L'épreuve unique de français sur le thème des habitudes de consommation

La tension des élèves de cinquième secondaire de partout au Québec a certainement monté d'un cran hier puisqu'ils ont reçu le corpus de textes qu'ils auront à lire pour se préparer à l'épreuve unique de français du 5 mai prochain. Le sujet cette année? Les habitudes de consommation.

Comme l'an dernier, ils auront à produire une lettre ouverte sur ce thème en développant un argumentaire inspiré des textes qui viennent de leur être transmis. «L'an passé, ça avait soulevé tout un tollé que ce soit une lettre ouverte. C'est plus souple que le texte argumentatif qu'on demandait aux élèves, mais ça demeure un texte d'argumentation. Et c'est plus près de la vraie vie», croit Suzanne Richard, présidente de l'Association québécoise des professeurs de français. L'épreuve unique, qui sera administrée à tous les élèves de cinquième secondaire en même temps dans toute la province, compte pour 50 % de la note de l'année. Le seuil de réussite se situe à 60 %, mais l'élève doit obtenir une note d'au moins 50 % pour chacune des compétences en français, soit la lecture, l'écriture et la communication orale.

Si les compétences avaient été regroupées dans la grille d'évaluation donnant l'impression d'un plus grand flou, Suzanne Richard estime néanmoins que l'épreuve «qualifie bien». «Le libellé apparaît plus vague, mais on voit bien que les critères semblent aussi serrés qu'avant, note-t-elle. Plusieurs enseignants déplorent que les élèves recopient des parties des textes au lieu de prendre des notes, surligner des mots-clés, etc. Mais encore faut-il leur enseigner comment pendre des notes et leur donner les bons outils.»
  • Dieter Uhlen - Inscrit 5 mai 2011 09 h 47

    Tension ? stress ? ah oui ? vraiment ?

    On croît rêver ! Comme dans certains examens au Cégep ou à l'Université, les étudiants ont « droit aux notes de cours » !!! ; c'est pareil ici, on fait parvenir à l'avance le sujet de l'épreuve !
    c'est une blague !!
    Dans ces conditions, l'élève ne peut que réussir !! et puis à son entrée à l'Université, on s'aperçoit qu'il ne sait ni lire ni écrire à peu près correctement; que les notes accordées au cégep étaient surestimées, ce qui sera aussi le cas des futures notes obtenues au baccalauréat par exemple.. Ainsi, un pourcentage non négligeable de jeunes enseignants en français obtient un permis d'enseigner sans pour autant maîtriser à peu près correctement la langue française ! Il ne faut donc pas s'étonner, ensuite d'entendre nos jeunes s'exprimer ou écrire aussi mal; on leur enseigne le français de travers !!!
    Bref, tout est à revoir; il faudrait dans un premier temps se montrer beaucoup plus strict quant à la maîtrise parfaite de la langue par ceux qui sont chargés de l'enseigner ! et arrêter de « gonfler » les notes !!!
    Le laxisme qui perdure quant à la qualité de la langue écrite et parlée est responsable de la médiocrité en français de toute une génération d'élèves au Cégep et d'étudiants à l'Université.