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Lettres - Le décrochage scolaire

Jean-Lous Jobin et Denise Hamel, deux professeurs retraités, mais encore lucides, L'Ancienne-Lorette, le 11 novembre 2010  15 novembre 2010  Éducation
À chaque décennie, notre gouvernement dénonce le haut taux de décrochage scolaire au cours secondaire. Il semble vouloir corriger cette triste réalité. ll retourne ensuite dans sa médiocrité et ne réalise presque rien. Commençons par le début.

L'école reçoit les enfants et les adolescents que les parents lui envoient. Il y a encore des parents qui parlent en mal des professeurs et de l'école en général. Ces parents ne comprennent pas l'importance de détenir un diplôme après la 5e année du cours secondaire, donc après onze années d'études de plusieurs matières indispensables pour bien préparer les futurs adultes.

La mauvaise langue, le divorce ou la séparation des parents et l'indiscipline à la maison peuvent désorienter et démotiver leurs enfants. Bref, le décrochage scolaire prend racine dans la famille.

La classe maternelle doit évaluer le langage, la vue et l'audition de chaque enfant. Puis elle doit faire des exercices pour améliorer la performance de chaque enfant en difficulté.

Pendant six ans, le cours primaire doit enseigner et évaluer, en profondeur, le langage, la lecture, l'écriture et le calcul de chaque élève. Pour un élève en difficulté d'apprentissage (environ 30 % dans une classe ordinaire), il faut évaluer aussi sa vue et son audition puis trouver la cause de son retard. Si un enfant de trois ans porte des lunettes, il se pourrait aussi qu'un enfant soit obligé de porter un appareil auditif.

Le père et la mère jouent un rôle indispensable dans le succès de leurs enfants à l'école. Celle-ci continue l'éducation familiale. La famille est la première cellule de la société, donc les parents sont les premiers pédagogues ou éducateurs. Ensuite, c'est à la compétence de chaque enseignant, de chaque école et de chaque commission scolaire de veiller au bon rendement de tous ses élèves.
 
 
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  • France Marcotte - Abonnée
    15 novembre 2010 10 h 07
    Atomes crochus
    Vous parlez de la cellule familiale comme si elle existait avant toute chose et n'était déterminée par rien. C'est la racine du mal selon vous. Mais qu'est-ce que la cellule familiale sinon le produit de ceux qui la composent qui sont eux-mêmes des produits de leur éducation? Si je n'ai jamais parlé en mal de l'école à mon enfant, si au contraire je l'ai valorisée à ses yeux, je n'ai aucun mérite, mon éducation m'a inculqué ces valeurs et mon confort matériel, ma santé mentale me permettaient de les transmettre. Mon enfant avait d'excellentes chances d'être un élève attentif, alors il l'a été. Votre argumentation repose sur la cellule familiale comme façonnée dans les origines du monde. Pour que l'enfant se porte bien il faut que son entourage se porte bien, à moins d'un miracle. Donc, il faut soigner la cellule familiale, c'est-à-dire, guérir la société malade.
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