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    Un plan stratégique pour l'École polytechnique - Développer la société du XXIe siècle!

    26 février 2011 |Claude Lafleur | Éducation
    L’École polytechnique figure parmi les plus importants établis-sements universitaires en recherche appliquée au Canada. <br />
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    Photo: Jacques Grenier - Le Devoir L’École polytechnique figure parmi les plus importants établis-sements universitaires en recherche appliquée au Canada.

    Dorénavant, l'École polytechnique de Montréal, qui se classe dans le peloton de tête des facultés de génie au Canada, concentre ses recherches en vue d'accroître la position stratégique du Québec dans des domaines de pointe. «Notre objectif, c'est d'avoir un impact mesurable sur la société du XXIe siècle grâce à la formation d'un personnel hautement qualifié», résume Gilles Savard, directeur de la recherche et de l'innovation à l'École polytechnique.

    «Il faut savoir que, pour faire face au nouvel environnement de recherche, qui est de plus en plus mondialisé et hautement compétitif, les gouvernements demandent aux universités d'avoir un impact encore plus grand sur la société. Les États — aussi bien le Québec que le Canada — s'attendent donc à ce que les établissements universitaires jouent un rôle accru dans l'amélioration de la compétitivité dans les secteurs où nous excellons déjà. On s'attend même à ce que nous ayons un impact structurant sur la société», explique Gilles Savard, de l'École polytechnique.

    Déjà, son école figure parmi les plus importants établissements universitaires en recherche appliquée au Canada, car, parmi la quarantaine d'é-coles et de facultés de génie au Canada, son établissement se classe premier ou deuxième selon la plupart des indicateurs, tels que l'intensité de recherche, les partenariats avec l'industrie, le nombre de professeurs-chercheurs et d'étudiants au doctorat. «Pas de doute que nous sommes dans le peloton de tête, dit-il, et que nous entendons bien y demeurer!»

    Les professeurs de l'École polytechnique font autant de la recherche fondamentale qu'appliquée, indique-t-il. «Puisque nous sommes une école d'ingénieurs — faisant donc le lien entre le développement des connaissances fondamentales et leurs applications — nous mettons l'accent sur le développement de technologies, commente-t-il. Je dirais que nous maintenons un bel équilibre entre recherche fondamentale et recherche appliquée.»

    Vers des technologies de rupture

    Afin d'avoir un «effet structurant», l'École polytechnique met l'accent sur des recher-ches liées aux trois grands domaines d'expertise de Montréal, à savoir l'aérospatiale et les transports, le multimédia, l'informatique et les communications, ainsi que les sciences et le génie du vivant. «Ces pôles revêtent une importance stratégique pour Montréal, souligne le directeur de la recherche et de l'innovation, surtout qu'ils sont soutenus par un écosystème sectoriel bien structuré, c'est-à-dire par de nombreuses PME, des donneurs d'ordre et des consortiums de recherche auxquels participe l'École polytechnique.»

    De surcroît, l'École polytechnique concentre ses travaux dans trois pôles qui recouvrent une vaste gamme d'applications: les matériaux de pointe et les nanotechnologies, les scien-ces et le génie des systèmes (notamment les outils d'aide à la décision), ainsi que l'énergie, l'environnement et le développement durable.

    De par son impact social et par la foule d'applications possibles, le secteur de l'énergie intéresse tout particulièrement les chercheurs de l'École polytechnique. M. Savard donne l'exemple de la conception de piles et de batteries vraiment efficaces. «Le stockage de l'énergie est quelque chose qui nous intéresse au plus haut point, dit-il. C'est un grand défi, pas juste pour Poly, mais pour toute université à travers le monde; ce n'est vraiment pas un problème facile!» Il ne fait toutefois aucun doute que, le jour où on disposera de bons accumulateurs d'énergie, le monde sera transformé.

    M. Savard parle aussi de technologies de rupture. «Par exemple, nous travaillons sur le déplacement de microdispositifs à l'intérieur du corps humain. On vise ultimement à pouvoir, disons, cibler une tumeur pour y délivrer un médicament spécifique. Ces microdispositifs pourraient être guidés à l'aide d'un appareil d'imagerie par résonance magnétique... Toutefois, nous n'en sommes vraiment pas là! Il faudra sans doute de dix à quinze ans pour y parvenir. Voilà ce qu'on appelle de la recherche de rupture, et c'est pour nous une partie importante de ce que nous faisons.»

    Plan stratégique


    De la sorte, l'École polytechnique vise à se positionner au niveau mondial dans certains créneaux stratégi-ques. À cette fin, elle vient de produire son Plan stratégique pour la recherche et l'innovation 2011-2016.

    «Avec ce plan stratégique, on est résolument déterminé à demeurer dans le peloton de tête des facultés de génie au Canada, lance M. Savard. C'est un plan dynamique couvrant un horizon de cinq ans. On y trouve des actions ciblées sur les orientations sur lesquelles nous voulons travailler.»

    Ce plan formule cinq orientations stratégiques: former des chercheurs et des innovateurs capables de transférer leur savoir vers la société, réaliser des recherches innovantes ayant un impact majeur sur la société, miser sur des partenariats stratégiques visionnaires, renforcer l'engagement et le leadership de l'École polytechnique dans son milieu et agir de manière responsable et éthique.

    Gilles Savard rappelle néanmoins que la fonction première de son école est de former des ingénieurs. «Nous demeurons avant tout une université — donc consacrée à la formation de personnel hautement qualifié — ce qui constitue notre orientation stratégique numéro un. La recherche vient appuyer cette formation — c'est notre deuxième orientation.»

    Selon lui, l'École polytechnique demeurera dans le peloton de tête à condition d'intéresser des professeurs de classe mondiale et des étudiants de très haut calibre. «Ce sont là des passionnés de la recherche et on doit leur offrir l'environnement qui leur permet d'aller au bout de leurs objectifs, dit-il. On est bien équipé pour cela et on y travaille fort... C'est en fait mon rôle: créer un environnement qui soit bon pour eux.»

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    Collaborateur du Devoir












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