Lettre - Je me souviens
La mémoire du Québec est pillée au fil des siècles: des centaines de documents volés se retrouvent en particulier aux États-Unis et «ils ne seront pas rapatriés par manque de budget et d'intérêt» de la part du gouvernement du Québec, nous relatent les articles d'Isabelle Paré dans Le Devoir.
Mon âme d'archiviste est attristée par une telle information cachée depuis longtemps au grand public québécois. Déjà, en 1926, l'archiviste du Québec déplorait cet état de fait. Le Devoir évoque un pillage de documents datant de la Nouvelle-France. Tout aussi scandaleux est l'apparent désintérêt du gouvernement. Le Québec n'a jamais, somme toute, manifesté grand intérêt pour la conservation et la diffusion du «Je me souviens».
Un parallèle pourrait être fait sur le plan international avec le pillage systématique des archives et objets d'art, notamment durant la Deuxième Guerre mondiale en Europe. Aujourd'hui, les peuples victimes de tels pillages réclament haut et fort le rapatriement de leur patrimoine national, avec une réappropriation de leur mémoire collective. Je présume que le Québec aussi a un pouvoir légal, par le biais du droit international, pour reprendre possession de son patrimoine pillé et volé.
Mon âme d'archiviste est attristée par une telle information cachée depuis longtemps au grand public québécois. Déjà, en 1926, l'archiviste du Québec déplorait cet état de fait. Le Devoir évoque un pillage de documents datant de la Nouvelle-France. Tout aussi scandaleux est l'apparent désintérêt du gouvernement. Le Québec n'a jamais, somme toute, manifesté grand intérêt pour la conservation et la diffusion du «Je me souviens».
Un parallèle pourrait être fait sur le plan international avec le pillage systématique des archives et objets d'art, notamment durant la Deuxième Guerre mondiale en Europe. Aujourd'hui, les peuples victimes de tels pillages réclament haut et fort le rapatriement de leur patrimoine national, avec une réappropriation de leur mémoire collective. Je présume que le Québec aussi a un pouvoir légal, par le biais du droit international, pour reprendre possession de son patrimoine pillé et volé.
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