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De Brébeuf à François-Xavier-Garneau - Le BI pour mieux vivre ensemble

« L'étudiant doit cumuler au moins 150 heures d'activités parascolaires dans ses trois premières sessions »

17 septembre 2011 | Frédérique Doyon | Éducation
Le collège Jean-de-Brébeuf se démarque par sa longue expérience du baccalauréat international, offert depuis plus de 25 ans.<br />
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir Le collège Jean-de-Brébeuf se démarque par sa longue expérience du baccalauréat international, offert depuis plus de 25 ans.
L'arrivée au collégial marque l'heure des choix. Si opter pour les sciences humaines plutôt que les sciences pures déterminer souvent le cheminement universitaire de l'étudiant qui s'ensuit, s'inscrire au baccalauréat international (BI) peut dessiner les contours de l'humain que l'étudiant deviendra face au monde. Alors, faire son bac international ou pas ? Et surtout, qu'est-ce que cet autre bac avant le bac universitaire ?

Si on met une croix sur ce programme enrichi qu'est le baccalauréat international (BI) parce qu'on craint de passer sa vie dans les livres, assis à un bureau à se bourrer le crâne, on se trompe. Le BI met l'accent sur tout ce qui entoure le scolaire.

«Ce n'est pas un programme d'élite», insiste Jacques Lemaire, directeur des études au collège Jean-de-Brébeuf, le premier collège québécois à offrir le programme. Quatre autres établissements lui ont emboîté le pas: le cégep André-Laurendeau, le collège régional Cham-plain et, à Québec, les collèges Laflèche et François-Xavier-Garneau.

«Ça nécessite une bonne motivation, mais c'est le seul programme où le parascolaire fait partie du cursus, précise-t-il. Une des premières caractéristiques et exigences [du BI], c'est que l'étudiant doit cumuler au moins 150 heures d'activités parascolaires dans ses trois premières sessions.» Cette activité touche trois champs: la créativité (par les arts ou par l'action militante au sein d'une organisation internationale), l'activité physique et le bénévolat. Et elle peut, bien sûr, se pratiquer à l'extérieur du collège, tant qu'une personne peut répondre de l'engagement de l'étudiant.

Autrement dit, le BI cherche à cultiver l'humain curieux et engagé dans le monde plus qu'à cultiver des cerveaux. Vaut mieux une tête bien faite qu'une tête bien pleine, écrivait Montaigne. «Il faut une bonne connaissance de base des disciplines, mais il faut aussi une volonté de changer le monde et une qualité d'empathie», souligne M. Lemaire à propos du programme, qui ne vise rien de moins «qu'une meilleure entente entre les peuples».

En classe

Le terrain des études n'est pas délaissé pour autant. En plus des travaux et évaluations habituels d'un diplôme d'étu-des collégiales (DEC), l'étudiant du BI amorce dès la deuxième session la préparation d'un mémoire d'une vingtaine de pages sur une question «porteuse sur le plan méthodologique», précise M. Lemaire. Il en détermine lui-même le sujet, parmi les vingt disciplines abordées au cours du bac. Une étape qui ouvre la voie jusqu'à l'université.

«Les questions doivent avoir une portée internationale», note M. Lemaire, qui rappelle que le programme a été conçu par des professeurs venus de partout dans le monde. On traitera donc plus souvent de littérature mondiale que seulement francophone. Surtout à Brébeuf, qui accorde une importance particulière à cette dimension internationale.

Et il y a bien sûr les examens finaux, «qui exigent une préparation solide» puisqu'ils font la synthèse de ce qui a été appris, afin que les étudiants voient les liens entre les apprentissages des diverses sessions.

«C'est un peu plus exigeant, reconnaît le directeur des études, mais ce n'est pas un autre monde.» Comme au DEC régulier, l'étudiant se frotte à des contraintes, mais il a aussi plus de choix. Outre le cours de français obligatoire, il doit choisir une discipline pour chaque grande famille du savoir, soit une langue seconde (anglais ou espagnol), une science de l'homme (philosophie, économie, histoire), une science expérimentale (physique, chimie, biologie) et mathématiques-informatique. La sixième matière va permettre à l'étudiant d'approfondir une des disciplines choisies. Le collège Jean-de-Brébeuf innove cette année avec un profil en psychologie.

Pour s'inscrire

Quant aux coûts, ils dépassent ceux du DEC régulier de 100 $ par session, en plus des coûts liés aux examens de synthèse.

Brébeuf se démarque par sa longue expérience du BI, offert depuis plus de 25 ans. Plus de 1300 diplômés en sont sortis depuis 1985.

«Les professeurs connaissent davantage les exigences du programme, les étudiants sont donc mieux préparés aux examens finaux», estime M. Lemaire, qui se flatte d'un taux de réussite (obtention du diplôme) de 98 % des candidats.

Mais, au-delà des rivalités entre les différents collèges qui offrent le BI, le directeur des études se réjouit surtout de la reconnaissance dont jouit ce programme enrichi dans les universités depuis six ou sept ans. Celles-ci tiennent désormais compte des spécificités du BI dans les demandes d'admission. Ainsi, la fameuse cote de rendement (cote R) compte pour 50 % de l'évaluation du dossier, l'autre moitié découlant des résultats prévus ou obtenus aux examens internationaux du BI.

Fondé en 1968, le baccalauréat international est une fondation éducative à but non lucratif qui se base sur une mission et se concentre sur l'étudiant. Maintenant décliné aussi aux niveaux primaire et secondaire, le programme d'enseignement du BI est dispensé à près d'un million d'élèves (âgés de 3 à 19 ans) dans 3307 établissements répartis dans 141 pays.
 
 
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