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    Éducation

    Les diplômés canadiens s'en tirent moins bien que ceux des autres pays de l'OCDE

    13 septembre 2011 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Le taux d’emploi chez les diplômés parmi les plus qualifiés au pays serait relativement peu élevé selon l’OCDE. <br />
    Photo: Agence Reuters Sue Ogrocki Le taux d’emploi chez les diplômés parmi les plus qualifiés au pays serait relativement peu élevé selon l’OCDE.
    Pour lire le document de l'OCDE (pdf)
    Les diplômés universitaires du Canada ont la vie dure comparativement à ceux des autres pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), révèle le plus récent rapport de l'organisation, rendu public aujourd'hui. En effet, le taux d'emploi chez les hommes et les salaires de ces diplômés parmi les plus qualifiés au pays seraient relativement peu élevés.

    Intitulé Regards sur l'Éducation 2011, ce document de référence, qui recense de multiples indicateurs en éducation pour comparer notamment la totalité ou quelques-uns des 34 pays de l'OCDE, mais aussi ceux du G20, démontre que le Canada possède la plus grande proportion de diplômés, se destinant à la recherche ou à l'exercice de professions exigeant un haut niveau de compétences comme la médecine, qui gagnent moins que le salaire médian (25 500 $ pour une personne seule en 2009, selon Statistique Canada). Voilà qui indique que les qualifications acquises et les besoins sur le marché du travail ne sont pas toujours bien arrimés, laisse entendre le rapport.

    Et alors que la présence des grands diplômés universitaires sur le marché du travail est très élevée dans la majorité des pays de l'OCDE (88,6 % en moyenne), au Canada, environ 82 % des hommes de cette catégorie, âgés de 25 à 34 ans, travaillent. C'est le pire taux après celui de la Hongrie.

    Les diplômés universitaires ont aussi tendance à travailler moins d'heures puisque 60 % d'entre eux sont employés à temps plein, contre 75 % en moyenne dans les autres pays de l'OCDE. Enfin, l'écart entre le salaire gagné par des diplômés universitaires canadiens et ceux qui ne le sont pas demeure plus grand chez les femmes que chez les hommes.

    Le Canada excelle par contre dans le raccrochage scolaire à tous âges et possède une bonne filière professionnelle au niveau secondaire, note le rapport. Toutefois, en le comparant à celui des pays de l'OCDE qui détiennent une telle filière, le taux d'obtention du diplôme au Canada est inférieur à 30 %, à l'instar notamment de la Corée, de l'Estonie et du Mexique. Sur une note plus positive, le bilan de l'OCDE souligne que le Canada fait partie des pays à la main-d'oeuvre la plus qualifiée. Environ 50 % des travailleurs possèdent un diplôme universitaire, contre 30 % en moyenne dans les autres pays. Et cette proportion continue de croître. Chez les jeunes Canadiens âgés de 25 à 34 ans, 56 % sont diplômés de l'université, une part qui n'est supplantée que par les Coréens, qui sont 64 % à avoir au moins un tel diplôme.

    Diplomation en hausse

    «Dans l'hypothèse du maintien des taux d'obtention d'un diplôme à leur niveau actuel, 82 % des jeunes d'aujourd'hui devraient terminer avec succès leurs études secondaires au cours de leur vie, en moyenne, dans les pays de l'OCDE», souligne d'emblée le rapport.

    Actuellement, dans 28 des 33 pays de l'OCDE à l'étude, 60 % au moins des individus âgés de 25 à 64 ans sont au moins diplômés du deuxième cycle de l'enseignement secondaire. Les filles sont toujours premières de classe: 73 % d'entre elles terminent avec succès et dans le délai imparti leurs études secondaires, contre 63 % de garçons. Il n'y a qu'en Suisse et en Allemagne que le taux d'obtention d'un diplôme d'études secondaires des filles est inférieur à celui des garçons.

    Enfin, le pourcentage de diplômés universitaires a sensiblement augmenté au cours des 30 dernières années: il est de 37 % en moyenne chez les 25-34 ans et c'est en Corée, au Japon ainsi qu'au Canada qu'il est le plus élevé, avec plus de 50 % de jeunes adultes qui ont terminé avec succès une formation de ce niveau. Le rapport mentionne en outre que bien que le nombre de diplômés du doctorat demeure faible dans le monde, il n'a cessé de croître, à raison de 5 % par an depuis 2000.

    Pour plus de détails sur les autres indicateurs (les droits de scolarité, le niveau de salaire des enseignants, les dépenses publiques en éducation, etc.), consultez notre site Internet www.ledevoir.com.












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