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Université Concordia - Coûteux et douteux

Marie-Andrée Chouinard   8 janvier 2011  Éducation
Deux millions de dollars. C'est le total des montants versés en guise d'indemnité de départ aux deux derniers recteurs de l'Université Concordia, salaires non calculés! À Claude Lajeunesse, le conseil d'administration a montré la porte en 2007, en plein cœur de son mandat. La principale Judith Woodsworth vient de subir exactement le même sort: l'université invoque des «raisons personnelles» pour expliquer son retrait à mi-mandat. Madame soutient plutôt qu'on lui a demandé de se retirer.

Cette crise de leadership — une autre! — coûte démesurément cher, et en plus, on ne sait pas trop pourquoi on paie. La tourmente écorche une fois de plus la gouvernance des universités, déjà mise à mal par des scandales d'autre nature, notamment immobilière, ceux-là aussi renvoyés dans la cour des contribuables. Ils paient une somme démesurée pour éponger les querelles internes à l'université.

Aux deux millions versés aux recteurs déchus s'ajoutent des montants inconnus offerts à au moins cinq membres de la haute direction qui ont aussi quitté le navire Concordia dans des circonstances énigmatiques. Des sources à l'université parlent d'un climat «pourri». Des gens ont peur de parler — peut-être même les deux principaux intéressés, dont on a payé beaucoup trop cher un apparent silence...

Concordia offre des miettes en guise d'explications. Le président du conseil d'administration, Peter Kruyt, se tient coi. C'est une fermeture inacceptable. La reddition de comptes dont se vantent les directions universitaires, qui rechignent à la seule idée d'un contrôle plus imposant dans la gestion de leurs affaires, ne doit pas faire l'objet seulement de beaux discours.

Fort heureusement, comme Le Devoir l'évoque aujourd'hui, le cabinet de la ministre de l'Éducation Line Beauchamp étire le bras jusqu'à Concordia pour savoir de quoi au juste il en retourne. Il s'agit d'un pas politique élémentaire. Il faut connaître la suite.

Ce geste politique s'accorde parfaitement avec la volonté de la prédécesseure de Mme Beauchamp, Michelle Courchesne, d'encadrer davantage les universités — et les collèges d'ailleurs. Les projets de loi 38 et 44, qui militaient en faveur d'une gouvernance plus serrée des établissements d'enseignement supérieur, dans la foulée du fiasco UQAM notamment, sont malheureusement en sursis, et on ne sait pas ce que l'avenir leur réserve.

La déconvenue de Concordia, qui ne sent pas très bon, doit convaincre les parlementaires de la nécessité de ces projets de loi, qui prévoyaient la mise en place d'un comité d'éthique et de gouvernance dans chacune des universités et la révision de la composition des conseils d'administration. Il est urgent qu'on s'y replonge.

***

machouinard@ledevoir.com
 
 
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  • Mario Jodoin - Inscrit
    8 janvier 2011 02 h 42
    Un peu de démagogie...
    Est-ce pour se voir octroyer des salaires et des indemnités de départ plus élevés que les dirigeants des universités veulent augmenter les droits de scolarité ?

    Il n'y a pas longtemps, des recteurs comparaient les droits de scolarité de 1968 avec ceux d'aujourd'hui (sans inclure les droits afférents qui étaient presque nuls à l'époque). Serait-il possible de comparer aussi les salaires et les indemnités de départ des recteurs à l'époque avec ceux d'aujourd'hui ?
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  • crompre - Abonné
    8 janvier 2011 04 h 47
    Les projets de loi 38 et 44
    La chute de l'article laisse à croire que les projets de loi 38 et 44 constitueraient un panacée au réglement de la crise de gestion de nos universités, mais rien n'est moins sûr.

    Le point principal des projets est la modification de la composition des conseils d'administration pour qu'ils incluent une majorité d'acteurs privés, ce qui resserrait, aux dires de l'ex-ministre de l'éducation, la gestion des établissements d'enseignement supérieur. Cependant, quand on voit la manière dont se comporte l'industrie dans la rémunération de ses dirigeants, on est en droit de douter.

    Mme. Chouinard met cependant le doigt sur le mal, il faut une plus grande transparence des institutions et peut-être même défier un tabou, peut-être qu'un représentant du ministère devrait siéger sur les conseils.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    8 janvier 2011 08 h 38
    L'université unutile
    Le Québec compte à peine 600,000 Anglophones. A-t-on les moyens de financer 3 universités anglaises?

    McGill est la grande université anglaise, l'une des 20 meilleures au monde. Elle fait partie du patrimoine montréalais. Mais a-t-on besoin de Concordia et Bishop qui recrutent maintenant le gros de leur clientèle à l'extérieur du Québec et qui, dans le cas de Concordia, contribue à l'anglicisation du centre-ville de Montréal.
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  • Marie Mance Vallée - Inscrite
    8 janvier 2011 09 h 45
    Payer, payer...
    La tricherie et la malhonnêteté sont-elles des valeurs qu'on enseignerait aux étudiants de Concordia, université dédiée au multiculturalisme et au bilinguisme ?

    Et dire que je paie pour cela...
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  • Michel Page - Inscrit
    8 janvier 2011 11 h 50
    Une occasion de revoir le financement et de réduire la taille de Concordia...

    Dans tout ce débat qui s'installe, perdure et revient sur la question du financement des universités, il serait honnête de mettre dans la balance la surrénumération (le ratio masse salariale/étudiant , et la surreprésentation dans des secteurs dont la pertinence n'a de raison que dans l'esprit des administrateurs: trop de filières, trop de pseudo disciplines dans le domaine des sciences de l'Home ou de la gestion, etc.).
    De plkus, il semblerait que le secteur anglophone serait surfinancé par rapport à la population anglophone. La pertinence de l'Université Concordia devrait être revue, certains secteurs pourraient être jumelés/fusionnés ; à l'UQUAM ou à MCGill et le financement public de l'Université Concordia réduit.
    · Il existe un déséquilibre systémique et récurrent : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les universités anglophones du Québec recevraient quelque 25% (à valider) subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu'elles devraient avoir. alors même que les francophones de l’Ontario par exemple n’ont pas d’ université francophone (des universités bilingues certes, ou sous l’Administration d’Universités anglosaxonnes)

    Pour une question de justice envers la société francophone, il est grand temps que le réseau d'enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu'au prorata de la proportion des anglophones au Québec, et surtout que la pertinence du financement de l’université Concordia soir remis en question dans les domaines où elle ne professe qu’une duplication de ce qui se fait ailleurs (UQUAM, ou à l’excellente Université McGill par exemple,) .

    Il faudrait aussi mettre ans la balance les pertes irresponsables du domaine immobilier (UQUAM) et spéculatif de certaines universités vraisemblablement sur-adminstrées ou mal administrées et en faire réponde les
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  • Zeste - Inscrit
    8 janvier 2011 11 h 54
    C'est comme ça...
    C'est dommage mais c'est toujours comme ça.Le payeur de taxe paie et les quelques uns-unes empochent. Où est le journaliste enquêteur qui anciennement pouvait nous raconter une histoire avec du mordant et savait mettre en lumière les tricheurs du système. Triste constat. Maintenant c'est du copier coller. On rapporte la nouvelle de l'autre et on nous informe que l'on s'est fait voler. À ce titre, pas obligé de nous le dire...on le sait déjà.
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  • camelot - Inscrit
    8 janvier 2011 13 h 03
    Faire payer
    Le gouvernement doit exiger le remboursement de ces sommes. À défaut de quoi, qu'ils coupent ces montants à même leurs subventions. Plus les intérêts.
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  • michel lebel - Inscrit
    8 janvier 2011 14 h 05
    Un contrôle strict des finances!
    Les universités reçoivent beaucoup d'argent de l'État(des contribuables). Leur gestion financière doit donc être transparente et soumise à des contrôles publics serrés. Je ne parle ici que de la gestion financière et non celle qui vise les questions académiques ou pédagogiques, comme les programmes. L'État ne doit pas se mêler de celle-ci.
    Mais pour les finances, le contrôle doit être strict. Ce qui se passe présentement à Concordia comme il n'y a pas longtemps à l'UQAM me semble trouble, voire peu édifiant. L'éthique n'est pas une discipline qui s'applique seulement aux autres...


    Michel Lebel
    Ancien professeur d'université
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  • Elisabeth Savoie - Abonnée
    9 janvier 2011 12 h 32
    En réponse au commentaire de Michel Page
    Monsieur,
    en tant qu'étudiante de Concordia, j'ai été quelque peu fâchée par le manque de connaissance du corpus étudiant de l'université qui se révèle derrière vos propos. En effet, Concordia, majoritairement, et aussi McGill, ont toutes les deux une proportion extrêmement grande d'étudiants francophones. Moi même, je vous dirais qu'environ AU MOINS le quart des étudiants que je côtoie sont francophones, et ceci, tout programme confondu. La proportion devient encore plus grande lorsqu'il s'agit de programmes plus spécifiques, comme les nombreux programmes artistiques de Concordia. Je suis moi-même étudiante dans un tel programme, et je peux vous affirmer que la grande majorité (au moins 80%) de mes comparses sont francophones.
    À un certain point, nous, les étudiants, choisissons ce que nous voulons étudier, et aussi faisons notre choix en fonction de l'enseignement qui est offert, si un programme figure à plus d'une université. Certaines universités francophones ont certains points forts, certaines universités anglophones en ont d'autres. Les universités anglophones ne sont pas non plus "castrantes": comme je suis sûre que vous le savez, les travaux et examens peuvent être remis dans la langue de choix de l'étudiant, tous les professeurs sont bilingues, et beaucoup, même, sont francophones.
    Peut-être l'université reçoit-elle plus de financement à cause de, par exemple, la grosseur de son bassin étudiant? Qui, lui, ne comprend pas que le pourcentage d'étudiants anglophones que vous évoquez...
    Je ne veux pas dire qu'il n'y a pas lieu de se questionner sur la manière de gérer l'université, seulement qu'avant d'affirmer qu'on devrait en fermer des parties, informez-vous. Parce que si certains programmes spécifiques se voient obligés d'être fermés, ce n'est pas aux universités francophones, que les étudiants francophones et anglophones iront étudier... C'est en Europe ou aux États-Unis.
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  • Nicole Lamarre - Inscrit
    9 janvier 2011 14 h 17
    A quand l'abolition des primes de départ???
    Tu es payé pour effectuer un travail, tu quittes de plein gré ou parce qu'on te montre la porte. Il est indécent d'avoir une prime de départ.
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  • Nasboum - Abonné
    10 janvier 2011 05 h 27
    @Savoie
    Merci de votre réponse. Ceux qui, dans ces colonnes, veulent la fermeture de Concordia, sont certains de nos 'critiqueux' de fonction, au Devoir. Ils répondent à tous les articles, qu'ils les lisent ou pas, qu'ils les comprennent ou pas, qu'ils aient chose à dire ou pas.
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  • Michel Page - Inscrit
    10 janvier 2011 10 h 13
    Alma Mater mais sens critique...
    @ Madame Savoie,


    Vous semblez répondre très émotivement à ma critique. Bien sur je sais que bon nombre d'étudiants de Concordia (et de MCGill) sont francophones. J’ai moi-même fait des études à MCGill.
    Ma critique porte sur le fait que la question du financement des universités requiert que la supervision des subventions publiques accordées doit être fait avec rigueur.
    Je prends connaissance de la critique du Devoir(l’article ci-haut) , et je constate qu'elle est en accord avec des notes prises il y a plus de 15 ans sur certaines pratiques de Concordia ( à l'époque l'affaire"Fabricant.").
    J'observe aussi que l'université Concordia (hormis quelques disciplines cinéma, MBA..) réplique ce qui se fait à l'excellente université McGill.
    J'observe aussi qu'une forte proportion des étudiants de Concordia sont issus des allophones néo-canadiens, dont de certains groupes n'affichant que peu d'intégration linguistique au français.

    Dans un contexte de pénurie de fonds publics (Dette des finances publiques, financement des universités et nécessité d’assurer la Recherche compétitive de qualité, où quelque 25% des fonds seraient accordés aux universités anglophones, alors que le réseau francophone de l'Ontario ne peut même pas compter sur une université réellement francophone, relève de l'injustice). Dans un tel cadre de référence, la remise en question des sommes consacrées à Concordia peut faire partie de la recherche d’un équilibre plus sain. Voilà essentiellement.
    Maintenant, les frais de scolarité sont tellement bas au Québec (par rapport à l'Ontario, les États-Unis...etc) que je ne crois pas que beaucoup d'étudiants préféreraient étudier aux État-Unis et en Europe au niveau du BAC. La question est différente au niveau de la maîtrise et du PHD, là l'excellence et la réputation des profs en R
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    10 janvier 2011 11 h 38
    Immigration, migration, déclin du français, et $
    Nombre d'immigrants, après avoir joui du filet social québécois des plus avantageux au Canada et de l'enseignement primaire et secondaire gratuit en anglais et de l'enseignement collégial et universitaire presque gratuit en comparaison avec les autres provinces et les États-Unis, ces immigrants donc peuvent allègrement quitter le Québec pour ces régions anglophones. Une perte sèche énorme pour le Québec.

    Et en prime, les Québécois francophones qui dénoncent cette situation absurde sont accusés par les Libéraux d'être des racistes, des xénophobes et des radicaux.

    Selon le démographe Jacques Légaré, nous avons plus de difficultés que les autres provinces à garder les immigrants dans notre province et notre bilan migratoire est toujours négatif. A long terme 65% des immigrants au Québec quittent le Québec.

    Dans ces conditions, accepter que la moitié des immigrants allophones adultes s'assimilent au milieu anglophone à partir des études collégiales et à l’université est carrément suicidaire pour le français au Québec.

    Le fait que les universités anglophones du Québec soient subventionnées au triple de la proportion d’anglophones est carrément inacceptable pour la majorité francophone qui ne cesse d’être grugée par les transferts linguistiques.
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  • Nasboum - Abonné
    10 janvier 2011 16 h 25
    @Raymond Saint-Arnaud
    S'ils quittent le Québec pour d'autres provinces, ces immigrants, c'est peut-être que parce que l'herbe y est plus verte. Demandez-le à tous ces détenteurs de diplômes qui n'arrivent pas à se trouver des jobs décents, une fois arrivés ici. Quant à votre dernier paragraphe, je suppose que vous accepteriez que l'on applique ce principe à la représentation québécoise au parlement d'Ottawa... à ce jeu là, tout le monde sortirait perdant. Avant d'y aller de conclusions hâtives, vous devriez plutôt revoir la génèse de ces deux universités dans le contexte québécois.
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  • Mario Jodoin - Inscrit
    10 janvier 2011 18 h 01
    À Raymond Saint-Arnaud
    «A long terme 65% des immigrants au Québec quittent le Québec. »

    Avez-vous des sources validant cette proportion ?

    Selon l'étude intitulée «Présence en 2010 des immigrants admis au Québec de 1999 à 2008», diffusée en décembre 2010 par le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles, on peut lire :

    « Sur l’ensemble des 399 000 immigrants admis entre 1999 et 2008, 320 000 étaient présents au Québec au début de 2010, ce qui correspond à un taux de présence de 80,3 %»

    http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherc

    Cela signifie que moins de 20 % ont quitté, moins du tiers du pourcentage que vous avez tiré d'on ne sait quelle source.

    « Le taux de présence a tendance à diminuer en fonction de la durée de présence. Les immigrants admis en 2008 ont un taux de présence de 80,6 %, alors que ceux admis en 1999 ont un taux de présence de 75,3 %»

    Même après 11 ans, ce qui commence à ressembler à du long terme, Moins de 25 % ont quitté, ce qui est encore bien loin du taux que vous avancez. Cela dit, je suis le premier à préconiser une meilleure sélection, une information plus complète sur ce qui les attend aux immigrants avant qu'ils n'arrivent ici et des mesures d'intégration plus efficaces.
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  • Michel Page - Inscrit
    10 janvier 2011 18 h 36
    Une invitation à prendre en compte l'enseignement de notre Histoire
    @ M. Nasboum,
    Votre commentaire me choque, non pas parce que vous vous opposez à M. St-Arnaud, dont la prise de position pourrait être modérée, mais parce que vous semblez ignorer votre Histoire, les effets des lois anti-françaises promulguées dans presque toutes les provinces hors Québec, les effets de l'immigration récente (depuis 1951, dont plus de 90%, année après année, est anglophone ou anglotrope: un peuple fier devrait se révolter d'une telle politique assimilatrice des Canadiens-français..). Vous semblez aussi ignorer le traitement injuste faite aux communautés francophones et le haut taux d’assimilation des francophones à travers le pays, les combats que doivent encore mener les Acadiens et les francophones de l'Ontario pour obtenir des services, des écoles, des hôpitaux en français .
    Votre commentaire en plus de révéler une ignorance douteuse, mène alors à une opinion biaisée. Votre manque de cohésion et de solidarité à l’ensemble des Canadiens-français désole… Mais j’espère que mon intervention brusque pourra être utile… qui aime bien chatie bien!

    Bien votre
    M. P. anciennement franco-Ontarien

    une référence:
    Une réf : http://www.vigile.net/Francophones-hors-Quebec,29627
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  • Mario Jodoin - Inscrit
    11 janvier 2011 05 h 12
    À Michel Page
    «depuis 1951, dont plus de 90%, année après année, est anglophone ou anglotrope»

    Avez-vous des sources validant cette proportion ?

    Au graphique de la page 2 de http://www.micc.gouv.qc.ca/publications/fr/recherc , on peut voir que 65 % des immigrants arrivés au cours des 9 premiers mois de 2010 connaissaient le français, et qu'un peu plus de 50 % connaissaient l'anglais (39 % connaissaient les deux langues). On peut ne pas être satisfait de ces proportions, mais on est loin de votre 90 % «année après année» pêché on ne sait où.
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  • Nasboum - Abonné
    11 janvier 2011 07 h 50
    @Michel Page
    Je ne veux pas vous choquer, juste vous dire que Concordia, comme d'autres institutions québécoises, a une histoire et qu'on ne peut pas la détruire d'un coup de baguette magique. Cette université répond à un besoin et le fait depuis des décennies, pour les francophones et les anglophones. Maintenant, si c'est la défense du fait français qui vous inquiète, ce n'est pas dans les Cégeps et dans les universités qu'il faut aller mais à l'école où l'enseignement du français est tout simplement désastreux. Arrivés au Cégep ou à l'université, le mal est déjà fait. Pour le reste, je ne suis pas aussi alarmiste que vous.
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  • Michel Page - Inscrit
    11 janvier 2011 09 h 31
    Composition de l'immigration canadienne et effets sur les francophones hors Québec
    Mario Jodoin
    Il faut différencier entre l'immigration au Québec et l'immigration totale, pour tout le Canada. Stat Can et les rapports du Commissaire aux langues officielles retracent les mouvements récents. À partir de 1951, environ, après la guerre les vagues d'immigration se sont succédées ...
    depuis 2006 (hausse de l'immigration par le gouvernement Harper au delà de la capacité d’intégration sociale, selon l’Institut Simon Fraser (études 2008/09, 2005) la proportion des immigrants dont la langue maternelle est le français à régressé après une légère progression entre 1999-2004, autour de 90% d’anglophones/ anglotropes.

    Les données historiques et les intentions assimilatrices sont analysées dans les livres d’histoire, tels:
    · Capitalisme et Confederation, Stanley-Bréhaut Ryerson
    · Confederation to 1949, édité par Brown et Prang
    · Le rapport Durham (traduction) John George Lambton Durham, chez Typo, éditeur
    · L'histoire du Canada français. Chanoine Lionel Groulx
    etc..

    Par ailleurs l'analyse des données du MICC sont trompeuses, car la définition "connaissance d'une langue (français)" est floue, et les questions posées pour évaluer la compétence sont publiées sur le site du MICC (partiellement ou en tout). Il faut plutôt voir les données sur le % d'immigration pour les immigrants ayant une connaissance unique du français: il y a eu régression depuis 2003, ou stagnation. (voir l’analyse faite dans « un peuple, un destin, ou l’avenir d’un peuple (COOP UQUAM ou Renaud-Bray)

    Les effets sur les Canadiens français hors Québec a été catastrophique : assimilation, marginalisation, diminution de leur proportion...
    La situation particulière de L'Ontario est résumée dans une lettre adressée au Commissaire aux langues officielles : Une réf : http://www.vigile.net/Francophones-hors-Quebec,29627. L’effet de l’immigration anglophone est net et clair : marginalisation des francophones, lesquels doivent encor
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  • Michel Page - Inscrit
    11 janvier 2011 09 h 40
    suite...
    ...
    Les effets sur les Canadiens français hors Québec a été catastrophique : assimilation, marginalisation, diminution de leur proportion...
    La situation particulière de L'Ontario est résumée dans une lettre adressée au Commissaire aux langues officielles : Une réf : http://www.vigile.net/Francophones-hors-Quebec,29627. L’effet de l’immigration anglophone est net et clair : marginalisation des francophones, lesquels doivent encore se batte, sous la direction du « Francophones Affairs » pour obtenir des services en français, des écoles, des collèges ,,, et toujours pas d’université réellement francophone et autonome.

    @M. Nasboum
    Quant au cas de Concordia, université récente( issue de la fusion de deux institutions plus petites en 1974--, sa progression depuis l'affaire Fabricant relève en partie d'un marketing du savoir fragmenté, et de projets immobiliers diversifiés: dans un contexte de pénurie de ressources financières limitées et du financement des universités, cette croissance tentaculaire devrait à tout le moins être revue avec circonspection. Quant au reste, instruisez-vous de notre histoire, lisez et vous comprendrez mieux les injustices commises et la fragilité de la vitalité du français au Canada.

    Bien votre
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