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Universités: chacun doit faire sa part, disent Beauchamp et Bachand

La Presse canadienne   6 décembre 2010 20h10  Éducation
Les étudiants doivent s’attendre à payer de plus en plus cher pour fréquenter l’université. Mais selon le gouvernement Charest, ils ne seront pas les seuls: les entreprises et les universités elles-mêmes seront aussi appelées à faire leur part pour accroître les revenus des universités, qui crient famine.

Chacun devra donc mettre l’épaule à la roue pour financer adéquatement les universités, ont prévenu d’entrée de jeu les ministres de l’Éducation, Line Beauchamp, et des Finances, Raymond Bachand, ce matin, à la rencontre tenue avec les recteurs d’université et visant à trouver des solutions à ce problème récurrent.

Et pendant que les recteurs et les ministres discutaient entre eux à l’intérieur de l’Hôtel Hilton, près de l’Assemblée nationale, les forces policières étaient sur un pied d’alerte, alors que des milliers d’étudiants étaient attendus à Québec pour exprimer leur refus de voir les frais de scolarité encore majorés.

Quelque 60 000 étudiants des cégeps et des universités ont déclenché une grève.

Devant l’hôtel, un porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale et étudiante (ASSÉ), Gabriel Nadeau-Dubois, a dit que le projet du gouvernement de faire payer encore une fois la note aux étudiants ne passerait pas.

Mais la Conférence des recteurs d’université (CRÉPUQ) n’en démord pas. Elle évalue à 620 millions $ le manque à gagner des universités. Pour combler ce trou, elle réclame une hausse massive des droits de scolarité, qui passeraient à 3680 $ par année par étudiant, en 2014.

Actuellement, il en coûte aux étudiants 2 068 $ par année pour fréquenter l’université, soit environ la moitié de la moyenne canadienne.

La solution «passe par les frais de scolarité», a déclaré en point de presse, le recteur de l’Université Laval et président de la CRÉPUQ, Denis Brière, en plaidant l’urgence d’agir.
«Il faut que les décisions se prennent rapidement», a-t-il dit, dénonçant le syndrome «pas dans ma cour», qui fait en sorte que personne ne veut acquitter la facture.

A l’heure actuelle, les étudiants québécois contribuent pour 12 pour cent des frais de leurs études, contre 25 pour cent ailleurs au Canada.

Le Québec impose d’ailleurs aux étudiants les droits les plus bas au Canada, d’où les pressions de plus en plus fortes pour leur refiler la facture.

D’ailleurs, ce mouvement est amorcé. Québec a déjà procédé au dégel des frais de scolarité en 2007, en prévoyant une augmentation de 100 $ par année jusqu’en 2012. Mais ce n’est toujours pas suffisant.

«Les étudiants doivent payer leur juste part des coûts», a soutenu le ministre Bachand, en point de presse, sans vouloir préciser quelle était cette «juste part» dans son esprit.

Envoyer des messages


La rencontre d’aujourd’hui, qui se poursuit jusqu’en soirée, sert «à envoyer des messages, bien sûr aux étudiants, aux universités elles-mêmes et au secteur également des entreprises qui doivent aussi faire partie de la solution», a dit de son côté la ministre Beauchamp.

Les universités auront donc elles aussi «des obligations de performance» et de reddition de comptes, a prévenu Mme Beauchamp, si elles veulent plus d’argent.

«Si on ajoute de l’argent, on doit être sûr et certain d’être capable de dire aux étudiants et aux professeurs ce à quoi l’argent sert», a-t-elle précisé.

Les déficits accumulés des universités atteignent 483 millions $.

Québec allègue faire déjà sa large part, en ayant fait passer ses subventions annuelles aux universités de 1,9 milliard $ à 2,9 milliards $, entre 2003 et 2010.

 
 
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  • Carole Dionne - Inscrite
    6 décembre 2010 16 h 16
    JE NE SUIS PAS EN AMOUR AVEC BEAUCHAMPS ET BACHAMD...
    Mais il y des limites . J'ai un neveu qui a profité du système à profusion. Tout d'abord, un BAC en psychologie (à ce qu'il parait). Puis une maîtrise en administration à l'ENAP ( pour ceux qui connaissent cela, HUM, pas fort). Mais là où le bas blesse, il ne prenait que cinq cours par cession , pour supposément, les faire à la perfection et un cours d'été pour avancer quand même plus vite. Mais en ayant un cour d'été, il ne pouvait pas avoir de travail d'été et se ramasser de l'argent. Et comme son père est un MANIPULÉ hors pair, ce cher père blâmait LE GOUVERNEMENT PARCE QUE SON FILS S'ÉTAIT ENDETTÉ JUSQU'AU COU. POUR FINIR, QUE CE CHER ÉTUDIANT N'A JAMAIS TRAVAILLER DANS SON OU SES DOMAINES ÉTUDIÉS. Il a plutôt suivi un petit cours de dessin...


    Pendant ce temps là on paie. J'ai eu trois enfants qui on fait un bac. Il;s ont: reçu un petit peu de bourse, des prêts étudiants et ont travailler l'été pour se ramasser de l,argent, tout ça dans le temps requis d'un bac à 6 cours par cession. Aujourd'hui, chacun travaille dans ce qu'il a étudié. Ils contribuent à la bonne marche de la société.Ils sont fiers de ce qu'ils ont fait. Ils ont même eu assez d'argent pour s'acheter une petite auto durant leur cours. Moi, je contribuait également.

    FAQUE, il faut de l'équilibre avec les étudiants.
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  • Richard Ferland - Abonné
    6 décembre 2010 16 h 18
    C'est délicat j'en convient...
    ...mais il est primordial que la qualité de l'enseignement universitaire ne soit pas compromise. Qu'ont le veuille ou non dans ce cas-ci la compétition avec les universités étrangères est bien là. Et son impact se fait sentir sur le système d'éducation universitaire québecois.
    Je suis un universitaire presque à la retraite. Je ne pense pas que les jeunes étudiants doivent obligatoirement passer par les mêmes sacrifices auxquels nous avons été soumis dans les années 70. Les temps ont changés et nos sociétés sont plus riches que dans ces temps.

    Cependant c'est malheureusement difficile de ne pas imaginer qu'une plus grande contribution ne soit pas exigée de la part des étudiants et de leurs parents.
    Il faut dire que les parents d'aujourd'hui ont généralement plus la capacité financière de supporter leurs jeunes mais en sont -ils vraiment intéressés?
    Est-ce que aujourd'hui les parents mettent la priorité première sur la formation universitaire de leurs enfants!!! Pas si sûr.

    Il faut aussi tenir compte que les frais de scolarités sont déductibles d'impôts. Ça peut mettre un certain baume sur les augmentations futures.
    Obtenir un diplôme universitaire demeure toujours un investissement sûr et permet d'avoir accès à des jobs intéressants.

    La demande est très très là.
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  • zeglute - Inscrit
    6 décembre 2010 16 h 36
    Faire sa juste part.
    Techniquement, il existe une manière de faire sa juste part, collectivement et selon ses moyens. Ça s'appelle l'impôt sur le revenu.
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  • Claude Archambault - Inscrit
    6 décembre 2010 18 h 42
    @ zeglute
    vous savez ce que trop d,impôt sur le revenue vas faire, de un les très gros salariés se feront payé de façon non taxable, soit par des options d'achat ou autres, puis cela aussi démotivera les gens à travailler plus fort car tout vas pour le gouvernement ou bien le travail au noir augmentera et cela est très grave mais très compressible.
    Et enfin quand tout aura été balisé, contrôlé dénoncé et que des millions auront été dépensé juste pour s,assurer que tous paye, les plus gros salarier les bureau chef quitteront la province... le Québec ne sera qu'un province de service, rien n'y sera plus produit.
    Car il ne faut pas l'oublier, que l'on soit au Canada ou la république de banane du Québec socialiste, nous sommes en Amérique du nord et nous avons à compétitionner avec les autres.

    Que les jeunes payent le cout de leurs études et lorsqu'ils travailleront au travers de déductions fiscales ils se verront rembourser une partie, comme cela on s'assure qu'aucun n’exagèrera en passant trop d,année inutilement sur les banc et aussi les motiverons à travailler après. Car sans travail, ils reste responsable de leur dettes.
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  • B Landry - Inscrit
    6 décembre 2010 19 h 46
    Chacun doit faire sa part....
    Ben oui et ces futurs universitaires ne paieront pas des impôts et taxes de toutes sortes plus tard ????

    Probablement plus que d'autres qui échappent à toutes sortes d'échappatoires fiscales. C'est bizarre comment ce gouvernement est rapide pour faire payer les petits , à augmenter les tarifs un peu partout, mais quand vient le temps d'imposer les grosses fortunes tout à coup, il devient tout gêné et ne veut pas mettre des bâtons dans la création de la richesse. J'imagine que c'est parce ces étudiants dans le futur ne seront finalement jamais riche.

    Ce gouvernement vient de laisser partir des milliards de revenus en vendant nos ressources 0.10 $ l'hectare, mais mise sur l'appauvrissement de plus pauvres de la société en scandant que tous le monde doit faire sa part. On est les plus taxés en Amérique du Nord, y parait, il nous restait deux endroits où nous étions avantagés: les frais étudiants et les tarifs d'électricité. Alors en indexant nos impositions dans ces deux domaines nous deviendront de "plus meilleurs" endettés.

    Vraiment moi quand je vois le genre d'élite qui nous gouverne je comprends que cela encourage des jeunes à décrocher du système scolaire. Je me dis qu'il reste de l'espoir...
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  • Denis Marseille - Inscrit
    7 décembre 2010 08 h 39
    Étudier est devenu un luxe.
    Je suis étudiant à temps partiel à l'université et j'ai plus de 40 ans. Je travaille aussi et j'ai une famille. Je suis retourné aux études pour pouvoir réorienter ma carrière...

    Mais là, si on augmente les frais de scolarité (sans compter qu'ils faut environs payer 500$ par cour en plus), je n'ai juste plus les moyens de continuer.

    Dire que les diplômés sortent de l'université avec de belles jobs payantes est un mensonge. La plupart des universitaires gagneront moins qu'un travailleur de la construction. Si les gens étudient, c'est en premier lieu pour pouvoir faire un emploi gratifiant sur le plan personnel et non pas comme la plupart insinue, pour décrocher le pactole.

    Je les vois les jeunes qui étudient et laissez-moi vous dire que la grande majorité ne sont pas riches et très peu sont soutenus par leur familles. Que voulez-vous, ce n'est pas dans la mentalité des québécois de prioriser l'éducation de leurs enfants.

    En augmentant le coût des études supérieures, la société fait consciemment le choix ( ou inconsciemment car je crois que la plupart des gens vivent dans l'inconscience) de privilégier les gens riches ou à l'aise et c'est un recul social majeur. Les jeunes seront de plus en plus porter à décrocher de l'école pour se trouver un emploi ou décideront de prendre une formation professionnelle qui dans la plupart des cas leurs apporteront des revenus sensiblement équivalent aux universitaires car il n'auront pas à supporter le poids d'une dette énorme.

    Donc, en augmentant les frais, les universités n'auront pas plus de revenus car leurs clientèles baisseront radicalement et à la limite, on se retrouvera avec des institutions qui seront désertes. Peut-être qu'on choisira d"éduquer les jeunes des autres pays aux lieu des nôtres car cela semble plus payant.

    Le Québec, j'en ai bien peur, a une mentalité de gagne-petit. On écrase de taxes la classe moyenne et on baisse les services. Mais en même temps, on lit
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  • Denis Marseille - Inscrit
    7 décembre 2010 09 h 52
    Étudier est devenu un luxe. (suite)
    Le Québec, j'en ai bien peur, a une mentalité de gagne-petit. On écrase de taxes la classe moyenne et on baisse les services. Mais en même temps, on lit dans les journaux tout cette mascarade à propos du copinage de la classe politique avec les mieux nantis.

    Je ne crois pas que la rédemption se trouve dans la séparation du Québec, je pense que notre salut se trouve dans l'exode. Il n'y a plus vraiment d'avenir à rester au Québec. Alors, ce ne sera pas moi qui blâmera ceux qui décideront de prendre leurs diplômes et d'aller travailler ailleurs.
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  • MJ - Inscrite
    7 décembre 2010 17 h 00
    @ Carole Dionne
    Je me demande d'où vous tirez vos infos! Avant d'énoncer de pseudo-vérités, renseignez-vous! Remettons les pendules à l'heure. Tout étudiant universitaire qui suit Cinq (5) cours par session fait un cheminement normal et régulier selon le cursus universitaire. Un bac comporte en général 90 crédits répartis sur 3 ans, à raison de 30 crédits par année et 15 crédits par session. Chaque cours comporte 3 crédits. Faites le calcul et vous arrivez à 5 cours par session!

    Quant à votre neveu, vous le jugez bien sévèrement! Sachez qu'une formation terminale en psychologie n'est pas un bac mais un doctorat obligatoire. Cela signifie au bas mot 8 ans d'études universitaires.
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  • MJ - Inscrite
    7 décembre 2010 17 h 16
    @ Richard Ferland
    Il est vrai que les frais de scolarité sont déductibles d'impôt mais combien se rendront jusqu'à la fin de leur formation? Une bonne proportion d'étudiants n'auront tout simplement plus les moyens de poursuivre leurs études, s'ils ne reçoivent pas le soutien de leurs parents. Or, beaucoup en sont incapables et d'autres ne sont tout simplement pas intéressés par les études de leurs enfants. Les revenus de la classe moyenne ont stagné depuis 30 ans, alors que les prix ont augmenté plus rapidement que les salaires. Les étudiants ont des postes de dépenses plus nombreux qu'en 1968. Même en dollars constants, tout coûte plus cher qu'en 1968. Un ordinateur portable n'était pas nécessaire pour les cours universitaires à cette époque. D'ailleurs en 1968, moins de gens fréquentaient l'université. C'était encore une élite et une mince portion de la population. J'aimerais bien connaître ce pourcentage par rapport à aujourd'hui et à ce qu'il adviendra après ces hausses de frais de scolarité.

    Ce seront donc encore les fils et filles de riches familles qui la fréquenteront sans problème et sans trop de concurrence pour dénicher les meilleurs emplois, alors qu'ils continueront à être bien choyés par leurs parents pendant leurs études.
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  • Jean-Mathias - Inscrit
    7 décembre 2010 23 h 29
    Il est inutile de subventioner les universités
    Il est inutile de subventioner les universités.

    Toutes les études montrent que, majoritairement, les étudiants qui fréquentent les universités sont issus de ménages dont les revenus se situent largement au-dessus de la moyenne québécoise.

    Statistiquement, les enfants issus de ménages aux revenus se situant au-dessous de la moyenne, ou dans la moyenne québécoise ne fréquentent pas l'université, même s'il existe un programme de prêts et bourses leur permettant, justement, de fréquenter l'université.

    Subventioner l'accès à l'université par de l'argent public ou par une amélioration du programme de prêts et bourses revient à subventioner l'accès à l'université de personnes qui ont de toute façon déjà les moyens de la payer. Le financement public de l'université par des subventions ou par une amélioration du programme de prêts et bourses n'est rien d'autre que de l'argent donné à des personnes qui n'en ont pas besoin pour fréquenter l'université.

    Le problème n'est pas un problème d'accès à l'éducation, c'est un problème de culture et de reproduction sociale. Traditionellement, l'éducation supérieure et les valeurs intellectuelles qui y sont rattachées ne sont pas valorisées par les classes sociales ouvrières ou défavorisées qui ont davantage tendance à valoriser la valeure travail.

    Conséquemment, et je le répète, subventioner l'éducation supérieure ne favorise en rien l'accès à l'université aux classes défavorisées qui demeurent sous-représentées dans les universités, mais pire, cela s'assimile à une subvention aux riches qui ont de toute façon déjà les moyens de payer.

    Je suis donc pour un dégel des frais de scolarité.
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  • Alex Lefrançois Leduc - Inscrit
    8 décembre 2010 03 h 06
    Le dégel est irréaliste
    @ Jean-Mathias:
    Bien belle rhétorique, mais est-ce dire qu'on doit donc abandonner l'idée d'inclure les classes défavorisées à l'université et ne laisser que les riches poursuivre leurs études? C'est tout bonnement ridicule.

    C'est bien beau le dégel des frais, mais il faudrait aussi que les gens réalisent que pour ceux qui n'en font pas partie, de cette classe favorisée justement, payer son admission à l'université est loin d'être évident. Ceux qui disent que vivre sur les prêts et bourses c'est nager dans la richesse, eh bien je vous dis rattachez-vous au sol, remettez votre tuque et réalisez que malgré le débat actuel, les frais sont dégelés depuis plusieurs années déjà. Ça coûte cher. La moyenne des parents québécois voient toujours l'université comme un privilège et n'aident pas leurs enfants, même si le calcul des prêts et bourses les obligeraient à payer un montant. Franchement, qui pensera même à amener ses parents en cour car ils ne reçoivent pas l'aide à laquelle le gouvernement dit qu'il a droit? On se contente donc du montant gouvernemental, ces prêts et bourses qui arrivent à peine à fournir pour payer toutes les dépenses scolaires. Donc on s'endette. C'est normal vous me direz et je suis d'accord; simplement, ajouter du jour au lendemain 500$ par session (1000$ par année), sur un budget de 7000$ par année, ça fait mal, et encore faut-il l'avoir là, maintenant, ce foutu 1000$!! Je l'aurai probablement dans 5 ans, mais à l'instant, qui me le prêtera?

    Une idée circule actuellement, qui voudrait qu'on ajoute un impôt proportionnel au salaire de chaque diplômé universitaire une fois qu'il fait un salaire suffisant; en d'autres mots, une fois que vous diplômez et gagnez un bon salaire, disons 30 000$, vous avez un impôt spécial de 5% pour venir financer les universités. Ça, ça me semble une option plus viable. Autrement, c'est bien beau les discours, mais il y a des gens comme moi qui se verront forc
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  • Denis Marseille - Inscrit
    8 décembre 2010 07 h 43
    @ Jean-Mathias
    "Toutes les études montrent que, majoritairement, les étudiants qui fréquentent les universités sont issus de ménages dont les revenus se situent largement au-dessus de la moyenne québécoise."

    De quelles études parlez-vous?

    Alors, vu que la dette des universités a servi pour éduquer les universitaires des 40 dernières années et non pas ceux qui vont y étudier, je crois qu'il serait plus juste de diviser les 690 millions entre les diplômés de 1970 à 2010 et de leurs envoyer la facture. Comme ça, vous paierez pour ce que vous avez bénéficié et les jeunes ne seront pas pris avec VOS dettes.
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  • Linda Delorme - Abonnée
    8 décembre 2010 08 h 07
    @Jean-Mathias
    <<Toutes les études montrent que, majoritairement, les étudiants qui fréquentent les universités sont issus de ménages dont les revenus se situent largement au-dessus de la moyenne québécoise.>>

    Mais dans quel siècle vivez-vous donc? Je vous invite à lire un article du Devoir, dans l'édition du 19 novembre 2010, sur une étude réalisée par la FEUQ (Fédération étudiante universitaire du Québec):

    http://www.ledevoir.com/societe/education/311274/l

    Je vous fournis même le lien pour accéder à cette étude. Suffit de cliquer pour vous renseigner:

    http://www.feuq.qc.ca/IMG/pdf/1011_cau_sources_et_
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  • Etienne Goyer - Inscrit
    8 décembre 2010 13 h 59
    Tout le monde doit faire sa part!
    Bachand affirme que "tout le monde doit faire sa part". Très bien, mais svp définissez "tout le monde". Est-ce que ça veux dire qu'on va exiger des universités qu'elles soient plus efficace? Ce serait logique. Est-ce que le gouvernement va investir de l'argent neuf? Ce serait logique aussi: en augmentant le niveau d'éducation des québécois, on serais plus compétitif au niveau mondial.

    Malheureusement, j'ai l'impression que quand Bachand dit "tout le monde", il veut vraiment dire "les étudiants".
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  • Etienne Goyer - Inscrit
    8 décembre 2010 14 h 09
    @Denis
    @Denis: Je suis dans la même situation. Père de famille fin trentaine, job à temps plein. Je n'ai pas fait d'étude universitaire dans la vingtaine comme j'aurais dû, faute de moyen. On m'avais refusé les prêts et bourses à l'époque, et j'ai pris un emploi à temps plein pour payer le loyer. Les études ont pris le bord, fautes de temps pour étudier convenablement. Je fait maintenant des études universitaires à temps partiel. J'ai complété un certificat récemment, j'en commence maintenant un deuxième.

    Pour le moment, mon employeur paie une bonne partie de mes frais de scolarité. Avec les augmentations prévus, si ça venait à changer, je pourrais plus payer et je laisserais tomber mes études.

    Je ne sais pas si M. Brière, le recteur de l'université Laval, se rend compte que les augmentations qu'il préconise vont peut-être priver son université des frais de scolarité que j'y paie déjà.
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  • Jean-Mathias - Inscrit
    8 décembre 2010 23 h 46
    @ Denis Marseille et Linda Delorme
    L'étude que vous citez provient de la FEUQ, vous me permettrez donc de douter de son objectivité ainsi que de sa validité scientifique.

    Mes sources proviennent simplement d'un des plus grands sociologues du 20ème siècle: Pierre Bourdieu.

    Bourdieu était classé largement à la gauche de la gauche. Son travail sur les phénomènes de l'acculturation et de la violence symbolique des systèmes d'éducation est fascinant. Il nous permet de mieux comprendre pourquoi les classes sociales défavorisées sont sous-représentées dans l'éducation supérieure, et cela n'a rien à voir avec les coûts engendrées par des études supérieures. C'est un problème qui est avant tout culturel et qui est associée à ce qu'il nomme les "habitus de classes".

    C'est la raison pour laquelle je maintiens que subventionner l'accès à l'université revient à subventioner les riches qui n'ont certainement pas besoin de ces subventions pour fréquenter l'université.

    Prenez l'exemple de la France, pays dans lequel l'université est quasi-gratuite (environ 200 CAD par année). Cette gratuité de l'éducation supérieure s'est traduite par une baisse de la qualité de l'enseignement, et un exode des classes favorisées vers ce que les Français appellent les Grandes Écoles (HEC, ESSEC, Normal'sup...etc) qui elles sont payantes, sélectives, et qui sont, avouons-le, les seules capables d'assurer un emploi à la sortie.

    Geler les frais de scolarité et assurer un système universel de prêts et bourses est ridicule et financièrement intenable. En revanche, augmenter les frais de scolarité et mettre en place un système de bourses sélectives destinées aux étudiants défavorisés mais méritants ou ayant un bon dossier académique me semble être une alternative intéressante.
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  • Denis Marseille - Inscrit
    9 décembre 2010 10 h 19
    Pierre Bourdieu???
    Savez-vous monsieur que Pierre Bourdieu a seulement repris de vieilles idées véhiculées par Thomas d'Aquin qui lui-même les a repris d'Aristote et de Platon sous le terme grec "hexis".

    Pierre Bourdieu (1930-2002) est un français qui étudiait la société française. Et ce qui est vraiment intéressant de savoir c'est qu'il était critiqué pour faire l'éloge du déterminisme humain. Vieille notion largement diffusée au travers de l'Europe médiévale chrétienne pour qui chercher à se sortir de sa condition était un péché indigne d'un bon chrétien. Le clergé en faisait l'apologie afin de soutenir la noblesse.

    Cependant, le parcours même de Bourdieu, issu de la petite-paysannerie béarnaise (son père était ouvrier agricole) est l'antithèse de ce que vous avancez.

    Voyez-vous monsieur que votre vision est assez archaïque et ne correspond en rien à la réalité du Québec moderne issu de la révolution tranquille?

    Au Québec, il n'y jamais eu de noblesse. Nous sommes pour la plupart tous issus de la classe ouvrière. Les grandes familles nanties du Québec sont toutes basées sur un modèle particulier: celui d'un ancêtre travailleur et qui avec acharnement a réussi. N'oubliez pas qu'avant l'arrivée de Lesage, le Québec était maintenu dans l'ignorance par le clergé car cela en faisait un peuple plus facile à abuser.

    Mon père voulait pour nous une meilleure éducation afin que nous n'ayons pas à subir les malheurs de la pauvreté. Malheureusement pour ma famille, mon père est décédé lorsque j'étais adolescent. Son absence plongea ma famille dans le désarroi. Malgré cela je me suis acharné à travailler et à garder la tête hors de l'eau et à poursuivre mon éducation malgré tous les contrecoups que la vie m'imposait.

    Je fais parti aujourd'hui de la classe moyenne et je travaille pour une seule et bonne raison. Donner un avenir meilleur à mes enfants et aux jeunes en général. Je le fais afin de perpétuer l'héritage et les
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  • Denis Marseille - Inscrit
    9 décembre 2010 10 h 35
    oupsss (suite)
    Je le fais afin de perpétuer l'héritage et les valeurs de mon père et surtout parce que j'y adhère.
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