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    Éthique et culture religieuse: la Cour suprême entend les parents

    La Cour suprême entendait hier la cause de la famille de Drummondville qui conteste le caractère obligatoire du cours Éthique et culture religieuse (ECR) devant les tribunaux. Dès la mise en place du cours à l'automne 2008, Suzanne Lavallée et Daniel Jutras en avaient demandé l'exemption pour leurs deux enfants, ce qui leur avait été refusé par la commission scolaire des Chênes. Ce fut, pour ces parents, le début d'une longue bataille juridique.

    Un premier jugement en Cour supérieure, refusant au couple demandeur le droit à l'exemption, avait donné le ton. Le juge Jean-Guy Dubois avait conclu que le cours ECR ne portait pas atteinte à la liberté de conscience et de religion. Alléguant que le juge a erré, la famille de Drummondville s'est alors adressée à la Cour d'appel, qui a rejeté la requête. Ne restait que la voie du plus haut tribunal du pays.

    Appuyant les parents, le Regroupement chrétien pour le droit parental en éducation (RCDPE), formé de divers organismes et associations, dont l'Association des parents catholiques du Québec (APCQ), est parmi les intervenants. Le couple Lavallée-Jutras a pu compter sur 85 000 $ en dons amassés lors d'une campagne de financement pilotée par la Coalition pour la liberté en éducation (CLE). Le coûteux processus juridique leur aurait coûté jusqu'ici 300 000 $, selon Richard Décarie, porte-parole de la CLE. L'État a été représenté hier par le procureur général et les avocats de la commission scolaire en cause.

    Les plaignants ne demandent pas le retrait du cours, mais plutôt la possibilité de s'y soustraire. Près de 1000 demandes d'exemption, sur environ un million d'élèves au primaire, auraient été adressées au ministère de l'Éducation depuis l'automne 2008. En attendant, plusieurs parents vont chercher leurs enfants à l'heure du cours et les ramènent ensuite lorsqu'il est terminé. Une organisation lourde à porter, déplore M. Décarie. «Imaginez le travail de sortir l'enfant de la classe pendant une heure et de le ramener. C'est une impossibilité à long terme. Le gouvernement essaie d'user le moral des parents, mais on sait que d'aller en Cour suprême, c'était la chose à faire», a dit M. Décarie lors d'une entrevue télévisée.












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