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Lettre - Je me souviens

Bernard LeBrun, Québec, le 24 novembre 2010  2 décembre 2010  Éducation
La mémoire du Québec est pillée au fil des siècles: des centaines de documents volés se retrouvent en particulier aux États-Unis et «ils ne seront pas rapatriés par manque de budget et d'intérêt» de la part du gouvernement du Québec, nous relatent les articles d'Isabelle Paré dans Le Devoir.

Mon âme d'archiviste est attristée par une telle information cachée depuis longtemps au grand public québécois. Déjà, en 1926, l'archiviste du Québec déplorait cet état de fait. Le Devoir évoque un pillage de documents datant de la Nouvelle-France. Tout aussi scandaleux est l'apparent désintérêt du gouvernement. Le Québec n'a jamais, somme toute, manifesté grand intérêt pour la conservation et la diffusion du «Je me souviens».

Un parallèle pourrait être fait sur le plan international avec le pillage systématique des archives et objets d'art, notamment durant la Deuxième Guerre mondiale en Europe. Aujourd'hui, les peuples victimes de tels pillages réclament haut et fort le rapatriement de leur patrimoine national, avec une réappropriation de leur mémoire collective. Je présume que le Québec aussi a un pouvoir légal, par le biais du droit international, pour reprendre possession de son patrimoine pillé et volé.


 
 
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  • Sébastien Lavoie - Inscrit
    2 décembre 2010 04 h 24
    Les gugusses du passé importantes?
    Sieur LeBrun,

    Vos propos vous honorent, mais les Québécois ne se différencient malheureusement pas des autres humains (qui s'en foutent). À une de ses compatriotes qui lui disait revenir d'un musée d'Espagne parlant des Amériques, ma Péruvienne de blonde lui a demandé si, parce qu'elle était péruvienne, elle avait dû payer tout de même son entrée... Sa compatriote n'a pas comprise le sens de sa question, tout comme je crains que appel ne se perde. Mais si j'écris c'est donc que j'appuie...
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  • Claude Jean - Inscrit
    2 décembre 2010 07 h 17
    La devise du Québec. Je me souviens.
    Son origine

    En concevant en 1883 les plans du Palais législatif de Québec (aujourd’hui l’Assemblée nationale), Eugène-Étienne Taché (1836-1912), architecte et sous-ministre des Terres de la Couronne, fit graver dans la pierre, sous les armes du Québec qui apparaissent au-dessus de la porte principale du parlement, la devise Je me souviens. Elle fut utilisée et désignée comme la devise du Québec durant plusieurs décennies. L’adoption en 1939 de nouvelles armoiries du Québec sur le listel desquelles elle figure, raffermit son caractère officiel.

    Façade de l’Assemblée nationale
    Photo Louise Leblanc (détail)

    Sa signification

    En l’absence de textes où Eugène-Étienne Taché expliquerait ses intentions, c’est en se plaçant dans le contexte où il a créé cette devise qu’on peut en comprendre la signification. Taché a conçu la décoration de la façade de l’hôtel du Parlement comme un rappel de l’histoire du Québec. Il en a fait un véritable Panthéon. Des bronzes y représentent les Amérindiens, les explorateurs, les missionnaires, les militaires et les administrateurs publics du Régime français, ainsi que des figures du Régime anglais, comme Wolfe, Dorchester et Elgin. D’autres éléments décoratifs évoquent des personnages ou des épisodes du passé et Taché avait prévu de l’espace pour les héros des générations à venir. La devise placée au-dessus de la porte principale résume les intentions de l’architecte : Je me souviens… de tout ce que cette façade rappelle.

    http://www.drapeau.gouv.qc.ca/devise/devise.html

    Je me souviens vraiment ?

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    2 décembre 2010 08 h 29
    Souvenir
    Nous nous souvenons tous de ce qui fait notre affaire finalement. Mon épouse me disait ce matin justement que nous pouvons oublier les mauvaises nouvelles susceptibles de gâcher notre journée. Il doit en être de même de toutes les histoires de notre Histoire.
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