dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Pénurie de classes sur l'île de Montréal

Les commissions scolaires ignorent où loger les milliers d'élèves en surplus au cours des prochaines années

Lisa-Marie Gervais   27 janvier 2011  Éducation
Les commissions scolaires ne pourront pas attendre encore longtemps pour lancer des appels d'offres afin de construire de nouvelles écoles ou des agrandissements qui devront être prêts à temps.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Les commissions scolaires ne pourront pas attendre encore longtemps pour lancer des appels d'offres afin de construire de nouvelles écoles ou des agrandissements qui devront être prêts à temps.
Unités préfabriquées, anciennes ou nouvelles écoles, locaux dans des centres communautaires ou des centres d'achat? Alors que les commissions scolaires de l'île de Montréal se demandent où elles logeront les milliers d'élèves en surplus au cours des prochaines années, et même dès cet automne, le plan de match du ministère de l'Éducation se fait toujours attendre.

«Les demandes [d'ajouts de locaux] sont faites et c'est clair qu'elles sont urgentes», a dit Jean-Michel Nahas, responsable des communications à la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. Dans certains cas d'agrandissements, la commission scolaire a déjà commencé à se procurer tous les documents légaux pour effectuer les transferts d'élèves, sous réserve de l'approbation du MELS. «On prend tous les moyens pour que ça fonctionne. [...] Mais il faut attendre le ministère. La balle est dans son camp», a-t-il ajouté en disant espérer une réponse avant le printemps.

Les commissions scolaires ne pourront pas attendre encore longtemps pour lancer des appels d'offres afin de construire de nouvelles écoles ou des agrandissements qui devront être prêts à temps. «On pallie pour septembre prochain, mais il commence à y avoir une espèce de "crunch". Nous, pour agrandir des écoles, il faudra procéder par appel d'offres. Il faut voir que d'ici deux ou trois ans, nous aurons besoin de tous les locaux demandés», a souligné Alain Perron de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Il assure que cette réorganisation majeure de l'espace est réalisée en concertation avec les parents.

Des besoins criants à Montréal

Au printemps 2010, le MELS avait invité les commissions scolaires à évaluer leurs besoins en locaux et des rapports ont été déposés à la rentrée scolaire. Quelque 150 demandes d'ajouts de classes ont été formulées à travers le Québec. Les besoins les plus criants sont néanmoins sur l'île de Montréal, où bien des écoles sont déjà pleines à craquer. «C'est un gros dossier pour nous, c'est même historique de constater une telle hausse [d'élèves] alors qu'on entend parler de décroissance démographique», a reconnu M. Perron.

À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), on s'attend à devoir recevoir 10 000 élèves de plus au cours des dix prochaines années. Dans son plan stratégique 2010-2015, la commission scolaire de la Pointe-de-l'Île fait état d'une augmentation de 15 % par année des inscriptions. À la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, trois secteurs sont aux prises avec de graves problèmes d'espace, soit l'Île des Soeurs, Pierrefonds et Saint-Laurent. Rien que dans ce dernier arrondissement, où l'on prévoit une augmentation de 51 % de la clientèle d'ici quatre ans, on demande l'ajout de 4 classes de maternelle et de 24 classes de niveau primaire. Et déjà, l'opération «ajout de classes» a déjà commencé. «D'ici septembre prochain, on aura cinq chantiers qui viendront à échéance, ce qui représente un ajout de 27 classes», a précisé M. Nahas.

Au-delà du baby-boom, on explique ce pullulement de petits écoliers à Montréal par la décision du gouvernement du Québec de hausser le plafond d'accueil de nouveaux immigrants de 45 000 à 55 000. Les nouvelles politiques du MELS exigeant une baisse dans le ratio enseignant/élèves dans les écoles de milieux défavorisés, et désormais partout jusqu'en 4e année du primaire, contribuent aussi au manque de locaux, en particulier sur l'île de Montréal.

Unités préfabriquées et dérogations

Dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, l'école Sainte-Odile, située sur le territoire de la CSDM, est déjà pleine à craquer. Il n'y a pas de bibliothèque faute d'espace et tous les locaux du pavillon principal sont occupés. Il n'y a qu'à l'annexe qu'on trouve une classe vide, construite cette année en prévision d'une augmentation de la clientèle cet automne. Mais ce ne sera pas assez, constate la directrice, Lucie Charrette, qui a déjà ouvert quatre nouvelles classes en trois ans. «Des unités temporaires sur le terrain vont être nécessaires et on espère que ça va être à court terme, a-t-elle indiqué. On nous a dit qu'elles pourraient être installées pendant l'été pour que tout soit prêt à la rentrée.»

De nouvelles familles bondées d'enfants s'installent actuellement aux Places L'Acadie et Henri-Bourassa, les nouveaux logements sociaux construits par la Ville de Montréal. «Ça va déborder sur les écoles autour, c'est sûr», a dit Mme Charrette en rappelant qu'elle sont déjà à pleine capacité.

Isolée, son école doit également affronter un problème géographique majeur, étant enclavée à l'ouest de l'autoroute 15, son territoire étant délimité au nord par la rivière des Prairies et à l'est par celui d'une autre commission scolaire. Peu d'écoles sont situées à proximité et ne peuvent donc pas absorber le surplus de clientèle.

En outre, les politiques d'admission de cinq nouvelles écoles de la CSDM, soit Louis-Colin, Marie-Rivier, Saint-Bernardin, Saint-Lucie et Saint-Mathieu, bénéficieront d'une dérogation pour permettre de rediriger certains élèves vers des écoles avoisinantes, ont relevé la semaine dernière des médias locaux d'Ahuntsic et de Saint-Michel. Ainsi, certains élèves résidant près d'une école pourraient être envoyés dans un autre établissement plus éloigné.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Louis Fortin - Inscrit
    27 janvier 2011 07 h 03
    Manque de vision
    Et à quand des travaux majeurs pour remettre en état tous les bâtiments du secondaire. Peinture qui écaille, plafond qui coule, piscine fermée, mobilié usé, interrupteurs qui sortent des murs et c'est sans parler de la cours d'école, c'est ça mon milieu de travail. Socialement, il faudra faire des choix.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    27 janvier 2011 07 h 33
    La farce
    La baisse de natalité des années 90 aurait dû entrainer une baisse des budgets de l'Éducation, ce qui aurait permis de transformer les enveloppes vers la Santé, vieillissement de la population oblige.

    A la place, on a ouvert les politiques de l'immigration et on a réduit le nombre d'élèves dans les classes, tout ça dans le but de sauver les jobs des enseignantes et des enseignantes, ainsi que la nomenklatura. Résultat: les budgets de l'Éducation n'ont cessé d'augmenter et, après avoir fermé les vieilles écoles dans les années 80, on est en plus poigné pour reconstruire de nouvelles écoles.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Daniel Vézina - Abonné
    27 janvier 2011 07 h 44
    Hahaha "nous étions prêts..."
    ... à vous donner un système tel que le RQAP, mais rien d'autre n'a suivit pour soutenir ce mini baby-boom.

    Ça a commencé avec les CPE... pensiez-vous que cela irait mieux lors de l'arrivée à l'école de ces enfants ? 2006 5 = 2011...

    Préparez-vous à la crise en Septembre...

    Merci M. Charest !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • alen - Inscrit
    27 janvier 2011 08 h 47
    Après ça, on se demande ...
    ... pourquoi les jeunes décroches?..
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    27 janvier 2011 08 h 53
    Improvisation
    Depuis des années, nos politiciens, tous partis confondus, ont encouragé une immigration incontrôlée, sans penser un seul instant à revoir les structures d'accueil en éducation et en santé, entre autres.

    Et si les débordements dans les urgences et la pénurie de médecins étaient dûs à une immigration non contrôlée ?

    50 000 immigrants annuellement correspond à une ville de 50 000 habitants. Qu'ont prévu nos politiciens à ce sujet ? Pas grand'chose, il semble bien.

    Que de l'improvisation ! Et Baptiste Tremblay devra payer.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • perro blanco - Inscrit
    27 janvier 2011 09 h 35
    Classes et classe
    Tout concourt et tout converge; rien ne se perd, rien ne se crée; un gouvernement qui manque de classe ne peut déboucher que sur des élèves qui manquent de classes! Fallait y penser, amigos!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Augustin Rehel - Inscrit
    27 janvier 2011 10 h 09
    Les régions
    Si les gouvernements développaient les régions et en faisaient la promotion, ils pourraient garder dans les régions les jeunes qui désertent leurs villages et vont surpeupler les villes.

    Savez-vous que l'école de Percé, le plus beau village du Québec, fermera ses portes en juin? Il n'y a que 13 élèves inscrits dans cette école cette année.

    Savez-vous que l'école de Val d'Espoir, autre petit village typique de la Gaspésie, voisin de Percé, fermera d'ici 2 à 3 ans.

    Et c'est la triste réalité à laquelle sont confrontés les citoyens de ces villages. Faudrait peut-être dire aux gens de la métropole de venir respirer l'air pur par chez nous, tout en procurant un cadre éducationnel et environnemental hors du commun.

    Faudrait y penser, les amis!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Alexis Lamy-Théberge - Inscrit
    27 janvier 2011 10 h 16
    Bouc émissaire
    Wow!

    alors que je peinais à trouver l'explication et les solutions adaptées à la problématique, voilà que je reçois l'illumination par deux commentaires éclairés. Le problème est le même que pour tout : l'immigration.

    Il manque de classe : ce sont les immigrants qui les occupent. Il paraît qu'il y en a qui les utilisent pour prier, non mais! Faudrait pas dire que dans ces immigrants, plusieurs sont enseignants, et qu'ils rechignent moins que les autres à travailler avec les jeunes, alors qu'un enseignant nouvellement formé sur quatre abandonne après quelques années.

    Pénurie de médecins : les immigrants arrivent pour se faire soigner, c'est connu. Oublions de dire qu'ils sont surqualifiés, souvent dans le secteur de la santé, mais peinent à être reconnus.

    Canadien ne gagne plus la Stanley : vous savez, il y a un Bélarusse dans cette équipe, sans parler des autres. Heille, un Bélarusse, 6 répondants sur 10 croient que c'est un genre de pogo à la vodka.

    Non mais, la gestion à courte vue du Ministère, qui n'a pas su ou eu les moyens de réaffecter temporairement les classes désertées des deux dernières décennies, devrait d'abord être analysée.

    Ce ne devrait pas être l'occasion de partisanerie mais de recherche de solutions à long terme : plus les nouveaux élèves seront bien accueillis, plus leur réussite scolaire sera encouragée, et plus ils resteront «accrochés».

    En espérant que dans 20 ans ils aient l'inventivité et le civisme pour accepter la gouvernance à long terme, ce que notre génération n'a pas su faire.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard Gervais - Abonné
    27 janvier 2011 10 h 16
    Un autre moyen pour financer ces classes
    Des commissions scolaires espèrent recevoir un aide financière du ministère de l'Éducation afin d'ouvrir de nouvelles classes dans plusieurs de leurs écoles.

    Il y a pourtant d'autres moyens pour ces organismes de trouver de l'argent, notamment celui de réduire le budget de leur appareil bureaucratique !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Denis-Émile Giasson - Abonné
    27 janvier 2011 10 h 56
    La CSDM dort au gaz!
    La gestion des écoles par la CSDM n'a pas et ne suit pas toujours les règles de gestion les meilleures. Regardez les fatras dans la gestion des écoles sur le Plateau, en particulier les écoles St-Jean-Baptiste, Jean-Jacques-Olier... et autres Louis-H Lafontaine. Combien de locaux de classe de ces établissements sont sous-utilisés, mal-utilisés, sur-utilisés ou simplement libres... au hasard de la mise en place d'un «projet éducatif-école» Arc-en-Ciel exigeant une ségrégation de facto de ses élèves avec les élèves des voies régulières ou à besoins spéciaux.

    La gestion des écoles par la CSDM est-elle aveugle pour ne pas voir depuis plus de cinq ans le très grand nombre d'enfants qui peuplent les garderies de plus en plus nombreuses?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • vision - Inscrit
    27 janvier 2011 11 h 14
    improvisation
    M Charest
    pendant que les prof des cegeps francophone dans la région de montreal sont congédier due a l'abandon du réseau franco au profit des cegeps anglos
    plus de 3 500 transfer par année.Et tous ca au frais des contribuables québecois.Plus cocu que ca Faut pas confondre la tolérance avec l'écrassement
    yves
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean Francois - Inscrit
    27 janvier 2011 12 h 32
    Ça me fais penser a un souper de famille.
    Ma tante habite un petit logement et ella a inviter toute la famille a souper. Elle meme d'une famille de huit, on était tous tassé comme des sardines.

    On devrais faire plus de place avant d'inviter du monde de partout a venir s'installer chez nous.

    Je vais sur le pont il a pu de place.

    Je me cherche un place dans les garderies il a pu de place.

    Je me cherche un docteur il a pu de place.

    ...

    Alors on devrais faire de la place avant de faire rentrer 55 000 personnes par année. Messieur Charest a pas l'air tres bon en Math.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • France Marcotte - Abonnée
    27 janvier 2011 13 h 53
    Un beau problème
    Cette arrivée massive d'enfants à la petite école, est-ce une vague ou un phénomène qui va durer? Constuire de nouvelles écoles? Mais est-ce que cela en vaut la peine et le coût?

    Plein de petits Québécois veulent aller à l'école où ils apprendront le français, il me semble que c'est une bonne nouvelle. Où les loger? On verra bien mais d'où viennent tous ces enfants? "Au-delà du baby-boom, on explique ce pullulement de petits écoliers à Montréal par la décision du gouvernement du Québec de hausser le plafond d'accueil de nouveaux immigrants de 45 000 à 55 000." Il faudra peut-être qu'on nous explique un jour pourquoi une population doit toujours augmenter; mais des enfants, n'est-ce pas exactement ce qu'il faut pour contrer le phénomène du vieillissement de la population?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Albert Descôteaux - Abonné
    27 janvier 2011 14 h 00
    Injustice quelque part
    Ayant deux enfants (bientôt trois) au primaire public à Montréal, je suis à même de constater les problèmes de nos écoles publiques. Malgré que le personnel soit des plus compétents et souvent très dévoué à la cause, il reste que les infrastructures de nos écoles publiques sont en mauvais état.

    Tel que mentionné dans l'article, c'est une honte qu'une école primaire ne puisse avoir sa bibliothèque faute d'espace. À cet égard, le plus frustrant est de voir la richesse des écoles primaires privées: gymnases neufs tout équipés, salles de musique à faire rêver, bibliothèques spacieuses et bien garnies, salle d'informatique avec du matériel dernier cri. Tout ça payé en majeure partie avec l'argent de nos taxes. En fait, c'est indécent et honteux que nos écoles publiques soient en si piètre état, surtout à Montréal, et qu'en parallèle, on continue de subventionner les écoles de riches pour qu'ils puissent se payer les meilleures infrastructures.

    On mentionne l'école Louis-Collin à Ahuntsic où des enfants du quartiers n'auront pas de place. Pendant ce temps, les écoles publiques à vocation particulière telle l'école Fernand-Séguin (aussi à Ahuntsic) continuent de fonctionner avec un nombre restreint d'élèves en raison de la sélection sévère pratiquée pour l'admission.

    Après on se demande pourquoi tant de jeunes familles québécoises francophones migrent vers les banlieues nouvellement développées: là se trouvent de belles écoles neuves, non-surpeuplées.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jean-Simon Voghel Robert - Abonné
    27 janvier 2011 17 h 34
    Équation
    Pour continuer l'équation de M. Vézina.
    Centre de la petite enfance: 2006
    2006 5 ans = 2011: Problèmes de places dans les écoles primaires
    2011 6 ans = 2017 :Problèmes dans les écoles secondaires?

    Pourrait-on en même temps se préoccuper des écoles secondaires?
    On imagine que dans six ans il y aura aussi un problème...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
15 réactions
4 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012