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La cyberintimidation prend de l'ampleur

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, admet que le plan de Québec en la matière n'était pas parfait

Lisa-Marie Gervais   8 avril 2011  Éducation
FRANCOIS PESANT le devoir<br />
Dans le dossier de la cyberintimidation, «Québec a la responsabilité d’assurer un certain soutien», a dit hier le président de la CSQ, Réjean Parent.<br />
Photo : François Pesant - Le Devoir
FRANCOIS PESANT le devoir
Dans le dossier de la cyberintimidation, «Québec a la responsabilité d’assurer un certain soutien», a dit hier le président de la CSQ, Réjean Parent.
Le phénomène de la cyberintimidation prend de l'ampleur et les victimes sont principalement des élèves, surtout des filles. C'est ce que révèle un sondage téléphonique effectué pour le compte de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Environ 40 % des répondants ont affirmé connaître au moins une personne ayant été la cible de cyberintimidation, soit une augmentation de 13 % par rapport à 2008.

Sans surprise, les réseaux sociaux semblent être les moyens privilégiés pour diffuser les attaques personnelles, qui prennent le plus souvent la forme de propos diffamatoires (37 %), de commentaires déplaisants sur l'apparence (35 %), d'insultes à caractère sexuel (15 %) et à caractère homophobe (6 %). La cyberintimidation serait plus répandue dans les écoles privées.

«À ce stade-ci, je dis "soyons préoccupés"», a dit le président de la CSQ, Réjean Parent. Il montre du doigt le faible taux de pénétration du plan d'action gouvernemental contre la violence à l'école, qui avait été lancé en 2008 et doté de 17 millions. Selon le sondage, seulement une personne sur quatre a affirmé que le plan avait été implanté dans son milieu de travail tandis que 36 % n'en savaient rien.

«Il y a des éléments de solutions qui émergent de notre réflexion et, à mon humble avis, ça ne demande pas des sommes faramineuses. Québec a la responsabilité d'assurer un certain soutien», a dit M. Parent. Il rappelle que trois répondants sur quatre affirment que les écoles sont démunies lorsqu'il s'agit de lutter contre un tel phénomène, par ailleurs difficile à circonscrire.

Un plan imparfait

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, reconnaît à demi-mot que le plan d'action n'a pas eu les effets escomptés. Elle l'explique notamment par la réticence de certaines écoles à reconnaître le problème, afin de ne pas ternir leur réputation. Aussi, le plan, qui s'est étalé sur trois ans, a tardé à atteindre sa dernière étape, celle d'encourager les écoles à se doter d'une stratégie de lutte contre la violence.

«J'endosse le fait qu'on me demande de poursuivre le plan. Il n'est pas parfait, je suis d'accord, a indiqué Mme Beauchamp. Il faut le poursuivre et il y aura de l'argent au rendez-vous. Peut-il être bonifié? Assurément.»

Pour Shaheen Shariff, professeur au département de sciences de l'éducation à McGill, une part du problème réside dans le fait que les jeunes ne savent pas bien ce qui constitue une infraction à la loi. «Est-ce que mettre sur YouTube une vidéo que notre petite amie nous a envoyée peut être une infraction? À quel moment une blague devient-elle une agression? À quel moment un mensonge devient-il criminel?», souligne-t-elle. Elle lancera en mai prochain un site bilingue, financé par le ministère de l'Éducation et le gouvernement fédéral, pour guider les enseignants, les parents et les élèves sur ces questions.

Les résultats du sondage reposent sur 1214 entrevues téléphoniques. La marge d'erreur maximale associée à un échantillon de cette taille est de 2,8 %, 19 fois sur 20.
 
 
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  • ysengrimus - Inscrit
    8 avril 2011 06 h 37
    Rien sur le cyber-anonymat?
    Rien sur le cyber-anonymat? "Psychological research has proven again and again that anonymity increases unethical behavior. " Simpliste. Moi, qui signe toujours, je dis: simpliste. Si tous les trolls sont des cyber-anonymes tous les cyber-anonymes ne sont pas des trolls. Les assimiler unidimensionnellement est simpliste et, aussi, censurier. Le cyber-anonymat ne sert pas qu'à lancer des primeurs ou des bobards. Il a des raison, bien distinctes de la cyber-intimidation, qu’il faut décrire...

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/11/29/le-cybe

    … qu’il faut COMPRENDRE, en fait… Chacun son tyran, en somme...
    Paul Laurendeau
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  • Chris G. Eustace - Abonné
    8 avril 2011 06 h 49
    Cyber misconduct by students...part 1
    April 8, 2011

    This article reminds me of Le Devoir article "Centrale des syndicats du Québec - Après la tempête, un peu de calme... (April 26, 08) featuring Réjean Parent who said « Mettons fin à la cyberintimidation à l'école»

    «Nous avions en main un sondage de la Fédération canadienne des enseignants qui indiquait que 95 % du personnel enseignant était victime de cyberintimidation, relate-t-il.

    L'enquête menée par des chercheurs universitaires a toutefois révélé que la cyberintimidation existe, mais qu'elle touche plutôt 5 % des membres de la CSQ. «C'est tout un écart, relate M. Parent. Mais cela ne signifie pas que ce soit un problème négligeable, puisque 5 % de 100 000 personnes représente tout de même 5000 victimes.» L'enquête montre en outre que près de 30 % des enseignants connaissent au moins un élève qui a été victime de cyberintimidation. «Si on extrapole, on pourrait estimer que de 25 000 à 30 000 jeunes sont victimes de cyberintimidation», fait remarquer M. Parent.

    Now Gazette article: “Teachers to target cyberbullying” (Gazette, July 12, 2008)... "Experts" opinions...

    Cyberbullying expert, Shaheen Shariff, opined that the Canadian Teachers’ Federation, ought to proceed with caution and be “very, very careful” in its goal to make cyberbullying a crime. She did not think the CTF policy will help eliminate the problem of cyber misconduct.

    On the other hand, criminalizing cyberbullying was advocated for years by Bill Belsey, creator of websites on cyberbullying. He was “very happy” to see the CTF, which comprises of 220,000 teachers, take such a “strong position” at their annual meeting.

    Criminalizing cyberbullying will give police the legal resources to combat this type of misbehaviour by some students.

    Make “using information and communication technology to convey a message which threatens death or bodily harm or perpetuates fear and intimidation in another”, an offence.

    I agree.
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  • Veronique D.D. - Inscrit
    8 avril 2011 06 h 59
    Ministère de l'Éducation
    L'histoire de l'autruche:

    Elle voit le danger et se cache la tete dans le sable.

    Pour Shaheen Shariff, professeur au département de sciences de l'éducation à McGill, une part du problème réside dans le fait que les jeunes ne savent pas bien ce qui constitue une infraction à la loi.
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  • Chris G. Eustace - Abonné
    8 avril 2011 07 h 23
    Cyber misconduct by students - part 2
    April 11, 2011

    On April 13,08, I wrote the Internet played a central role in 3 school-related news articles last week.

    The first was the disturbing item that gained national media attention of the six Floridian teenage girls giving a savage beating to another girl - a classmate. Apparently, the motive behind the crime was to post the 35-minute attack on YouTube / MySpace.

    “The combination of violence, girls, video and criticism of the Web seems to have made the case a magnet for attention and outrage,” said the New York Times.

    On April 10, Quebec’s largest teachers union said that Quebec lags on the fight against cyber bullying and called for the Quebec government to provide specific guidance to schools on dealing with cyber intimidation and harassment over the Internet. A CROP poll survey taken last February of 1200 teachers, in high schools, indicated that 35 per cent of them knew of at least one person in their school who has received threats.

    Thirdly, a report; “Safety in Online Relationships”, by the Kids Help Phone organization, indicated, “teaching kids about online safety takes more than one lesson.” (Canadian Press, April 9)

    It included results of a survey of about 2,250 students. Some are worrisome.

    Forty per cent of respondents said they have given out personal information. One quarter said they had a relationship, which they kept secret from friends. Forty-five per cent said they have a webcam, and 40 per cent said a computer was in the bedroom. More than half the respondents were 14 and under and 70 percent were female.

    The Internet is a teen’s connection to the world. The report explained the potential for cyber bullying and sexual exploitation is not uncommon because some young people share sexual photos with a boyfriend / girlfriend online. Sexy pictures/ nicknames can attract the wrong kind of attention .

    Anything posted can leave a permanent record, even if it’s deleted.(cont...
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  •  
  • Chris G. Eustace - Abonné
    8 avril 2011 07 h 52
    Cyber Misconduct and Digital Footprints... part 3
    April 8, 2011

    A few years ago a cyber misconduct story involving students was eclipsed by the story of the lack of support by the school board of its own teachers who had been deeply insulted.

    Some excerpts from the site www.acdsa.org - Citizens for Autonomous Schools ...

    « LBPSB CHAIRMAN, MARCUS TABACHNICK COMMENTS LEAVE ONLY ONE OPTION OPEN FOR EMBATTLED HIGH SCHOOL TEACHERS: FILE CHARGES.

    In response to union demands that the LBPSB needs to deal more harshly with cyber bullying, the chairman of the school board stated “There is no authority under the Education Act for us to override a disciplinary decision,” “There is no easy way to control what students do at home, on their own equipment, on their own time.”
    That might be true but the School Board does have regulations which address harassment and bullying situations. However, as many parents and teachers have indicated in the past, they are regulations on paper only and are rarely enforced.

    When specific teachers are publicly and unjustly called pedophiles and heroin addicts on public forums, a mere two day suspension doesn't cut it. Examples must be set to deter this kind of behaviour.

    If the School Board fails to act appropriately and in so doing, undermining the effectiveness of its own teachers then the law is the only alternative. File charges against the offenders and the school board officials who are a party to the offence through their inaction.

    The LBPSB must show some guts in dealing with these type of issues at home...

    Maybe that is where the problem lies..,too much emphasis on International projects while good academic and physical housekeeping at home is being neglected.

    The Lester B. Pearson Board's irresponsible handling of this situation , once again, reinforces the majority of Quebecers' demands.......abolish school boards. (Posted: May 29, 2007)»

    Some good news: The LBPSB is planning to introduce curriculum that will teach kids all about techno ethics.

    Mer
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  •  
  • Fernand Ouellet - Inscrit
    8 avril 2011 07 h 56
    Manque de clairvoyance
    Je veux souligner qu'en 2003, lorsqu’elle devenait la ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, elle supprimait la petite subvention de 50 000$ qu’elle accordait au seul organisme québécois qui avait pour mandat la formation du personnel scolaire à l’éducation aux médias, le Centre de ressources en éducation aux médias.

    Nous constatons aujourd’hui jusqu'à quel point le milieu de l’éducation est démuni face au phénomène de la cyberintimidation.
    Quel manque de clairvoyance de cette ministre qui est maintenant à l'éducation. Je crois que nous sommes en droit de nous inquiéter.
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  • asclepios - Inscrit
    8 avril 2011 09 h 39
    À Fernand Ouellet
    Si c'est vrai, alors ça a été une grosse gaffe et de l'argent bien utilisé a été canalisé vers une action sans effet.
    Revenons-en au plus simple. Les plus proches des élèves sont les professeurs. Donnons la marge de manoeuvre nécessaire aux professeurs pour enseigner les réalités de la vie à leurs élèves. Pas besoin d'un programme du ministère pour ça et pas besoin de contrats de performance non plus.
    Je suis tanné d'entendre à coeur de jour que les citoyens en devoir doivent montrer patte blanche et s'exposer à des sanctions alors qu'ils ont été formés pour leur travail. On dépense trop d'énergie à se méfier de tous ceux dont le travail est essentiel à la société. Une véritable culture de la délation et de la récrimination. Non mais!
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  •  
  • Gaetan-Daniel Drolet - Inscrit
    14 avril 2011 05 h 15
    Une technologie qui amplifie
    «Vivre, c'est passer d'un espace à un autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner» Georges Perec.
    Si la télévision avait comme effet pervers de nous rendre passif à cause du manque d'interactions entre l'émetteur et le récepteur... Le cyberespace et sa mobilité amplifiée dans un temps surréel, ne nous informe en rien sur la manoeuvrabilité, la façon de se déplacer... Il faut bien se le demander après tout car ce nouvel espace est un espace public indéniable et tous nous le regardons comme-ci c'était une curiosité dont on peut encore tester les limites... Franchement, qui a avantage à ce que de tels comportements continuent? Et pourquoi? Pour rire? L'humour québécois, sa culture, son identité, sa réflexion et ces fruits ne donnerait que cela? Car, si c'est pour rire, il y a la couleur jaune de la victime qu'il faudrait downloader sur celle des harceleurs...
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