qui risquent d'avoir des répercussions très graves sur l'avenir des enfants.
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  • Notsag - Abonné
    17 septembre 2011 09 h 55
    Question pour initié...
    "On a confectionné nos propres conventions collectives avec nos partenaires syndicaux, et le ministère, notre partenaire patronal, a cautionné ça»"

    "Mais, dans le secteur anglophone, les enseignants n'étaient pas nécessairement rémunérés pour mettre sur pied de telles activités, alors que, dans le secteur francophone, celles-ci font partie de la tâche"

    Est-ce que cela veut dire que la rémunération des secteurs anglophone et francophone diffère, ou peut différer?

    Si oui, il serait intéressant de les comparer.
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  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    17 septembre 2011 10 h 51
    quel est le taux de décrochage?
    Quand on compare le réseau anglophone de l'éducation et qu'on compare le taux de décrochage on se demande pourquoi on ne copie pas leur mesures. La même chose pour les hôpitaux, elle semblent plus efficaces et sont ceux qui on les attentes les plus courtes. Encore là on devrait regarder ce qu'il font de mieux..... regardez juste les deux super hôpitaux et comment ils avancent et les cout.

    Le réseau francophone est embourbé par les syndicats et la bureaucratie et ce n'est pas la faute du gouvernement c'est le même pour les deux réseaux.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    17 septembre 2011 10 h 52
    En effet, titre erroné
    On ne conditionne pas les primes aux résultats scolaires. Sinon, on donnerait sans doute des primes à ceux qui restent dans les écoles favorisées...
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  • André Michaud - Inscrit
    17 septembre 2011 11 h 15
    Bravo
    Il faut donner plus à ceux qui méritent plus, sinon que veut dire le mot justice ?
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  • Mathieu Bouchard - Abonné
    17 septembre 2011 12 h 09
    Prime aux anglophones
    L'article devrait s'appeler « prime aux anglophones : on donne des bonus aux enseignants anglophones parce qu'ils enseignent en anglais ».

    L'argent vient-il des anglophones en particulier ? Sinon ça vient de l'impôt général, donc les francophones payent la très grande majorité de ces bonus.
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  • Notsag - Abonné
    17 septembre 2011 13 h 01
    Copier le réseau anglophone
    @Jamais un Québec Pays:

    Bien d'accord avec ta remarque. Le réseau anglophone semble beaucoup plus performant.

    Il faudrait également s'assurer que les deux réseaux bénéficient d'un financement équivalent, autant du provincial que du fédéral.
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  • Marty Lego - Abonné
    17 septembre 2011 16 h 15
    Rien de neuf . . . encore!
    L'initiative des CS anglophones n'a rien de nouveau en soit. De nombreux entraîneurs dans les CS francophones sont rémunérés depuis plusieurs années déjà pour le temps qu'ils investissent en dehors du temps qui leur est obligatoire. L'an passé mon école secondaire à créer un comité pour partager une enveloppe budgétaire dédiée à la reconnaissance des enseignants qui s'investissent dans les activités parascolaires.

    Par conséquent, il ne s'agit pas d'une pratique isolée dans la CS anglophones. Évitons d'émettre des préjugés hâtifs pouvant être perçus comme de l'anglophobie. De plus,il faut savoir que dans la culture anglophone les écoles sont plus soutenues par les parents. Elles sont nombreuses à avoir leur propre fondation et des campagnes de financement pour soutenir les activités scolaires. S'il y a plus de budgets dans ces milieux, c'est qu'ils s'en sont donné les moyens. Ainsi, ils le méritent amplement et nous n'avons qu'à faire de même.

    Donc, des enseignants profitent d'un supplément parce qu'ils s'investissent dans des activités parascolaires. Toutefois, cela en fait-il de bons pédagogues pour autant? Je trouve qu'il est un peu simpliste de prendre pour acquis qu'un enseignant impliqué dans des activités parascolaires est forcément un bon pédagogue. Certes, les statistiques témoigneront d'une tendance, mais pouvons-nous vraiment nous en inspirer pour en faire une règle?

    La formule citée en exemple n'est rien qu'un second revenu pour des heures supplémentaires ou, au mieux, une appréciation. Une évaluation des enseignants doit porter sur l'acte même qu'est enseigner. Les enseignants demeurent les mieux habiletés pour poser ce jugement. C'est pourquoi donc, il est nécessaire qu'un mécanisme de co-évaluation par les pairs soient implanté comme le proposions JP Proulx pour Le Devoir le 14 septembre et moi dans La Presse le jeudi 8 septembre. Quand le parti Libéral remplira-t-il sa promesse et
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    17 septembre 2011 16 h 17
    Tirer encore de la patte
    Ça veut dire que le 80 % de francophones tireraient encore de la patte au Québec ? Serions-nous plus caves que les anglophones ou est-ce que nous élisons un PLQ anglophile par masochisme ou simple bêtise francophone ?
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  • Notsag - Abonné
    17 septembre 2011 19 h 06
    Le syndrome de la saucisse Hygrade
    @Marty Lego:

    "Elles sont nombreuses à avoir leur propre fondation et des campagnes de financement pour soutenir les activités scolaires. S'il y a plus de budgets dans ces milieux, c'est qu'ils s'en sont donné les moyens. Ainsi, ils le méritent amplement et nous n'avons qu'à faire de même. "

    Si je te demande de voir les chiffres qui soutiennent ce que tu dis, diras-tu que je fais de l'anglophobie?

    Par exemple, quel pourcentage du financement total représente le financement privé? Est-ce vraiment suffisant pour expliquer la différence entre les deux réseaux?

    On sait que le gouvernement fédéral dépenses des millions de $ pour supporter les minorités des langues officielles. Cela veut dire les francophones dans le ROC, et les anglophones au Québec. Est-ce que ce financement fédéral pourrait expliquer, en tout ou en partie, cet avantage du réseau anglophone?

    Le Fédéral finance de façon importante des projets de recherche au Canada. Quand les universités anglophones reçoivent plus de 50% des budgets de recherche au Québec, doit-on en conclure que c'est parce qu'elles sont plus compétentes?

    Si oui, alors nous sommes dans le syndrome de la saucisse Hygrade: Elles sont mieux financés parce qu'elles sont plus compétentes, et elles sont plus compétentes parce qu'elles sont mieux financés.

    Depuis le début de la confédération, le Fédéral a financièrement chouchouté la communauté anglophone du Québec pour s'assurer qu'elle demeure vigoureuse et prospère.
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  • Marty Lego - Abonné
    18 septembre 2011 10 h 41
    Conclusion de mon commentaire précédent
    C'est pourquoi donc, il est nécessaire qu'un mécanisme de co-évaluation par les pairs soit implanté comme le proposions JP Proulx pour Le Devoir le 14 septembre et moi dans La Presse le jeudi 8 septembre. Quand le parti Libéral remplira-t-il sa promesse et . . . créera-t-il un ordre professionnel des enseignantes et des enseignants?
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  • Turbine - Abonné
    18 septembre 2011 15 h 18
    Et les directions? Et le ministère?
    As-tu éteindu les lumières? Il faut que les enfants jousent (ou jouzent, comme vous voudrez). À toutes les jours!

    Voici des paroles de certaines de mes directions d'école et je ne suis pas certaine de vouloir être évaluée par eux. J'ai vu assez de racolage pour en être dégoûtée. Il n'y a pas que le gouvernement libéral qui protège les ti-zamis! J'ai vu des profs totalement inadéquats (retard, sacre devant les élèves, intimidation envers d'autres profs) flirter avec la direction sans crainte. On devrait aussi évaluer le ministère de l'éducation qui change le programme ou l'évaluation à chaque année. Qu'on arrête de tergiverser et donnons des services appropriés aux élèves. Un psychologue qui a 7-8 écoles, des directions qui ont 3 écoles, des secrétaires surchargées de travail. Parfois, dans une école, il n'y a pas de direction, pas de secrétaire, pas de concierge. J'ai déjà dû téléphoner à la CS pour demander une remplaçante et laisser mes élèves seuls que ma collègue surveillait de temps en temps. Bienvenue chez Émilie Bordeleau!

    C'est une idée stupide de s'en prendre aux enseignants maintenant. Le problème réel, c'est le manque de soutien. Des profs au secondaire sont menacés. Tu appelles à la maison et les parents prennent pour le jeune. Des listes noires de parents dangereux à ne pas contacter. On est même menacé au primaire. Je connais ton adresse...Tu vas voir la direction et elle n'est pas là. Elle est à l'autre école ou à une réunion à la CS. Il faut bien que les directions s'entendent sur les changements apportés par le ministère.
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  • Turbine - Abonné
    18 septembre 2011 15 h 22
    Et les directions? Et le ministère Partie 2
    De plus, en juin dernier, les écoles ont perdu tout le surplus budgétaire. Parfois, les sous amassés auraient servi à acheter des jeux pour la cour de récréation, parfois c'était la vente des cartouches d'encre que l'école avait récupérées. Tout surplus, et vlan, disparu. Et on dit que les enseignants décrochent! Le Québec est bien chanceux d'avoir, pour une bonne part, des enseignants dévoués à la tâche dans des circonstances pareilles. Déjà qu'on perd le cinquième ou le quart de nos enseignants diplômés parce qu'on vit parfois en état de siège dans nos écoles.

    Les directions ont le pouvoir de mettre à la porte et d'évaluer leur personnel. Certaines directions ne le font pas et on va mettre en place un système, coûteux j'imagine, pour évaluer les profs alors que certaines directions ne font pas leur travail. Va-t-on couper les services aux élèves encore une fois pour ce système d'évaluation? J'en mettrais davantage dans la construction. Nos enfants auraient peut-être le financement pour leurs études, ce qui est nécessaire dans une vraie démocratie.
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  • Chris G. Eustace - Abonné
    18 septembre 2011 15 h 39
    Oui, des directions plus autonomes - more autonomous administrators !
    18 septembre 2011


    Pour apprécier ce commentaire, s'il vous plaît lisez mes deux «réactions» de cet article:

    «Québec coupé 800 millions»

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/331668/qu

    et « Au cours des prochaines semaines, la FCSQ présentera un plan d'action comprenant une série de mesures pour simplifier l'administration des commissions scolaires et redorer le blason des écoles publiques » Le Devoir, 29 août 2011.

    Maintenant, jetez un oeil à ce communiqué de presse par les anglophones commissions scolaires:

    « L'ACSAQ dénonce le plan Legault à titre de «simpliste et à courte vue' »

    http://www.cnw.ca/en/releases/archive/April2011/12

    Ce communiqué de presse a critiqué le plan d'éducation, François Legault, mais ne mentionne pas un point très important. Pas un mot.

    Francais -

    «Texte de consultation de la Coalition pour l'avenir du Québec en matiere d' education :

    Des directions plus autonomes. Les directions d'etablissement auraient dorénvant des responsabilités accrues.» Oui !


    In English:

    From " The Coaltion for the Future of Québec consultation paper on education:

    More autonomous administrators. School administrators would have added responsibilities." Yes, yes !

    Il ya un problème de développement. Il est question de culture.

    La FCSQ est prêt à faire des changements. Est-ce que ACSAQ prêt à donner plus de pouvoirs pour les directeurs d'école?

    Probablement pas, car ce serait un suicide pour le AQSAQ.

    Malheureusement, du côté anglais n'a pas une forte association des directeurs d'école comme les Français. Ils ont la Fédération québécoise des directions d'etablissement (FQDE) avec sa présidente Chantal Longpré.

    Peut-être les directeurs d'école anglaise (AAESQ) devrait envisager d'adhérer à l'association française.

    Non seulement cela serait mieux pour leurs écoles, mais ne serait pas sous la coupe de l'Association des commissions scolaires anglo
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