Les deux tiers des enseignants ont entériné l'entente sur l'équité
Et un dossier brûlant réglé! Après un an de moyens de pression qui ont forcé le report de la réforme, les enseignants du primaire et du secondaire ont accepté hier dans une proportion de 65 % l'entente de principe sur le dossier de l'équité salariale, négociée à l'arraché avec le gouvernement du Québec.
Ayant convenu de cette entente de principe avec le Conseil du Trésor il y a trois semaines, la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) attendait que les assemblées générales de ses 44 syndicats se saisissent de cette entente, qui reconnaît les 40 heures de travail effectuées par les enseignants, promet un redressement salarial moyen de 5,9 %, et convient d'une présence obligatoire à l'école additionnelle de cinq heures à compter de 2003-2004.
Sept syndicats sur les 44 que compte la FSE et les 10 que compte l'Association provinciale des enseignants du Québec (APEQ) ont rejeté l'entente, la plupart d'entre eux dans une très forte proportion. Il s'agit des syndicats des Basses-Laurentides (91 % contre), de Montréal (80 %), de l'Ouest de Montréal (68 %), de l'Outaouais (52 %), de Laval (92 %), de la Seigneurie-des-Mille-Îles (83 %) et des Seigneuries (84 %).
Le quart des 85 600 enseignants se sont prononcés en assemblée générale, un taux de participation que jugent «très intéressant» les dirigeants des syndicats. «Il s'agit d'une grande victoire pour ce qui est de la reconnaissance de notre travail», a expliqué Johanne Fortier, concédant que l'ajout de cinq heures de présence en classe constituait un «irritant» dans cette entente. «C'est un pas merveilleux, on n'est pas peu fiers de cette entente», a ajouté Monique Richard, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).
Le ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, affirme «tourner la page» avec l'acceptation de cette entente, qui «reconnaît la tâche extraordinaire [que les enseignants] accomplissent auprès des élèves». Par voie de communiqué, il a toutefois rappelé que le règlement prévoit bel et bien désormais une présence de 32 heures par semaine à l'école pour les enseignants, soit cinq heures de plus que ce que prévoit le contexte actuel. Après 27 heures de tâche dite éducative — c'est-à-dire l'enseignement, l'encadrement, l'aide aux devoirs, la concertation avec les parents et autres intervenants — on sera tenu désormais d'ajouter cinq heures réservées «principalement» à des activités personnelles: préparation de cours, recherche, correction.
«Ce temps-là doit servir à du travail personnel», a rappelé de son côté Johanne Fortier. On ne doit pas prétexter cette nouvelle entente pour demander aux enseignants d'utiliser le temps à des fins autres que ce qui est prévu dans l'entente.»
Le ministre a aussi réitéré la disparition des arrangements locaux, actuellement possibles entre syndicats et commissions scolaires, et qui permettaient la diminution du temps de présence à l'école dans 25 % des commissions scolaires du Québec.
Si M. Simard voit dans cette entente une manière d'assurer une plus grande accessibilité des enseignants aux élèves, les représentants des syndicats ont été on ne peut plus clairs hier quant aux changements qu'annonçait cette entente auprès des jeunes. «Bonne question!», a d'abord répondu Mme Fortier. «C'est une plus grande présence systématique à l'école.» «Cela changera peu de choses», a concédé Pierre Weber, président de l'APEQ.
Maintenant qu'elle a obtenu l'imprimatur des enseignants, cette entente doit être réécrite, et signée au terme de la revue des textes, possiblement à la rentrée prochaine. Les redressements salariaux de même que l'obligation des cinq heures additionnelles à l'école ne sont toutefois effectifs qu'en 2003-2004.
Ayant convenu de cette entente de principe avec le Conseil du Trésor il y a trois semaines, la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) attendait que les assemblées générales de ses 44 syndicats se saisissent de cette entente, qui reconnaît les 40 heures de travail effectuées par les enseignants, promet un redressement salarial moyen de 5,9 %, et convient d'une présence obligatoire à l'école additionnelle de cinq heures à compter de 2003-2004.
Sept syndicats sur les 44 que compte la FSE et les 10 que compte l'Association provinciale des enseignants du Québec (APEQ) ont rejeté l'entente, la plupart d'entre eux dans une très forte proportion. Il s'agit des syndicats des Basses-Laurentides (91 % contre), de Montréal (80 %), de l'Ouest de Montréal (68 %), de l'Outaouais (52 %), de Laval (92 %), de la Seigneurie-des-Mille-Îles (83 %) et des Seigneuries (84 %).
Le quart des 85 600 enseignants se sont prononcés en assemblée générale, un taux de participation que jugent «très intéressant» les dirigeants des syndicats. «Il s'agit d'une grande victoire pour ce qui est de la reconnaissance de notre travail», a expliqué Johanne Fortier, concédant que l'ajout de cinq heures de présence en classe constituait un «irritant» dans cette entente. «C'est un pas merveilleux, on n'est pas peu fiers de cette entente», a ajouté Monique Richard, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).
Le ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, affirme «tourner la page» avec l'acceptation de cette entente, qui «reconnaît la tâche extraordinaire [que les enseignants] accomplissent auprès des élèves». Par voie de communiqué, il a toutefois rappelé que le règlement prévoit bel et bien désormais une présence de 32 heures par semaine à l'école pour les enseignants, soit cinq heures de plus que ce que prévoit le contexte actuel. Après 27 heures de tâche dite éducative — c'est-à-dire l'enseignement, l'encadrement, l'aide aux devoirs, la concertation avec les parents et autres intervenants — on sera tenu désormais d'ajouter cinq heures réservées «principalement» à des activités personnelles: préparation de cours, recherche, correction.
«Ce temps-là doit servir à du travail personnel», a rappelé de son côté Johanne Fortier. On ne doit pas prétexter cette nouvelle entente pour demander aux enseignants d'utiliser le temps à des fins autres que ce qui est prévu dans l'entente.»
Le ministre a aussi réitéré la disparition des arrangements locaux, actuellement possibles entre syndicats et commissions scolaires, et qui permettaient la diminution du temps de présence à l'école dans 25 % des commissions scolaires du Québec.
Si M. Simard voit dans cette entente une manière d'assurer une plus grande accessibilité des enseignants aux élèves, les représentants des syndicats ont été on ne peut plus clairs hier quant aux changements qu'annonçait cette entente auprès des jeunes. «Bonne question!», a d'abord répondu Mme Fortier. «C'est une plus grande présence systématique à l'école.» «Cela changera peu de choses», a concédé Pierre Weber, président de l'APEQ.
Maintenant qu'elle a obtenu l'imprimatur des enseignants, cette entente doit être réécrite, et signée au terme de la revue des textes, possiblement à la rentrée prochaine. Les redressements salariaux de même que l'obligation des cinq heures additionnelles à l'école ne sont toutefois effectifs qu'en 2003-2004.
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