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Paul Gérin-Lajoie - La grande réforme, c'est lui!

Paul Cauchon   25 septembre 2010  Éducation
S'il est un homme qui symbolise bien la Révolution tranquille, c'est bien Paul Gérin-Lajoie. Premier titulaire du poste de ministre de l'Éducation, il a mené à bout une des plus importantes réformes que le Québec a connues.

Né en 1920 à Montréal, Paul Gérin-Lajoie a étudié à l'Université de Montréal et à l'Université d'Oxford, où il a reçu son doctorat en droit. Admis au Barreau du Québec en 1943, il décide de se lancer en politique en 1956. Après deux tentatives ratées pour se faire élire comme député libéral et après avoir tenté de devenir le chef du parti en 1958, il est finalement élu dans Vaudreuil-Soulanges aux élections de 1960. Il sera réélu en 1962 et 1966.

En juillet 1960, dans le nouveau gouvernement de Jean Lesage, c'est un des hommes forts: il est nommé vice-premier ministre, ministre de la Jeunesse et responsable du département de l'Instruction publique. Il prend donc le leadership de la grande réforme qui s'amorce, alors que dès 1961 le gouvernement met sur pied la commission Parent et adopte la «Grande Charte de l'éducation», qui instaure une flopée de nouvelles mesures.

Une tournée pour convaincre

Lorsque la commission Parent dépose en 1963 le premier volume de son rapport proposant la création d'un ministère de l'Éducation, Paul Gérin-Lajoie entreprend une tournée populaire de deux mois et demi à travers le Québec pour convaincre la population de l'importance de cette réforme.

Devenu ministre de l'Éducation en 1964, il poursuit sans relâche son travail, autorisant, entre autres, la création des polyvalentes et celle des cégeps.

Il effectue une autre tournée du Québec pour mettre en place l'Opération 55, qui vise à regrouper les 1500 commissions scolaires en 55 commissions régionales.

Paul Gérin-Lajoie est également l'instigateur des premiers accords de coopération en matière d'éducation et de formation entre le Québec et la France.

Relégué aux banquettes de l'opposition après 1966, ce bâtisseur quitte l'Assemblée nationale en 1969. Il fut président de l'Agence canadienne de développement international de 1970 à 1977 et il a créé en 1977 la fondation Paul-Gérin-Lajoie, qui contribue à l'éducation des enfants dans les pays les plus pauvres.
 
 
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