Les recteurs des universités québécoises craignent le sous-financement
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
L'écart entre les universités québécoises et canadiennes serait de 620 millions (sur la photo, l'Université de Montréal)
Victimes de sous-financement comparativement aux autres universités canadiennes, les recteurs québécois plaident pour une hausse des frais de scolarité.
Daniel Zizian, président-directeur général de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRÉPUQ), craint que le sous-financement n’affecte, à court terme, la qualité de la formation offerte au Québec. Selon lui, un réinvestissement s’impose afin d’assurer le maintien d’une éducation concurrentielle et ce, afin d’attirer des professeurs et des étudiants de talent.
En 2002, l’écart entre les sommes versées aux universités québécoises par rapport à celles allouées aux autres universités du pays se situait à environ 375 millions $. Une étude actualisée, menée par la CRÉPUQ, révèle que pour 2007-08, le fossé est passé à 620 millions $.
Pour combler les déficits et colmater la brèche en matière de précarité, M. Zizian lorgne vers une ponction supplémentaire auprès des utilisateurs — les étudiants.
Le dernier budget du ministre des Finances, Raymond Bachand, a avancé l’idée de permettre des hausses des droits de scolarité à compter de 2012-13. Le pdg de la CRÉPUQ est prêt à ouvrir toute grande cette porte déjà entrouverte.
Cette situation, qualifiée «d’intenable» par M. Zizian, ne le prive pas pour autant d’un sentiment de fierté à l’égard de l’éducation, mais il estime qu’un coup de barre est nécessaire. Il dit redouter les effets de ce déséquilibre prolongé, en mentionnant que l’héritage légué aux futures générations risque de ne pas atteindre les niveaux qu’elles seraient en droit d’espérer.
Daniel Zizian en fait une question de choix, que doit prendre la société québécoise, une voie incontournable pour réduire l’écart de financement. Il prévient néanmoins que cette mesure ne sera pas suffisante.
La CRÉPUQ affirme avoir fait le tour de son propre jardin et assure qu’il n’y a plus rien à réduire. Elle soutient que des efforts «constants» sont dévolus pour éviter toute dépense excédentaire, mais reconnaît d’un même souffle qu’il y a toujours place à l’amélioration.
Daniel Zizian, président-directeur général de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRÉPUQ), craint que le sous-financement n’affecte, à court terme, la qualité de la formation offerte au Québec. Selon lui, un réinvestissement s’impose afin d’assurer le maintien d’une éducation concurrentielle et ce, afin d’attirer des professeurs et des étudiants de talent.
En 2002, l’écart entre les sommes versées aux universités québécoises par rapport à celles allouées aux autres universités du pays se situait à environ 375 millions $. Une étude actualisée, menée par la CRÉPUQ, révèle que pour 2007-08, le fossé est passé à 620 millions $.
Pour combler les déficits et colmater la brèche en matière de précarité, M. Zizian lorgne vers une ponction supplémentaire auprès des utilisateurs — les étudiants.
Le dernier budget du ministre des Finances, Raymond Bachand, a avancé l’idée de permettre des hausses des droits de scolarité à compter de 2012-13. Le pdg de la CRÉPUQ est prêt à ouvrir toute grande cette porte déjà entrouverte.
Cette situation, qualifiée «d’intenable» par M. Zizian, ne le prive pas pour autant d’un sentiment de fierté à l’égard de l’éducation, mais il estime qu’un coup de barre est nécessaire. Il dit redouter les effets de ce déséquilibre prolongé, en mentionnant que l’héritage légué aux futures générations risque de ne pas atteindre les niveaux qu’elles seraient en droit d’espérer.
Daniel Zizian en fait une question de choix, que doit prendre la société québécoise, une voie incontournable pour réduire l’écart de financement. Il prévient néanmoins que cette mesure ne sera pas suffisante.
La CRÉPUQ affirme avoir fait le tour de son propre jardin et assure qu’il n’y a plus rien à réduire. Elle soutient que des efforts «constants» sont dévolus pour éviter toute dépense excédentaire, mais reconnaît d’un même souffle qu’il y a toujours place à l’amélioration.
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