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Trajet à hauts risques vers l'école!

À Montréal seulement, 3771 enfants ont été victimes d'accidents en moins de 10 ans

Lisa-Marie Gervais   5 mars 2011  Éducation
L’agente Elizabeth Kraska, du poste de quartier 26 dans le quartier Mountain Sights, aide des enfants à traverser à une dangereuse intersection. <br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
L’agente Elizabeth Kraska, du poste de quartier 26 dans le quartier Mountain Sights, aide des enfants à traverser à une dangereuse intersection.

À retenir

Montréal, 7h du matin. En ce matin glacial et gris, le quartier industriel Mountain Sights ne paie pas de mine. La présence de manufactures, de concessionnaires et la proximité de l'autoroute Décarie attirent nombre de poids lourds et autres véhicules vrombissants qui ne partagent pas toujours la route avec les résidants, des moins nantis et des immigrants.

La berline de l'agente Elizabeth Kraska s'engage dans le chemin — de croix! — que doivent parcourir à pied jusqu'à l'école certains enfants des environs. À la hauteur de la rue Victoria, qui est parallèle à l'autoroute Décarie, la rue Jean-Talon a six voies, trois vers l'est et trois vers l'ouest. «Ici, devant une aussi grande intersection, un piéton ne peut pas marcher naturellement, il doit être à la course, c'est l'enfer!» a expliqué l'agente qui travaille au poste de police de quartier 26.

Ce matin n'est pas comme les autres. Dans la nuit, sur l'autoroute Décarie à la hauteur de Jean-Talon, un chauffard a foncé dans une voiture de police, blessant quatre agents. On a même dû faire feu sur le forcené. Conséquence? La «15» est fermée dans les deux directions, donnant lieu à un trafic monstre dans les rues tout autour. Et comme c'est souvent le cas, cette circulation chaotique accentue les risques d'accident dans le secteur.

La petite Jolaine Sihoumnoue en sait quelque chose. Il y a mois, un automobiliste distrait et un peu trop pressé lui a roulé sur le pied alors qu'elle traversait la rue. Comme Jolaine, chaque année, des centaines d'enfants sont happés par un véhicule motorisé dans les rues de Montréal. Entre 1999 et 2008, un total de 3771 enfants âgés de 5 à 17 ans à pied ou à vélo ont été victimes d'accidents. Et ce serait pire si on ne faisait pas que tenir compte des jeunes éclopés transportés en ambulance.

Sans grande surprise, les arrondissements de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et Rosemont-La Petite-Patrie occupent les trois premières positions de ce navrant palmarès. Pourquoi? Ce sont des secteurs où les enfants sont plus nombreux, qui sont striés de grandes artères et où les gens, moins enclins à posséder un véhicule, tendent à marcher davantage. «Ce sont les hypothèses les plus probables», note avec prudence Patrick Morency, médecin spécialiste en santé communautaire et chercheur à la Direction de la santé publique.

Il ajoute à cela une autre cause, celle de la qualité des aménagements routiers. «À Montréal on ne les a pas mesurés comme tel, mais ailleurs, par exemple en Écosse où une étude a comparé deux villes, les quartiers pauvres avaient de quatre à six fois plus d'enfants blessés, constate-t-il. Ils ont quand même réussi à diminuer les accidents en faisant des réaménagements. C'est intéressant de voir qu'il y a des villes dans le monde qui ont réussi à réduire les inégalités par des aménagements plus sécuritaires.»

Aberrations autour des écoles

À Montréal, où la voiture a le feu vert à peu près partout, il reste du chemin à parcourir. Dans les rues entourant les écoles, qui fourmillent de bambins précisément aux heures de pointe, les aberrations se multiplient. Des panneaux de 50 km/h dans la rue de l'école, des voitures stationnées en triple devant les établissements, des intersections à voies multiples sans traverses piétonnes et des corridors scolaires mal indiqués. Parlez-en aux profs, aux brigadiers, aux parents...

Père de famille averti, Alex Montagano a mené son combat notamment à Côte-des-Neiges. À l'époque où il y habitait, des escouades de circulation patrouillaient souvent dans le secteur. Nombre de contraventions se donnaient aux chauffards sans que rien y fasse. M. Montagano a fini par porter ses doléances au conseil d'arrondissement, puis par faire signer une pétition. «Quatre mois après le dépôt de la pétition, un conducteur avait brûlé un feu rouge, frappé quatre piétons, dont deux sont morts. C'est là que je me suis engagé dans le dossier des mesures d'apaisement de la circulation», raconte-t-il en déplorant la lenteur d'action des autorités.

Les différents ordres de gouvernement se renvoient trop souvent la balle. Qui de la ville centre, des arrondissements, du ministère des Transports, de la Sécurité publique ou de la commission scolaire a un rôle à jouer? Cela dépend du type d'aménagement proposé. L'ajout d'un brigadier? Le service de police et la municipalité. L'implantation d'une traverse piétonne lumineuse? Cela dépend si l'installation se fait dans une rue locale, une route collectrice ou une autoroute. Un groupe de parents de l'école Laurier a ainsi attendu pendant six ans qu'on installe un arrêt-stop à une intersection devant l'établissement... en vain.

Priorité aux piétons


Avec la directrice de l'école et le coup de pouce de la Maison d'aurore (qui mène un projet de Quartier vert, actif et en santé en collaboration avec le Centre d'écologie urbaine de Montréal), Jean-François Boyer a toutefois l'intention ferme de gagner son combat contre Goliath. Il sensibilise au danger à coups d'interventions à l'école, dans son quartier, à la ville centre. Son credo? Priorité aux piétons. Il n'a d'ailleurs pas de mal à convaincre les parents de son secteur, le Plateau-Mont-Royal. Il n'accepte pas que des enfants aient à affronter une intersection aussi hostile que Saint-Joseph et De Lorimier pour aller à l'école Saint-Pierre-Claver. Une brigadière a même été fauchée non loin de là. «On a enlevé le brigadier. Mais c'est un feu de circulation qu'on aurait dû mettre, déplore-t-il. On essaie de promouvoir le transport à vélo, mais si les enfants ne peuvent pas traverser des grandes artères comme Saint-Joseph, ça sert à quoi?»

Les cartes produites par les chercheurs de la Direction de la santé publique sont sans équivoque. Les écoles autour desquelles on a répertorié 40 enfants piétons ou cyclistes blessés et plus dans un rayon de 500 mètres sont situées le long d'importantes artères montréalaises qui traversent l'île d'un bout à l'autre, comme l'autoroute métropolitaine et l'avenue Papineau. Près de dix écoles ont pignon sur rue ou sont situées à proximité de cette artère dangereuse.

«Il y a tout plein de facteurs qui peuvent expliquer le risque de blessures, mais le nombre de piétons et le volume du trafic demeurent des indicateurs très importants», rappelle Patrick Morency. D'ailleurs, la croyance largement médiatisée selon laquelle les comportements fautifs du piéton sont en cause dans 80 % des accidents est trompeuse, rapporte un mémoire de l'Agence de la santé et des services sociaux déposé à l'Assemblée nationale en 2007. Il faut plutôt agir sur les facteurs environnementaux, insiste-t-on.

Le règne de l'auto

Cela nécessite un certain courage. Un courage dont ne font pas souvent preuve les autorités, estime le commissaire scolaire depuis 20 ans Kenneth George. «Les grandes artères de la ville ont été conçues pour les gens qui vont à Laval et Ahuntsic et qui travaillent au centre-ville», dit M. George. À l'époque du maire Pierre Bourque, lorsqu'il a commencé comme commissaire, il n'était pas question de nuire au transit pour des raisons économiques. On ne s'en cachait même pas. «Ça a été des années de lutte pour commencer à faire des gains. Ça a commencé à changer lorsqu'André Lavallée est devenu maire d'arrondissement. Il était aussi responsable du transport au comité exécutif», reconnaît M. George.

Professeur à l'Institut d'urbanisme de l'Université de Montréal, Paul Lewis croit pour sa part que la situation s'est aggravée pour les piétons. «J'ai tendance à penser que l'environnement urbain est plus insécurisant qu'il y a 20 ans. Il y a plus d'autos dans les rues et les gens respectent moins la réglementation que par le passé», note-t-il. Les parents qui vont reconduire leurs enfants à l'école «mettent la vie des autres en danger» en raison de «leurs comportements disgracieux».

Des études menées par le Groupe de recherche Ville et mobilité, qu'il dirige, ont conclu que les parents, qui utilisent davantage la voiture pour aller au travail, sont de plus en plus nombreux à aller reconduire leur marmaille à l'école. Le corollaire de cette habitude de vie est que les enfants marchent moins qu'avant, au profit non pas du transport en commun, mais de l'automobile. En 2003, 25 % des élèves du primaire et du secondaire de la grande région de Montréal marchaient pour aller à l'école, contre 32 % en 1998. «Ça n'a pas beaucoup changé aujourd'hui», assure M. Lewis.

Alex Montagano y voit pour sa part le plus aberrant des paradoxes. «On a un problème de société avec l'obésité, mais on ne construit pas nos villes pour les rendre plus sécuritaires et permettre aux élèves de marcher», constate-t-il.

Aménager l'espace

Malgré tout, des concepts tels qu'«apaisement de la circulation» et «aménagement urbain sécuritaire» gagnent du terrain. Surtout autour des écoles. Pour l'instant, Vélo Québec s'en occupe plutôt bien avec son initiative «Mon école à pied, à vélo» à laquelle adhèrent désormais 210 établissements dans 16 régions du Québec. Le programme permet aux écoles de recevoir la visite d'experts qui passent au peigne fin l'environnement de l'établissement. Y a-t-il un réseau cyclable connecté aux écoles? Les intersections sont-elles bien dégagées? Les feux laissent-ils aux piétons le temps de traverser? Une fois l'état des lieux complété, on dresse une liste de recommandations. Le plus grand défi demeure la mobilisation de tous les acteurs — policiers, élus, commissaires, parents — capables d'apporter un changement, note Lucie Lanteigne, directrice générale de Vélo Québec Association. «Rien que pour le diagnostic, ça peut prendre un an.»

Paul Lewis reconnaît qu'il n'est pas mauvais de s'attaquer au problème en commençant par mieux aménager l'environnement immédiat des établissements. «Mais il y a un vice dans l'analyse. Prenons l'exemple d'un enfant qui a un kilomètre à marcher. Si on me dit qu'on sécurise les intersections dans un rayon de 100 mètres autour de l'école, ça veut dire que mon enfant marche 900 mètres sans sécurité aucune, avance-t-il. Il faut sécuriser les trajets sur l'ensemble de l'espace urbain qu'ils doivent parcourir et réduire la vitesse des automobiles, la longueur des traversées, etc.» Dans l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, on travaille depuis plusieurs années à l'élaboration du projet «Namur/Jean-Talon», comprenant des condos et un réaménagement du secteur, y compris le quartier Mountain Sights. Les résidants espèrent y voir un impact sur leur qualité de vie. En attendant, leurs enfants pourront désormais tous aller à l'école... dans l'autobus jaune que vient tout juste de leur autoriser la commission scolaire.

***

À lire aussi dans le dossier «Trajet à hauts risques vers l'école!»


 
 
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  • Jacques Lafond - Abonné
    5 mars 2011 09 h 22
    Haut risque 1
    Est-ce que ça va arrêter un jour cette folie de sur-responsabilisation de l’état et de déresponsabilisation presque totale de l’individu au Québec ?

    J’étais dans une soirée, et je parlais à un homme qui travaille beaucoup sur la route avec sa voiture. Il m’a dit : en tout cas, moi, les vélos et les piétons qui ne respectent pas la signalisation, avec moi, ils passent par là. Je les colle, je les frôle, ils ont affaire à ma médecine… crois-moi, ha, ha.

    Je lui dis, oui, mais, tu ne trouves pas que tu joues un petit jeu dangereux. Qu’est-ce qui arrive un jour si tu frappes ou si tu tues quelqu’un ? Ha, ça ce n’est pas mon problème mon ami. Moi je suis dans mon droit, je suis parfaitement légal, et eux, non. Alors qu’ils se tassent …

    Je lui dit : Moi je pense que ce que tu viens de dire là, mérite 6 mois de prison ferme. Rien de moins. C’est absolument criminel ce que tu viens de dire là.

    Il faut bien se rendre à l'évidence qu’au Québec, veut veut pas, l’automobiliste a le droit de frapper. Notre belle mentalité au Québec est à instaurer des politiques pour blocker et corriger la circulation automobile pour éviter des accidents. Mais le problème fondamental au Québec, est que si tu n’as pas pris d'alcool, si tu ne parles pas au cellulaire, si tu as ta ceinture, et si tu ne dépasses pas la limite de vitesse, tu as le droit de tuer quelqu'un. No problem.

    En Hollande, l'automobiliste est toujours présumé coupable quand il frappe un piéton ou un cycliste, et ce, peu importe les circonstances. Résultat de cette politique: il n'y a, en Hollande, presque aucun accident impliquant auto et piéton/cycliste. Un automobiliste qui frappe un piéton ou un cycliste est automatiquement accusé en cours criminel, en Hollande.
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  • MJ - Inscrite
    5 mars 2011 09 h 54
    Des solutions à envisager
    -Des viaducs piétonniers au-dessus des autoroutes pour les écoliers

    -Des traverses piétonnes sonores (pour non-voyants) et avec temps de passage affiché en secondes restantes pour les boulevards, avenues et rues principales

    La localisation d’écoles primaires près d’autoroutes est une aberration. Une école primaire devrait être située au coeur du quartier habité par les écoliers, à proximité de leurs domiciles. Si un quartier est traversé par une autoroute et des artères principales, il s’agit alors d’une zone commerciale et/ou industrielle et non d’un quartier résidentiel. On constate que les tours et immeubles à appartements ont été construits près des voies principales de circulation. Ce qui contribue aux problèmes mentionnés dans cet article.

    En outre, ces quartiers habités par les moins nantis et les immigrants disposent de bien peu ou pas d’espaces verts. Les pollutions sonore et de l’air y sont plus élevés qu’ailleurs et avec cette concentration de béton et d’asphalte, on y retrouve durant l’été des ilôts de chaleur suffocants. Toutes ces conditions largement répertoriées dans les susdits quartiers détériorent la santé et la qualité de vie de ses résidants. Il faudrait que les autorités publiques (municipales et provinciales) y prévoient la plantation d’arbres, l’aménagement d’espaces verts et de parcs en lieu et place de terrains de stationnement pour les voitures, de même que des pistes cyclables et des passages ou trottoirs piétonniers au-dessus des autoroutes.
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  • MJ - Inscrite
    5 mars 2011 09 h 56
    Un modèle de développement urbain à repenser
    Il n’y a pas eu de réelle planification urbaine ni de schéma de développement bien planifié dans ces arrondissements. Le développement s’est fait au gré des demandes des promoteurs avec comme unique souci la rentabilité fiscale des villes et la prolifération d’immeubles à appartements en hauteur, sans parcs ou zones récréatives pour les enfants. Ces quartiers ont été construits pour la plupart au début du XXe siècle. Tous les quartiers énumérés dans cet article sont dévitalisés par l’omniprésence des voitures et la préséance de l’espace pour les autoroutes. Dans plusieurs villes américaines, on a débarrassé l’espace visuel de ces hideuses autoroutes que l’on a reconstruites sous terre. Avec l’augmentation de la population, il faudrait prévoir la prépondérance du transport en commun (métro et autobus) par différents incitatifs pour diminuer l’achalandage des véhicules sur la route, diminuer l’incidence des accidents routiers et la pollution par GES.
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  • France Marcotte - Abonnée
    5 mars 2011 12 h 41
    Les canaris ne font pas le poids
    Les enfants dans cette histoire sont des indicateurs de l'absurdité de l'aménagement des villes et des valeurs auxquelles on donne priorité.
    Les voitures sont comme des parasites ayant envahi un corps sain; celui-ci suffoque, c'est normal.

    J'exagère à peine mais chaque jour que mon enfant revenait sauf de l'école à la maison, je l'accueillais comme un survivant, soulagée.
    Une des conséquences de ces aberrations, c'est l'autonomie même des enfants: ce n'est pas souhaitable pour un enfant de 10 ans que ses parents le reconduisent à l'école, mais qui a envie de jouer à la roulette russe avec un poids lourd?
    Il le faut pourtant, pour que l'enfant se prépare à ce qui l'attend, qu'il grandisse. Il faut le laisser tôt ou tard, près ou loin de chez lui, prendre ce risque de se mesurer au trafic. C'est une sorte de rite de passage où certaines laissent évidemment leur peau.
    Il faudra pourtant accepter toutes ces victimes si on tient à ce point à continuer à vivre en débiles: l'un ne va pas sans l'autre.
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  • France Marcotte - Abonnée
    5 mars 2011 13 h 38
    lapsus?
    Je voulais écrire que c'est une sorte de rite de passage où certains (enfants) laissent leur peau et non certaines (mères), bien sûr, quoique, indirectement...
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  • maxime belley - Inscrit
    5 mars 2011 14 h 42
    les pauvres
    ils n'ont pas de voiture ces familles là? Donc on s'en balance!

    Fermez moi ces écoles là de toute façon la moitié des élèves ne finissent même pas leur secondaire et on va avoir de l'argent pour faire refaire les routes..

    le libéral!
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  • Geoffroi - Abonné
    5 mars 2011 18 h 14
    Dur, dur, dur d'être un piéton...partout au Québec
    N'oubliez pas les cyclistes, les "joggeurs" et les "rouleurs" "passentpartout", ça fait dur même... sur les trottoirs. Le quart des automobilistes, le moitié des "joggeurs frôleurs" et presque tous les cyclistes, patineurs à roulettes et autres "rouleurs" ne respectent pas la signalisation routière.

    Qu'est-ce que l'on peut faire? Encore plus de "sensibilisation"? Ah! Ah! Ah! Mon oeil: "La route appartient à tout le monde" selon certains policiers.

    Il faut que ça fasse mal. Les solutions existent. Appliquez-les chr...!
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  • MystHalo - Inscrit
    6 mars 2011 13 h 41
    Où est la police?
    Et pendant que nos enfants tentent de se rendre à l'école à travers les voitures qui grillent des feux rouges, les policiers remplissent leur quotas en arrêtant tout le monde dans une bonne vieille "trappe à ticket". M. lafond a mentionné la déresponsabilisation des gens, mais je pense plutôt que les automobilistes n'ont tout simplement pas assez peur de se faire prendre.
    Moi-même je conduis depuis dix ans, et je n'ai jamais frappé de piétons. Ce qui ne veut pas dire que de temps à autres, je ne connais pas une infraction au code de la route. J'ai été arrêté une seule fois en dix par la police, et c'était dans un quartier industriel où la plupart des voitures circulent à 90 km/h, tandis que la vitesse autorisée est de 50km/h. Une trappe à police quoi...
    Je me confesse, je dépasse régulièrement les limites de vitesse, je suis trop souvent pressé lorsque je suis en voiture, mes déplacements sont mal planifiés et j'ai trop recours à cette dernière. Étant conscient de la problèmatique actuelle concernant les piétons dans la métropole, je ferai plus attention à l'avenir.
    Mais je pense qu'un autre solution serait d'éliminer les quotas de contravention du travail des policiers. Ainsi ils pourraient se concentrer sur la véritable sécurité routière, et en très peu de temps, une amélioration se ferait sentir. Reste à savoir si nos élus sont capable de se passé des revenus que procurent les contraventions.
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  • François Beaulé - Abonné
    6 mars 2011 15 h 46
    Où est la police?
    Il m'arrive souvent de voir des véhicules qui roulent à plus de 60km/h à Montréal. Je remarque aussi que de plus en plus de véhicules brûlent les feux rouges. Mais je ne suis presque jamais témoin d'une arrestation par la police. Je ne vois pas souvent de policiers sauf quand je me promène à Outremont ou Ville Mont-Royal.
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  • cournoyera - Inscrit
    6 mars 2011 17 h 20
    Notre sens civique et le tout à l'auto
    Je suis piéton à Montréal et je vois presque chaque jour à quel point nous avons perdu notre sens des responsabilités vis à vis les autres citoyens. Ainsi, comme j'en ai été témoin, que dire de cette mère qui envoie son enfant replier le panneau «arrêt» sur le côté de l'autobus scolaire parce qu'il l'empêchait de passer.

    Nous entendons chaque jour les automobilistes critiquer l'état lamentable des rues de Montréal alors que pour nous piétons les trottoirs avec leurs trous sont tout aussi dangereux pour s'y fouler ou casser un pied. J'ai à traverser matin et soir le boulevard René Lévesque à mes risques. Le temps pour ce faire est tout à fait ridicule et si je me trouve dans la rue au feu rouge les policiers me disent que je pourrais recevoir une contravention. Que savent-ils eux de la vie de piéton à Montréal, la majorité demeurent en banlieue et ne traversent les rues de Montréal que dans leurs voitures de police ou en uniforme...

    Nous vivons sous le règne de la voiture et les beaux discours des politiciens ne sont là que pur nous endormir. Bravo à ceux qui prennent les choses en main, ne comptons que sur nos propres moyens et sur nos votes pour faire changer les choses.

    La responsabilité des piétons... Allons donc, c'est de notre survie dont il est question.
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  • Elena00 - Inscrit
    8 mars 2011 10 h 57
    Responsabilité
    Que ce soit les piétons, les vélos ou les automobilistes, chacun a sa grande part de responsabilité. Si tous et chacun respectait les règles et les lois, une belle harmonie pourrait s'intaler entre eux.
    Je fais la route Québec Montréal régulièrement, et souvent j'ai l'impression que certains automobilistes sont en déficit de neurones.
    Attention à nos tout petits, ils ne connaissaient pas encore l'agressivité des adultes.
    Francine Desaulniers
    Québec
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  • Hubert Lavigne - Inscrit
    8 mars 2011 20 h 20
    et oui, la Police parlons-en!!!
    Il y a quelques années, lors de la semaine du Grand Prix, je me suis fait écraser le pied par un chauffard qui avait brûlé une rouge à l'intersection de Ste-Catherine et Drummond; j'ai eu le temps de prendre le # se plaque et j'ai couru, en boitant, vers le policier de service au coin de Crescent. Celui-ci m'a dit qu'il fallait que je sois compréhensif, parce que c'était le Grand Prix!!! et m'a conseillé en me tutoyant de prendre un taxi pour me rendre au poste pour faire la plainte, en continuant de converser avec les passants, sans se préoccupé plus que ça de mon cas. Je suis retourné chez moi et comme mon problème n'étant pas trop sérieux, j'ai laissé tomber.
    De toute façon, je ne crois pas qu'il y la volonté nécessaire pour faire cesser ces abus qui semblent s'accentuer chez les automobilistes. Il y a quelques années, les autorités montréalaises ont finalement annoncé, en grande pompe, qu'on avait embauché une vingtaine de policiers pour faire respecter les règlements les plus élémentaires dont en particulier, les infractions aux feux rouges...... Où sont-ils ces policiers???. Dernièrement, j'ai observé la situation pendant une quinzaine de minutes à une intersection achalandée du centre-ville et j'ai pu constater qu''un automobiliste sur 5 brûlait le feu rouge. ...Pas un policier en vue!!!! Étant un résident du centre ville je peux témoigner, comme beaucoup d'autres, que cette situation est coutumière dans notre ville

    Quand je vois ces préposés aux stationnements, qui laissent les livreurs de courrier, stationner en double en bloquant grossièrement la circulation , je peux constater où sont les priorités de nos dirigeants irresponsables, également.; suite à une question que j'ai posée à ce sujet à un de ces préposés, il m'a répondu qu'il ne peut donner de contraventions à ces livreurs!!! Le lobbying, il paraît..........
    Comme dans tant d'autres situations au Québec, on ne réagira que lorsqu'il y au
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