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    Côte-Saint-Luc - Une école publique au goût des familles

    «S'il y a 35 familles souhaitant avoir un cours d'hébreu pour leurs enfants, c'est ce qu'elles auront»

    6 octobre 2010 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    La Commission scolaire English-Montreal songe à ouvrir une école secondaire publique de langue anglaise dans Côte-Saint-Luc moulée aux besoins de la communauté. Afin de mieux servir la population environnante à forte dominance juive et italienne, l'école pourrait offrir, en plus du programme régulier du ministère de l'Éducation, des cours de culture et d'histoire juives, des cours d'italien, mais également d'arts ou un programme sport-études.

    «Nous avons bien sûr un grand nombre d'Italiens et de Juifs dans cette région et, s'il y a par exemple 35 familles souhaitant avoir un cours d'hébreu pour leurs enfants, c'est ce qu'elles auront», explique Syd Wise, commissaire scolaire à la Commission scolaire English-Montreal (CSEM). «Pourvu qu'on ait un nombre suffisant [environ 25] de personnes intéressées par un programme, on va l'avoir.» La présence d'une piscine et d'un aréna tout près de l'ancienne école Wagar, qui devrait abriter le nouveau projet d'école, pourrait aussi faciliter l'implantation d'un programme sport-études.

    «Le secteur primaire de Royal Vale a un programme d'héritage juif. On a pensé que d'offrir un programme optionnel pour les familles juives ou italiennes serait peut-être un facteur attirant», a indiqué pour sa part Anthony Housefather, le maire de Côte-Saint-Luc, qui appuie le projet. Une consultation publique se tiendra ce soir à l'Hôtel de Ville de Côte-Saint-Luc dans le but de tâter le pouls de la population.

    M. Wise insiste toutefois sur le fait que ces cours ne sont pas obligatoires et qu'ils ne seront pas offerts durant les heures consacrées à l'enseignement régulier. Certains coûts pourraient être supportés par les parents, précise-t-il en résumant ainsi le concept: une école secondaire publique qui offre tout ce qu'une école privée peut offrir, mais pour une fraction du prix.

    Quantité d'élèves

    La Ville de Côte-Saint-Luc ne compte aucune école publique de niveau secondaire depuis que l'école Wagar a fermé il y a cinq ans. Pour M. Wise, qui en était le directeur à l'époque, la baisse démographique a certainement eu un impact. «Mais on n'a pas été aussi compétitifs qu'on aurait dû l'être», a-t-il reconnu.

    Pour le maire de Côte-Saint-Luc, il est impératif que les parents des environs puissent bénéficier d'une école de niveau secondaire publique, donc gratuite. Même si, pour ce faire, il faudra trouver des enfants qui possèdent un certificat d'admissibilité en vertu de la loi 101. «C'est impossible de savoir combien d'enfants ont ce certificat, mais à Côte-Saint-Luc, 80 % des familles parlent anglais à la maison; à Hamstead, c'est 85 %. Alors, je ne crois pas qu'on manque d'enfants, mais d'écoles, oui», avance M. Housefather.

    «Beaucoup d'écoles privées accommodent les enfants qui n'ont pas le certificat d'admissibilité. Si on peut avoir une fraction de ces élèves, on sera contents», a soutenu pour sa part le commissaire Wise. L'ouverture de l'école est prévue pour 2012.












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