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Éthique et culture religieuse: la Cour suprême entend les parents

Lisa-Marie Gervais   19 mai 2011  Éducation
La Cour suprême entendait hier la cause de la famille de Drummondville qui conteste le caractère obligatoire du cours Éthique et culture religieuse (ECR) devant les tribunaux. Dès la mise en place du cours à l'automne 2008, Suzanne Lavallée et Daniel Jutras en avaient demandé l'exemption pour leurs deux enfants, ce qui leur avait été refusé par la commission scolaire des Chênes. Ce fut, pour ces parents, le début d'une longue bataille juridique.

Un premier jugement en Cour supérieure, refusant au couple demandeur le droit à l'exemption, avait donné le ton. Le juge Jean-Guy Dubois avait conclu que le cours ECR ne portait pas atteinte à la liberté de conscience et de religion. Alléguant que le juge a erré, la famille de Drummondville s'est alors adressée à la Cour d'appel, qui a rejeté la requête. Ne restait que la voie du plus haut tribunal du pays.

Appuyant les parents, le Regroupement chrétien pour le droit parental en éducation (RCDPE), formé de divers organismes et associations, dont l'Association des parents catholiques du Québec (APCQ), est parmi les intervenants. Le couple Lavallée-Jutras a pu compter sur 85 000 $ en dons amassés lors d'une campagne de financement pilotée par la Coalition pour la liberté en éducation (CLE). Le coûteux processus juridique leur aurait coûté jusqu'ici 300 000 $, selon Richard Décarie, porte-parole de la CLE. L'État a été représenté hier par le procureur général et les avocats de la commission scolaire en cause.

Les plaignants ne demandent pas le retrait du cours, mais plutôt la possibilité de s'y soustraire. Près de 1000 demandes d'exemption, sur environ un million d'élèves au primaire, auraient été adressées au ministère de l'Éducation depuis l'automne 2008. En attendant, plusieurs parents vont chercher leurs enfants à l'heure du cours et les ramènent ensuite lorsqu'il est terminé. Une organisation lourde à porter, déplore M. Décarie. «Imaginez le travail de sortir l'enfant de la classe pendant une heure et de le ramener. C'est une impossibilité à long terme. Le gouvernement essaie d'user le moral des parents, mais on sait que d'aller en Cour suprême, c'était la chose à faire», a dit M. Décarie lors d'une entrevue télévisée.
 
 
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  • ysengrimus - Inscrit
    19 mai 2011 06 h 46
    Satisfecit...
    Mon fils a suivi ce cours obligatoire dans une école secondaire de Montréal en 2009-2010. Bilan: satisfecit. On y faisait une passable promotion de l'athéisme et la "moralité" religieuse en prenait pour son grade. Quand on pense que ces gens s'autoproclament exclusifs détenteurs de la "morale". L’immoralité religieuse, assez, c’est assez…

    http://ysengrimus.wordpress.com/2009/01/16/un-cri-

    Entrons dans le siècle, une bonne fois…
    Paul Laurendeau
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    19 mai 2011 07 h 49
    Bannir les religions
    Il ne faut pas enseigner les religions mais plutôt les bannir car elles sont la cause de problèmes dans la société. Nous n'avons pas besoin des religions pour vivre une vie saine.
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  • michel lebel - Inscrit
    19 mai 2011 08 h 09
    L'exemption doit être reconnue
    La Cour suprême a toujours donné une interprétation large, substantielle, de la liberté de religion et de la liberté de conscience. Je ne serais pas surpris qu'elle donne ici raison aux parents de Drummondville ou du moins qu'elle se divise fortement sur un le sujet. Après une assez longue réflexion sur la question, je suis arrivé à la conclusion que le droit des parents en la matière doit primer. En d'autres termes, le droit à l'exemption doit être reconnu. Le cours ECR n'est pas neutre au plan religieux et il affecte donc la liberté religieuse des parents et de leurs enfants. Toute personne qui a des croyances religieuses devrait donc avoir le droit d'exempter ses enfants du cours ECR.

    Ce cours n'est pas neutre, puisqu'il met sur le même pied toutes les religions. Ce relativisme ou égalitarisme est un choix idéologique qui ne peut qu'affecter la liberté religieuse et de conscience des enfants et deleurs parenrs. En ce domaine, le droit et la responsabilité des parents doit primer sur ceux des pouvoirs publics. Le droit international et le droit interne des pays démocratiques reconnaît cette préséance.


    Michel Lebel
    Ancien professeur des droits et libetés de la personne
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  • Michele - Inscrite
    19 mai 2011 10 h 18
    Un cours visant à promouvoir le vivre-ensemble
    Le plus désolant dans cette affaire, réside dans le fait que des parents et des autorités scolaires sont en opposition alors que ce cours vise à promouvoir le vivre-ensemble.

    Sur papier, ce cours non seulement permet aux élèves d'acquérir une culture religieuse dans laquelle on accorde une place importante aux racines chrétiennes caractérisant l'Occident, ce dans le respect de la perspective de l'élève mais encore de réfléchir aux notions reliées à la vie dans une société démocratique et pluraliste. Les libertés de pensée, d'expression, d'association, de conscience et de religion sont réalité dans une société démocratique et le dialogue permet à tous et chacun d'exprimer ses valeurs sans avoir à les renier. D'ailleurs même les groupes religieux s'adonnent au dialogue interconfessionnel.

    Malheureusement, plusieurs erreurs ont été commises lors du lancement de ce programme. La plus grave faute, à mon avis, est un problème de communication.

    M.Poupore
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    19 mai 2011 10 h 23
    Ouverture ou aveuglement
    Il y a deux choix: soit on enseigne aux étudiants le rôle et la place des religions dans le monde, en tenant compte de l'athéisme, du scepticisme, ou de l'indifférence, ou on exclut tout enseignement de religion dans les écoles, en demeurant parfaitement neutres.

    Or, que l'on s'achemine plus tard vers les sciences humaines ou vers les sciences de la vie, la place du sentiment religieux ou de l'athéisme doit être prise en compte. Dans tous les domaines par ailleurs, une compréhension des principes éthiques est requise.
    Le cours ECR est à mon avis indispensable et devrait être maintenu, puisqu'il établit les fondements des apprentissages à venir, sur fond d'ouverture et d'universalité.
    Tous les étudiants du secondaire devraient y être contraints, comme pour les mathématiques, les langues et les sciences.

    Le retrait rendu possible à la demande des parents, c'est de la religion sur fond de prosélytisme. Appelons un chat, un chat.
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  • propusto - Inscrit
    19 mai 2011 10 h 35
    Ah... la religion!
    Michel Lebel, ci-haut, mentionne que «Ce cours (ECR) n'est pas neutre, puisqu'il met sur le même pied toutes les religions». Pourrait-il nous expliquer en quoi une religion est supérieure aux autres?

    Et il ajoute: «Ce relativisme ou égalitarisme est un choix idéologique qui ne peut qu'affecter la liberté religieuse et de conscience des enfants et de leurs parents». Donc, si je comprends bien, pour préserver les croyances religieuses, il faut maintenir l'ignorance. J'ai fait mon cours primaire dans les années 1950 à Montréal, soit sous le règne Duplessis et sous l'emprise de la religion catholique qui s'assurait de nous maintenir dans l'ignorance. Heureusement, j'ai connu aussi la Révolution Tranquille qui nous a permis de sortir de notre ignorance.... et la pratique religieuse a pris une «maudite débarque».

    SVP continuons à lutter contre l'ignorance et le dogmatisme, continuons à prôner une certaine spiritualité ancrée profondément dans des valeurs humaines fondamentales (qu'on retrouve d'ailleurs dans les grandes religions). Mais continuons à dénoncer tout dogmatisme justifiant des abus, et à renseigner les gens sur toutes les atrocités commises depuis toujours (et encore aujourd'hui) au nom de la religion.

    Michel Gagnon
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  • François Dugal - Abonné
    19 mai 2011 11 h 59
    MELS
    Comme tout ce que fait le MELS, le cours de ECR, truffé au départ de bonnes intentions, est un cuisant échec.
    Dehors les incompétents.
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  • michel lebel - Inscrit
    19 mai 2011 13 h 17
    @Propusto


    Celui qui adhère à une religion croit généralement que seule sa religion relève de la vérité. Il ne pense pas que sa religion est supérieure aux autres mais il croit que seule sa religion est pleinement vraie. Cette croyance intime peut difficilement s'accorder avec une conception relativiste ou égalitariste des religions. C'est ce que je voulais dire.
    Ce qui m'amène à dire que ce sont les parents qui doivent être les premiers responsables de la question religieuse pour leurs enfants. Je verrais bien cependant l'enseignement de l'histoire des religions au secondaire, à l'intérieur du cours général d'histoire. Mais un enseignement culturel du fait religieux durant tout le primaire et secondaire est non seulement une lubie et une perte de temps, mais aussi un enseignement contraire à la liberté de conscience et de religion. Laissons cette question aux parents et aux confessions religieuses, le tout fait en dehors de l'école.

    Michel Lebel
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  • Nestor TURCOTTE - Inscrit
    19 mai 2011 14 h 30
    Athéisme?
    Je me demande toujours pourquoi certains réclament qu'on enseigne l'athéisme dans les écoles, eux qui n'admettent pas l'existence de Dieu. J'utilise bien le verbe ADMETTRE et non CROIRE. Comment faire pour enseigner l'athéisme? Si on comprend bien ce que l'on demande, la question semble résolue avant de commencer à faire ce que l'on demande.

    L'athéisme présuppose que le monde dans lequel l'être humain se développe est le seul être et qu'il n'y en a pas d'autres. Le monde matériel serait autosuffisant et s'expliquerait par lui-même et non par un Cause première.

    C'est un très vieux débat. Et il s'éteindra avec le dernier des vivants. Comment expliquer qu'à un moment donné, il n'y avait aucun être et que subitement l'être est apparu. De rien, rien ne peut être. Les philosophes grecs avaient compris cela. Les grandes intelligences de ce monde se montrent bien plus ignorants que ces premiers philosophes.

    Personne ne peut dire ce qu'est rien puisqu'il est le non-être. Comment le non-être peut-il engendrer l'être. Ne me parlez pas de hasard, puisque ce dernier est la rencontre fortuite de deux causes...
    Suggestion de lecture: Claude Tresmontant, Le problème de l'athéisme -
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  • Michelle Bergeron - Abonné
    19 mai 2011 15 h 47
    Lavage de cerveau à des mineurs
    Pourquoi ceux qui défendent les enfants ne sont font pas entendre? Alors que la naissance de la pensée abstraite est à 12-14 ans on enseigne à des enfants de bas âge ces rudiments de coyance. Peu importe que vous êtes ou non croyant cela revient aux parents de voir à un éducation religieuse ou non ou d'adhéré ou non à une religion. Comment un enfant peu se sentir en paix avec sa famille si à l'école on lui montre que l'individu est dans une de ces cases et surtout celle de catho ou protes. La laïcité dans les lieux public est aussi à l'école et dans le ministère de l'éducation avec le sous-ministre des religions et de son personnel. Les droits et liberté pour une cause si évidente.
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  • northernbud - Inscrit
    19 mai 2011 16 h 28
    Maudite religion
    Mais quand est-ce que l'humanité va se libérer de ce joug qu'est la religion ? Une belle invention de l'homme pour tenter de contôler d'autres hommes. Je ne me suis jamais senti aussi bien depuis que je me suis apostasié.

    Pauvre humanité
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  • Bernard La Riviere - Abonné
    19 mai 2011 16 h 29
    Guerres de religion
    On veut apprendre le vivre ensemble en enseignant ensemble toutes les religions.

    Peut-on à ce point être aveugle? Est-ce que toute l'histoire des religions et des guerres qu'elle comporte est oubliée par les savants du MELS? Un brin de psychologie ne suffirait-il pas pour exclure les convictions spirituelles privées de l'éducation commune?

    Religions de paix? Mon œil.
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  • Danielle Cote - Inscrit
    19 mai 2011 19 h 00
    Cours de moral et de savoir vivre
    Moi ce que je verrais en remplacement du cours présentement offert serait plutôt un cours de moral (différence entre le bien et le mal) le savoir vivre en société. Le respect des différences, le respect de soi-même, la tolérance, la liberté d'expression, l'égalité entre les hommes et les femmes. Des cours qui enseigneraient à nos jeunes le respect envers les aînés, savoir s'exprimer sans violence ...ce genre de valeurs et de bons principes de vie. Le cours pourrait avoir différents volets : le civisme au volant, en vélo etc, volet de survie en cas de catastrophe, volet de sauvetage offert par les Ambulanciers, bref des trucs pour que nos jeunes deviennent de bons citoyens respectueux et éduqués. Les jeunes représentent la société de demain, de bonnes manières et un souci de son bien-être : volet santé (démontrer les dommages causés par les drogues et l'alcool, le fast food etc.) volet santé mentale : apprendre à gérer leur stress et leurs émotions (prévention du suicide et du harcèlement). Il y a tant de bonnes valeurs qui peuvent être véhiculées et enseignées sans y mêler la religion mais plutôt le gros bon sens !

    La religion est un choix personnel et la Foi vit en celui qui la ressent, nous n'avons pas à dénigrer la Foi des autres. Et la Foi en sa religion se vit intérieurement, chez soi et dans les lieux de cultes. Cependant je crois qu'il serait bien de les mettre en garde des sectes où ils deviennent des robots tellement ils ont le cerveau lavé.

    Les problèmes de notre société : suicide, infanticides, violences de toutes sortes, drogues et alcool, insouciance de l'autre... irresponsabilité et j'en passe, dépressions à la hausse... sont tous des maux causés par l'individualisme et le non entraide. Les jeunes se sentent seuls avec leurs problèmes et vivent souvent en gang de rue faute de ne plus avoir de famille adéquate. Les familles brisées entraînent bien des maux chez les enfants et les j
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  • Veronique D.D. - Inscrit
    19 mai 2011 20 h 38
    Éthique et culture religieuse
    Le coûteux processus juridique leur aurait coûté jusqu'ici 300 000 $, selon Richard Décarie, porte-parole de la CLE. L'État a été représenté hier par le procureur général et les avocats de la commission scolaire en cause.

    École privé a ce prix-la
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  • Fr. Delplanque - Inscrit
    20 mai 2011 00 h 07
    École privée à ce prix-là ?
    Véronique, je ne comprends pas : l'école privée est aussi obligée par le gouvernement à donner ce cours.

    En passant, l'État a sans doute dépensé autant d'argent à même nos impôts.
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  • Karolanne f - Inscrite
    6 décembre 2011 17 h 26
    On ce dit sans jugements
    Moi-même athée, suivant le cours d'éthique et culture religieuse, je vous lis et je prends un malin plaisir à voir les gens écrivant n'importe quoi.

    Premièrement, le volet « culture religieuse », n'est pas de l'endoctrinement. Nous voyons diverses cultures à travers leurs différentes croyances, nous tentons de comprendre pourquoi ces gens pratiquent ces rites et d’où viennent-ils. La religion représente en grande partie l'histoire des peuples du monde. Il n'y a pas d’incitation à pratiquer une religion, à croire en Dieu, mais nous voulons à travers ce cours donner la chance aux jeunes d'avoir une culture générale entourant le monde et sa diversité, ce qui permet de comprendre la multiculturalité qui nous entoure.

    Voilà un segment de mes notes de cours et jugez par vous même si c'est à caractère incitatif.

    Le souci de définir ce qu’est une religion, est occidental et récent, il date d’environ 150 ans. Il n’existe aucune définition exacte. Mais une multiplicité d’interprétation. La notion de religion n’a rien d’universel. Elle est ethnocentrique et christianocentrique.....

    Et FR.Delplanque, effectivement les écoles privées, ce doivent, de donner le cours d'éthique et culture religieuse, de mathématique, de français d'histoire, de géographie, etc. Cela n'a rien avoir avec vos taxes. Le système public uniformise une éducation de base pour tous les enfants et par cela s'assure que tous auront une éducation pertinente et équitable.
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