dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Universités: rupture à Québec

Associations étudiantes et syndicats rejettent la hausse des droits de scolarité et claquent la porte des «partenaires»

Lisa-Marie Gervais   7 décembre 2010  Éducation
Les étudiants des cégeps et des universités étaient en grève hier, et des centaines d’entre eux ont manifesté devant l’hôtel Hilton de Québec, où s’est déroulée la rencontre des partenaires organisée par la ministre de l’Éducation et portant sur le financement des universités.<br />
Photo : Yan Doublet - Le Devoir
Les étudiants des cégeps et des universités étaient en grève hier, et des centaines d’entre eux ont manifesté devant l’hôtel Hilton de Québec, où s’est déroulée la rencontre des partenaires organisée par la ministre de l’Éducation et portant sur le financement des universités.
Québec — Les discussions sur le financement des universités ont atteint un point de rupture hier lorsque les étudiants et les syndicats ont claqué la porte de la rencontre des partenaires organisée par la ministre de l'Éducation, laissant les tenants de la hausse des droits de scolarité débattre entre eux des modalités de cette augmentation.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Carole Dionne - Inscrite
    7 décembre 2010 00 h 15
    QUI A DONNÉ CE MANDAT LÀ AU SYNDICAT?
    Je n'ai jamais entendu dire dans une assemblée syndicale que l'on avait donné le mandat à notre présidente de se joindre aux étudiants pour un gel des frais de scolarité. La même chose pour Parent du syndicat des professeurs. Ce n'est pas parce que l'on est présidente ou président d'un syndicat que l'on a le droit d'embarquer dans tous les sujets qui leur sont soumis.

    Donc, monsieur et madame la présidente, Limitez-vous à vos sujets. La société n'est pas un bar ouvert pour votre fonction. C'est nous qui payons vos salaires et vos frais de déplacement. Donc, un peu de retenu, svp.
    En tout cas , si j'étais journaliste, je vous demanderais où vous avez obtenu ce mandat là.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    7 décembre 2010 07 h 05
    Le free lunch des Français
    L'an passé Radio-Canada nous révélait que 7000 étudiants français venaient étudier au Québec à prix d'aubaine, à 2000$ seulement par année, alors que moins de 1000 Québécois vont en France.
    Chaque étudiant français coute donc 12,000$ par année aux contribuables québécois, 84 millions par année, 1 milliard sur 12 ans.
    Alors si on commençait par leur charger le vrai prix, ca serait toujours ca de plus dans les coffres de nos universités.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Mathieu Lavallée - Abonné
    7 décembre 2010 07 h 23
    Ce mandat provient des membres de la CSN
    Tiré du conseil général de la CSN sur le mandat 2008-2011 du syndicat :

    << Nous souhaitons aussi que l’éducation prenne la place qui lui revient dans une société comme la nôtre qui a besoin d’un système fort et ouvert pour assurer le développement social et économique. À ce titre, il faut garantir une politique de frais de scolarité qui ne freine pas l’accessibilité à la formation postsecondaire. Nous sommes particulièrement inquiets des objectifs de la rencontre annoncée par la
    ministre Beauchamp portant sur le financement des universités en lien avec leur performance. >>

    Vous pouvez le lire vous-même au http://www.csn.qc.ca/ap/content/d/d/workspace/Spac PV et Annexes.pdf

    Ceci étant dit, j'aimerais bien savoir sur quoi ils se basent pour dire qu'il n'y a aucune corrélation entre l'accessibilité aux études post-secondaires et les frais de scolarité.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Bernard Gervais - Abonné
    7 décembre 2010 08 h 24
    Les universités, modèle de bonne gestion ?
    Les universités du Québec se plaignent de manquer d'argent et, afin d'en trouver, celles-ci réclament, entre autres, une hausse des droits de scolarité pour tous ceux voulant s'y inscrire.

    D'accord, mais les dirigeants de ces institutions gèrent toujours de manière responsable l'argent qu'ils reçoivent déjà du ministère de l'Éducation ?

    La question se pose surtout quand on pense au gâchis financier de l'îlot Voyageur de l'UQAM, un horrible scandale dont les responsables n'ont même pas encore été blâmés !
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Denis-Émile Giasson - Abonné
    7 décembre 2010 08 h 46
    Les pauvres petits et leurs béquilles syndicales.
    À la fin de mes 18 années de scolarité mon porte-feuille indiquait 9800,00$ de 1969 en dettes scolaires. Mon premier emploi de prof me garantissait un salaire annuel brut de 9450,00$. Je venais de marier et nous comptions avoir 4 enfants dans les 10 années qui suivraient. Ce qui fut fait. En 1979, mes dettes étaient payées, mes ainés à l'école et ma femme de retour aux études plein temps. La différence: ses études collégiales étaient gratuites et ses frais de scolarité universitaires moins élevés que les miens, compte tenu de la relative dévaluation de dollar canadien consécutive à l'inflation galopante d'alors.

    Contrairement à la légende urbaine entretenue par «les pauvres petits et leurs béquilles syndicales» les emplois dans l'enseignement en 1969 ne pleuvaient pas dans la région de Montréal. Le premier poste ouvert et accepté le fut à Cabano. Heureusement qu'un collègue refusa un poste au CPES Pie IX, ce qui me permit d'enseigner 4 ans dans ma ville... jusqu'à la fermeture de l'école.

    La gauche ne mérite-t-elle de se remettre en question et de viser les vrais cibles que seraient entre autres une fonction publique pléthorique et une gratuité scolaire tout azimut.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Yvan Dutil - Inscrit
    7 décembre 2010 09 h 03
    Les étudiants français
    Les étudiants français viennent ici parce que l'on a de bonnes universités, En France, à moins d'être dans une des grandes écoles, ton diplôme ne vaut pas grand chose. Je reçoit régulièrement des demandes de très bon étudiants français qui désirent venir étudier en raison de la qualité de nos université. Ils sont prêt contrairement aux étudiants québécois à accepter de ne pas recevoir de bourse de maîtrise.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Florence Piron - Abonnée
    7 décembre 2010 09 h 34
    Un malheureux glissement de sens
    Si les universités réclament tant d'argent, ce n'est pas pour les étudiants, mais pour les chercheurs, engagés dans une course délirante de productivité et de "création innovante". Les étudiants n'ont pas à payer le prix de l'économie du savoir promulguée par des gouvernements qui oublient leur responsabilité sociale de base.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Camille Proulx - Inscrit
    7 décembre 2010 10 h 24
    Je suis une pauvre petite
    Je ne demande pas un gros zéro sur ma facture.
    Je ne demande pas de terminer mes études sans dette.
    Je demande simplement que l'éducation ne soit pas un luxe.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Mathieu Lavallée - Abonné
    7 décembre 2010 11 h 07
    Réponses
    @Rodrigue Tremblay : J'aimerais voir vos sources là-dessus M. Tremblay. Mes collègues étrangers doivent payer le plein prix pour s'inscrire à l'Université de Montréal, un montant qui s'approche de 10,000$ par année selon moi.

    @Dutil, Piron Proulx : Je suis d'accord avec vous qu'il faut s'assurer que nos universités soient capables d'attirer des étudiants et professeurs étrangers car cela enrichit la qualité de l'enseignement. Par contre, il serait irréaliste de vouloir transformer nos universités en Harvard ou Oxford canadiens. Je crois qu'il y a une balance à déterminer entre gratuité tout azimut et qualité de l'éducation. La question est, est-ce que le gouvernement actuel a en tête cette balance ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    7 décembre 2010 11 h 10
    @yvan dutil
    C'est vrai qu'on a de bonnes universités au Québec par rapport à la France. Mais est-ce une raison pour financer les études des Français à la hauteur de 80 millions par année alors que nos universités crient famine?
    En plus, pour ajouter à l'insulte, les étudiants québécois en France n'ont même pas droit aux grandes écoles. On se fait f... par les Français.
    J'ai déjà supplié M. Rioux de faire une série d'articles sur les Québécois qui étudient en France.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • François Ricard - Abonné
    7 décembre 2010 11 h 10
    Revoir le monde universitaire au complet
    Augmentation des frais de scolarité: solution unique?
    Les universités manquent d'argent. Augmentons les frais de scolarité. Ce n'est qu'une des solutions possibles. Et possiblement la dernière auquelle nous devons avoir recours.
    Nous sommes 7 000 000 au Québec. Nous avons 6 universités, et même 7 en comptant HEC. N'y en aurait-il pas deux ou trois en trop?
    Puis, combien efficaces nos universités sont-elles? La moyenne des heures de classe des professeurs en titre est la plus basse de tout le continent. Pourtant les résultats de la recherche ne sont pas plus mirobolants qu'ailleurs. Alors que font-ils de leur temps?
    Plusieurs de nos universitaires font aussi de la consultation à l'extérieur. Il y a beaucoup de consultation qui est faite. Ces professeurs ne devraient-ils pas alors remettre en tout ou au moins en partie les émoluments reçus?
    Quant à la gestion même, il faudrait jeter un regard approfondi sur le fonctionnement de nos universités. Ce n'est pas parce que quelqu'un a un doctorat en andragogie, en chimie ou lettres, qu'il sera un bon administrateur. D'ailleurs, l'UQUAM et son Îlot Voyageur en est un bon exemple.
    Le Québec,nous tous, à bon droit d'ailleurs, investit des sommes d'argent importantes dans la formation de ses gens. C'est pourquoi, en retour, nous devrions exiger de tous ses diplômés universitaires, sans exception, qu'ils s'engagent par contrat à travailler au Québec pendant au moins cinq après l'obtention de leur diplôme.
    Une fois que nous aurons fait tout ce qui précède, alors pourrons-nous jeter un regard sur les frais de scolarité.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Carole Dionne - Inscrite
    7 décembre 2010 11 h 53
    @ MATHIEU LAVALLÉ
    Vous étirez la sauce. ce n'est parce que le syndicat n'est pas d'accord sur tel sujet avec le gouvernement en place qu'il faut absolument qu'il s'y implique jusqu'au cou. Là, par des phrases longues qui peuvent englober tout, le syndicat se permet... "Il nous faut garantir...". Si c'est à partir de phrases commecelle là que la CSN part en guerre, on n'a pas fini.

    En passant, J'ai déjà participé activement à des conseils syndicaux. Ceux qui votent, surtout sur des sujets banales comme cette phrase, le font sans en connaitre la réelle implication. J'en ai vu passé une et puis une autre...

    D'ailleurs, c'est ça le problème de nos syndicat. Faire pareil comme le gouvernement: se servir de texte dans nos institutions pour faire...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • cpoulin - Inscrit
    7 décembre 2010 12 h 01
    Un modèle à revoir
    Depuis longtemps, la question des frais de scolarité resurgit et tourne en débat de société. Ne pourrait-on pas nous demander si ce n’est pas précisément le faible coût des frais de scolarité qui est en partie responsable des dérives que nous constatons? Peut-être faudrait-il nous interroger, par exemple, sur le mode d’organisation et de gestion de nos institutions d’enseignement supérieur qui, au nom de politiques d’ouverture, s’ajustent aux caprices et souvent aux préoccupations clientélistes des Universités. Bien des étudiants ont le loisir d’abandonner, de retourner et d’étirer à leur guise des programmes qui ne leur coûtent pas cher, mais qui coûtent beaucoup à la société. Ces pratiques sont en bonne partie responsable de ces dérives paternalistes qui finalement encouragent la dépendance sociale et financière de leur clientèle. Ces institutions (Cégeps et Universités) ont fait le choix de suivre les lois du marché. Or, on n’entend pas beaucoup parler de remettre en question ce modèle d’ouverture qui nous est propre qui ne répond pas aux intérêts réels du monde étudiant. Faut-il qu’on rappelle cette règle élémentaire de gestion qui veut que dès lors que l’on note l’augmentation des coûts de revient d’un service (public comme privé) alors que sa qualité diminue, la première chose à penser est de revoir son mode fonctionnement, d’identifier ce qui ne va pas et de changer ce qui doit être changé. Et cela, avant de penser d’engager plus d’argent.

    L’augmentation des frais de scolarité s’impose-t-elle? Sans aucun doute! Mais puisqu’ils ne suffiront pas à satisfaire les besoins, ne faudrait-il pas revoir l’ensemble du modèle actuel et se demander si certaines de ses faiblesses n’imposent pas des réformes (dans la planification des programmes et dans les structures) qui permettraient de réaliser des économies appréciables? Mais pour cela il faudrait que ce sujet soit l'objet
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • alen - Inscrit
    7 décembre 2010 12 h 06
    Question
    J'aimerais comprendre pourquoi le patronat se bat tant pour faire hausser les frais de scolarité et baisser ses impôts, s'il est si prêt que ça à contribuer au financement des universités? Les étudiants et les syndicats ont eu raison de quitter la table; la journée n'était qu'une mascarade...

    Pourquoi pas mettre une taxe (1 %) sur la masse salariale des entreprises? Avec un peu d'imagination, c'est fou ce qu'on peut faire...

    C'est clair, la meute des <dominants> a décidé de passer les <dominés (étudiants et malades) dans le tordeur.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    7 décembre 2010 12 h 24
    D'accord
    Avec madame Carole Dionne
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Eric Pauzé - Inscrit
    7 décembre 2010 13 h 43
    Cessons de nous comparer au ROC SVP!
    J'en ai plus qu'assez qu'on ne cesse de comparer le Québec au reste du Canada, surtout en éducation. Le Québec est l'endroit en Amérique du Nord où l'éducation est la plus abordable? Oui, mais c'est également l'endroit où on est le plus taxé. Taxé pourquoi? À la base, c'est sensé être pour financer les services publics, comme l'éducation, par exemple.

    À salaire égal, les parents du ROC paient beaucoup moins d'impôts que les parents québécois, ce qui leur permet de pouvoir plus facilement aider économiquement leurs enfants à aller à l'université.

    Peu d'étudiant(e)s ont la chance d'avoir des parents dont le revenu après impôts soit assez élevé pour soutenir de manière significative leurs enfants aux études. Et tenant compte que les revenus des étudiant(e)s du premier cycle travaillant à temps partiel dépasse très rarement les 10 000$ à 12 000/ année, augmenter les frais de scolarité signifierait qu'une grande partie des étudiant(e)s issu(e)s de la classe moyenne ne pourraient poursuivre leurs études.

    Les éternelles comparaisons avec le ROC n'ont pas leur place dans ce débat. Les francophones et les anglos-saxons n'ont pas et n'auront jamais la même culture académique. Ne comparons pas les pommes et les oranges, s'il-vous-plaît.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Carole Dionne - Inscrite
    7 décembre 2010 13 h 55
    @ ALEN
    À moitié raison: " Pourquoi le patronat se bat tant pour faire hausser les frais de scolarité".

    Par contre, 1 % de plus sur la masse salariale, là vous venez de donner au patronat une raison de se mettre le bout du nez dans le dossier. Et encore, il existe déjà une loi qui force certaines entreprises à consacrer 1% de leur masse salariale à la formation.

    Et Montréal qui lorgne vers un % de plus pour payer les dépenses de MTL.

    Pas bonne idée 1% de plus


    Mais limiter les université à construire et à grossir n'importe où et n'importe comment. C'est un cercle vicieux: grossir pour avoir plus d'argent (crédits du gouvernement) etc. Il faut selon moi, casser le cercle. Limiter les université dans certains champs de compétence, etc
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Batiste Foisy-Wiriot - Abonné
    7 décembre 2010 14 h 00
    @Mathieu Lavallé
    "J 'aimerais bien savoir sur quoi ils se basent pour dire qu'il n'y a aucune corrélation entre l'accessibilité aux études post-secondaires et les frais de scolarité."

    Ce n'est pas dans le texte, mais il est d'usage chez les tenants de ce discours de citer en renfort une étude signée IEDM - eh oui! - (http://www.ledevoir.com/societe/education/290942/a où l'on démontre que l'université Dalhousie à Halifax est à la fois la plus chère au Canada et celle dont le taux de fréquentation est le plus élevé. Ce qui fait conclure aux auteurs qu'il n'y a pas de lien entre frais et accès...

    Ce que ces colonnes de chiffres ne diront pas, cependant, c'est la composition des effectifs étudiant de la dispendieuse université néo-écossaise. Quiconque a un jour mis les pieds à Dalhousie ne peut qu'être frappé par ce qu'il y découvrira: des étudiants de partout au pays, de l'Ontario et de l'Ouest surtout, une proportion non-négligeable d'étudiants étrangers et... très peu de Néo-Écossais qui n'ont tout simplement pas les moyens d'étudier là. Cependant, si vous alliez faire un tour à St-John's, Terre-Neuve, vous y rencontreriez tout plein d'étudiants néo-écossais qui viennent profiter des droits de scolarité les plus bas au pays...

    La vérité est que Dalhousie est l'université préférée des canadiens les plus riches d'un océan à l'autre à l'autre. Mais pour ces gestionnaires qui n'hésitent pas à faire leurs les arguments fallacieux d'un institut dont la malhonnêteté intellectuelle n'est plus à exposer, ça démontrerait qu'en fait plus les études sont chères plus elles sont accessibles. Évidemment.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • B Landry - Inscrit
    7 décembre 2010 15 h 39
    @Éric Pauzé
    Entièrement d'accord avec votre commentaire j'ajouterais deux choses, si on nous compares avec le ROC ou le reste de l'Amérique du Nord, il ne faudrait pas oublier de considérer que nous nous sommes, selon les mêmes personnes qui font ces comparatifs, l'état le plus taxés et imposés. Alors en relevant les frais universitaires nous serions encore plus hautement tarifés. C'est ça que veut notre cher gouvernement.

    De plus j'ai lu hier une analyse statistique stipulant que les étudiants sont riches car ils ont des autos et Internet haute vitesse !?!?!? J'en reviens pas que des universitaires peuvent sortir de leur contexte des chiffres comme ça. Un bon nombre d'étudiants ont des autos car cela revient ainsi moins cher de demeurer chez leur parents et pour aller travailler afin de payer leurs études. Prétendre que c'est un signe de richesse est un exercice de mauvaise foi de bas niveau, autant que de prétendre la même chose concernant l'internet, la majorité des cours à l'université se donnent avec l'utilisation d'internet. C'est devenu un nécessité tellement vrai que les prêts et bourses sont augmentés si les jeunes justifient un besoin en informatique.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Emeric Garon - Inscrit
    16 décembre 2010 12 h 24
    Le free lunch des Français ?
    En considèrent le chiffre de 7000 étudiants français sur le dos du contribuable québécois comme correcte (je soupçonne qu'il inclue les étudiants en échange dont le "repas gratuit" est a la charge de la CREPUQ et non du gouvernement), je ne trouve pas le rapport 7000/1000 choquant.
    En France, il y a 65 millions d'habitants, au Quebec 8 (8 fois plus d'habitants)
    En France il y a 2 315 000 d’étudiants universitaires, au Quebec 320 000 (7 fois plus d’étudiants universitaire)
    Donc que 7 fois plus d’étudiants français viennent au Quebec que l'inverse quand il y a 7 fois plus d’étudiants en France, je ne vois pas le problème.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
20 réactions
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
éditoriaux
Libre opinions
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012