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Du bon usage des tests

Christian Rioux   7 janvier 2011  Éducation
L'année 2010 s'est terminée sur une note positive pour les écoles québécoises. Comme tous les trois ans, le classement international PISA réalisé par l'OCDE a accordé une bonne note aux élèves québécois. Le Canada se classe en effet dans le peloton de tête, avec Taiwan, Singapour et la Finlande, parmi les 65 pays où les élèves ont été évalués. Par contre, la plupart des grands pays industrialisés, comme la France, les États-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni, n'obtiennent qu'une note moyenne.
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  • Paule Savignac - Abonnée
    7 janvier 2011 09 h 43
    Le bon sens
    Encore un très bon papier de C. Rioux.

    Il est temps qu'on remette un peu de bon sens dans l'interprétation des résultats aux tests du PISA. Un examen plus complet reste à faire.

    Il est à noter qu'il faut prendre tous ces indices internationaux avec un grain de sel.

    Ainsi en est-il aussi de l'IDH (Indice du Développement Humain du PNUD), où le Canada se classe invariablement bien. Tout comme pour les résultats du PISA où, depuis ses débuts en 2000, nous sommes bien classés.

    Ces indices sont conçus souvent à partir de modèles où le Canada est très bien «préparé». Pour parler du PISA, il y a en effet une sorte de pensée pédagogique PISA, le Canada y est bien conforme, le Québec étant de toutes les provinces celle où on serait le plus conforme.

    PISA en ce sens mesurerait plus le degré de conformité à leur pensée que l'éducation véritable.

    Ce que souligne bien C. Rioux.
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  • Gilles Roy - Abonné
    7 janvier 2011 09 h 49
    N'importe quoi, encore une fois
    Je cite : «Comme les PISA n'évaluent que les jeunes de 15 ans qui fréquentent l'école, notre taux de décrochage record nous avantage par rapport aux pays européens.» Je rappelle qu'il existe au Québec quelque chose qui s'appelle la «loi de la fréquentation scolaire obligatoire», qu'elle s'applique à tous les enfants de 16 ans et moins, et que les cas de dérogation légale sont très rares (exceptionnels, en fait). Aussi, le lien entre le «taux de décrochage record» (n'importe quoi!) et les résultats de Pisa tient davantage de la lubie que quoi ça soit d'autre. Misère!

    En passant, avoir inscrit ce passage dans un paragraphe où l'on cite un universitaire tient du procédé douteux. Comme si M. Rioux se cachait derrière plus grand que lui pour nous livrer ses «fabrications maison». Joli au niveau de la rhétorique. Mais insidieux, aussi.

    Pour user d'une formule creuse, je dirais que M. Rioux «sait écrire». Dommage qu'il mette moins de soin à réellement potasser ses dossiers...
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  • France Marcotte - Abonnée
    7 janvier 2011 13 h 08
    Pouvoir lire Proust mais pas une recette de gâteau au chocolat
    M.Rioux dit que ces misérables tests PISA "ne mesurent que certaines habiletés élémentaires des élèves de 15 ans en lecture, en mathématiques et en sciences".
    Des habiletés élémentaires... On peut comprendre qu'à quinze ans, plusieurs puissent lire des recettes de gâteau au chocolat mais pas Proust. Mais c'est plus difficle de comprendre que celui qui peut lire Proust à 15 ans ne sache pas lire une recette de gâteau au chocolat...
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  • Marc Bigras - Abonné
    7 janvier 2011 13 h 12
    Le bon usage des tests : l'échec quoi que l'on fasse ?
    Le titre et le contenu de cet article sont décevants.

    Trompeurs cet argument du décrochage scolaire pour expliquer les bonnes notes des Québécois au PISA. Tous les enfants de quinze ans sont bel et bien à l'école, ils participent donc au test de PISA comme les autres.

    Spécieux encore la trituration de la distribution des résultats au PISA dans le but de défendre l'improbable. L'excellente moyenne des élèves québécois serait donc le résultat du meilleur rendement des plus faibles? Alors là, il nous faut une démonstration ! L'écart-type au PISA serait si différent au Québec ? Dites-nous comment les meilleurs ont des notes faibles sans empêcher que son groupe soit le plus fort !

    Tout compte fait, les bons résultats de PISA sont à la défaveur du système scolaire québécois car ils confirment ce que tout le monde sais. il est mauvais, au mieux, il nivèle par le bas.

    Un article bien décevant.

    Aux lecteurs tentés par le bon usage du PISA : il est un indicateur parmi d'autres pour estimer le rendement scolaire des élèves à des fins de comparaison. Il comporte certainement des limites, mais pas celle de la mauvaise humeur des jugeurs du système scolaire québécois.
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  • Léon Gallant-Leblanc - Abonné
    7 janvier 2011 16 h 01
    Le système parfait...
    Je vous sens toujours très déçu et amer lorsque vous abordez le système d'éducation. Rassurez-vous vous n'êtes pas seul. Tout le monde à sa petite idée sur ce qui devrait se faire. Curieusement lorsqu'on demande à un parent sa sastisfaction au regard de l'enseignant de son enfant et du travail qui se fait en classe, le niveau de satisfaction est élevé. Toutefois, lorsqu'on questionne le niveau de satisfaction à l'égard du système en général, la cote tombe dramatiquement...

    Proust ou le livre de recettes? La vie de l'école est le reflet de la société dans laquelle elle prend racine. À cet effet, je vous informe que le livre de recettes a davantage la cote que Proust au Québec.

    À vous lire, on est tenté de croire que le système en vigueur a été mis en place pour répondre principalement aux besoins des élèves faibles. Pourtant, jamais n'aura-t-on vu autant de programmes spéciaux offert aux élèves performants. Ce qui a pour effet pervers de vider la classe régulière de ses meilleurs éléments.

    Les palmarès ont évidemment bien des limites et imposent des interprétations prudentes. Il en va de même avec le palmarès des écoles.

    On le sait tous, il y a des failles. On ne voudrait pas en perdre en cours de route et, malheureusement, ils sont trop nombreux à nous quitter sans terminer cette base de scolarité que devrait constituer un diplôme de secondaire V. Toutefois, la valeur de l'éducation est encore bien relative pour de nombreux parents. "Tant qu'à niaiser à l'école, t'es bien mieux d'aller travailler". Ce discours est plus courant qu'on le croit.

    Enfin PISA a le mérite de susciter le débat. Notre système n'est pas parfait et ne le sera jamais. Les décisions associées à l'école sont politiques et à ce titre, le nombre de votes qu'elles généreront prend le dessus sur tout le reste. Triste!

    Daniel Leblanc,
    Directeur école St-Vincent,
    St-Césaire, PQ
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