Les enseignants accepteront le règlement sur l'équité salariale
L'Alliance des professeurs de Montréal se ralliera à la position de la CSQ
La Fédération des syndicats de l'enseignement acceptera aujourd'hui ou demain l'entente de principe en équité salariale.
Le chaud dossier de l'équité salariale avec les enseignants du primaire et du secondaire serait-il enfin bouclé? Au terme d'une année houleuse, ponctuée de multiples moyens de pression, les enseignants accepteront aujourd'hui ou demain de signer avec le Conseil du trésor.
La Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) acceptera aujourd'hui ou demain l'entente de principe en équité salariale négociée à l'arraché avec le gouvernement du Québec.
Tout indique en effet qu'au terme de trois semaines de consultation des quelque 80 000 membres de la FSE et de l'Association provinciale des enseignants du Québec (APEQ), cette entente, dont ont convenu fin mai le Conseil du trésor et les syndicats d'enseignants, sera adoptée lors du Conseil fédéral de la FSE, qui se tient au Mont-Tremblant jusqu'à vendredi.
En outre, l'Alliance des professeurs de Montréal, syndicat de 7300 membres qui a rejeté à 80 % l'entente de principe, a indiqué hier dans son bulletin d'information — Le Bis — qu'elle se rallierait à la position de la majorité, et cesserait ses moyens de pression «à la date de son acceptation par le Conseil fédéral», note le président par intérim, Pierre St-Germain.
Le projet de règlement du dossier de l'équité salariale a donné lieu à de chaudes négociations entre les deux parties tout au long de la dernière année: des moyens de pression, dont le boycott d'activités liées à la réforme et des sorties éducatives, ont coloré cette année scolaire à divers degrés à travers la province.
Les discussions se sont soldées il y a environ trois semaines par la signature d'une entente de principe qui prévoit notamment un redressement salarial moyen de 5,9 % — évalué à 256 millions de dollars — contre une hausse de cinq heures du temps de présence passé à l'école par semaine. Les assemblées générales des 44 syndicats membres de la FSE (elle-même chapeautée par la Centrale des syndicats du Québec) ont dû se prononcer pour ou contre cette entente au cours des dernières semaines, pour obtenir une réponse avant le 10 juin.
Six des 44 syndicats ont rejeté l'entente, ce qui annonce vraisemblablement une adhésion majoritaire à l'entente de principe en équité salariale. Ni à la FSE, ni à la CSQ, on ne souhaitait hier commenter l'issue des résultats, se bornant à expliquer que le conseil fédéral, autorité suprême de la FSE, devait se prononcer avant la publication d'une issue possible. «Il y en a certains qui peuvent conclure que l'entente sera acceptée, mais nous devons attendre que le conseil fédéral s'en saisisse», précise la porte-parole de la CSQ, Louise Rochefort.
Rappelons que chacun des syndicats détient un nombre de mandats lié à sa représentativité, et c'est la comptabilité de ces voix qui déterminera si l'entente de principe est acceptée ou non. Le vote sera saisi aujourd'hui ou demain, mais c'est demain après-midi seulement que les dirigeants des syndicats rencontreront la presse pour officialiser l'issue de la démarche, que certains ne voient que comme une formalité.
L'APEQ a déjà annoncé lundi par voie de communiqué que ses dix syndicats avaient voté en faveur du projet de règlement sur l'équité salariale.
L'Alliance des professeurs de Montréal, accusée par ailleurs la semaine dernière d'avoir mal informé ses membres avant la tenue du vote sur l'entente de principe dans une lettre envoyée à tous les membres par les présidentes de la FSE, Johanne Fortier, et de la CSQ, Monique Richard, demande toujours aux deux dirigeantes de se rétracter. Une rencontre entre les trois parties lundi soir n'a pas permis l'atteinte d'un consensus.
«Malgré le conflit qui continue de nous opposer aux dirigeantes nationales, nous maintenons notre participation au conseil fédéral, écrit le président Pierre St-Germain dans Le Bis. L'intérêt des membres doit primer. Nous devrons y intervenir pour faire en sorte que l'entente que nous avons rejetée s'applique avec le moins d'inconvénients possible.»
La Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) acceptera aujourd'hui ou demain l'entente de principe en équité salariale négociée à l'arraché avec le gouvernement du Québec.
Tout indique en effet qu'au terme de trois semaines de consultation des quelque 80 000 membres de la FSE et de l'Association provinciale des enseignants du Québec (APEQ), cette entente, dont ont convenu fin mai le Conseil du trésor et les syndicats d'enseignants, sera adoptée lors du Conseil fédéral de la FSE, qui se tient au Mont-Tremblant jusqu'à vendredi.
En outre, l'Alliance des professeurs de Montréal, syndicat de 7300 membres qui a rejeté à 80 % l'entente de principe, a indiqué hier dans son bulletin d'information — Le Bis — qu'elle se rallierait à la position de la majorité, et cesserait ses moyens de pression «à la date de son acceptation par le Conseil fédéral», note le président par intérim, Pierre St-Germain.
Le projet de règlement du dossier de l'équité salariale a donné lieu à de chaudes négociations entre les deux parties tout au long de la dernière année: des moyens de pression, dont le boycott d'activités liées à la réforme et des sorties éducatives, ont coloré cette année scolaire à divers degrés à travers la province.
Les discussions se sont soldées il y a environ trois semaines par la signature d'une entente de principe qui prévoit notamment un redressement salarial moyen de 5,9 % — évalué à 256 millions de dollars — contre une hausse de cinq heures du temps de présence passé à l'école par semaine. Les assemblées générales des 44 syndicats membres de la FSE (elle-même chapeautée par la Centrale des syndicats du Québec) ont dû se prononcer pour ou contre cette entente au cours des dernières semaines, pour obtenir une réponse avant le 10 juin.
Six des 44 syndicats ont rejeté l'entente, ce qui annonce vraisemblablement une adhésion majoritaire à l'entente de principe en équité salariale. Ni à la FSE, ni à la CSQ, on ne souhaitait hier commenter l'issue des résultats, se bornant à expliquer que le conseil fédéral, autorité suprême de la FSE, devait se prononcer avant la publication d'une issue possible. «Il y en a certains qui peuvent conclure que l'entente sera acceptée, mais nous devons attendre que le conseil fédéral s'en saisisse», précise la porte-parole de la CSQ, Louise Rochefort.
Rappelons que chacun des syndicats détient un nombre de mandats lié à sa représentativité, et c'est la comptabilité de ces voix qui déterminera si l'entente de principe est acceptée ou non. Le vote sera saisi aujourd'hui ou demain, mais c'est demain après-midi seulement que les dirigeants des syndicats rencontreront la presse pour officialiser l'issue de la démarche, que certains ne voient que comme une formalité.
L'APEQ a déjà annoncé lundi par voie de communiqué que ses dix syndicats avaient voté en faveur du projet de règlement sur l'équité salariale.
L'Alliance des professeurs de Montréal, accusée par ailleurs la semaine dernière d'avoir mal informé ses membres avant la tenue du vote sur l'entente de principe dans une lettre envoyée à tous les membres par les présidentes de la FSE, Johanne Fortier, et de la CSQ, Monique Richard, demande toujours aux deux dirigeantes de se rétracter. Une rencontre entre les trois parties lundi soir n'a pas permis l'atteinte d'un consensus.
«Malgré le conflit qui continue de nous opposer aux dirigeantes nationales, nous maintenons notre participation au conseil fédéral, écrit le président Pierre St-Germain dans Le Bis. L'intérêt des membres doit primer. Nous devrons y intervenir pour faire en sorte que l'entente que nous avons rejetée s'applique avec le moins d'inconvénients possible.»
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