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Le collège Sainte-Anne - Lachine abrite un collège sans frontière

Des ententes de partenariat donnent accès à des formations sur cinq continents

17 septembre 2011 | Anne-Laure Jeanson | Éducation
L’an dernier, un élève sur six a quitté le collège pour vivre une expérience à l’étranger, ce qui représente 300 jeunes.<br />
Photo : Collège Sainte-Anne L’an dernier, un élève sur six a quitté le collège pour vivre une expérience à l’étranger, ce qui représente 300 jeunes.
Depuis qu'Ugo Cavenaghi est devenu directeur général du collège privé Sainte-Anne, dans l'arrondissement Lachine à Montréal, en 2006, l'établissement se tourne vers l'étranger.

«On a décidé de se lancer dans la culture internationale en créant un réseau d'écoles partenaires; un petit peu comme ce qui se passe dans les universités», raconte M. Cavenaghi. Les jeunes vont à l'école et vivent aussi dans des familles pendant deux à trois semaines. «Au niveau des chocs culturels, c'est toujours intéressant», dit-il.

L'école secondaire a tissé des liens avec 13 écoles localisées en France, en Belgique, en Espagne, au Sénégal, en Chine, au Japon, en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis et dans le reste du Canada. L'an dernier, elle a signé une entente avec l'Australie et l'Allemagne. Cette année, elle met les voiles vers l'Amérique latine.

École de langues


L'an dernier, un élève sur six a quitté le collège pour vivre une expérience à l'étranger, ce qui représente 300 jeunes.

La direction veut offrir plus de séjours linguistiques. À Sainte-Anne, l'espagnol est obligatoire. «Notre école partenaire à Séville est une bonne école de langues, indique M. Cavenaghi. Je dis aux élèves: "Si vous voulez aller parfaire votre espagnol, vous pouvez y aller l'été".»

Ces séjours peuvent prendre la forme d'un projet scolaire. Dans le cadre du programme DéfiMonde, le groupe participant a un cours de mandarin obligatoire en 3e année. Ensuite, il va passer une certification dans l'école partenaire à Shanghai, en Chine.

Les frais encourus pour une telle aventure se limitent au coût du déplacement: «Le reste est pris en charge par l'école et par les familles qui nous reçoivent», dit le directeur. Quant à la sélection des élèves, elle se fait beaucoup en fonction de leur motivation: ils doivent notamment répondre à des questions sur le choix de leur destination et sur les bénéfices qu'ils pensent en retirer.

Des échanges d'expertises


Ces partenariats entre écoles sont ainsi l'occasion de faire des échanges d'élèves et d'enseignants durant des périodes d'une à six semaines. Il y a deux ans, un professeur de mathématiques de Dakar est donc venu enseigner à Lachine et, l'année dernière, un Américain a donné un cours d'histoire des États-Unis au collège pendant quelques jours. «On pourrait faire aussi de même en ce qui regarde l'enseignement du français», déclare M. Cavenaghi.

Car, prochainement, la directrice de l'école partenaire française, Blanche de Castille, à Versailles, viendra pendant une semaine pour s'imprégner de la culture et des méthodes d'enseignement du collège privé. «Si c'est vraiment un échange d'élèves, c'est aussi un échange d'expertises pédagogiques ou administratives», ajoute le directeur.

Avant de signer un partenariat, la direction se déplace. «On essaie d'avoir des établissements qui se ressemblent, pas forcément en taille, mais en matière de philosophie, d'accompagnement, de sécurité», poursuit-il.

Toutefois, une entente spéciale avec des collèges de Dakar, Bruxelles et Paris permet aux élèves admis à Sainte-Anne de pouvoir s'intégrer automatiquement aux trois autres écoles. C'est le réseau Globe espérance. «Une élève dont la mère a un contrat à Paris va ainsi rentrer automatiquement à Blanche de Castille», raconte M. Cavenaghi.

38 élèves du Sénégal


Les enseignants sont aussi sensibilisés «à internationaliser leurs cours». En français, sur les sept ou huit livres que les jeunes doivent lire, certains seront ceux d'auteurs étrangers. Chaque département a pour mandat de teinter son enseignement avec des textes et des problématiques axés sur l'histoire internationale.

Pour les élèves qui n'ont pas l'occasion de voyager, le collège Sainte-Anne reçoit de plus en plus d'élèves étrangers provenant des écoles partenaires. «On veut que les gens se côtoient, on veut que les gens se mélangent», dit le directeur. Cette année, l'école devrait aussi accueillir 38 élèves du Sénégal pendant deux semaines.

«Les familles et les jeunes sont très contents de les recevoir», note M. Cavenaghi. L'an dernier, 100 jeunes sont arrivés à Lachine et tous ont pu être placés dans des familles.

Un nouveau cégep bilingue


Depuis la rentrée, le collège Sainte-Anne offre pour la première fois une formation collégiale bilingue. Dès les premières semaines, les élèves doivent suivre une partie des cours en anglais et la proportion augmente d'une session à l'autre.

Les six dernières semaines se déroulent en principe à l'étranger, pour permettre la réalisation d'un projet de fin d'études. «On compresse les cours pendant deux ans pour libérer du temps», explique M. Cavenaghi. Les élèves sont ainsi préparés pour poursuivre leurs études dans des universités américaines et canadiennes ou pour s'intégrer à une école préparatoire du réseau des grandes écoles de la France.

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Collaboratrice du Devoir
 
 
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