Bulletin unique - Les enseignants ont quelques inquiétudes
Les travaux vont bon train vers l'implantation du bulletin unique à l'automne 2011. Et vendredi dernier, une autre étape a été franchie avec la publication des cadres d'évaluation, ces guides, pour chacune des matières, permettant d'orienter les enseignants sur la note qu'ils mettront au bulletin d'un élève. Mais selon les enseignants, ils ne sont pas encore tout à fait au point.
La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) se désole de constater que les cadres d'évaluation, qui se basent sur d'autres outils appelés «Progression des apprentissages», maintiennent l'idée des cycles. «Le bilan des apprentissages n'est donc plus à des fins de sanctions, même si la ministre dit que le bulletin sera annuel», a indiqué Sylvain Mallette, vice-président à la vie professionnelle de la FAE. «Par exemple, en géographie au premier cycle du secondaire, il n'y a aucune notion dont on exige qu'elle soit acquise à la fin de la première année. Alors, expliquez-nous à quoi va servir un bulletin annuel quand la progression des apprentissages indique que c'est sur deux ans?»
Pour la FAE, farouchement opposée à la réforme, il est évident que le cadre d'évaluation ne donne pas une place suffisante aux connaissances. «On voit le jupon de la réforme dépasser», a soutenu M. Mallette. «On croit que c'est tout l'appareil [ministériel] qui a détourné la volonté de la ministre dans le but de maintenir la réforme en vie.»
Un pas dans la bonne direction
Malgré quelques réserves, la Fédération de syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) reconnaît que ces cadres constituent «un pas dans la bonne direction», car ils redonnent une certaine autonomie aux enseignants. «Pour nous, c'est positif que [le ministère] fasse passer le message qu'il appartient à l'enseignant de faire appel à une diversité de moyens d'évaluation. Mais on aurait aimé que ça aille plus loin», a souligné Josée Scalabrini, vice-présidente de la FSE. Elle aurait aussi souhaité que les commissions scolaires n'aient plus du tout la possibilité d'imposer l'utilisation d'un barème.
Enfin, une autre étape de l'implantation du bulletin s'est amorcée hier, celle de la formation des conseillers pédagogiques et des directions d'école sur les cadres d'évaluation. «C'est la première fois qu'on nous donne cette formation», a dit la présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissement, Chantal Longpré. «On va nous montrer quand et quoi évaluer. Le "comment" est réservé aux enseignants.»
La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) se désole de constater que les cadres d'évaluation, qui se basent sur d'autres outils appelés «Progression des apprentissages», maintiennent l'idée des cycles. «Le bilan des apprentissages n'est donc plus à des fins de sanctions, même si la ministre dit que le bulletin sera annuel», a indiqué Sylvain Mallette, vice-président à la vie professionnelle de la FAE. «Par exemple, en géographie au premier cycle du secondaire, il n'y a aucune notion dont on exige qu'elle soit acquise à la fin de la première année. Alors, expliquez-nous à quoi va servir un bulletin annuel quand la progression des apprentissages indique que c'est sur deux ans?»
Pour la FAE, farouchement opposée à la réforme, il est évident que le cadre d'évaluation ne donne pas une place suffisante aux connaissances. «On voit le jupon de la réforme dépasser», a soutenu M. Mallette. «On croit que c'est tout l'appareil [ministériel] qui a détourné la volonté de la ministre dans le but de maintenir la réforme en vie.»
Un pas dans la bonne direction
Malgré quelques réserves, la Fédération de syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) reconnaît que ces cadres constituent «un pas dans la bonne direction», car ils redonnent une certaine autonomie aux enseignants. «Pour nous, c'est positif que [le ministère] fasse passer le message qu'il appartient à l'enseignant de faire appel à une diversité de moyens d'évaluation. Mais on aurait aimé que ça aille plus loin», a souligné Josée Scalabrini, vice-présidente de la FSE. Elle aurait aussi souhaité que les commissions scolaires n'aient plus du tout la possibilité d'imposer l'utilisation d'un barème.
Enfin, une autre étape de l'implantation du bulletin s'est amorcée hier, celle de la formation des conseillers pédagogiques et des directions d'école sur les cadres d'évaluation. «C'est la première fois qu'on nous donne cette formation», a dit la présidente de la Fédération québécoise des directions d'établissement, Chantal Longpré. «On va nous montrer quand et quoi évaluer. Le "comment" est réservé aux enseignants.»
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