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Les étudiants universitaires en arrachent

La FEUQ brosse un portrait détaillé de l'étudiant québécois au premier cycle

Lisa-Marie Gervais   19 novembre 2010  Éducation
Le quart des étudiants travaillent plus de 20 heures par semaine.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le quart des étudiants travaillent plus de 20 heures par semaine.
L'étudiant universitaire type en arrache. Il vit avec de maigres revenus annuels, ses parents ne l'aident que très peu et il doit travailler pour payer ses études. Et règle générale, l'étudiant à temps plein est plus susceptible de recevoir de l'aide financière, peu importe la provenance, que l'étudiant à temps partiel, qui a tendance à en être privé parce qu'il tire de plus importants revenus d'emploi.

Voilà tirés à trait gros traits du portrait d'un étudiant à temps plein au premier cycle universitaire qu'a permis de brosser une minutieuse enquête réalisée par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) en collaboration avec Léger Marketing.

Intitulée «Sources et modes de financement des étudiants de premier cycle 2009», cette étude rendue publique hier, soit la plus vaste et la plus complète à avoir été réalisée sur le sujet selon la FEUQ, avait pour objectif de documenter en profondeur le financement et les conditions de vie des étudiants universitaires à temps partiel et à temps plein. «Il n'existe pas d'enquête aussi pointue. La seule, c'est l'enquête du ministère de l'Éducation, mais elle ne permet pas d'aller chercher beaucoup de détails. Par exemple, on ne pouvait pas croiser les données en fonction de l'âge, et là, on est capable d'aller plus loin dans l'analyse», a dit le président de la FEUQ, Louis-Philippe Savoie, qui a supervisé cette étude qui a coûté près de 40 000 $ et qui a été financée par divers partenaires.

Études-boulot-dodo

Ainsi, l'enquête révèle que beaucoup d'étudiants travaillent en même temps qu'ils étudient à temps plein, un cocktail peu propice à la réussite. Alors que 80 % des étudiants à temps plein ont occupé au moins un emploi, environ le quart (25,7 %) des étudiants travaillent au-delà de 20 heures par semaine pendant leurs études.

Aussi, la plupart des étudiants semblent assez dépendants des prêts et bourses. Trois étudiants sur cinq ont du mal à arriver à la fin de l'année. S'ils ne pouvaient pas compter sur l'aide financière aux études du gouvernement, 70 % des étudiants seraient dans cette situation.

Environ 50 % des étudiants à temps plein ont des revenus de moins 12 200 $.

Les étudiants qui ont répondu au questionnaire de l'étude ont également été invités à spéculer sur leur niveau d'endettement. Surprise: 60 % des universitaires à temps plein s'attendent à sortir endettés de leurs études, une dette qui varie entre 2000 $ et 9000 $.

Effectuée en 2009, l'étude a été élaborée à partir d'un échantillon de 12 619 répondants, ce qui constitue un taux de réponse global exceptionnel d'environ 8 %. La FEUQ affirme avoir comparé les données avec celles tirées des études déjà existantes, et le tout concorde. Sauf quelques rares exceptions, la marge d'erreur est de 3 % pour la majorité des données, et ce, 19 fois sur 20.
 
 
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  • Naturelebo - Inscrit
    19 novembre 2010 03 h 08
    Une Vie Étudiante, c'est une vie étudiante lol; on fait ce choix!!!
    Oui, c'est une réalité !!!

    On finit toujours par s'en sortir, XD, du Riz pis des patates en masse lol !!!

    Merci au moins pour les prêts et bourses à toute la SOCIÉTÉ Québécoise, je crois qu'il est bien de dire merci desfois pour ce qu'on reçoit et ce, même si c'est une aide qui nous vient de l'ÉTAT qui est dans le fond; les gens qui l'habite.

    Le seul problème est que le max des Prêts et bourses est de 740$/mois, mais une chambre dans les principales résidences universitaires (ex.) sont en moyenne de 480$. C'est immense, donc il faut travailler, mais quand on travaille trop, ça coupe les prêts et bourses,,, tsé, 1100$/mois, c'est pas une fortune en 2010,... mais c'est possible de relativement bien vivre --- EN SE MOTIVANT À RÉUSSIR SES COURS POUR DÉMARRER SA CARRIÈRE ET SE SORTIR d'une certaine forme de pauvreté.

    Mais, c'est pas parce que tu travailles 16 heures/semaine que ça rend la RÉUSSITE plus difficile, je crois qu'il y a qqchose de bon dans cette vie étude à temps plein travail à temps partiel, car la vie réelle, c'est aussi assez chargée. Au lieu, par exemple, d'Étudier-travailler, ça peut être Carrière-famille,,, je ne crois pas que ce soit plus repossant lol que ma vie étude-travail.

    L'université est le lieu du façonnement pour une vie future dans la société, peut-être qu'il est bien de tout de suite développer son côté RESPONSABLE par des techniques avancées de Gestion du temps, de relaxation, de communication et de balancement des différentes vies: étude, social, sport, travail, amour, famille, etc.

    Je ne veux pas nécessairement plus d'$$$ pour moi par les Prêts et Bourses, j'veux dire, selon les frais actuels d'inscription, mais pour les Universités, il faut jamais couper dans cet investissement, car ce serait comme un peu dire, pour des parents, on va acheter du lait à bébé de second niveau pour sauver un petit pourcentage seulement du prix d'un bon lait nutritif...

    Je crois qu'il doit être
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  • Line Gingras - Abonnée
    19 novembre 2010 07 h 06
    Tirés à trait gros traits du portrait
    «Voilà tirés à trait gros traits du portrait d'un étudiant à temps plein...»?

    Aurait-on voulu dire : «Voilà, tiré à très gros traits, le portrait d'un étudiant à temps plein...»?
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  • Michel Chayer - Inscrit
    19 novembre 2010 09 h 13
    Cacahouètes et prosopopée
    <<L'université est le lieu du façonnement pour une vie future…>>

    Je suis bien naïf d’avoir cru jusqu’à maintenant que c’était des maçons et des menuisiers qui avaient façonné l’université, alors que les étudiants, eux, apprenaient bêtement à structurer leur prose… en prévision d’une éventuelle admission dans un programme universitaire...
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  • ragazzino - Inscrit
    19 novembre 2010 09 h 13
    Tirés à très, très, très, très gros traits...
    Et puis quoi encore...

    Les étudiants universitaires québécois sont des bébés gâtés, payant des loyers en-deça de la moyenne canadienne et des frais de scolarité risiblement bas. Y'en a vraiment marre de nous entendre chialer.

    - Un étudiant universitaire de 2e cycle, qui étudie aussi à temps plein.
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  • Michel Chayer - Inscrit
    19 novembre 2010 09 h 25
    Peanuts
    Mais, après tout, peut-être que les lacunes de la prosopopée de cette universitaire sont-elles imputables à une consommation quotidienne de beurre de <<peanuts >>, laquelle entraverait les fonctions cognitives ?
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  • Franfeluche - Abonné
    19 novembre 2010 10 h 01
    Question ?
    Je sais que je vais me faire tirer des tomates, mais je vais tout-de-même poser ma question. Combien de parents qui en ont les moyens, contribuent d'une façon significative à payer les études de leur ou leurs enfants. Je me demande comment font les étudiants des autres provinces ou des États-Unis pour payer leurs frais de scolarité qui sont beaucoup plus élevés.
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  • Michel Chayer - Inscrit
    19 novembre 2010 10 h 49
    @Franfeluche

    Aux USA, ceux qui n’ont pas d’argent pour payer les frais de scolarité n’entament tout simplement pas d’études supérieures… C’est aussi bête que ça.
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  • Charles-Étienne Filion-Provencher - Inscrit
    19 novembre 2010 11 h 00
    @ Fanfreluche
    Ils sont beaucoup plus endettés, ce qui amène une large partie d'entre eux à prendre un long moment avant de contribuer normalement à l'économie (achats réguliers et significatifs comme des maisons, voitures, etc.) Ou ils déclarent faillite après un certain temps, comme chez nos voisins du Sud, où l'endettement atteint des sommets.

    @ ragazzino: va simplement jeter un coup d'oeil aux salaires gagnés par les travailleurs dans le reste du Canada, et tu verras que le coût de la vie est similaire en tenant compte de cet aspect. Si les loyers et les frais de scolarité augmentent pour rejoindre la moyenne canadienne, non seulement nous compromettons grandement l'accès aux études supérieures, surtout dans les programmes comme les sciences humaines qui ne rapportent pas des milliers de dollars dès la sortie de l'université, mais nous augmentons grandement l'endettement étudiant, ce qui n'est pas bon pour l'économie et la hausse du PIB réel du Québec.

    L'éducation doit être considérée comme une priorité nationale pour palier au manque futur de main d'oeuvre et surtout de main d'oeuvre qualifiée, et si les jeunes choississent, pour des raisons pécunières, de ne suivre que des programmes peu coûteux qui rapportent tout de suite ou extrêmement coûteux (médecine) qui rapporteront énormément plus tard, adieu la diversité de la main d'oeuvre et la société pluraliste dans ses compétences. Nous aurons beaucoup de plombiers et de médecins (s'ils veulent bien rester au Québec), mais peu de professeurs, d'intervenants communautaires, de psychologues, de travailleurs sociaux, de géographes, d'historiens, de mathématiciens, de politologues, de journalistes, etc. Mais j'imagine que, dans ta tête à toi, on peut s'en passer...
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  • Marilyne Léveillé - Inscrite
    19 novembre 2010 13 h 18
    Le problème, c'est l'accessibilité aux prêts et bourses
    Il n'y a pas de doute, l'aide financière aide véritablement les étudiants. Le seul problème que je reproche à cette aide est sa difficulté d'accès. Pour recevoir de l'aide, il faut répondre à plusieurs critères et une situation anormale, ambigüe ou spéciale ne permet pas cet accès.

    Je suis dans ce genre de situation. À cause d'une erreur d'administration, j'ai perdu le droit à des prêts que j'ai toujours eu depuis le collégial. Cette année, j'attendais avec impatience une bourse, c'était le résultat d'une procédure qui m'a pris deux ans!!! Mais l'erreur en question a retardé l'arrivée de cette argent en janvier. L'erreur est humaine, mais il n'a pas été possible de la corriger parce que c'est de "l'administration..."

    J'ai pleuré ma vie aux comptoirs des prêts et bourses! On m'a quand même renvoyée chez moi avec une "bonne chance" en guise d'aide.

    Il a fallu trouver un deuxième travail, mais en septembre, la période d'embauche est terminé. J'ai donc creusé dans mes économies pour survivre. J'ai finalement trouvé un job en octobre et depuis, je travaille en moyenne 30 heures par semaine, en plus de mes 3 cours universitaires et de 3 cours de cégep à distance pour obtenir les préalables nécessaires afin de commencer un deuxième diplôme.

    Je n'ai plus de temps et d'argent pour sortir avec mes amis, ma sociale est réduite à presque zéro. Mes repas sont très maigres, ma fatigue est palpable et le stress du au manque d'argent me cause e plus en plus de problèmes de santé!!!...

    But who cares?! Si je ne réponds pas aux critères d'admission pour de l'aide, c'est que je n'en ai pas de besoins??!!
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    19 novembre 2010 15 h 37
    L'éducation gratuite
    En Europe, suf en Angleterre, et dans les pays scandinaves, il n'y a aucun frais de scolarité au niveau universitaire.

    Pourquoi ne choisissons-nous pas d'en faire autant ?

    Pour ma part, je serais prêt à payer un peu plus d,impôt pour offrir à nos enfants cette gratuité.
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  • Cote Francois - Inscrit
    19 novembre 2010 17 h 38
    Hahaha
    Ce genre de texte me fait bien rire!
    J'ai fini mes études universitaires depuis peu et je peux vous dire une chose. Les étudiants ne sont pas dans la misère. l'accèssibilité à divers forme de financement permet de mener une vie de rêve lorsqu'on est étudiant. Certe le coût du loyer est élevé mais, les études ne le sont pas. De plus, je mettrais ma main au feu que le poste de dépense le plus important, après loyer, se nomme "Bar/Bière/Drink/autre dépenses de ce genre". Regarder la moyenne des étudiants et vous n'en voyer pas qui font pitier. Certe, ceux qui retourne aux études après plusieurs années (ex: mère monoparentale qui décide de retourner aux études) en arrage plus que les autres mais en général, les étudiants ne sont pas dans la misère... La FEUQ dresse encore un sombre portrait des étudiants. Ils prouvent encore une fois qu'ils défendent leur propre intérêt et ceux de leur petit amis en politique.
    Les étudiants Québécois sont choyer.. Malheureusement, c'est souvent seulement après qu'on s'en rend compte...
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  • Mathieu Leger-Dalcourt - Inscrit
    19 novembre 2010 18 h 59
    Cessons de nous comparer!
    À chaque fois qu'on aborde le sujet des frais de scolarité et des prêts et bourses, on récolte des commentaires grossiers du style: "Arrêtez de chialer, les autres provinces et les états-unis sont pires! Vous êtes gâtés par rapport à eux!" C'est commentaires, quoi qu'en partie véridiques, me semblent légèrement hors propos. Pourquoi toujours avoir ce besoin de nous comparer?? La question, me semble-t-il, n'est pas de ce que les autres font, mais plutôt si nous, comme nation, voulons nous donner cette chance. Cette chance de pouvoir aller au bout de nos rêves, de faire ce que nous avons le potentiel d'accomplir et ce qui nous plait sans être stupidement arrêtés par des questions financières. Cette chance pour nous et nos enfants.
    Par ailleurs, s'il faut vraiment se comparer, comparons nous, mais arrêtons de le faire seulement avec ceux qui ont des frais plus élevés que les nôtres. La France, l'Allemagne, l'Espagne sont tous des pays où les frais de scolarité sont beaucoup plus bas que les nôtres. Même qu'au Danemark, l'éducation est totalement gratuite et les étudiants reçoivent même une allocation mensuelle pour la durée de leurs études!
    Quand on prend la peine de regarder autour de soi, on voit que le modèle américain n'est pas le seul existant. Cessons donc de nous comparer à eux et décidons par nous même de l'orientation que nous voulons nous donner!
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  • Franfeluche - Abonné
    19 novembre 2010 19 h 27
    A M. Marc Tremblay
    Votre offre de payer plus d'impôt pour offrir la gratuité vous honore. Toutefois, il faudrait voir si cette proposition est bien accueillie par la majorité des citoyens.
    Si c'est le cas, ce serait une bonne nouvelle, et ça nous indiquerait que nous allons vers une solidarité sociale durement éprouvée par les temps qui courent.

    Quant à M. Cayer, vous n'avez pas répondu à ma question puisque je fais allusion aux parents qui ont les moyens d'aider financièrement leur enfant.
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  • tonnerre - Inscrit
    19 novembre 2010 23 h 48
    nos étudiants universitaires
    J'ai mon petit-fils et sa petite amie qui sont au niveau universitaire et nous sommes des retraités qui ne roulent pas sur l'or mais quand vient le temps des fêtes et de leur anniversaire de naissance et parfois à d'autres moments et bien on leur fait plaisir en leur donnant des sous même si les parents prennent la responsabilité de leurs études universitaires. Nous aimons les voir heureux de notre vivant au lieu de le faire quand nous y serons plus. D'ailleurs les jeunes savent que nous avons trimé dur et que nous sommes loin d'être riche et ils apprécient davantage notre contribution à leur vie universitaire. De beaux jeunes qui prennent à coeur leur avenir et il est tout à fait normal de les encourager en ce sens.
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  • ragazzino - Inscrit
    20 novembre 2010 00 h 09
    Il FAUT se comparer...
    @ Marc Tremblay et aux autres qui croient que l'éducation est gratuite en Europe:

    Des exmples pour vous:

    Allemagne: plusieurs Länder (l'éducation est une compétence "provinciale" comme ici) ont imposé des frais de scolarité depuis déjà quelques années. L'enseignement supérieur en Allemagne n'est donc pas gratuite.

    Scandinavie: la Norvège est le seul pays scandinave à ne pas imposer de frais de scolarité. Le Danemark offre certains programmes de MBA où les étudians payeront jusqu'à 26 000 euros par année (connaissez-vous une université québécoise qui fasse payer ses étudiants au MBA 30 000 $ par année? Pas moi). Sinon les études d'environ 93% des étudiants danois de plus de 18 ans sont payés par l'État jusqu'à concurrence de 70 mois.

    France: des universités en décrépitude avancée.

    Suisse: 400 à 1050 francs (selon les cantons) par session.

    Autriche: environ 360 euros par session depuis 2001.

    Pologne: gratuit si temps plein, sinon environ 1500 euros par année scolaire pour n'étudier que la fin de semaine.

    Pays-Bas: 900 à 4 500 euros par année, selon le programme.

    J'en ai d'autres si vous voulez...

    @ M. Léger-Dalcourt:

    Oui, il est impératif qu'on se compare, sinon on finit par vivre dans une illusion utopique comme celle qui règne au Québec depuis la Révolution tranquille. Il faut également se comparer avec ce qui nous entoure puisque nous évoluons dans une réalité socioéconomique nord-américaine, pas en Scandinavie. Compare, par exemple, l'état des finances publiques danoises avec celles du Québec et tu comprendras pourquoi ils peuvent se permettre d'offrir une éducation quasi gratuite à leurs étudiants.

    - Encore une fois, un étudiant universitaire de 2e cycle à temps plein, qui a aussi étudié en Allemagne et en Espagne.
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  • ragazzino - Inscrit
    20 novembre 2010 00 h 35
    @ M. Filion-Provencher
    Je vous vouvoiera, pour ma part, puisque je ne vous connais pas...

    Malheureusement pour vous et votre argumentation, je connais très bien la réalité des étudiants anglo-canadiens. Le jour où vous me présenterez un Ontarien (exemple) qui affirmera ne pas avoir pu faire son BACC parce que ça lui coûtait trop cher, peut-être pourrez-vous ne serait-ce que commencer à me convaincre...Or, ça n'existe pas. Pourquoi? parce que les Anglo-Canadiens jouissent d'une multitude de bourses d'excellence, d'admission, de bourses octroyées aux moins bien nantis, de bourses provenant de mécénats, etc., tout en pouvant fréquentant des universités qui ont l'air de châteaux par rapport aux nôtres et dont la qualité de l'enseignement est aussi bonne que la nôtre, sinon meilleure.

    Votre dernier paragraphe décrit une situation qui n'est pas du tout propre au Québec, elle est généralisée partout au pays. Des taux de fréquentation et de diplomation universitaires dans d'autres provinces canadiennes (qui ont toutes des frais plus élevés) qui sont proporitonnellement supérieurs à ceux du Québec prouvent que des frais plus élevés n'ont aucune incidence sur la fréquentation scolaire. Si un jeune veut *vraiment* faire des études universitaires, il va se prendre en main et les faire, à l'aide du généreux Programme de prêts
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  • Skakni Isabelle - Inscrit
    20 novembre 2010 09 h 28
    @ragazzino

    Étudiant de 2e cycle qui a complété une partie de sa formation en Europe... Je serais curieuse de connaître votre filière d'études ainsi que vos sources de revenus.
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  • Vincent Michaud - Inscrit
    20 novembre 2010 10 h 13
    @ Ragazzino

    "Les étudiants universitaires québécois sont des bébés gâtés, payant des loyers en-deça de la moyenne canadienne […]"
    Est-ce que tous les gens qui logent dans des habitations à loyer modique sont des "bébés gâtés"? Je crois que nous serons d'accord pour dire que c'est plutôt l'effet de revenus modestes et non un traitement de faveur.
    Selon vos données sur les frais de scolarité européens, on peut aussi affirmer qu'il nous en coûte plus que l'étudiant européen moyen. Pour dresser un meilleur portrait il faudrait voir s'ils disposent aussi d'un programme de prêts et bourses dans leur pays.
    Cela dit je crois que le portrait grossier des étudiants est en général inexact. La situation est en effet très différente d'un étudiant à l'autre.
    Il me semble que les étudiants ne sont pas de plus en plus gâtés, mais on de plus en plus de besoins. Je vois des étudiants avec des téléphones intelligents, des Macbook Pro, des vêtements de marque, même des voitures, bref vous pouvez compléter la liste. Évidemment parmi ceux-là les fistons à papa, mais je suis au fait que certains d'entre eux sont en fait les étudiants pauvres dont on parle puisque nous avons cohabité (je suis toujours à l'université).
    Je suis au fait qu'il y aura toujours des laissés-pour-compte, mais je me demande si dans de telles études on prend le soin de soustraire de la facture des besoins que je considère plus que superflus.
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  • ragazzino - Inscrit
    20 novembre 2010 13 h 48
    @ M. Michaud
    Nous sommes donc d'accord (sur les besoins superflus, surtout).

    "Est-ce que tous les gens qui logent dans des habitations à loyer modique sont des "bébés gâtés"?"

    Bien sûr que non. Il y a de la misère sociale partout, pas seulement au Québec. Et n'allez pas croire que je viens d'une famille aisée; je suis un Québécois de la classe moyenne, même très moyenne. Allons-nous toutefois nous obstiner à refuser de renflouer les coffres de nos universités seulement parce qu'une partie (infime) des étudiants universitaires sont dans un besoin financier jugé critique? Ce serait illogique et contreproductif. La pauvreté ne peut être éradiquée (voir pauvreté structurelle), elle est même essentielle au bon fonctionnement de notre société, peu importe ce qu'en diront les utopistes socialistes. Une meilleure solution serait d'instaurer davantage de bourses destinées aux moins bien nantis, chose rarissime au Québec et très fréquente au Canada et au Québec anglophones (voir le système de mécénat archi-développé au Canada et au Québec anglophones et quasi inexistant au Québec francophone). Mais de toute façon, je ne connais aucun étudiant universitaire (autant ici qu'ailleurs) qui doive dormir dans une boîte de carton la nuit.

    @ Mme Skakni:

    J'ai travaillé, madame, et je travaille encore. À temps plein l'été, à temps partiel durant l'année scolaire, le jour, le soir, j'ai même déjà travaillé de nuit en vue de payer mes séjours à l'étranger, des jobs agréables, d'autres beaucoup moins. Je ne suis pas lâche, j'assume mes besoins et mes dépenses, et jamais je n'irai pleurnicher au Programme des prêts
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  • Bourjoi - Abonné
    21 novembre 2010 11 h 16
    La nécessité de l'éducation.
    Il n'y a qu'une question qui me vient à l'esprit.
    La société veut-elle des bras ou des têtes?
    Les bras ne pourraient-ils également être dotés de têtes?

    Pourquoi est-il normal de soigner les corps durant l'enfance et anormal que la société finance les têtes par la suite?

    La société n'a-t-elle que des objectifs génétiques?

    La civilisation doit-elle être toujours livrée aux hasards des opportunités économiques?

    Nous sommes prêts à mobiliser, les pompiers, les ambulances, toute sorte de moyens petits et grands pour sauver une seule vie, mais pour sauver toutes les têtes, tout effort est toujours de trop.

    Que veut la société? Des jeux romains? Au plus fort la poche? Les études seraient une manière de départager les braves? Une concurrence capricieuse entre les citoyens? Une forme de snobisme?

    Youhou! Nous ne sommes plus au milieu d'un champ en 1830. La société a évolué. La bonne volonté ne suffit plus.

    La société doit accepter d'investir dans l'avenir si la société désire qu'il y ait un avenir.

    @bourjoi
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  • Augustin Rehel - Inscrit
    26 novembre 2010 09 h 16
    L'universitaire et l'argent...
    Comme un étudiant de 2e cycle le disait, les étudiants d'aujourd'hui viuvent dans des loyers et non dans une chambrette de résidence, comme moi à l'époque, et tous possèdent un cellulaire, un ordi portable, une automobile...

    C'est sûr qu'il faut travailler pour payer tout ça!!
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