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Sous-financement des universités - Montréal, la grande perdante

Robert Lacroix, Claude Montmarquette et Alain Caillé - Professeurs émérites de l'Université de Montréal  5 janvier 2011  Éducation
Montréal regroupant quatre grandes universités et trois grandes écoles, on y trouve 63,8 % de l'activité universitaire du Québec, 79,7 % des étudiants internationaux et 67,3 % des dépenses de recherche universitaire y sont réalisées. Qui plus est, 2 des 13 grandes universités de recherche du Canada y sont localisées, à savoir l'Université McGill et l'Université de Montréal. Ces deux universités effectuent à elles seules 55,5 % des dépenses de recherche universitaire réalisées année après année au Québec et octroient 44,7 % des doctorats qui y sont décernés. Comme le sous-financement net des universités québécoises par rapport à la moyenne canadienne s'élève maintenant à 620 millions de dollars, c'est un manque à gagner de près de 400 millions que vivent annuellement les universités montréalaises.

Il est impossible dans ce contexte de sous-financement important et chronique (il dure depuis près de vingt ans) que les universités montréalaises conservent leur position concurrentielle nationale et internationale et attirent leur large part des meilleurs étudiants internationaux et des chercheurs les plus innovateurs et les plus performants. Nous devons cesser de dire que Montréal est une ville de savoir. Elle l'est de moins en moins, car ses gros moteurs de l'avancement des connaissances et de l'innovation roulent de plus en plus au ralenti par manque de carburant.

Position relative en chute

L'évolution de la position relative des universités McGill et de Montréal au sein des grandes universités de recherche du Canada illustre à la perfection ce qui précède. En effet, un indicateur de l'impact de ce sous-financement sur la recherche est l'évolution des fonds de recherche dans ces deux grandes universités de recherche du Québec. Comme nous l'avons déjà dit, ces dernières obtiennent plus de 50 % des fonds de recherche universitaire du Québec.

En prenant des moyennes de deux blocs de trois ans de 2001 à 2003 et 2006 à 2008 des fonds de recherche obtenus par nos deux universités montréalaises et en comparant ces résultats avec ceux obtenus par l'Université de Toronto, que trouvons-nous? Les fonds moyens obtenus pour le premier bloc de trois ans représentaient 77,3 % de ceux obtenus sur la même période par l'Université de Toronto pour l'Université de Montréal et 64,2 % pour McGill.

Qu'est-il arrivé du deuxième bloc d'années? Les fonds obtenus par l'Université de Montréal ne représentent plus que 54,2 % de ceux de l'Université de Toronto (une baisse de 30 %), et ceux de McGill ne s'élèvent qu'à 48,4 % de ceux de l'université ontarienne (une baisse de 25 %). On ne constate pas le même phénomène par rapport à l'Université de Toronto pour d'autres grandes universités de recherche canadiennes. C'est ainsi que UBC et McMaster ont amélioré leur position relative par rapport à l'Université de Toronto, alors que l'Université d'Alberta et Western maintenaient la leur.

Grande perdante

Évidemment, d'autres facteurs que le sous-financement des universités québécoises ont pu jouer dans leur déclassement relatif eu égard à la recherche universitaire. Toutefois, si les universités québécoises étaient financées au niveau de celles du reste du Canada, on pourrait avoir dans nos deux grandes universités de recherche montréalaises de 1200 à 1500 professeurs de plus qui y feraient de la recherche avec les équipes qu'ils auraient constituées; ils auraient obtenu des fonds de recherche pour soutenir leurs activités. L'impact du sous-financement des universités québécoises sur la recherche universitaire est indéniable et les conséquences pour le développement de «Montréal ville de savoir» et la croissance de l'économie du Québec ne feront que s'accroître.

Montréal s'avère la grande perdante du sous-financement qui touche également les autres universités québécoises, chacune ayant aussi des niches d'excellence à maintenir.

Il faut cesser de tergiverser sur les modalités que prendra le refinancement des universités. Il doit se faire maintenant et s'échelonner sur la période la plus courte possible, à savoir trois ans au maximum. Le remède est connu depuis longtemps puisque l'on connaît parfaitement la cause de la maladie. C'est le gel des droits de scolarité qui a fait décrocher le Québec du modèle nord-américain, avec les conséquences désastreuses que l'on tente de cacher.

Il faut donc déréglementer les droits de scolarité, les ramener sur de trois à cinq ans à la moyenne canadienne, avec les mesures appropriées pour favoriser encore davantage l'accès à la formation universitaire et laisser les universités déterminer elles-mêmes leurs droits de scolarité à l'intérieur des balises larges du gouvernement.

***

Robert Lacroix, Claude Montmarquette et Alain Caillé - Professeurs émérites de l'Université de Montréal
 
 
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  • Marcel Bernier - Inscrit
    5 janvier 2011 01 h 14
    Des chiffres pour étourdir le badaud...
    Il revient à la collectivité, en tant que telle, de financer le système éducatif. Point final.
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  • MJ - Inscrite
    5 janvier 2011 09 h 56
    Ça suffit ce discours élitiste!
    Trouvez d’autres sources de financement et cessez de nous rebattre les oreilles avec la “nécessaire augmentation des frais de scolarité”. Le marché de l’emploi, dans le cadre d’une société de plus en plus complexe, requiert des diplômés universitaires de haut niveau. Ce n’est pas en faisant assumer le fardeau financier par les étudiants que l’on relèvera le taux de diplomation dans la population.
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  • Denis Miron - Inscrit
    5 janvier 2011 10 h 21
    S'accaparer du savoir pour augmenter son pouvoir sur les moins nantis
    Quand un objet devient un produit de luxe, il est tout à fait normal d’en restreindre l’accessibilité en augmentant le coût. La classe dominante a besoin de symboles pour se différencier de la masse et surtout pour asseoir son autorité sur celle-ci.


    «Une nouvelle étude produite par Armine Yalnizyan, du Centre canadien des politiques alternatives (CCPA), montre que le groupe des contribuables constituant les 0,01 % les plus riches au Canada (2 400 personnes) ont vu leur revenu augmenter de 5 fois (400 %), le groupe des 0,1 % a vu son revenu tripler (200 %) alors que celui du 1 % (246 000 canadiens) a doublé le sien (100 %). Ils y sont parvenus parce qu’ils ont réussi, d’une part, à s’accaparer une part croissante de la création de richesse et, d’autre part, à faire diminuer les impôts, et en particulier en amoindrissant son caractère progressif» (Oikosblogue.coop)
    Avez-vous déjà vu quelqu’un s’enrichir en partageant le pouvoir et le savoir?
    De 1997 à 2007, ils ont réussi à s’accaparer le tiers (32 %) de la croissance des revenus de cette période, qui fut l’une des plus fécondes.
    Ce que nous propose ces trois mousquetraires s’inscrit dans cette recherche de domination d’une classe restreinte sur une autre plus nombreuse en contribuant à augmenter l’écart entre les riches et la classe moyenne. La solution que nous propose ces gens est un endettement à vie
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  • MJ - Inscrite
    5 janvier 2011 10 h 31
    Donner préséance, dans nos universités, aux étudiants québécois sur les étudiants étrangers
    Augmentez les frais de scolarité des étudiants étrangers. S’ils viennent au Québec pour y étudier à bon prix et repartent dans leurs pays après leurs études complétées, il n’est que juste qu’ils payent beaucoup plus chers que les étudiants québécois.

    Déjà que la majorité francophone québécoise ne dispose que de deux universités à Montréal (UdeM et UQAM), alors que la minorité anglophone en compte autant (McGill et Concordia)!

    Les choix et décisions politiques qui seront effectués pour les temps présents auront une répercussion sur l’état et l’avenir de la société québécoise.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    5 janvier 2011 10 h 34
    Un seul modèle pour l'Université ?
    Le Québec est l’un des deux endroits parmi les pays développés, avec la Grande-Bretagne, où il n’y ait pas actuellement de consensus social sur l’Université. Il est utile de rappeler ce qui se fait ailleurs, car on ressasse toujours les mêmes arguments sans s’éloigner trop du modèle hybride actuel. Aux ÉU, il y a d’une part les systèmes publics qui sont subventionnés par les États, et où les frais de scolarité pour les résidents de l’État sont "modérés", de l’ordre de 4 000 à 5 000 $ par année pour les baccalauréats, mais beaucoup plus en médecine (typiquement 30-40 k$), en droit ou en MBA. Ces universités donnent toutes un enseignement de qualité et certaines sont parmi les meilleures au monde, comme par exemple celles de Californie, d’Illinois et d’ailleurs. C’est dans ces très grosses universités que la majorité des jeunes fait ses études. En plus, il y a les universités privées, qui ne reçoivent aucune aide de l’État pour l’enseignement (mais acceptent les contrats de recherche de toute source). Les frais de scolarité n’y sont pas règlementés et elles ont un nombre limité d’étudiants. Leur qualité varie énormément, allant des douteux "colleges" religieux fondamentalistes aux prestigieuses et immensément riches Harvard, Princeton et autres Stanford. Tous leurs étudiants ne sont pas enfants de milliardaires, elles comptent souvent aussi nombre de surdoués boursiers de fondations ou d’autres organismes.
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  • Louis Lapointe - Abonné
    5 janvier 2011 10 h 37
    Les étudiants, les grands perdants ; les dirigeants, les grands gagnants !
    Le propos de nos professeurs ne peut être plus clair. Même si la recherche profite d’abord aux entreprises et à leurs dirigeants qui payent de moins en moins d’impôt et voient leurs revenus augmenter de façon exponentielle, ce sont les étudiants qui doivent payer pour l’embauche de nouveaux professeurs qui consacreront l’essentiel de leur tâche à la recherche, pas à l’enseignement.

    Historiquement, au Québec, la recherche a toujours été financée par les fonds publics, pas par les étudiants.

    D’ailleurs, les coûts associés à l’enseignement n’ont presque pas évolué au cours des dix dernières années, alors que, pendant ce temps, ceux associés à la recherche ont littéralement explosé, comme le confirment nos éminents professeurs dans leur opinion de ce matin.

    Étrange proposition que celle du professeur Montmarquette qui défend depuis de nombreuses années le principe de l’utilisateur payeur dans le domaine des services publics.

    http://www.action-nationale.qc.ca/index.php?option
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  • Bernard Terreault - Abonné
    5 janvier 2011 10 h 40
    Un seul mod`le pour l'Université ? - suite
    Contraste complet en Europe continentale: à quelques exceptions près, il n’y a que des universités publiques où les frais de scolarité sont soit inexistants, soit bien faibles (< 1000 euro). Outre "l’Université" ouverte à tous les diplômés du secondaire, on y trouve souvent des "Grandes Écoles", "Hochschulen" ou autres, gratuites mais ayant des concours d’entrée extrêmement exigeants. La Grande-Bretagne a passé progressivement du modèle européen avant Thatcher à un modèle payant qu’elle propose d’accentuer encore. Là aussi, il y a "deux vitesses": la masse des universités d’une part, et les très fermées et prestigieuses Oxford, Cambridge et London School d’autre part. Enfin, le Japon. Ici, les universités prestigieuses sont les universités d’État, appelées Universités Impériales. Elles sont gratuites, mais bien peu nombreuses en regard de la population, et les concours d’entrée y sont très durs. Seule la crème des professeurs et des étudiants y a accès. La grande majorité fréquente un nombre étonnant d’universités privées et payantes, surtout techniques. Au Canada, malgré l’origine privée de nos universités, on a essentiellement un système d’universités publiques à la US, mais il y a trois aspects qui nous démarquent du système US. D’abord, il y manque un vrai secteur privé, ensuite les frais en médecine et autres disciplines professionnelles y sont généralement plus modérés et, au Québec, les frais dans tous les cas sont faibles en comparaison du reste de l’Amérique du Nord, comme si on hésitait entre le système européen et le système américain. On comprend ainsi la tendance des gens à la mentalité profondément américaine parmi nous à dire « faisons comme le reste du Canada », ou au contraire, chez les personnes dont la tradition intellectuelle, morale et sociale est plutôt européenne, la propension à prôner le modèle du Vieux Continent.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    5 janvier 2011 10 h 42
    Un seul modèle pour l'Université - suite II
    Le fait remarquable est que l’un ou l’autre de ces systèmes a produit ses fruits : il serait tellement faux de prétendre qu’à cause de leurs systèmes respectifs, le Japon serait incapable de produire des ingénieurs créatifs dans ses petites boîtes privées, que l’Europe ne pourrait produire que des médecins à rabais (comparons leur système de santé au nôtre!), ou que les ÉU ne pourraient pas produire de penseurs originaux et indépendants, because le fric. Tous ces pays ont une économie prospère (malgré les soubresauts), des prix Nobel, des réalisations techniques remarquables, des géants de l’architecture et des Arts. Le point est qu’il faut y mettre les moyens, la seule différence est le mode de paiement, et cela est une question purement politique, pas académique. Le Québec, société distincte comme toujours tiraillée entre sa mentalité européenne (souvent inconsciente) et son contexte américain, saura-t-il choisir? Je prétends qu’ìl faut le faire, dégager non pas un consensus, mais une opinion majoritaire, et puis surtout la mettre en œuvre.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    5 janvier 2011 11 h 14
    Salaire moyen des profs d'université au Québec
    103,000$
    C'est quoi le salaire d'un prof d'université en Angleterre? En France? Au Michigan? En Italie?
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  • Gilles Théberge - Abonné
    5 janvier 2011 11 h 55
    Hé!
    William Glasser dans son livre sur la thérapie réaliste disait quelque part que pour gagner il n'était pas nécessaire d'avoir raison. La recette était tout simplement de durer...

    C'est à ça que je pensais en lisant les propos soit-disant savant de la cohorte de pontifs qui n'en démordent pas. Faire payer les cochons de payeurs. À force de persistance ils auront à la fin, raison.

    Raison notamment de la raison même, qui dit que nous n'en pouvons plus de payer le train de vie de ces sbires, qui décident pour les autres ce qui est bon pour eux.

    Qui devraient prendre leur retraite, et nous ficher la paix!
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    5 janvier 2011 12 h 21
    Le scandale
    Il existe au Québec un scandale systémique et récurrent : alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales. Ce qui revient à dire que les universités francophones ne reçoivent pas la juste part qu'elles devraient avoir. Le Québec finance lui-même son assimilation à l'anglais.

    Pour une question de justice envers la majorité, il est grand temps que le réseau d'enseignement anglophone au Québec ne soit subventionné qu'au prorata de la proportion de véritables anglophones au Québec, et ce à tous les niveaux : primaire, secondaire, et surtout aux niveaux collégial et universitaire.
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  • Michel Page - Inscrit
    5 janvier 2011 13 h 57
    Deux points jamais abordés: la rénumération des professeurs et des administrateurs; et le déséquilibre du fiancement accordés aux universités anglophones, dont Concordia
    Messieurs Robert Lacroix, Claude Montmarquette et Alain Caillé(schiste),

    Dans tout ce débat qui s'installe, perdure et revient sur la question du financement des universités, il serait honnête de mettre dans la balance la surnumération (le ratio masse salariale/étudiant , et la surreprésentation dans des secteurs dont la petinence n'a de raison que dans l'esprit des sdministrateurs: trop de filières, trop de speudo disciplines dans le domaine des sciences de l'Home ou de la gestion, etc.).
    De plkus, il semblerait que le secteur anglophone serait surfinancé par rapport à la population anglophone. La pertinence de l'Université Concordia devrait être revue, certains secteurs pourraient être jumelés/ffusionnés ;al'UQUAM ou à MCGill et le financement public de l'Université Concordia réduit.

    Il faudrait aussi mettre ans la balance les pertes irresponsables du domaine immibilier (UQUAM) et spéculatif de certaines universités vraisemblement sur-adminstrée, avec incompétence.

    J'aimerais vous entendre sur ces points précis.

    Bien votre

    Michel P.
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  • Serge Bernier - Abonné
    5 janvier 2011 14 h 33
    Faisons payer les pauvres
    En maintenant les frais de scolarité universitaire bas, l'on transfert de la richesse de citoyens moins fortunés (n'ayant pas de diplômes universitaires) à des citoyens qui gagneront des revenus plus élevés qu'eux (les diplômés universitaires). C'est une injustice intolérable. Il est reconnu qu'investir pour obtenir un diplôme universitaire est très rentable. Depuis 30 ans, les prix de l'ensemble des biens et services a augmenté considérablement mais les frais de scolarité universitaires ont été gelés longtemps pendant cette période. Ceci revient en fait à diminuer les frais de scolarité réels lorsque l'on tient compte de l'inflation. Il est grand temps de les augmenter pour au moins les ramener à ce qu'ils étaient il y a 40 ans. Vraiment, nous ne voulons plus que travailleurs à petits salaires continuent à financer les études universitaires d'étudiants qui gagneront des revenus beaucoup plus élevés qu'eux.
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  • Louis Lapointe - Abonné
    5 janvier 2011 15 h 18
    Un syllogisme!
    Même si ce raisonnement peut sembler juste à première vue, il est absolument faux de prétendre que les pauvres paient pour les plus riches. 43 % des Québécois ne paient pas d’impôt au Québec.

    C’est la classe moyenne qui paie pour l’université des plus pauvres à même ses impôts. Pourquoi devrait-elle, en plus, payer une deuxième fois sous forme de hausse de droit de scolarité pour les études de ses propres enfants? Ce qu’on appelle de la double facturation.

    D’autant plus que le financement demandé ira à la recherche, pas à l’enseignement.
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