Universités: chacun doit faire sa part, disent Beauchamp et Bachand
Les étudiants doivent s’attendre à payer de plus en plus cher pour fréquenter l’université. Mais selon le gouvernement Charest, ils ne seront pas les seuls: les entreprises et les universités elles-mêmes seront aussi appelées à faire leur part pour accroître les revenus des universités, qui crient famine.
Chacun devra donc mettre l’épaule à la roue pour financer adéquatement les universités, ont prévenu d’entrée de jeu les ministres de l’Éducation, Line Beauchamp, et des Finances, Raymond Bachand, ce matin, à la rencontre tenue avec les recteurs d’université et visant à trouver des solutions à ce problème récurrent.
Et pendant que les recteurs et les ministres discutaient entre eux à l’intérieur de l’Hôtel Hilton, près de l’Assemblée nationale, les forces policières étaient sur un pied d’alerte, alors que des milliers d’étudiants étaient attendus à Québec pour exprimer leur refus de voir les frais de scolarité encore majorés.
Quelque 60 000 étudiants des cégeps et des universités ont déclenché une grève.
Devant l’hôtel, un porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale et étudiante (ASSÉ), Gabriel Nadeau-Dubois, a dit que le projet du gouvernement de faire payer encore une fois la note aux étudiants ne passerait pas.
Mais la Conférence des recteurs d’université (CRÉPUQ) n’en démord pas. Elle évalue à 620 millions $ le manque à gagner des universités. Pour combler ce trou, elle réclame une hausse massive des droits de scolarité, qui passeraient à 3680 $ par année par étudiant, en 2014.
Actuellement, il en coûte aux étudiants 2 068 $ par année pour fréquenter l’université, soit environ la moitié de la moyenne canadienne.
La solution «passe par les frais de scolarité», a déclaré en point de presse, le recteur de l’Université Laval et président de la CRÉPUQ, Denis Brière, en plaidant l’urgence d’agir.
«Il faut que les décisions se prennent rapidement», a-t-il dit, dénonçant le syndrome «pas dans ma cour», qui fait en sorte que personne ne veut acquitter la facture.
A l’heure actuelle, les étudiants québécois contribuent pour 12 pour cent des frais de leurs études, contre 25 pour cent ailleurs au Canada.
Le Québec impose d’ailleurs aux étudiants les droits les plus bas au Canada, d’où les pressions de plus en plus fortes pour leur refiler la facture.
D’ailleurs, ce mouvement est amorcé. Québec a déjà procédé au dégel des frais de scolarité en 2007, en prévoyant une augmentation de 100 $ par année jusqu’en 2012. Mais ce n’est toujours pas suffisant.
«Les étudiants doivent payer leur juste part des coûts», a soutenu le ministre Bachand, en point de presse, sans vouloir préciser quelle était cette «juste part» dans son esprit.
Envoyer des messages
La rencontre d’aujourd’hui, qui se poursuit jusqu’en soirée, sert «à envoyer des messages, bien sûr aux étudiants, aux universités elles-mêmes et au secteur également des entreprises qui doivent aussi faire partie de la solution», a dit de son côté la ministre Beauchamp.
Les universités auront donc elles aussi «des obligations de performance» et de reddition de comptes, a prévenu Mme Beauchamp, si elles veulent plus d’argent.
«Si on ajoute de l’argent, on doit être sûr et certain d’être capable de dire aux étudiants et aux professeurs ce à quoi l’argent sert», a-t-elle précisé.
Les déficits accumulés des universités atteignent 483 millions $.
Québec allègue faire déjà sa large part, en ayant fait passer ses subventions annuelles aux universités de 1,9 milliard $ à 2,9 milliards $, entre 2003 et 2010.
Chacun devra donc mettre l’épaule à la roue pour financer adéquatement les universités, ont prévenu d’entrée de jeu les ministres de l’Éducation, Line Beauchamp, et des Finances, Raymond Bachand, ce matin, à la rencontre tenue avec les recteurs d’université et visant à trouver des solutions à ce problème récurrent.
Et pendant que les recteurs et les ministres discutaient entre eux à l’intérieur de l’Hôtel Hilton, près de l’Assemblée nationale, les forces policières étaient sur un pied d’alerte, alors que des milliers d’étudiants étaient attendus à Québec pour exprimer leur refus de voir les frais de scolarité encore majorés.
Quelque 60 000 étudiants des cégeps et des universités ont déclenché une grève.
Devant l’hôtel, un porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale et étudiante (ASSÉ), Gabriel Nadeau-Dubois, a dit que le projet du gouvernement de faire payer encore une fois la note aux étudiants ne passerait pas.
Mais la Conférence des recteurs d’université (CRÉPUQ) n’en démord pas. Elle évalue à 620 millions $ le manque à gagner des universités. Pour combler ce trou, elle réclame une hausse massive des droits de scolarité, qui passeraient à 3680 $ par année par étudiant, en 2014.
Actuellement, il en coûte aux étudiants 2 068 $ par année pour fréquenter l’université, soit environ la moitié de la moyenne canadienne.
La solution «passe par les frais de scolarité», a déclaré en point de presse, le recteur de l’Université Laval et président de la CRÉPUQ, Denis Brière, en plaidant l’urgence d’agir.
«Il faut que les décisions se prennent rapidement», a-t-il dit, dénonçant le syndrome «pas dans ma cour», qui fait en sorte que personne ne veut acquitter la facture.
A l’heure actuelle, les étudiants québécois contribuent pour 12 pour cent des frais de leurs études, contre 25 pour cent ailleurs au Canada.
Le Québec impose d’ailleurs aux étudiants les droits les plus bas au Canada, d’où les pressions de plus en plus fortes pour leur refiler la facture.
D’ailleurs, ce mouvement est amorcé. Québec a déjà procédé au dégel des frais de scolarité en 2007, en prévoyant une augmentation de 100 $ par année jusqu’en 2012. Mais ce n’est toujours pas suffisant.
«Les étudiants doivent payer leur juste part des coûts», a soutenu le ministre Bachand, en point de presse, sans vouloir préciser quelle était cette «juste part» dans son esprit.
Envoyer des messages
La rencontre d’aujourd’hui, qui se poursuit jusqu’en soirée, sert «à envoyer des messages, bien sûr aux étudiants, aux universités elles-mêmes et au secteur également des entreprises qui doivent aussi faire partie de la solution», a dit de son côté la ministre Beauchamp.
Les universités auront donc elles aussi «des obligations de performance» et de reddition de comptes, a prévenu Mme Beauchamp, si elles veulent plus d’argent.
«Si on ajoute de l’argent, on doit être sûr et certain d’être capable de dire aux étudiants et aux professeurs ce à quoi l’argent sert», a-t-elle précisé.
Les déficits accumulés des universités atteignent 483 millions $.
Québec allègue faire déjà sa large part, en ayant fait passer ses subventions annuelles aux universités de 1,9 milliard $ à 2,9 milliards $, entre 2003 et 2010.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

