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L'illusion des classes non mixtes

«Le problème [de réussite scolaire de certains garçons] n'en est pas un de genre», affirme un chercheur

Lisa-Marie Gervais   27 mai 2011  Éducation
Séparer les garçons et les filles à l’école ne garantirait en rien la performance des premiers. Pire, laisser les jeunes messieurs entre eux les rendrait plus agressifs, voire misogynes.<br />
Photo : Agence France-Presse John Macdougall
Séparer les garçons et les filles à l’école ne garantirait en rien la performance des premiers. Pire, laisser les jeunes messieurs entre eux les rendrait plus agressifs, voire misogynes.
Modèles d'enseignants masculins, programmes sport-étude, classes non mixtes et formation de clubs de lecture «réservés aux gars». Si les solutions pour hausser la réussite scolaire des garçons abondent, aucune n'a encore véritablement fait ses preuves. Et voilà qu'une nouvelle étude ontarienne sur les classes non mixtes vient dissiper les illusions qu'on avait sur cette mesure.

Ainsi, séparer les garçons et les filles à l'école ne garantirait en rien la performance des premiers. Pire, laisser les jeunes messieurs entre eux les rendrait plus agressifs, voire misogynes. «Certains garçons réussissent bien», nuance Christopher Greig, professeur adjoint à la Faculté d'éducation à l'Université de Windsor, qui a mené la recherche. «Mais c'est surtout les filles qui profitent de cette séparation», a-t-il ajouté.

Alors que plusieurs écoles au Canada et en Amérique du Nord reviennent à la séparation des garçons et des filles au primaire, M. Greig a constaté qu'il existait peu d'analyses historiques sur les classes non mixtes. Pourtant, de nombreux projets-pilotes ont été menés par le passé. Dont un, entre 1966 et 1972, à l'école primaire Flintridge à Windsor, qui a servi de cadre pour l'étude qui a été publiée dans la Educational Review et qui sera présentée dans le cadre du congrès de la Fédération canadienne des sciences humaines, qui s'ouvre demain à Fredericton. «L'école avait, autant que possible, embauché des hommes pour enseigner aux garçons et développé un programme plus masculin», a indiqué M. Greig.

À partir d'entrevues des administrateurs et des professeurs qui avaient à l'époque fait partie du projet ainsi que de l'analyse de certaines politiques ministérielles, de rapports annuels de commissions scolaires et de reportages dans les médias, le spécialiste de l'éducation des garçons a pu dresser le bilan de cette expérience, en réalité un constat d'échec. «Le problème n'en est pas un de genre, soutient le chercheur. En ne s'attardant qu'à ce critère, on passe à côté de la complexité du problème.»

Une vision trop stéréotypée

Car, de plus en plus, la littérature scientifique suggère que les problèmes de réussite des garçons sont plutôt d'ordre socioéconomique et racial que véritablement liés au genre. Christopher Greig s'inquiète de la généralisation de l'insuccès, qui ne concerne pas tous les garçons. «La question qu'il faut se poser, c'est: "Quels sont les garçons qui ont des problèmes?" et non pas: "Pourquoi les garçons ont-ils des problèmes?"», a-t-il insisté.

Non pas que les «boys clubs» et les activités entre garçons, comme la pratique de certains sports, soient à proscrire. Mais le chercheur s'inquiète de l'image et des valeurs qui sont véhiculées dans ces clubs sélects pour tenter de stimuler l'intérêt des garçons à l'école. «Le problème avec les stratégies proposées actuellement, c'est qu'elles viennent avec une certaine promotion de la masculinité traditionnelle», note le chercheur. Le bien-fondé des «role models» n'est pas à discuter. Mais quelle est l'image qu'ils projettent? s'interroge-t-il.

Le chercheur déplore également le nivellement par le bas engendré par l'implantation de certaines mesures pour retenir les garçons sur les bancs d'école. «On mise beaucoup sur le sport pour les garçons et, quand on commence à les initier à la littérature, c'est avec des textes plus faciles, moins riches en métaphores, de moins grande qualité. C'est vraiment avoir de faibles attentes envers les garçons. Pourquoi ne leur donnons-nous pas le meilleur?»

Aux États-Unis, les écoles non mixtes sont de plus en plus populaires. Selon la National Association for Single-Sex Public Education, plus de 400 écoles publiques offrent maintenant une éducation non mixte, comparativement à 11 en 2002. Au Québec, outre pour les partisans de l'Action démocratique du Québec (ADQ) qui, en 2006, avaient prôné le retour de la ségrégation dans les écoles, l'engouement est moindre.
 
 
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  • celljack - Inscrit
    27 mai 2011 07 h 51
    Arrêtez la charlatanerie!
    Je lis encore certains arguments faisant référence à des "articles scientifiques" sur la psychologie.


    Quand ils disent: "[...] la littérature scientifique suggère que les problèmes de réussite des garçons sont plutôt d'ordre socioéconomique et racial que véritablement liés au genre."

    Il ne s'agit pas de psychologie, il s'agit de statistiques. C'est tout. Le psychologue utilise les statistiques pour créer une hypothèse artistique impossible à vérifier et qu'il tente de faire passer pour une déduction.

    Il faut définitivement qu'un jour quelqu'un remette ces charlatans à leur place. La psychologie n'est pas une science. Point final.

    En autant que les gens s'intéressent à poser des efforts concrets pour la réussite scolaire de leurs enfants, on se fout pas mal que ça implique la ségrégation des sexes ou le port d'un costume de canard rose.
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  • Bouletrouge - Inscrit
    27 mai 2011 09 h 10
    @ celljack
    «Le psychologue utilise les statistiques pour créer une hypothèse artistique impossible à vérifier et qu'il tente de faire passer pour une déduction.»

    Cette phrase résume à elle seule le niveau de qualité de vos propos...
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  • Delisle-Gagnon,Valérie - Abonné
    27 mai 2011 09 h 26
    science ?
    @celljack

    Avant que d'autres qui n'y connaissent rien en science vous lisent et admirent vos braves propos, je voudrais souligner que toutes science se base sur les statistiques pour appuyer leurs déductions. Par exemple si je fais une expérience sur 20 jeunes ados et que 13 d'entres eux répondent positivement à mon expérience, un bon scientifique ne peux pas en déduire que l'expérience est positive tant qu'il n'aura pas les statistique pour l'aider à déterminer si les 3 jeunes de plus sont la par hasard ou non (parce qu'il y a toujours une part de hasard !) Alors avant de monter sur vos grands chevaux, trouvez nous donc une étude scientifique crédible qui n'est pas basé quelque part sur des statistiques ? et pas une étude des années 1920 s'il vous plaît !
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  • celljack - Inscrit
    27 mai 2011 09 h 28
    @Bouletrouge
    En effet, je me laisse souvent emporter hors sujet à détester ceux qui tentent de faire passer l'art pour de la science!
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  • Maco - Abonné
    27 mai 2011 09 h 34
    Outch!
    La psychologie n'est pas une science. L'approche scienctifique en est une d'observations par lesquelles une hypothèse est posée et en découleras l'expérimentation par laquelle essaieras de justifier et de rendre vrai chacune des prémisses qui composent cette hypothèse.

    Cette approche n'est pas faite que pour le nucléaire! C'est une approche tout comme celle qui consiste à rejeter tout ce qui ne semble pas être conforme à votre conception de ce qui devrait être scientifique ou non.

    Le problème n'est pas celui des recherches (quoique, nous pourrions nous poser des questions sur la qualité de cette production), mais bien l'utilisation que certains en font. C'est là où se cache le charlatanisme (s’il y en a).

    Mais, il semble que nous cherchons encore la solution miracle, celle par laquelle l'effort et la discipline (l'effort d'en avoir) ne sont pas un des enjeux de la problématique.
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  • France Marcotte - Abonnée
    27 mai 2011 09 h 47
    Dis-moi comment tu fais
    "La question qu'il faut se poser, c'est: "Quels sont les garçons qui ont des problèmes?" et non pas: "Pourquoi les garçons ont-ils des problèmes?"", dit le professeur Greg.
    Car il y a des garçons qui réussissent à l'école dans la complexité de la situation actuelle, comme les filles...
    "...les problèmes de réussite des garçons sont plutôt d'ordre socioéconomique et racial que véritablement liés au genre." Ce passage aurait mérité plus de développement (évitant peut-être à M.celljack de grimper dans les rideaux) mais on n'en saura pas plus long cette fois.
    Au fait, pourquoi ne pas s'intéresser d'avantage aux garçons qui n'ont pas de problèmes pour comprendre leur secret?
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  •  
  • camelot - Inscrit
    27 mai 2011 11 h 04
    Ineptie
    Combien de fois faudra-t-il répéter que le Roc et le Québec sont deux pays différents. On ne peut inclure le Québec dans des études canadiennes.
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  • Bouletrouge - Inscrit
    27 mai 2011 12 h 09
    @ celljak
    Merci d'avoir été clair. Vous êtes officellement la troisième personne à s'ajouter à ma liste de gens dont il ne faut pas perdre du temps à lire.
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  • Sival - Abonné
    27 mai 2011 13 h 06
    Tentative de changer le sujet...
    Je ne suis pas quelqu'un de boqué. Je suis ouvert à toutes les idées pour améliorer les performances des enfants qui traînent de la patte à l'école, ce qui inclut les garçons présentement. Qu'on vienne me dire que les classes non mixtes n'aident pas, ça ne m'irrite pas, ce n'est qu'une information comme une autre dans mon processus de réflexion...

    Ceci étant dit, je trouve flagrant la tentative du chercheur cité dans l'article de changer le sujet, quelque chose que je reconnais bien. L'idée que dire que les garçons n'ont pas des mauvaises performances académiques, que ce ne sont que des effets raciaux ou socioéconomique est absurde. À ce que je sache, dans tous les groupes, les garçons performent moins bien que les filles. De plus, essaie-t-il de nous faire à croire que les minorités ethniques ou les pauvres ont proportionnellement plus de gars que les autres et que la faible performance des gars est due à la mauvaise performance de ces groupes? Je suis désolé, mais c'est ridicule.

    Ce que je vois, c'est que le chercheur en question a un dogme concernant qui sont les "privilégiés" et qui sont les "opprimés". Il assume que les hommes ont un privilège mâle, et donc ils ne sauraient être désavantagés sur quelque aspect que ce soit. Du coup, il tente de détourner l'attention des groupes qui, à son avis, ne la méritent pas, sur des groupes qui font de meilleures "victimes" politiquement correctes. C'est un refus dogmatique d'accepter une vérité contredisant son paradigme sur la société.

    La réalité est que, vu que les gars performent moins bien dans chaque groupe social comparés aux filles des mêmes groupes, on ne peut éviter la conclusion que, oui, c'est un problème de genre. Personnellement, je crois que c'est un problème surtout culturel, c'est-à-dire les messages qu'on inculque aux jeunes gars sur les comportements acceptables pour les gars.

    On ne peut pas ignorer ce problème juste parce qu'on préfère parler de min
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  • France Marcotte - Abonnée
    27 mai 2011 13 h 52
    Un vrai garçon...
    Pour en revenir aux garçons qui réussissent à l'école, sont-ils considérés comme des "vrais" garçons par ceux qui pensent que l'école telle qu'elle est conçue pour les filles...surtout depuis que les filles y excellent?
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  •  
  • celljack - Inscrit
    27 mai 2011 15 h 46
    Un beau troll réussi
    Je constate de vives réactions.

    Le fait que cet article se présente comme une analyse scientifique m'a outré. Comme le démontre bien Sival, le problème est complexe et l'analyse proposée dans l'article est drôlement simpliste.

    Personnellement, je trouve que l'investissement sur les enfants et leur éducation est la chose la plus importante qu'une civilisation puisse faire. J'ai toutefois de forts doutes quant à l'efficacité des psycho-truc truc à gros salaires.

    Pour ceux qui s'offusquent de mon premier commentaire, je vous réfère à un article scientifique fort détaillé sur la phycho-éducation cognitive et émotionnelle: http://www.youtube.com/watch?v=U9SEVop9sc0
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  •  
  • Marie Lauzier - Inscrite
    27 mai 2011 15 h 48
    Question simple
    En fait, je copie une question lue ailleurs sur le web:

    Pourquoi les garçons des écoles anglophones québécoises réussissent-ils beaucoup mieux que ceux du système francophone? Leur taux de décrochage est de beaucoup moindre que celui des francophones.

    Même les garçons des écoles anglos situées dans des secteurs peu favorisés réussissent mieux que les garçons des écoles francophones. Ils sont, eux aussi dans des classes mixtes. Il y a chez eux aussi beaucoup d'enfants issus de l'immigration.

    Ma réponse: L'instruction est une valeur prépondérante chez eux et leurs parents prennent les moyens pour que l'école soit prioritaire.
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  • Roland Berger - Abonné
    27 mai 2011 15 h 52
    Deux ans d'écart
    La psychologie nous dit et redit que le développement de l'intelligence chez les garçons accuse un retard d'environ deux ans sur celui des filles. Faudrait-il commencer à scolariser les garçons uniquement lorsque leur développement cognitif est suffisant, soit à peu près vers l'âge de huit ans ? La ségrégation des genres irait alors de soi. La psychologie appliquée semble ici muette.
    Roland Berger
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    27 mai 2011 15 h 58
    Contre pour des raisons tout autant idéologiques
    S'il n'y a pas de preuve dans un sens, il n'y en a pas dans l'autre....

    Si je comprends donc bien ce chercheur est contre «la ségrégation» pour des raisons idéologiques.

    Et dans le doute pourquoi ne pas permettre la diversité des méthodes et des environnements ?
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  • Martin Dufresne - Abonné
    29 mai 2011 10 h 15
    Une lutte essentiellement idéologique
    Je trouve étonnant que malgré l'existence d'une telle étude, achevée depuis près de 40 ans - et il y en a eu plusieurs autres qui font autorité dans la littérature - on permette encore à des idéologues masculinistes d'agiter l'épouvantail d'un échec scolaire qui victimiserait spécifiquement les garçons, dans un procès "masculiniste" fait aux filles et aux enseignantes.
    En plus de lancer la pierre à celles qui performent bien - comme enseignantes et comme élèves - au nom de ceux qui délaissent l'enseignement primaire et de ceux qui préfèrent travailler moins que leurs consoeurs, c'est rendre un bien mauvais service à ces garçcons comme l'ont documenté depuis près de vingt ans au Québec les chercheurs Pierrette Bouchard et Jean-Claude St-Amant. Lire par exemple "Comment limiter le décrochage scolaire des garçons et des filles?" ( http://www.cadre.qc.ca/feep/primaire/garcons/reche
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  • Gilles Roy - Abonné
    30 mai 2011 13 h 04
    Joli!
    Je cite M. Dufresne : «...rendre un bien mauvais service à ces garçcons...» Un condensé de «garçons cons», probablement. Assez révélateur du discours des féministes masculins, je trouve.

    En passant, la lutte n'est pas qu'essentiellement idéologique (ah, l'enflure verbale!). C'est que la plus grande réussite des filles, comme la quasi-désertion des filières professionnelles du reste, peut-être recensée un peu partout en Occident, des pays les plus conservateurs aux pays les plus libéraux (peu stéréotypés). Comme quoi il demeure pertinent, au delà des idéologies prégnantes, de questionner l'école (d'ici, d'ailleurs) comme entité éprouvant son lot de difficultés à héberger (valoriser) les savoirs manuels (les métiers à risque, notamment) et les populations susceptibles de s'y intéresser.
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  • Pierrick - Inscrit
    30 mai 2011 15 h 06
    Les garçons ont-ils un père comme modèle?
    Est-ce que papa est près de ses fils au moment des devoirs et leçons; est-ce que les garçons voient leurs pères s'intéresser à leurs travaux scolaires, les féliciter quand ils travaillent bien, les pousser quand l'effort se relâche. Les appuyer c'est souvent être au courant de l'agenda, vérifier que chaque article de l'agenda se fasse et à temps; pour cela organiser le temps avec le scolaire en priorité ainsi que l'alimentation et le sommeil.

    Beaucoup de pères insistent sur les sports et les loisirs; parfait mais ceux-ci dovent être conditionnels au travail scolaire des fils. S'organiser pour que les temps de sport n'interfèrent pas avec les études. Prioriser en tout temps le travail scolaire celui-si a la même importance que le salaire de papa! Celui-ci ne cancelle pas sa journée de travail pour aller s'amuser, du moins cela ne devrait pas.

    Les pères vous avez fait de vous un géniteur et par la même occasion vous vous êtes rendu responsabes; maintenant, assumez-vous. Soyez un modèle pour vos garçons, oubliez-vous! Ils sont le futur, le vôtre et celui de la nation et de la planète.

    Si vous ne vouliez pas d'enfant, vous n'aviez qu'à ne pas en faire! Maintenant, vous avez à vivre les conséquences que ce soit de votre pleine acceptation ou par obligation.
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  • Boileau - Abonné
    4 juin 2011 18 h 45
    L'éducation, tremplin à vedettes
    J'en ai soupé des "spécialistes" bardés de diplômes sans expérience auprès des enfants. Beaucoup de théorie sans pratique. On les retrouve parmi nos "brillants" universitaires et au Ministère de l'Éducation (MELS). Chacun y va de sa brillante hypothèse pour se faire valoir, se faire un nom.

    Nos bonzes du MELS nous ont apporté une myriade de modifications basées sur de mirobolantes théories. Et ce, chaque année depuis que ce ministère fut créé en remplacement du Département de l'Instruction Publique (DIP). Résultat de toutes ses "minis-révolutions"? Nos enfants ne savent plus lire ni écrire ni même parler correctement. Ils parlent l'argot québécois fourbi d'anglicismes.

    Parmi ces "améliorations", on a banni l'enseignement de la grammaire, de l'histoire, du calcul mental et tout ce qui forçait l'élève à réfléchir avant de parler.

    Au défunt D.I.P. on travaillait en visant un meilleur savoir chez les enfants; tandis que nos bonzes du MELS ne visent qu'à sauver la face. On ne vise pas une meilleure formation chez les enfants, au contraire, on est rendu à passer des lois avec leur mode d'application afin de forcer les enseignants à baisser leur niveau d'enseignement réel afin de favoriser les élèves minables à obtenir des diplômes visant ainsi à produire un haut taux de diplômés illettrés.

    Au temps du DIP, chaque enseignant possédait, chaque année, "sa bible" i.e. une brique (une pour l'élémentaire et une pour le secondaire) qui contenaient les programmes mensuels de chaque matière pour chaque niveau. Et ce, pour la province. Pas d'accomodations ni de faveurs à qui que ce soit. On produisait des livres selon les besoins des enfants. On était centré sur les enfants.

    Au MELS, on a enlevé l'effort dans l'apprentissage. "Les élèves vont apprendre par le jeu". On croit au Père Noël. On a "amélioré le système" mais on a oublié les enfants.

    Qu'y a-t-il d'intéressant à l'école? C'est normal que les plus prat
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