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    Hausse des droits de scolarité - Les étudiants amorcent leur campagne de sensibilisation

    22 août 2011 |Geneviève Tremblay | Éducation
    Après un été de campement protestataire devant le ministère de l'Éducation, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) comptent poursuivre leur lutte contre la hausse des droits de scolarité en multipliant, cet automne, les actions d'éclat visant à faire revenir le gouvernement Charest sur sa décision.

    Réunies la semaine dernière pour mettre au point leur plan d'action en vue des rentrées scolaire et parlementaire, les deux fédérations ont annoncé hier leur intention de «faire monter la pression» sur le gouvernement en sensibilisant autant les citoyens que les étudiants de la province à l'enjeu de l'accessibilité aux études supérieures. Car une éducation moins abordable diminue «l'accès aux études chez la classe moyenne, chez les étudiants des milieux défavorisés ainsi que chez les gens de milieux éloignés», a déploré le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin.

    La rentrée collégiale d'aujourd'hui sonne le début d'une campagne de sensibilisation sur l'ensemble des campus du Québec, qui atteindra son apogée le 10 novembre lors d'une grande manifestation étudiante à Montréal. Outre des séances d'information sur «les impacts négatifs de la hausse des frais de scolarité», la distribution d'un journal spécial et le dévoilement de documents expliquant les dessous de l'endettement et de l'aide financière, les fédérations comptent mener des actions concrètes dans diverses régions du Québec lors d'une tournée provinciale, qui aura lieu au début du mois d'octobre.

    Des manifestations seront donc organisées en Abitibi, au Saguenay, dans le Bas-Saint-Laurent et à Sherbrooke, dans le but de «montrer que ce n'est pas juste la question d'une minorité d'étudiants, mais que ça concerne toute la population», a déclaré la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, qui compte même «ratisser au niveau des organismes pour les amener dans [la] lutte». Les deux représentants prévoient aussi rencontrer une dizaine de députés libéraux élus avec moins de 1000 voix de majorité lors des dernières élections, «pour s'assurer qu'ils ne soient pas réélus, à moins qu'ils ne s'engagent à faire pression au sein du caucus du premier ministre», a indiqué Léo Bureau-Blouin.

    Pour l'instant, les étudiants qui fréquentent l'université à temps plein doivent débourser environ 2200 $ par année pour leurs droits de scolarité. Suivant la hausse graduelle de ces frais annoncée par le gouvernement Charest, soit 325 $ par année sur cinq ans, les étudiants devront payer en moyenne 3800 $ par année à compter de 2017. Interrompues depuis décembre dernier, les négociations avec le gouvernement du Québec sont toujours au point mort. La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a d'ailleurs répété la semaine dernière que les étudiants se doivent d'apporter leur contribution pour financer le système d'éducation.

    Actions «de plus en plus corsées»

    De son côté, l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) dévoilera aujourd'hui ses propres moyens de pression pour les mois à venir, des actions qui seront «de plus en plus corsées» pour convaincre la population que ses revendications sont légitimes, a promis hier le porte-parole de l'ASSE, Gabriel Nadeau-Dubois, en entrevue au Devoir. «Les élites politiques et économiques du Québec ont fait, dans les dernières années, un travail de martèlement idéologique assez important pour convaincre la population que les étudiants vivaient dans le luxe, qu'ils devaient faire leur part, que les universités étaient sous-financées», a déploré le porte-parole.

    Le sentiment de colère chez les étudiants est tel, ajoute-t-il, que si le gouvernement ne revient pas sur sa décision après «le dernier avertissement» du 10 novembre, une grève générale illimitée sera déclenchée à l'hiver. «Cette fois-ci, on va brandir réellement au visage du gouvernement la menace d'une grève générale illimitée. Et on n'a pas peur d'utiliser le mot.»












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