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Beauchamp sévira contre l'Université McGill

La ministre de l'Éducation confirme que son MBA à 29 500 $ lui vaudra des pénalités financières

Lisa-Marie Gervais   1 mars 2011  Éducation
Line Beauchamp a affirmé qu'il y avait «une profonde mésentente entre le ministère et l'Université McGill».
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Line Beauchamp a affirmé qu'il y avait «une profonde mésentente entre le ministère et l'Université McGill».
La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a confirmé son intention de sanctionner financièrement l'Université McGill qui, depuis septembre dernier, enfreint les règles budgétaires en offrant un programme de MBA au coût de 29 500 $. «On n'a pas changé de cap. Pour nous, ce n'est pas acceptable qu'un MBA régulier se voie avec de tels droits de scolarité», a soutenu la ministre au Devoir lors d'un entretien vendredi dernier. Elle a indiqué qu'il y aurait bel et bien des «conséquences financières» pour l'institution sans toutefois préciser les modalités de la pénalité. «Je vais faire une communication publique claire avec tous les montants. On pourra donner les précisons à ce moment-là», a dit la titulaire du ministère de l'Éducation (MELS).
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  • Franfeluche - Abonné
    1 mars 2011 08 h 23
    Ça y est !
    On est en train d'ouvrir la porte à une augmentation spectaculaire des droits de scolarité. Aujourd'hui, c'est le MBA, demain ce sera la médecine etc.etc.ect..
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  • pierre savard - Inscrit
    1 mars 2011 08 h 51
    Ridicule
    Beauchamps ferait mieux de s'attaquer aux bonis dans le système d'éducation et au gaspillage dans les commissions scolaires. Poudre aux yeux libérale encore une fois
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  • Claude Archambault - Inscrit
    1 mars 2011 08 h 58
    Et cela n'a pas été un frein
    Le nombre d'étudiant au MBA a augmenté après l'augmentation des frais. La raison est simple, avec de meilleures revenues l'université a un programme de meilleure qualité maintenant. Le MBA n'est pas un programme comme les autres, il s'adresse à des gens d'affaire qui sont déjà sur le marché du travail on qui y ont acquis une forte expérience. Aussi plusieurs ont déjà des diplômes dans d'autre domaine. Une des meilleures combinaisons de diplôme en est un d’ingénieur/MBA
    De plus il est parfaitement normal que les frais de scolarité reflété les potentiel de gain que cette formation offrira.
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  • Jonathan Bizier - Inscrit
    1 mars 2011 09 h 49
    On a pas besoin du modèle Américain
    Ce que vous dîtes M. Acharmbault reflète bien la philosophie du modèle Américain d'éducation. "C'est normal de payer cher, puisque qu'au bout du compte, les potentiel de gain sont plus grand". D'abord, il est vrai que ceux qui complètent leur MBA ont de meilleures chance d'avoir un emploi bien rénuméré puisqu'ils auront un accès privilégiés à des postes de directions dans les grandes compagnies. Néanmoin, la raison pour laquelle ils auront un tel accès, ne dépend aucunement de l'éducation dite "management" qu'ils recoivent, mais bien des contacts auxquels ils auront accès en s'inscrivant dans le programme.

    Le HEC offre le MBA pour un résident du Québec a 6000$ , au lieu de celui de McGill-HEC ( en parteneriat) a 78000$. D'accord il ont quelques différences technique, mais les 2 sont très très bien côté au niveau international. On s'entends qu'au niveau éducationnel les 2 sont similaires, mais il y a surement plus de chance de retrouver un "amis de Paul desmarais" dans celui de Mcgill.

    Au bout du compte si ce n'est pas une mesure discriminatoire pour choisir préalablement des "amis" des "amis" de grande corporation, je ne vois pas pourquoi ils imposerait de tel frais. Leur argument bien sur pour ce défendre de ce genre d'accusations se limitera a relativisé leurs positions ; " Il n'est pas normal qu'au Québec... on ne puisse offrir des programmes de qualité.... comme par exemple a Harvard..blabla.. ce programme a un coût qui reflète son potentiel" . Et encore une fois on aura réussi a démanteler a petit feu la mission première de l'université, qui est a priori : " de fournir une éducation de qualité,et accessible pour le plus grand nombre de personne possible".
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    1 mars 2011 11 h 46
    Le vrai scandale
    Il existe au Québec un scandale systémique et récurrent : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales.

    Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu'elles devraient avoir. Le Québec finance lui-même son assimilation à l'anglais.

    Quel parti va redresser la situation?
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  • TRIPOD - Inscrit
    1 mars 2011 12 h 14
    Peut-être une petite conotation linguistique ...
    Sommes-nous en train de revenir dans les années 40 ou 50 où les québécois (Canadiens-Français) de milieu modeste, après la complétion d'une septième année (quand ils le pouvaient), ne pouvaient aspirer, au mieu, qu'à travailler dans les "SHOPS" de l'est de Montréal !

    De plus, cette mesure de McGill présente, que l'on veuille ou non, une petite conotation linguistique ! Voudrait-on, comme dans ces années sombres, faire un retour en arrière et favoriser un élitisme anglophone
    aux dépens des étudiants francophones ? De toute façon, à ce prix, ce ne sont, encore une fois, que les mieux nantis et les p'tits zamis du pouvoir qui pourront profiter d'un tel programme !

    Et si on laisse faire et qu'il n'y a pas de pénalité pour McGill, je vous prédis que l'on assistera, sous peu, à une flambée des frais de scolarité telle, que l'accessibilité même à l'université pourrait être remise en cause pour plusieurs étudiants ! Il ne faut pas oublier non plus qu'en éducation, "ARGENT" ne rime pas toujours avec "TALENT" !
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  • Gabriel Duceppe - Abonné
    1 mars 2011 16 h 43
    apprendre à échouer...
    En regardant la crise financière qui vient de nous passer dessus, c'est à se demander pourquoi nous continuons à financer les écoles de "business" et de gestion?
    Car en fait, qu'apprend-on là-dedans? Comment piller, abuser et surtout ÉCHOUER et se faire récompenser ensuite?
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  • Donald Bordeleau - Inscrit
    1 mars 2011 21 h 38
    Doute pour Madame Beauchamp, il y aura peu de pénalité. Chercher qui a le gros bout du bâton.
    Bravo pour la réduction de l'accessibilité, le fossé se creuse encore pour les francophones.

    Un pneu Michelin alors qu'un pneu ordinaire ferait l'affaire
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    2 mars 2011 08 h 00
    McGill bashing
    Malheureusement,je vois encore en ces pages ce fameux réflexe d'infériorité des francophones prendre le dessus et vouloir détruire tout ce qu'une institution anglophone a à offrir au Québec.
    Mc Gill a décidé d'être fiscalement responsable et de charger le vrai prix pour son programme. Et pour ça,elle sera pénalisée.
    Québec par contre fait semblant qu'il n'y a pas de problèmes se met la tête dans le sable et continue à endetter la province.Et ça c'est acceptable.
    Tant et aussi longtemps que nos élites francophones se comporteront en colonosés revenchards notre province n'avancera jamais mais plutôt s'accommodera dans son insignifiance.
    Triste constat mais vrai.
    Roger Sylvain
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  • cocodelit - Inscrit
    7 mars 2011 03 h 00
    For my information
    Juste pour info, madame la ministre a-t-elle vraiment dit ceci : « On n'a pas changé de cap. Pour nous, ce n'est pas acceptable qu'un MBA régulier se voie avec de tels droits de scolarité » ?
    Je ne sais pas vous, mais ça me fait mal aux oreilles.

    Anselme.
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