dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Cégep - Des enseignants dénoncent l'octroi de diplômes au rabais

Lisa-Marie Gervais   3 juin 2011  Éducation
Les instigateurs du manifeste déplorent le trop grand accent mis sur l'approche pédagogique à appliquer depuis la rentrée en septembre de la première cohorte d'étudiants 100 % réforme. <br />
Photo : Agence France-Presse Joel Saget
Les instigateurs du manifeste déplorent le trop grand accent mis sur l'approche pédagogique à appliquer depuis la rentrée en septembre de la première cohorte d'étudiants 100 % réforme.
Exprimant leur ras-le-bol à propos des pressions qu'ils subissent pour faire réussir à tout prix leurs étudiants, des enseignants au collégial ont lancé le Manifeste pour un Québec éduqué, déjà signé par près de 150 professeurs, étudiants ou retraités à travers le Québec.

«Faut-il réellement baisser nos exigences pour favoriser l'octroi de diplômes au rabais et consacrer plus de temps à la pédagogie bidon qu'à faire comprendre et aimer notre matière?», peut-on lire dans le texte introductif du manifeste créé à l'initiative de huit enseignants du cégep de Saint-Hyacinthe et publié dans nos pages.

Enseignante en techniques administratives, Ariane Grisé souligne ne pas avoir «succombé» aux désirs de plusieurs étudiants qui contestent une faible note ou un échec. «Je donne la note que l'étudiant mérite, mais effectivement, ça nous arrive d'avoir de la contestation de la part des étudiants. Ils vont souvent directement à la direction et elle les écoute. Ensuite, on revient vers nous et on est questionnés au sujet de l'échec de l'étudiant. Ça nous met dans l'embarras. On a l'impression qu'il y a un manque de confiance dans notre capacité de juger», a-t-elle expliqué.

«Sans tomber dans l'anecdote, on sent qu'il y a des pressions pour la réussite qui ne viennent pas des directions mais plutôt du ministère de l'Éducation», a renchéri Isabelle Duchesne, enseignante de chimie au cégep de Saint-Hyacinthe. En effet, une loi du ministère de l'Éducation (MELS) oblige les cégeps à fournir un plan stratégique sur une période de plusieurs années, qui doit tenir compte du plan stratégique que le MELS élabore lui-même. Or ce plan doit comporter des objectifs et les moyens que les cégeps mettront en oeuvre pour les réaliser, y compris des cibles chiffrées.

Le plan stratégique 2010-2015 du cégep de Saint-Hyacinthe indique, par exemple, qu'il souhaite augmenter son taux de diplomation et son taux de réussite après un premier trimestre de chacun 5 %. «Nous, les enseignants, pour être capables d'arriver à ces taux de réussite là, il faut niveler par le bas. On donne déjà tout ce qu'on a pour la réussite des élèves mais, si on veut les amener à réussir plus, il faut diminuer les critères d'évaluation», a expliqué Mme Duchesne.

Bien que la direction du cégep de l'Outaouais ne se mêle pas des notes attribuées par les enseignants, Marie-Josée Boudreau, qui y coordonne le département de français, a souvent entendu le discours du nivellement par le bas. «Depuis les cinq dernières années, le discours de la réussite à tout prix a beaucoup circulé. Baisser nos exigences, s'adapter à la clientèle, prendre l'étudiant là où il est rendu», a-t-elle souligné. L'an dernier, dans le nouveau devis ministériel pour la formation générale, une partie des exigences en littérature a été retirée au profit de l'ajout d'une compétence en correction et révision de textes. «Il fallait revoir l'autocorrection avec les nouveaux étudiants sous prétexte qu'ils n'avaient pas vu cette compétence-là en 5e secondaire», a-t-elle ajouté.

Encadrer les élèves de la réforme

Les instigateurs du manifeste déplorent le trop grand accent mis sur l'approche pédagogique à appliquer depuis la rentrée en septembre de la première cohorte d'étudiants 100 % réforme. «Dernière trouvaille: pour accueillir les étudiants de la réforme, nous devons maintenant développer une pédagogie universelle de la première session», peut-on lire dans le manifeste.

Selma Bennani, enseignante de littérature au cégep de Saint-Hyacinthe, déplore ce trop grand encadrement. «On nous dit de tenir davantage ces étudiants-là par la main. Mais on pense qu'en les encadrant davantage, non seulement c'est diluer les connaissances qu'on pourrait apporter, mais c'est montrer qu'on n'a pas confiance en nous, les profs», a-t-elle dit.

Le président de la Fédération des enseignants au collégial (FEC-CSQ), Mario Beauchemin, constate que les parents et les étudiants ont de plus en plus de pouvoir. «Souvent, sous la pression des parents, les administrations vont accepter de demander à un prof de faire passer un examen de reprise à un élève en échec alors que ce n'est pas prévu. De plus en plus les parents s'imposent, on les voit même débarquer avec des avocats», a-t-il indiqué. Il s'inquiète toutefois davantage des cibles de réussite chiffrées des plans stratégiques, qui viennent rarement «avec les ressources financières permettant de les atteindre».

Isabelle Duchesne souhaite que le Manifeste pour un Québec éduqué remette l'éducation post-secondaire au coeur des priorités. «C'est un cri d'alarme pour dire qu'il ne faudrait pas en arriver là. On ne veut pas d'éducation "fast-food" et on veut sensibiliser le plus grand nombre.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Pierre Langlois - Inscrit
    3 juin 2011 04 h 34
    Le devoir de chacun
    Les enseignants du cégep, n'étant à priori pas formés pour enseigner mais étant d'abord des spécialiste d'un domaine précis, oublient souvet que le devoir premier d'un enseignant est la réussite de ceux à qui il enseigne. Les appentissages du c.gep relèvent encore de la formation générale et il en découle que les élèves sont astreints à des cours qui, plus souvent qu'autrement, ne touchent ni de près ni de loin à leurs intérêts.
    Évidemmnt, il es indéniable qu'une formation générale de base est nécessaire à la formaton de tout bon citoyen. Toutefois, il est normal que des jeunes de 17 ou 18 ans n'aient pas la maturité requise pour comprendre l'importance d cet apprentissage. Il incombe donc à l'enseignant de faire aimer sa matière et de faire réussir ses élèves coûte que coûte, au prix ed'un effort considérable non pas en offrant à rabais une réussite non méritée mais en usant de tous les moyens possible pour faire comprendre et aimer la matière qu'il enseigne.

    Il faut visr la réussite à tout pris car nous ne sommes pas assez riches pour nous permettre l'échec de qui que ce soit. Réussir, oui, mais par l'élévation de nos élèves et nonpar des diplômes à rabais. Réussir parce que les enseignants se seront retroussé les manches, auront pris leur responsabilité et auront fait comprendre ls élèves.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Leyraud - Abonné
    3 juin 2011 07 h 44
    Réussir à tout prix ? coûte que coûte ?
    J'ai enseigné pendant 30 ans au Cegep et contrairement à ce qu'écrit P Langlois je n'ai jamais pensé que mon "devoir premier" était la réussite à tout prix de mes élèves . Je pense toujours que mon devoir premier était de tout faire pour que l'élève acquiert un certain niveau de connaissance correspondant à la réussite du cours.
    A l'origine de ce manque de réussite au Cegep il y aurait , selon P Langlois,l'absence de formation pédagogique des enseignants du collégial mais il y a le même problème au niveau secondaire où les enseignants on pourtant une formation pédagogique ? J'ai aussi connu au cours de ces 30 ans au Cegep des enseignants, une minorité heureusement, qui avaient année après année, cours après cours des taux de réussite de 95% voire 100% alors que leurs collègues les mêmes années pour les mêmes cours , malgré tous leurs efforts, peinaient avec un 70 ou 75
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michele - Inscrite
    3 juin 2011 07 h 45
    Réformer le C.E.G.E.P.
    Comment se fait-il que les C.E.G.E.P. francophones n'ont pas encore été réformés?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jeandan12 - Inscrit
    3 juin 2011 09 h 03
    @Pierre Langlois
    Dans votre message vous ne faites que déresponsabilisé les étudiants. Vous dites que le rôle premier du professeur est la réussite de ses élèves, et bien le devoir premier de l'élève est sa propre réussite, acquise avec du travail et des efforts.

    Pour se qui est des intérêts des élèves, je ne comprend pas votre histoire sur la "formation générale". Oui il y a effectivement des cours de français, anglais, éducation physique, mais chaque élève est inscrit dans le programme de son choix, qui rejoint ses intérêts, que ce soit pré-universitaire ou technique.

    "Toutefois, il est normal que des jeunes de 17 ou 18 ans n'aient pas la maturité requise pour comprendre l'importance d cet apprentissage."

    La maturité ne s'acquiert pas en se faisant donner tout cru et sans effort quelque chose, mais en travaillant pour l'obtenir. À 18 ans, si un jeune ne comprend pas qu'il doit travailler pour réussir, il est temps qu'il l'apprenne.

    "Il faut visr la réussite à tout pris car nous ne sommes pas assez riches pour nous permettre l'échec de qui que ce soit."

    C'est justement cela le nivellement par le bas et personne ne sort gagnant que des élèves obtiennent un diplôme qu'ils ne méritent pas.
    Je suis bien d'accord avec la dernière phrase de l'article qui dit: On ne veut pas d'éducation "fast-food". Parce que c'est réellement ce dont vous parlez.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Emilie V - Inscrit
    3 juin 2011 09 h 19
    L'implication des étudiants.
    Je suis moi-même de retour aux études. J'ai 24 ans et je côtoie les jeunes de 17-18 ans de cette fameuse réforme. Je ne suis pas d'accord avec Monsieur Langlois par rapport au fait que le fardeau de la réussite ne devrait pas dépendre des enseignants, mais de l'étudiant concerné.
    Je vois des jeunes qui ne s'intéresse pas à leur réussite, qui prennent les heures de cours afin de dormir un peu entre une sortie dans les clubs et un 4 à 6 heures de travail à temps partiel. Pour les autres, la majorité passe leur temps à ''texter'' ou simplement se raconter leur fin de semaine pendant que l'enseignant s'époumone à donner sa théorie. Je trouve déplorable que l'on rejette la faute sur les enseignants, qui pour la plupart, sont passionnés et intéressants à écouter. Ce qu'on leur demande maintenant, c'est donner des points gratuits pour remonter la moyenne d'un jeune qui n'en a rien à faire de ce que Sartre avait à dire et comment on fait pour expliquer son opinion dans une beaucoup trop longue dissertation de 600-1000 mots. Je vous rappelle qu'à la base la dissertation aide à former son opinion, savoir l'exprimer sans dire ''genre'' à tous les 3 mots.
    Ces enfants sont les victimes de notre société de consommation où tout est trop rapide et sans intérêt, car rien n'est fait avec passion et en profondeur. Ça m'enrage de voir un étudiant revendiquer des points gratuits qui à la base ne les méritent pas.
    Bref, ce que j'en comprends c'est que les enseignants vont devoir fermer les yeux sur des travaux bourrés de fautes et sans queue ni tête et laisser les notions fondamentales coulées entre les doigts des futurs avocats, ingénieurs, infirmiers, car "tsé la genre monsieur j'mérite au moins 5 points de plus juste pour l'avoir fait (sur le coin de la table 1heure avant la remise)''.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Kris13104 - Inscrit
    3 juin 2011 09 h 25
    Les enseignants ont bon dos...
    Un des problèmes qui pollue le débat autour de l'enseignement concerne un principe de base élémentaire que l'on essaie d'enrober de toutes sortes de façon: apprendre exige des efforts, c'est difficile, contraignant, parfois rébarbatif, mais la connaissance est à ce prix.
    Quelque soient les moyens pédagogiques utilisés, cet effort de l'apprenant est indispensable et il faut arrêter de disserter sur des apprentissages faciles: ces derniers sont une duperie et n'existent pas.
    Dans cet même démarche, la pratique démagogique qui consiste à enfermer les résultats scolaires ou univesitaires à des normes pré-établies ou même seulement souhaitées est aberrante, car elle mine la valeur des diplomes, discriminatoires, parce qu'elle défavorise les apprenants sérieux, et donnent une démonstration d'un laissez-aller généralisé.
    Critiquer les enseignants est stupides, dangereux, car ces derniers ont la lourde responsabilité de donner des arguments efficaces à leurs elèves pour la réussite de ces derniers. Ils ont raison de distinguer les élèves méritants, sérieux, p.r. aux «touristes scolaires».
    Quand on constate l'effort important dont bénéficie l'Éducation, on ne peut tolérer que le décrochage scolaire soit banalisé et on ne peut se féliciter des «retours» ultérieurs à l'enseignement, quel gaspillage!Enfin, l'éducation des jeunes n'est pas la mission première des enseignants, même s'ils y participent: l'éducation des jeunes relèvent des propres parents de ces derniers. Il est lamentable de constater le désintérêt dont les jeunes sont victimes de la part de leurs parents, il suffit de constater les aberrations de comportement qui sont signalés. En revanche, ce n'est pas à la société d'y suppléer, elle ne peut que constater des travers et, éventuellement, de sanctionner. La encore, c'est trop tard, dommage, et c'est un gaspillage.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Philalethes - Abonné
    3 juin 2011 09 h 26
    M. Langlois...
    M. Langlois,

    Le devoir premier d'un enseignant est de transmettre ses cpnnaissances avec clarté et exactitude, et non de servir les "intérêts" des étudiants tels qu'ils les définieraient eux-mêmes. Il faut vraiment ne rien comprendre à l'éducation pour croire que l'enseignant puisse être seul garant de réussite ou de compréhension (ou même de 'faire aimer sa matière') - il faut être deux pour danser le tango, et l'enseignant de matières théoriques n'a même pas l'avantage du meneur qui peut déplacer physiquement son partenaire afin de lui montrer comment bouger.

    Votre intervention, par ailleurs, présume pernicieusement que les enseignant-es actuellement en postes sont soit incapables (pas formés pour ça, ce qui est de moins en moins vrai dans beaucoup de disciplines) soit indésireux de faire leur possible pour intéresser les étudiant-es et leur assurer une réussite réelle plutôt qu'illusioire. Outre le fait qu'on puisse présumer du fait que là ou il y a des humains, il y aura quelques incompétent-es, avez-vous des preuves pour étayer une affirmation si englobante, ou ne doit-on y comprendre que l'expression de vos préjudices particuliers?

    Je conclus en disant que si nous sommes trop pauvres pour nous permettre d'avoir des standards, nous sommes déjà foutus.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • perro blanco - Inscrit
    3 juin 2011 09 h 27
    À Pierre Langlois
    Vos propos me désolent atrocément, monsieur.
    Vous manquez manifestement d'une connaissance appréciable du vécu de ces enseignants.
    Je suis moi-même un retraité de l'enseignement, et je comprends parfaitement l'insupportable defi auquel ils ont à faire face.
    L'enseignant doit souvent vouloir pour 30 personnes. C'est tout un boulet, ça! On met toute la pression sur lui comme s'il s'agissait simplement pour lui de remplir des cruches.
    Mais il est où l'apprenant dans tout ce processus complexe d'apprentissage?
    Qui a la responsabilité de maîtriser éventuellement les exigences minimales du métier ou de la profession qu'il a envisagés?
    Qui doit faire la preuve qu'il a les qualités requises et les compétences pour accomplir les tâches qui lui seront confiées?
    L'enseignant, une fois qu'il a fait la preuve de sa compétence à tous égards et tout ce qu'il pouvait pour que le jeune apprenne, mérite respect et confiance, et son jugement devrait être sans appel, surtout de la part de la Direction!
    Je vous verrais bien sans cesse menacé par un parent assisté d'un avocat!
    Que voulons-nous? Tuer la profession par toutes formes d'injustices inqualifiables?
    Je regrette, monsieur, mais une future infirmière qui n'arrive pas à faire correctement une injection ou un pansement ne devrait pas avoir son diplôme, pas plus que l'aspirant mécanicien incapable de différencier culasse et piston.
    Alors, laissons les enseignants faire leur travail et mettons la pression là où elle doit être: sur le jeune qui doit tout mettre en oeuvre pour réussir.
    J'ai passé ma vie avec une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête, et j'ai trouvé ça assez inhumain pour ne pas vous souhaiter la pareille.
    Par conséquent, je n'en attends pas moins de vous, monsieur.
    En passant, le premier devoir de l'enseignant est d'enseigner, non de réussir à la place de ses élèves, encore moins de décider qu'ils ont réussi alors que ce n'est pas le cas.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Dugal - Abonné
    3 juin 2011 09 h 31
    La déroute
    L'enseignement au Québec est en déroute. L'approche par compétences est une aberration pédagogique qui a fait des ravages incommensurables. Toutes la hiérarchie du monde de l'éducation étouffe le travail des profs, puis blâme ceux-ci pour leur manque de «performances».
    Et le résultat de tout ça, c'est la descente aux enfers de l'ignorance du peuple québécois.
    Comment ne pas pleurer quand on voit la liste des ministres de l'éducation des 20 dernières années.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Philippe Girard - Abonné
    3 juin 2011 09 h 35
    Qu'est-ce que réussir ?
    On entend souvent parlé de réussite. Pour le ministère et, j'imagine, les directions d'établissement, la réussite ne se mesure qu'en chiffre, c'est ce qu'on pourrait appeler l'aliénation: de la même façon, pour certains réussir sa vie équivaut à posséder des objets de luxes.

    La réalisation de soi, la découverte d'une culture plus grande que soi qui nous apporte une satisfaction qui n'est pas toujours mesurable, du moins, immédiatement, doit être l'objectif principal de la formation générale.

    Évidemment, il est assez difficile aux étudiants de comprendre cela.

    C'est là, pourtant, une tâche qui nous incombe en tant qu'enseignant.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    3 juin 2011 10 h 09
    Objectif : désintégrer
    La désintégration du Québec va bon train...

    Alouette, gentille alouette.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Monsieur Pogo - Inscrit
    3 juin 2011 10 h 16
    @Une flopée d’ignares
    Ce qu’il faut comprendre, c’est que la réforme nous a pondu une flopée d’ignares…
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Joannie Tetreault - Inscrit
    3 juin 2011 10 h 26
    Conscientisation
    À toujours se faire prendre en main, quand l'élève apprendra à SE prendre en main?
    À force de s'ajuster à l'élève, quand est-ce que l'élève apprend à s'ajuster aux exisgences?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • michael emond - Inscrit
    3 juin 2011 10 h 27
    solution simple et peu couteuse pour la province
    Mes années au CEGEP ont été très agréable culturellement et du point de vue social mais je ne retient aucun apprentissage académique utiles des mes deux ans gaspillé au CEGEP avant de rentrer dans le monde universitaire. Le Québec devrait simplement abolir ce model d'éducation couteux et sans valeur.

    Ajoutons un an au secondaire et voila, problême règlé. De plus imaginez tout l'argent économiser par l'état et la valorisation d'une éducation universitaire un ans plus tôt qu'avec un systeme qui inlcut le CEGEP.

    CEGEP, bon débarras. Mes enfants iront a l'université en Ontario (ou encore mieux -et moins cher, en France :) )
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • CH4 - Inscrit
    3 juin 2011 10 h 32
    À M. Langlois
    Franchement, je suis enseignante au cégep et je suis outrée par la lecture de votre texte. Il faut ne pas être au courant de tout le travail que nous faisons pour l'éducation de nos jeunes pour écrire de pareilles choses. C'est tout à l'honneur des professeurs de tendre à conserver un niveau pertinent d'objectifs (et/ou de compétences pour les programmes techniques) pour leurs étudiants.

    De plus, pour répondre à Michel, les cégep appliquent l'approche par compétence depuis plusieurs années déjà.

    Bravo à Philalethes (commentaire particulièrement élégant et bien trourné), Blanco, Dugal, Girard et Marie-Mance pour vos réponses à M. Langlois!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sylvain Ouellet - Inscrit
    3 juin 2011 10 h 36
    Manifestement difficile.
    Accompagner des étudiants dans une démarche d'apprentissage, créer des conditions qui assurent une plus grande résussite n'est pas contraire à une gestion des apprentissages exigentes. Établir des standards de réussite élevés et soutenir les étudiants par des actions pédagogiques organisées n'est pas donner des diplômes à rabais. Qui à dit qu'apprendre devait passer essentiellement par la souffrance! Concept judéo-chrétien que tout s'obtient en souffrant. Être exigents envers ses élèves ne veut pas dire ne pas les accompagner, les laisser à eux-mêmes. Ça ne veut pas dire laisser passer les fautes, tolérer l'intolérable, la bêtise. Deux racines du mot éducation; EDUCERE, EDUCARE. Instruire, (former l'esprit de quelqu'un en lui donnant des connaissances nouvelles , LAROUSSE 2010), Prendre soin... Prendre soin de ceux que l'on instruit... c'est comme cela que l'on peut voir cela. Pour ce qui est de la pression, qui n'en a pas dans l'appareil public? On décroche encore à près de 40%, une majorité d'étudiants de première année du CEGEP décrochent ou changent de programme. Je travaille dans une école secondaire publique où 40% des élèves arrivent en première secondaire avec une identification d'élèves à risque, en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage ou handicapé. Le nombre d'élèves avec un déficit d'attention, en trouble de comportement ou identifié en trouble de l'attachement augmente d'année en année. Que faut-il faire? Les foutre à la porte des écoles? Les mettre à la rue? Non. Au Québec, nous avons choisi de les instruire, de les socialiser et de les qualifier.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Sylvain Ouellet - Inscrit
    3 juin 2011 10 h 36
    Manifestement difficile
    Il y a un prix à payer. La réussite pour moi,... n'a pas de prix! Les moyens à mettre en place pour atteindre la réussite sont sûrement discutables. Dire que cela ne peut se faire que par un nivellement par le bas des exigences indique une lecture de la situation de premier niveau et que les professionnels que sont les enseignantes et enseignants des CEGEP doivent plutôt réfléchir à trouver des façons d'adapter leur pédagogie en maintenant un niveau élevé des exigences. Par contre, c'est un chemin beaucoup plus difficile. Cela demande des professionnels comme eux pour le faire.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • camelot - Inscrit
    3 juin 2011 10 h 41
    Échec
    Lamentable échec. On n'a qu'à les entendre les jeunes. Ils sont ignares, incultes ne connaissent pas leur histoire. Il n'y a que télévision, bébelles technologiques et futilités. Il est bien beau ce ministère dirigé par des imbéciles qui font passer leurs théories nébuleuses avant l'expérience des siècles.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • genevieve M - Inscrit
    3 juin 2011 10 h 55
    je me rapelle
    j'ai fait 10 ans de Céjep (4 ans temps plein un DES et 6 ans un AEC temps parciel de soir après le travail)

    Donc j'en ai vue des plans de cour et des profs et des ado fraichement sortie du secondaire qui rentre au Céjep. au fil de mes études et du temps passé au Cégep j'ai remarqué un dé-balancement de la maturité des "nouveau" ils deviennent de plus en plus mature en ce qui est du fun: party, technologie, social etc mais pour ce qui est de l'effort ou de la prise de leur responsabilisé c'est plutôt pauvre. Disons que la nouvelle réforme qu'ils n'ont pas vraiment été éduqué pour ca.

    Au céjep on est suposé d'être adulte la plupart des cejepiens on plus que 18 ans. Et je m'étonne que les parents soientoubligés d'intervenir pour la réussite scolaire!! c'est quoi la prochaine étape les parenst vont se justifier les absences au travail, ou demander une augmentation de salaire pour leur progéniture?

    Peux être dans la nouvelle réforme il faudra penser à une année de plus au secondaire pour les faire maturer et passé l'âge de la majorité à 21 ans!!!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • d baker - Inscrit
    3 juin 2011 11 h 12
    La pédagogologie
    La pédagogologie est justement un concept que j'ai développé pour dénoncer la pédagogie comptable. Les professionnels de la pédagogie comptable s'évertuent à trouver les moyens de transformer l'échec en réussite en passant par une multitude de petits détours ou en modifiant les règles pour rendre l'échec impossible. Réinventer les règles comptables est une spécialité de nos gouvernants. Dans ce monde où la règle statistique domine, je pense quand même que tous ont droit à l'échec!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Dugal - Abonné
    3 juin 2011 11 h 37
    L'anectote d'un retraité
    Je suis suis un retraité de l'enseignement; j'ai enseigné au niveau collégial, secteur professionnel, pendant 33 ans.
    J'ai déjà corrigé un examen de deux heures et trois questions; les réponses devaient avoir environ une page par question.
    Un élève n'a inscrit en tout et pour tout qu'une seule phrase: «essayez de me trouvez des notes.» Il a été surpris d'avoir eu un gros zéro. Le directeur des études n'était pas content: je devais être un mauvais prof.
    Ben coudon ...
    PS, tout le reste de la classe avait «passé»,
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Doris Ouellet - Inscrit
    3 juin 2011 12 h 07
    Modification en profondeur des êtres humains, cycle nouveau.
    Je suis mère d'une élève de 13 ans. Pas facile, elle est du style shopping, amies et parc. L'étude ne lui est pas naturelle. Je continue à lui faire confiance pour l'école en même temps je me demande comment se passera le cours d'été de rattrapage en math dont j'ai menacé de l'envoyer si elle ne réussissait pas. Je suis d'avis qu'il ne faut pas baisser les exigences, en même temps il faut faire passer tous les élèves. Des ados c'est des ados, il faut faire avec. Aujourd'hui on vit jusqu'à plus de 100 ans, comment demander à des ados de comprendre toute l'importance de l'école c'est avec le temps qui passe qu'ils s'y mettront. On vit très vieux, et on demande aux jeunes d'être déjà mature à vingt ans, c'est un non sens. Il faut adapter l'école aux ados, âge terriblement troublant pour les gars et les filles. Ce n'est plus l'univers de nos parents, c'est un autre monde maintenant qui se déroule sous nos yeux. Ce n'est pas un échec social au contraire mais il faut le comprendre !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Marcotte Pierre Marcotte - Inscrit
    3 juin 2011 12 h 20
    Niveler par le bas
    À force de niveler par le bas, on arrive au ras du sol. Ça sent déjà la pelouse qui fait rire dans les cégeps, alors je dirais qu'il faut arrêter ça.

    Le mot "élève" lui-même signifie "aller plus haut", "dépassement". Je crains que cette société de satisfaction instantanée et de consommation jetable a créée une sorte de personne qui veut tout avoir sans effort. Il n'y a que dans le dictionnaire que "diplôme" vient avant "effort".

    Je lève mon chapeau à tous les enseignants, au niveaux primaire, secondaire, cégep et universitaire du Québec qui prennent leur travail à coeur. Merci pour votre dévouement et votre créativité. Merci pour les heures, que dis-je, les soirées entières passés chez vous à créer des exercices et à corriger. La classe enseignante a bien besoin de retrouver son lustre d'antan, quand les élèves étaient fiers de s'asseoir sur les bancs d'école; quand les enseignants étaient considérés presque sur un pied d'égalité avec les docteurs et les avocats.

    Aliam tempora, alio mores, comme dirait l'autre.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Philippe Brassard - Inscrit
    3 juin 2011 13 h 42
    Faut pas abuser non plus
    Cas vécu:
    Cours pondéré 3-2-3 comptabilité

    Mais en pratique:
    6 heures de cours à l'horaire, tous obligatoire, pour un total de 90. Le cours est automatique échoué par absence si le total des absences dépasse 10% du nombre total de période (90) = 9 heures. (on rappelle que le cours est pondéré pour 5h de présence en classe). 3heures de travaux par semaine à faire à domicile 3 devoirs de 15heures durant la session.

    bref, un cours d'une duré total de 120h qui en pend 180 à un étudiant moyen. Suite à une entente avec le MELS (Ministère de l'éducation, des Loisirs et des Sports), l'établissement a ajouté une heure de présence en classe ainsi que des travaux supplémentaires. Raison invoqué: augmenter le nombre de diplôme sans en diminuer la qualité. Et pendent ce temps, les prêts et bourses ne calcul ce cours que pour 120 et il ne compte que pour 5h lorsque viens le temps de calculer les temps plein.

    Comment un étudiant moyen parviens à réussir ses études s'il a 2 ou 3 cours semblable? L'API lui-même vend le cours en disant que c'était un cours de 8h par semaine, comment donner une charge d'étude acceptable dans de telle condition? C'est beau rester chez papa-maman mais tout le monde a besoin de travailler. Personne n'accepte de travailler 60h à temps simple, pourquoi l'imposer aux étudiants ?

    Peut-être serait-il temps de réviser la pondération de certains cours qui ont évolué et qui sont devenu plus complexe.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Kassiopee - Abonnée
    3 juin 2011 13 h 44
    @Pierre Langlois et Sylvain Ouellet
    Comme si la réussite des élèves ne passait que par les enseignants et le ''bon'' modèle pédagogique. Et les élèves dans tout ça?? Vous êtes conscients que beaucoup de jeunes ne veulent simplement pas apprendre, que peu importe le modèle pédagogique offert ils ne veulent rien savoir? Ils veulent être divertis, que les choses soient faciles, rapides, et hop un diplôme, au suivant! Vous en connaissez beaucoup de gens qui recherche consciemment l'effort? Même quand on est adulte, si on a le choix entre l'effort ou la facilité, souvent notre coeur balance, alors imaginez chez des jeunes de 17-18 à qui ont donne tout cuit dans le bec depuis toujours.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • cpoulin - Inscrit
    3 juin 2011 15 h 42
    Trop tard!
    Il est trop tard pour essayer aujourd'hui de contrer la puissance du pouvoir technocratique qui s'est abattu sur les cégeps avec les résultats que l'on sait. Pouvoir qui s'est installé dans le cadre de la grande réforme de 1994-95 et n'a pas cessé depuis d'étendre son empire. Cette affaire est évidemment trop complexe pour en faire ici une analyse rigoureuse. Mais seuls, me semble-t-il, les professeurs de cégeps avec leurs dirigeants étaient en mesure de réagir devant la progression du mal. Ils ne l'ont pas fait! L'histoire montre que certains, plus sensibles que d'autres quant aux effets délétères de cette dérive, ont eu les réactions de s'opposer alors qu'il était encore temps, mais pour des raisons qui tiennent à l'inertie, au corporatisme syndical (voire la réaction du président de la (FEC-CSQ) qui parle d’ajouter des ressources financières comme si c’était là le véritable problème), à l'instinct de survie et autres motifs, ils n'ont pas réussi à stopper la machine. Dommage! Il faut cependant saluer le courage de ces quelques résistants qu'il faut soutenir malgré tout. Claude Poulin Québec
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • L MDesrosiers - Inscrit
    3 juin 2011 18 h 14
    Utopie
    Qui, au hockey, demanderait à un entraineur de gagner une partie avec, dans l'équipe, des joueurs qui ne savent pas même patiner ?
    Qui demanderait à un guide, seul, de faire monter l'Everest à un groupe de 40 paraplégiques ?
    Pourtant c'est souvent l'équivalent qui est demandé aux professeurs de GEGEP. J'ai enseigné 30 ans en mathématiques au CÉGEP et je crois bien que 90% des étudiants auxquels j'ai enseigné n'avaient pas le niveau.
    Au GÉGEP où j'enseignais
    on devait donner la chance au coureur et ce, au bac international...;
    on apportait les bonbons et le Kleenex en classe pour les élèves ;
    on donnait constamment des reprises d'examens ;
    on a demandé une révision de note à un prof de philo qui avait donné 20% pour une dissertation ; quand certains profs comprendront-ils que les enfants ne sont pas nos amis ?
    Le DG, lui, m'a bien précisé que la personne dans ma classe était un CLIENT à satisfaire. Quand les directions comprendront-elles que les CÉGEP ne sont pas des entreprises commerciales ?
    Quant au MEQ, que dire sinon que ces gens qui ont fui le terrain pour se réfugier dans leur tour d'ivoire sont complètement déconnectés !

    Je ne suis pas surprise de la tournure des événements .
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Francine Tremblay-Quesnel - Abonnée
    3 juin 2011 20 h 54
    Enseignante pré-retraitée et découragée
    Les enseignants de niveau collégial sont obligés de répondre aux exigences d'un plan statégique édifié sur le même modèle que pour le développement d'une entreprise, sans tenir compte de la «qualité» du produit fini. Les consultants embauchés par les collèges troquent simplement taux de profit pour taux de réussite!

    Des pressions de toutes sortes s'exercent, des diplômes sont décernés à des étudiants qui, il y a 30, 20, 10 ans, n'auraient jamais rencontré nos exigences. Nous produisons, malheureusement, beaucoup d'illétrés incultes voire même analphabètes. Les services de développement pédagogique florissants et rayonnants font la loi et l'ordre. L'air du temps les transporte, et les budgets leur étant alloués aussi...

    Des enseignants subissent des pressions indues et répétées de la part d'administrateurs, de conseillers pédagogiques, de parents, d'étudiants (jusque chez nous par les nombreux courriels sollicitant notre clémence), parfois même de collègues coordonnateurs, pour hausser la note de certains étudiants : il a fait son possible, il fait partie de l'équipe de football, c'est le seul cours qu'il n'a pas réusssi, il a des troubles d'apprentissage mais a beaucoup travaillé, il dit que vous ne l'aimiez pas, il est très déprimé, il risque de se suicider, votre cours obligatoire n'a pas rapport avec sa «technique», il a déjà été recruté pour un futur emploi dans son domaine pour lequel les compétences exigées pour réussir votre cours ne seront pas utilisées, si vous le coulez, il ne pourra commencer à travailler, toute sa vie en sera affectée, etc.

    Les étudiants en difficulté d'apprentissage bénéficient de mesures d'aide et de conditions très spéciales pour la rédaction d'examens, cependant, on vient de nous couper de moitié l'allocation dévolue aux centres d'aide en français, en philosophie et autres; peut-on augmenter le taux de réussite sans abaisser les exigences? Nous le faisions déjà,
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Francois - Inscrit
    3 juin 2011 21 h 23
    Enfin les professeurs se défendent
    Pour qui se prenne ces jeunes qui veulent tout gratuitement et leurs parents qui les déresponsabilise? Ça fait pas des parents très fort et sans parler des jeunes victime de leur parents.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Dagenais - Abonné
    3 juin 2011 21 h 31
    à qui la faute
    arrêter de chercher à qui la faute reviens et trouver des solutions aux problèmes. Le nivellement par le bas n'en est pas une et la pédagogie cher enseignant ça veut dire méthode d'enseignement. alors clairement améliorer nos méthode d'enseignement ce n'est pas niveler par le bas, ce n'est pas faire passer des élève qui ont coulé. il faut aider les élève en difficulté avant qu'ils coulent leurs exam pas après. et arrêter de faire du nivellement par le bas quant a la matière ça fait juste rendre les cours ennuyeux et fait par le fait même, baisser les notes (cours ennuyeux= élève moins attentif et motivé). Et si vous rendiez votre information plus interressante, ce qui ne veux pas dire plus amusante ou plus simple, juste plus "relevant" (dsl pas trouvé d'autre mot) du point de vu des élèves. Encore une fois ça ne veut pas dire plus amusant plus simple plus d'actualité, ça veut dire plus intéressant (intérêt -- intéressant) et les élève travailleront plus.

    élève motivé et qui aime la matière = élève qui travaille bien = bonne notes
    l'équation est simple mais vous ne l'avez toujours pas comprise
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Emanuel Robichaud - Inscrit
    3 juin 2011 21 h 35
    Avis d'un jeune de 20 ans

    Les questions d'éducations sont toujours délicates puisqu'elles évoluent en parallèle de notre société. L'éducation post-secondaire est un sujet qu'il faudrait abordé le plus rapidement.

    J'ai 20 ans. J'ai fais mon cégep et cet automne je m'attaque à ma troisième année d'université. Je veux partager mon point de vue sur cette question.

    D'abord, il ne faut pas pointer du doigt les enseignants. En fait, ils devraient être les derniers accusés. La majorité d'entre eux ont déjà plusieurs années d'expérience. N'est-ce pas? Donc ils ont enseigné à d'autres générations d'étudiants. Ceux-ci ont forcément dû réussir.

    Le problème dans la réussite des élèves, ce sont les élèves. Par contre ceux-ci sont le résultat de d'autres causes. Il y une question générationnelle, la réforme, l'accessibilité à l'éducation ou plutôt le changement de la valorisation de l'éducation supérieure.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Emanuel Robichaud - Inscrit
    3 juin 2011 21 h 36
    suite

    Le problème dans la réussite des élèves, ce sont les élèves. Par contre ceux-ci sont le résultat de d'autres causes. Il y une question générationnelle, la réforme, l'accessibilité à l'éducation ou plutôt le changement de la valorisation de l'éducation supérieure.

    L'élève ne peut pas réussir si l'effort ne vient pas de lui-même. Le devoir d'un enseignant est de partagé ses outils, ses connaissances afin de montrer un chemin à l'étudiant. Celui-ci doit alors faire preuve de persévérance et de maturité pour le parcourir et surmonter les obstacles qu'il aura à franchir. Il doit être autonome dans sa réussite. Surtout quand on a 17 et 18 ans. C'est bien beau des parents qui se soucient de la performance de leur enfants. C'est normal! Mais de là débarquer avec des avocats contre des enseignant. C'est ridicule! C'est abject! Le parent dans des études post-secondaire ne devrait pas avoir à faire autre chose que de supporter moralement et financièrement sa progéniture. Un échec fait perdre de l'argent (si on veux) alors ce n'est pas la faute du prof mais de l'étudiant. Il ne faudrait en aucun cas que tout programme d'étude soit du même niveau de difficulté. Certains demanderont plus d'effort que d'autres à des niveaux différents, faisant appel à des compétences différentes. Il faut parfois avoir l'humilité de dire qu'on n'est pas fait pour tel ou tel domaine. Le choix est important! L'éducation est trop coûteuse en effet pour qu'on la gaspille. On ne devrait pas la considéré comme un droit mais comme un privilège.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Emanuel Robichaud - Inscrit
    3 juin 2011 21 h 37
    suite 2

    Le sujet du choix amène justement la question générationnelle. Je parle ici de la génération Y (les jeunes nées entre 1980 et 1996). Il y a beaucoup de problème de choix, puisqu'il y a un problème d'intérêt.
    Beaucoup à la sortie du secondaire ne savent pas qui ils sont. Comment voulez-vous savoir ce que vous voulez faire de votre vie si vous ne savez même pas qui vous êtes? Les jeunes se posent beaucoup questions mais ils trouvent trop peu de réponses. Ainsi il ne seront pas charmé à l'idée de devoir se restreindre dans un domaine, se disant qu'il ne sont que de passage. N'ayant ni passion, ni conviction dans ce qu'il sont, la motivation n'est pas au rendez-vous. Donc les distractions sont faciles, la démotivation, décrochage, changement de programme à profusion viennent en masse. La liberté du choix amène le problème de l’indécision. Un problème qui n'est à sous-estimer dans l'engagement d'un étudiant face à ses études.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Emanuel Robichaud - Inscrit
    3 juin 2011 21 h 37
    suite 3

    Un aspect qui a beaucoup évoluer dans les dernières années, c'est la rapport de la société avec les études post-secondaires. À l'époque de mes parents on privilégiait le travail immédiat plutôt que de longue étude. Il y avait plus de gens qui travaillais seulement avec un secondaire 5 ou des DEP. Maintenant, ceci est révolue. On encourage les jeunes à faire de longue étude, dans certains cas on les obliges. Je veux bien croire que c'est positif. Mais ce n'est pas tout le monde qui est fait pour le cégep ou l'université. Comme ce n'est pas tout le monde qui peut changer un moteur de voiture ou faire un calcul d'astrophysique. À une certaine époque les bancs du cégep et de l'université étaient occupé par des gens qui voulaient véritablement exercé une profession en lien avec le domaine d'étude. Aujourd'hui, le cégep et l'université est devenue une norme. Rendre accessible l'éducation supérieure à eu des effets fort positifs et je ne renie en rien ces changements. J'en suis profondément heureux. Mais cela a traîné certains problème. Un diplôme émis il y a 20 ans n'a pas la même valeur qu'un diplôme émis aujourd'hui, car la dose d'effort pour l'obtenir n'a pas été la même.


    Tout ça pour dire que rien ne peut être réglé en nivelant par le bas.
    Je crois sincèrement que les changements à faire ne sont pas au niveau des études post-secondaires, mais dans les niveaux primaires et secondaires. Il faut aider les jeunes à se découvrir et par le fait même qu'ils découvrent leurs passions, leurs rêves, leurs ambitions. C'est cela qui les motiveras et qui les mènera à se surpasser. Il n'y a rien de trop petit, ni de trop grand. Le travail d'un enseignant est d'instruire, le travail d'un parent est celui d'éduquer.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • manon moreau - Inscrit
    3 juin 2011 22 h 08
    !...
    Je ne sais pas si tous savent combien les enseignants et les enseignantes du collégial sont inventifs, flexibles, audacieux et patients. Ils adaptent les cours qu'ils donnent selon les "clientèles" qu'on leur confie...croyez-moi. Ils veulent servir, guider, aider., mais cela ne suffit pas toujours. Ils reçoivent de plus en plus d'individus qui sont illettrés (sans les ressources nécessaires). À qui la faute?
    Le problème est complexe.
    Il est peut-être temps de nous réveiller et d'analyser les valeurs véhiculées par l'ensemble de notre société: qui sont nos dieux et nos déesses, nos héros et nos héroïnes, nos vedettes?..Nos modèles?...
    Je ne veux pas que les "professionnels" que sont les enseignants adaptent leur pédagogie pour répondre aux impératifs des discours dominants actuels.
    Je veux que la société dans laquelle je vis change.
    Je veux que les élèves s'adaptent eux aussi à des univers différents de ceux qu'on leur suggère à la télé, à la radio et sur le Net.
    Je veux que les élèves tentent le risque ( si peu dangereux) de faire confiance à leurs enseignants, et qu'ils acceptent de les suivre.
    Je veux que l'école transmette aux jeunes ce qu'on ne leur transmet nulle part ailleurs: un devenir imaginé d'eux-mêmes comme individus libres et souverains.
    Je veux que l'école encourage les élèves sans les infantiliser et sans les réifier comme le fait la société du spectacle (Guy Debord).
    Laisser "passer" un étudiant qui n'a pas atteint les objectifs d'un cours est grave. (Plus grave que le fait de perdre au Cercle ou à Star Académie. ) Tôt ou tard, cet individu sera confronté à ses manques. Malheureusement, la société mercantile à laquelle nous appartenons fait des ravages en massacrant le sens du mot "réussir". Quand déciderons-nous qu'il n'est pas un synonyme du mot "gagner"? (Que je ne peux plus entendre.)
    Le savoir et les compétences s'acquièrent à force de travail, pas nécessairement de "souffrance" (not
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Vincentb - Abonné
    3 juin 2011 22 h 09
    La déresponsabilisation
    Les jeunes sont ignares, les fonctionnaires son déconnectés, les directions sont intrusives, les universitaires sur leurs nuages, tout ce qui est nouveau est mauvais, etc, etc. Et les profs, des victimes qui ne peuvent rien faire. Wow, que de belles généralités outrageusement exagérées!

    Moi je veux bien qu'il y aient des gens quelque part qui ne font pas leur travail ou qui n'aident pas la "cause". Mais jeter tout le blâme sur les autres en disant que nous, on est complètement correct, c'est trop facile. Pis dire qu'on est rendu à faire ceci ou cela même si on sait que c'est mauvais (si ce l'est vraiment) parce qu'on nous dit de le faire, c'est trop facile. Dire que les jeunes sont tous incultes parce qu'ils ne connaissent pas tel ou tel savoir qu'on pense qu'ils devraient avoir appris, c'est trop facile, démagogique et surtout irresponsable. Vous êtes qui pour dire qu'il _faut_ connaître tel auteur ou tel théorie?!

    Réfléchir sur le comment et le pourquoi des choses, en éducation comme ailleurs, c'est toujours pertinent et utile. Mais ça vaut aussi pour les profs, et même pour les gérants d'estrade...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Dagenais - Abonné
    3 juin 2011 23 h 24
    il n'y a pas de mea culpa
    @vincntb en effet la responsabillité n'est pas seulement dû à un groupe d'individu. il faut donc travailler mieux prof comme élève. ce ne sont pas les jeunes qui sont plus cons qu'avant ni les prof moins compétant. Je pense que le problème réside dans le fait que la société change et que les intérêt des jeunes a changé. Les intérêts des profs ne sont plus les mêmes que ceux des jeunes (qui sont tout aussi intellectuel que ceux des profs a leurs âge mais différent) et je pense que c'est le problème qu'il faudrait règler.
    La solution est donc très simple :
    1. indentifier les nouveau intérêt intellectuel des jeunes
    2. les intégrer dans la matière
    3. regarder des jeunes plus motivés, qui travaillent mieux et qui ont de meilleurs note.

    autre problème à reglé : les élève en difficulté
    Est-ce qu'il faut rejeter un élève parce qu'il est en difficulté? non. Les professeurs doivent, car c'est leur travail, aidé tout élève qui en a besoin. D'ailleur il serait important de préciser que dans certains cas il serait mieux que le professeur propose à l'élève de l'aidé, puisque certaine personnes sont gêné de demandé de l'aide.

    les élève maintenant :
    il faut les sensibiliser à l'importance des études, il faut qu'ils aiment la matière. Il faut aussi qu'il travail plus. ma réponse au problème : publicité dans les Cegep encourageant les jeunes a étudier.

    le gouvernement :
    il devrait mettre en place certaine mesure
    1. gratuité des cégep
    2. établir un nb d'heure de travail rémunérer maximal par semaine pour les gens allant à l'école (secondaire/cégep/université) et qui sont en période de cours (donc pas en vacance)- ce nombre devrait être 20h
    3.accordé une petite bourse lorsqu'un élève décroche un diplome d'étude collégial. (dec)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Roy - Abonné
    4 juin 2011 12 h 50
    Cobaye
    On cause beaucoup des élèves dans cette chaîne, pour en dire grand mal le plus souvent. Comme si c'était eux qui avaient demandé à être les cobayes de nos grandes réformes collectives, et comme s'il leur était dû de recevoir l'anathème d'adultes (d'enseignants, notamment) qui se sont très peu souciés de mettre de la cohérence et de la continuité dans le passage entre le cycle secondaire et le cycle collégial.

    Je rappelle sinon que bien des jeunes nous font honneur (le fait que le Québec performe bien aux épreuves de PISA nous renvoie une image positive), que la compétition pour l'inscription dans des matières contingentées est féroce (pour tout ceux qui se jugent meilleurs élèves que les enfants d'aujourd'hui, on vous donne rendez vous dans une classe de sciences; vous nous reviendrez seulement qu'après être clairement ressorti du lot...) et que l'informatique et l'anglais sont des matières mieux maîtrisées aujourd'hui qu'hier (et ça, même les nostalgiques d'un temps qui n'a jamais été me l'accorderont).
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Bédard - Inscrit
    4 juin 2011 14 h 21
    Diplômés ignorants ?
    Au cegep comme à l'université, les diplômes au rabais ne datent pas d'hier. Il y a plus de 30 ans, j'étais étudiant en administration et en économie rurale à l'U.L de Q. Les profs haussaient parfois la moyenne générale des élèves de 20 points, pour atteindre 60%... et ainsi faire "passer" un nombre acceptable et décent de gens. Et on se demande pourquoi Montréal et le Québec sont si mal administrés. Je crois qu'un bon prof doit avant tout faire aimer ce qu'il enseigne. Quand on aime ce que l'on apprend, on ne peut que réussir, et par la suite bien faire. D'ailleurs, on ne fait bien... que ce que l'on aime. M.B., chef de Fierté Montréal.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • L MDesrosiers - Inscrit
    5 juin 2011 14 h 54
    Enseignement inférieur
    Quand on parle des CEGEPs ( et de bien d'autres choses d'ailleurs) on a tendance à tout mettre dans le même panier : il y a d'énormes différences d'un CEGEP à l'autre, d'un département à l'autre et à l'intérieur même d'un département. Ce qui est profondément dommage actuellement c'est la présence d'éléments qui n'ont rien à faire au CEGEP et le refus d'accepter dans le domaine intellectuel aussi que les gens ont des limites. Les étudiants de sciences ,qui en passant ne sont pas même 10% des CEGEPiens, sont plutôt l'exception alors qu'ils devraient être la norme, et, croyez-moi, ces groupes font l'objet d'une vive et parfois déloyale compétition entre profs pour les obtenir. Au CEGEP où j'étais on a imposé à tous les groupes d'une même matière un examen commun afin de pouvoir hausser les cote-r des étudiants de sciences(cote sur laquelle on se base pour l'admission à l'université) Résultat quelques années plus tard les universités ont réajusté, à la vue des résultats à l'université de nos étudiants, ces cotes à la baisse.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • L MDesrosiers - Inscrit
    5 juin 2011 15 h 16
    Enfant roi, élève dictateur. Tâche et rôle de l'"enseignant"
    Au CEGEP où j'étais les problèmes actuellement soulevés existaient depuis sa fondation.
    C'était depuis le début le CEGEP
    de l'élève dictateur,
    de la chance à donner à tout coureur, même à ceux qui n'avaient pas de jambes,
    de la dernière chance où l'on accueillait les étudiants qui avaient été refusés partout ailleurs parce
    qu'ils n'avaient pas le niveau,
    que les administrateurs recevaient des bonis
    que certains profs voulaient sauver leurs jobs......
    de profs épuisés devant une tâche impossible à accomplir ( Quelle tâche, au fait ? Garderie ? Enseignement académique? Discipline ? Support psychologique ? Parent ? Ami ? Animateur ? ...)
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • L MDesrosiers - Inscrit
    5 juin 2011 15 h 20
    Commenter des commentaires

    Il y 11 ans pour se préparer au cycle collégial
    Les étudiants qui nous font honneur ne sont pas le problème et eux-mêmes sont plutôt victimes de la situation
    Il serait surprenant que l'informatique et l'anglais (dur dur de parler français à Montréal) soient des matières mieux maîtrisées hier qu'aujourd'hui ; mais quel anglais ? quel informatique ?
    Ce que j'ai plutôt vécu, c'est l'ignorance de l'arithmétique, de l'orthographe et de la grammaire de base....sans parler de la syntaxe.
    Et ce n'est pas en écrivant pas qu'on apprend à écrire...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Gilles Roy - Abonné
    5 juin 2011 16 h 38
    Je cite
    @ L MDesrosiers : Je cite : «Il y 11 ans...». Joli comme entrée en matière. Quatre mots, et déjà la catastrophe. Ignorance de la syntaxe, vous dites...

    J'en retiens sinon que, selon vous, les enseignants n'ont pas à se préparer pour recevoir leurs élèves, et n'ont pas à s'inscrire en cohérence et en continuité avec les enseignements et évaluations pratiqués par les enseignants du secondaire. Aux élèves seuls à assurer ce lien. Et on s'étonnera que certains d'entre eux (les plus à risque, notamment) vivent mal la transition...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Langlois - Inscrit
    5 juin 2011 19 h 02
    À tous les défaitistes
    Il semble que mon premier commentaire ait créé une levée de bouclier quasi-unanime dans le milieu collégial. Il est donc de mon droit, je dirais même de mon devoir, de rendre intelligible ce qui à la base était probablement trop élimé dans mon propos.
    Je voudrais d'abord spécifier que je suis moi-même diplômé en enseignement au secondaire et que j'enseignerai l'an prochain dans le Grand Nord du Québec. On me taxe d'ignorance et d'injustice alors que je suis moi-même trempé jusqu'au cou dans le marasme que vit notre système d'éducation. Chaque fois que les gens entendent parler de mon projet d'aller dans le Nord, on me sort les mêmes préjugés: les jeunes sont drogués, n'ont aucune motivation et se suicident à la pelletée. Au sud du Québec, le préjugé qui semble faire rage est d'autant plus pernicieux car il donne satisfaction aux enseignants qui voudraient se déresponsabiliser des tâches qu'ils ont acceptées en embrassant la profession enseignante. Ce préjugé, tout le monde le connait: les jeunes sont paresseux et ne veulent rien apprendre.
    C'est drôle comme j'ai toujours trouvé sur mon chemin des jeunes allumés qui aimaient leurs cours. Des jeunes qui, même en quatrième secondaire, me remettaient des lettres d'au revoir quand je quittais la classe à la fin d'un stage ou d'un contrat. Sont-ce les mêmes élèves qui atteignent les bancs collégiaux ou se font-ils kidnapper par les éloims en cours de route?
    Toujours est-il que mon propos ne proposait pas de rendre l'accès à la diplomation plus facile, au contraire, mais de faire tout en notre possible pour que les élèves atteignent le niveau que l'on attend d'eux. Il y a en éducation un phénomène bien connu, l'effet Pygmallion, selon lequel un élève en qui on croit réussira beaucoup mieux qu'un élève que l'on voue prématurément à l'échec. Il ne faut certes pas déresponsabiliser l'élève, mais il ne faut pas, non plus, déresponsabiliser l'enseignant.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Michel Boucher - Abonné
    6 juin 2011 09 h 02
    À jeandan12
    Fautes d'orthographes????
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Hyperbolique - Inscrit
    6 juin 2011 10 h 07
    réponse à Micheal Emond
    Micheal Emond :
    Vous dite que vous n'avez rien appris d'utile au Cégep. Je vous pose la question : est-ce que vous étiez vraiment intéressé par vos études à ce moment-là? Avant d'accuser vos anciens professeurs de ne pas avoir fait leur travail, vous devrez plutôt vous demander si le problème ne venait pas de vous. Parce que, ce discours-là, je l'entend à tous les jours dans les corridors de mon Cégep et je peux vous dire : les étudiants peu motivés et qui ont de la difficulté à réussir leur cours, qui peinent à remettre leurs travaux à temps et à arriver à l'heure en classe disent la même chose que vous. Et ce n'est pas parce que vous jugez un savoir inutile que ça en fait un savoir inutile. Que le Cégep ne vous a pas plu, j'en conviens, mais rendre le Cégep responsable de votre désintéressement, vous sombrer dans les préjugés faciles digne d'un adéquiste...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Kafto - Inscrit
    7 juin 2011 10 h 08
    La formation citoyenne ?
    J'aimerais ajouter ma voix à ce flot de discussion. Je remercie Pierre Langlois et Sylvain Ouellet, pour leur lucidité et leur courage. Ça fait du bien à lire...
    Permettez-moi quelques rectifications avant d'aller plus loin. Il y a bien longtemps que j’entends des professeurs du cégep se targuer d’être le dernier bastion de la formation citoyenne. Hors de leurs cours, de leurs contenus disciplinaires si essentiels, point de salut ! Détrompons-nous. Le cégep n’est pas l’unique voie assurant le développement de citoyens autonomes et responsables. Si tel était le cas, le Québec aurait un sérieux problème, puisque sur 100 jeunes qui commencent des études secondaires moins de vingt décrocheront un diplôme d’études collégiales huit ans plus tard. Cette situation stagne : elle m’inquiète et devrait inquiéter aussi les neuf signataires. Est-ce à dire que, pour eux, la majorité des Québécois ne peuvent être qualifiés de citoyens responsables et autonomes ? Ce dont le Québec a besoin, c’est de gens ayant les meilleurs outils en main pour construire la société, en constante transformation. Le Québec a besoin de gens curieux et compétents, capables de s’adapter à des situations diverses, de se former et se mettre à jour. Bien entendu, le cégep, s’il n’est pas l’unique voie pour atteindre ces objectifs, apporte une contribution indéniable.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Kafto - Inscrit
    7 juin 2011 10 h 09
    La pédagogie de première session ?
    De plus, il faut s’étonner quand les signataires considèrent la pédagogie de première session comme une trouvaille récente. Dans les faits, l’expression existe depuis plus de vingt ans. De réduire cette expression à de l’infantilisation systémique témoigne d’une méconnaissance révoltante, voire inadmissible. Ce qui est encore plus troublant, c’est la façon dont ces professionnels de l’enseignement considèrent la « pédagogie ». L’expression est passablement varlopée dans le manifeste et est teintée de mépris crasse… Il y a de quoi s’inquiéter lorsque ceux qui affirment tout connaitre de l’enseignement sous prétexte qu’ils ont fait leurs classes (les professeurs signataires) dénigrent à ce point les professionnels que sont les conseillers pédagogiques, qui ont aussi fait leurs classes pour réfléchir non seulement à la meilleure façon de transmettre des connaissances, mais à la meilleure façon de mieux les exploiter tout en s’assurant de leur utilisation judicieuse (c’est là le sens même de la compétence). Le manifeste qualifie ces autres professionnels de l’enseignement (que sont aussi les conseillers pédagogiques) d’« illuminés de la pédagogie». Or, les conseillers pédagogiques que je connais sont des « allumés de la pédagogie»: ils ont été professeurs ou le sont encore, et ils désirent transmettre leur passion de l’enseignement.
    Quand nous accueillons des élèves au cégep, on doit tous avoir à cœur de les faire réussir. Le contraire est abherrant. Ce serait bien le seul domaine professionnel où la réussite ait des airs louches ! Pour les élitistes, je dirais qu’avant de les préparer pour des études universitaires, il convient de les préparer aux études collégiales.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Kafto - Inscrit
    7 juin 2011 10 h 10
    Pédagogie première session (suite)
    Dans toute la littérature portant sur la pédagogie de première session, contrairement à ce que laisse entendre les professeurs de St-Hyacinthe, il n’y a rien qui dénigre les exigences ou suggère de mettre de côté les connaissances, rien qui suggère d’infantiliser les jeunes, rien qui contraigne les professeurs à « normaliser leur moyenne », rien qui les force à « gonfler leur taux de réussite ».
    J’espère que les professeurs de cégeps, qui réclament à hauts cris leur autonomie professionnelle comme si on voulait à tout prix les en priver, qui réclament qu’on reconnaisse leur compétence, reconnaitront aussi à leur tour que la pédagogie n’est pas là contre eux, mais pour eux, que le conseiller pédagogique peut les accompagner dans la recherche de solution. Que ce n’est pas à coups de clichés et de caricatures qu’on fait progresser le milieu de l’éducation.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Lys4 - Inscrit
    8 juin 2011 11 h 20
    La réussite, une question de responsabilité
    À titre de jeune enseignante au secondaire, je crois qu'il est effectivement de la responsabilité de l'élève de s'adapter au cégep. Dans une certaine mesure, nos exigences envers les professionnels de demain ne seront pas moindres. Pourquoi nos exigences envers les élèves aux études post-secondaires (qui ne sont pas, doit-on le rappeler, obligatoires.) Les élèves d'aujourd'hui ont été habitués à la facilité et à se contenter de la médiocrité. Le travail est une valeur qui se perd. L'effort aussi. Nous le voyons chez nos élèves et je trouverais bien dommage que les études post-secondaires doivent diminuer leur exigence sous prétexte que les élèves ne veulent pas s'impliquer davantage dans leurs études et exigent de leur enseignant de compenser pour leur manque d'implication et de motivation. C'est bien sûr un constat général et grossier qui ne sauraient s'appliquer au cas par cas. Les mesures adaptatives, si elle doivent être prises, doivent l'être d'abord et avant tout du côté des élèves. D'autre part, comme employeur, comme client, vous ne voudriez pas d'une secrétaire ayant de plus faibles qualifications? Voudriez vous d'un technicien en informatique n'ayant pas réussi les exigences minimales d'un cours? Jusqu'où ce nivellement par le bas doit-il se propager? Jusqu'aux études universitaires. Au lieu de promouvoir le cégep comme étant accessible à tous alors qu'il ne devrait pas l'être, ne devrions-nous pas promouvoir d'autres alternatives? L'école professionnelle par exemple. Il y a une réflexion de société à avoir. Et nous, jeunes enseignants au secondaire, malgré notre formation en pédagogie, ne sommes pas nettement mieux armés que les enseignants du collégial face à la perte des valeurs scolaires et de la déresponsabilisation des élèves et de leurs parents face à la réussite scolaire. Voilà où le débat doit se faire. Jusqu'où l'école doit-elle s'adapter? Jusqu'où la responsabilité de la réussite a
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bonbon Le crouton - Inscrit
    10 juin 2011 22 h 54
    Déphasage....1/5
    Je viens de lire l'article et la plupart des commentaires et je suis très déçu ...
    Personne n'a rien compris au phénomène. Je m'explique :
    les générations ont changé et le système évolue très peu...les ainés ont oublié leur enfance ...On a tous détesté l'école à un certain niveau, ne pas aimé un prof...On a tous critiqué le système éducatif, toutes générations confondues, mêmes les profs n'ont pas aimé certains de leur profs et ainsi de suite...Mais on a tous, je dis bien tous, sans exception reconnu nos tords après certaines années, après avoir quitté l'école, que, dans le fond, c’était nous le problème à l'époque, ni le prof, ni le système éducatif. Qui n'a pas la nostalgie de ces profs, même les plus difficiles à l'époque, et pourtant, on en rit et on en pleure ...et on reconnaît l'effort qu'ils ont mis pour nous éduquer, nous enseigner...Il ne faut pas oublier que les enseignants sont là pour nous transmettre un savoir, plus rapidement que si on essayait de l'apprendre par soi-même. Ils jouent le rôle de catalyseur pour l'étudiant face au savoir...
    J'ai plusieurs remarques par rapport à ce qui a été dit :
    1) Que ceux qui pensent que le Cégep ne sert à rien, et qu'il faut rapatrier 1 année en haut et 1 année en bas, ou alors toute autre combinaison, ils n'ont rien compris. Sur l'échelle mondiale et selon l'UNESCO, une éducation complète, catalysée, pour reprendre le terme de tantôt, comporte 20 années de scolarité au total ( ou - 1) donc cégep ou pas cégep, les élèves seront assis toujours sur des bancs, avec les mêmes enseignants en face d'eux à leur 12ème et 13ème année de scolarité...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bonbon Le crouton - Inscrit
    10 juin 2011 22 h 55
    Déphasage ...2/5
    2) L’enseignement au niveau du cégep ne sert pratiquement à rien sur le marché du travail (je parle des programmes pré-U) c'est la même chose au niveau des prépas en France ou de tous les pays, à ce stade et à cet âge...Cet enseignement, sert à forger un esprit de synthèse, de compréhension, plus avancé, plus élaboré que le secondaire, à commencer à faire comprendre aux étudiants la réalité de la vie, les intégrales, la chimie organique, la philo.... tous ces éléments devraient amener l'étudiant à des questionnements, de la curiosité ...en face de cela, on a étudiant blasé, qui ne chercher que le profit et qui relie son enseignement et sa perte de temps assis sur une chaise à la rentabilité à cet instant, et non à une rentabilité projetée ou futur…l’étudiant veut savoir, maintenant, en quoi ça le concerne et quel est son profit présent ! Or une intégrale ou le benzène ou Freud, ça lui rapporte rien ! Une heure de plus au Bestbuy du coin est beaucoup plus profitable ! Le problème, et je suis désolé, mais à cet âge là, la plupart d’entre nous ne sont pas conscients ….les seuls qui réalisent, sont souvent, ceux qui ont leurs parents à leur trousses…
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bonbon Le crouton - Inscrit
    10 juin 2011 22 h 56
    Déphasage ...3/5
    3) Pour parler des parents, justement, les étudiants qui ont leur parents à leur trousses et qui suivent faits et gestes de leur descendance, à cet âge là, ça passe ou ça casse ! D’ailleurs la plupart, et surtout ceux qui ont les moyens, usent souvent de la carotte (l’argent pour payer les études) pour faire avancer l’âne !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bonbon Le crouton - Inscrit
    10 juin 2011 22 h 56
    Déphasage...4/5
    4) La génération actuelle, et il ne faut pas la blâmer, c’est la réalité, et il faut en être conscient et ne pas se voiler la face ! C’est une génération internet, textos où tout va vite, très vite, en mode accéléré, encore plus catalysé ! Ayez les yeux en face des trous, soit disant, chercheurs de la pédagogie et autres responsables ministériels : évoquez la disquette 3.5 à un jeune, évoquez l’Atari de votre jeunesse avec 1 gros pixel qui se déplaçait sur un écran aussi rond que la courbure de votre postérieur, avec 2 bars à chaque extrémité pour récupérer la balle ! Évoquez les dessins animés (cartoons) de votre époque, bel et sébastien, goldorak, les disneys comme bambi et autres ! Que va vous répondre le jeune d’aujourd’hui ? Vous faites parti de la préhistoire à ses yeux ! Pourtant, je vous parle des années 1980-85, juste quelques années avant leur naissance !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bonbon Le crouton - Inscrit
    10 juin 2011 23 h 00
    déphasage...5/5
    5) On enseigne à des enfants qui sont en déphasage technologique immense avec les éducateurs. Mais jusqu’aux années 2000, ce déphasage n’était pas si évident, mais il s’est accéléré terriblement au cours des 10-15 dernières années. Montrez-moi 1 adulte, de 50-60 ans capable de graver 1 blu-ray ! Cherchez bien et venez me voir ….Par contre trouvez moi 1 adulte de la même génération capable de copier une disquette 3.5 : vous allez en trouver ! Trouvez moi 1 cégépien capable de copier sur une disquette 3.5 !!! Il ne sera pas capable, son fichier va dépasser la capacité mais pourtant regardez l’aisance avec laquelle il remplit son ipod !
    L’autre jour, on m’invite pour visiter la future école de mon fils…qu’est que je constate : des jouets en bois qui datent même pas de ma génération ! (moi c’était le plastique) mais de celle de mon père - 2 ordinateurs vieillots au coin de la classe, une éducatrice, très compétente (25 ans d’expérience) mais pas capable de faire tourner une vidéo promotionnelle aux parents sur une TV-dvd !
    Décalage ! Décalage catalysé exponentiel ! Maintenant la mode et au toucher, à l’effleurement et rappelez vous de l’ancienne machine à écrire que mon père utilisait pour écrire des rapports au représentant des Nations-Unis (PNUD) à la fin des années 70 !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bonbon Le crouton - Inscrit
    10 juin 2011 23 h 00
    Déphasage...6/5
    6) Malheureusement, le système éducatif, aussi fiable soit-il, n’est plus capable de suivre le mouvement et l’évolution ! Constatez, les étudiants ne lisent plus le livre de sciences qu’on leur demande d’acheter…ils ne viennent plus aux heures de disponibilité du professeur, à part quelques exceptions, pourtant du temps précieux qui permet à certains de s’en sortir ! Faut-il faire 10000 évaluations dans la session pour les forcer à venir et pour augmenter la réussite scolaire ? Remarque, si c’est un ordinateur peut corriger ce volume d’évaluations, il faudrait y penser dès à présent alors ! Et en plus cet ordinateur ne tiendrait pas compte des 9999 évaluations les plus faibles ! Qu’en pensez-vous ? Ne serait ce pas là une excellente façon d’améliorer la réussite scolaire ! Ou alors cet ordinateur choisirait 5000 évaluations au hasard sur les 10000 pour juger de la compétence de l’étudiant !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bonbon Le crouton - Inscrit
    10 juin 2011 23 h 02
    Déphasage...7/5
    7) Au cours des décennies, la population mondiale, la population aux études et les corps de métiers ont augmenté. Il a fallu en conséquence essayer d’adapter le système éducatif, avec x et y réformes, on est tous réformistes ! Pourquoi voulez que les réformes s’arrêtent avec la votre ? Vous représentez la meilleure génération éducative ? Pas sûr ? On est meilleur que les nouveaux ? On l’a toujours pensé mais pourtant le monde continue d’évoluer à un rythme plus rapide que le notre ...alors ? À qui la faute ? Qui est le coupable, quel réforme à réussi ? Laquelle a échoué ? Mais vous n’avez pas remarqué que l’humain s’adapte ! Vous n’avez pas remarqué que des groupes, de force homogène, réussissent dans les mêmes proportions, devant un prof exigeant ou un prof laxiste ? Prenez 100 ans d’éducation, admettons 1910-2010, et montrez-moi la réforme qui a fait 100% de taux de réussite ? Montrez-moi celle qui a fait 1% de réussite ? Moi je n’en trouve pas ! Maintenant 60%-70%, ça existe et ça existera toujours quelque soit les réformes futurs, je ne pense pas que l’écart soit si loin de ça…
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bonbon Le crouton - Inscrit
    10 juin 2011 23 h 05
    Déphasage...8/5
    8) En somme, ceux qui mettent le problème sur les profs, n’ont rien compris, car il y a toujours un décalage générationnel entre l’enseignant et l’étudiant ! Donc les critiques ne cesseront jamais…et les parents, qui sont de la même génération que les profs, auront toujours tendance à critiquer la même génération plutôt que leur progéniture ! C’est humain, il est difficile de critiquer son propre sang …certains parents se trouvent même supérieur à certains profs et n’en reconnaissent même pas les compétences !

    Par exemple, prenez un parent scientifique (physicien par exemple), qui travaille dans un centre de recherche, avec à son actif 250 publications scientifiques et 30 ans d’expérience, et le prof de physique, en face de son enfant, qui vient de sortir de l’université avec un bac en physique et 1 session d’expérience et, le pire, qui explique un concept que le papa a découvert et qui ce retrouve dans le livre obligatoire de l’enfant ! Je vous laisse méditer sur ce point …
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bonbon Le crouton - Inscrit
    11 juin 2011 10 h 34
    Déphasage 4.5/5
    j'avais oublié un paragraphe avec le copier/coller, le voici :

    Quand je regarde mes enfants, qui entament la maternelle, ils connaissent tous les disneys-pixar par cœur, avec Po (Panda) qui fait 150 pieds en l’air pour massacrer son adversaire…ils connaissent tous les Star Wars (1 à 6) par cœur, ils pourraient faire la réplique aux acteurs si Georges Lucas les auditionnerait ! et la Wii, la Xbox, regardez l’agilité avec laquelle ils maîtrisent les manettes et les jeux…moi-même incapable de battre mon fils de 5 ans à Mario Kart !
    Les textos, profs de langues, c’est fini ! Vous n’avez pas encore compris que l’avenir c’est le langage texto, la simplification de l’écriture, la syntaxe, l’orthographe pour écrire plus vite, pour donner le sens de la pensée et non la forme ! Quel choc de générations ! Entre un prof de français méticuleux, qui passant bien faire en enseignant les idées précurseurs de Fontenelle (17-18ème siècle) et un étudiant avec un téléphone intelligent entre les mains ! Oh mon Dieu quel décalage !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacque Dumont - Inscrit
    14 juin 2011 10 h 37
    La faille scolastique 1/2
    L'insuffisance n'existe pas dans l'évolution, il n'y a que l'erreur d'une suffisance qui n'en est pas une. Si vous n'êtes plus capable de rendre votre enseignement suffisant, c'est parce que quelque part, en son fondement, l'élève ne peut avaler l'erreur que vous cherchez à l'obliger. Mais vous échouez, et c'est bien. Ensuite, vous devriez laisser l'étudiant vivre avec son évolution, aussi incompatible soit-elle. C'est votre rôle à vous, enseignant à aider son évolution, à lui donner des outils. Votre rôle n'est pas de définir son avancé selon les critères stupides d'un ministère infiniment ignorant. Rebellez-vous contre ces tares de l'humanité et de la connaissance. Ignorez-les, faites comme s'il n'existait pas. Boudez cette croyance qu'ils ont d'eux-mêmes et qui n'est qu'un mensonge. Tout ça ce n’est qu'un emprisonnement dont la libération est la réponse à tous vos problèmes. Il n'en existe aucune autre. La réalité est simple : nous sommes encore au moyen-âge à cause que nous avons su nous libérer des despotes qui n'ont fait que changer de forme.

    Nous nous sommes mépris en pensant que la Renaissance était une libération de pierre et de principes éternels. La justice et l'équité demandent une constante prise de pouvoir du prolétaire aux exploiteurs. Ce n'est pas une chose que l'on peut mettre sur des bases et voler dessus tels des oiseaux en libertés. Ce n'est qu'une folie complètement absurde tout ça. L'humain est bien trop intelligent pour ne pas savoir déjouer des préjugés, aussi vertueux semblent-ils aux premiers abords. Des préjugés restent obsolètes pour l'avenir par ce qu'ils sont : des prés jugés. C'est idiot, et c'est à oublier.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacque Dumont - Inscrit
    14 juin 2011 10 h 37
    la faille scolastique 2/2
    L'enseignement est soumis aux mêmes tares. Le maintien d'une lucidité et d'une conscience juste demandera toujours une éternelle prise de pouvoir de la conscience humaine sur les idées déjà préétablie. Le rôle de l'école devrait être de se faire constamment détruire par les nouveaux arrivants, et non des les conditionner et de les rendre esclaves d'un mensonge que l'on faire perdurer par une conciliation hypocrite et sans avenir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
61 réactions
11 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012