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Étude - Faire son cégep en anglais, et risquer l'anglicisation

Lisa-Marie Gervais   8 septembre 2010  Éducation
Le fréquenter... c'est l'adopter. Une étude de l'Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA) conclut que les étudiants francophones et allophones qui choisissent d'étudier dans un cégep de langue anglaise risquent fort d'évoluer dans un milieu anglophone pour le reste de leur vie.
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  • Michel Paillé
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 04h35
    Un "transfert culturel" justement
    M. Pierre Curzi a raison de parler ici de « transfert culturel ». Justement, il y a quelques jours, dans Le Soleil de Québec (28 août 2010), j’écrivais ceci à propos du cégep en anglais :

    « Le plus grave dans tout ça tient plutôt à la culture. Le corpus des cégeps en littérature et en histoire par exemple, n’est pas le même selon la langue d’enseignement. Par exemple, les cours d’histoire et de littérature donnés en anglais dans les cégeps anglophones, outre leurs contenus, transmettent une culture anglo-saxonne, voire «canadian». Pour s’imprégner de l’histoire particulière du Québec et de ses grands auteurs, c’est dans un cégep francophone où il faut s’inscrire. »

    MP
    Québec

    Site internet : http://michelpaille.com

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 08h34
    Et ça continue ... on va vaire enquête. Enquête publique ...
    Beaucoup d’étudiants allophones étudient obligatoirement en français au primaire et secondaires. Pour eux, cette période est un mal nécessaire; un purgatoire. Ils ne vivent que dans l’espoir que le purgatoire finissent au plus vite, et qu’ils retombent enfin dans la réalité en anglais à Dawson ou Vanier, ou autres.

    L’effet de cette réalité, est que les CEGEPS anglophones ne suffisent plus à la tâche. Ils sont obligés de refuser des milliers de jeunes par manque de place à chaque année.

    Pendant que les francophones s’interrogent sur la pertinence éventuelle de peut-être inclure les GEGEPS dans la loi 101, les GEGEPS anglophones travaillent et sont convaincu maintenant que leurs problèmes de manque de place seront terminés dans quelques années. Les constructions vont sans doute commencer bientôt.

    Aussi, il ne faut pas oublier maintenant que ça coule à l’autre bout. Les très jeunes enfants commencent maintenant en anglais pour 3 ans payé. C’est un ticket pour toute la famille, et tous les descendants. Brent Tyler est plus efficace que tous les québécois mis ensemble.

    God Bless Canada, and god f… quebec.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 08h37
    Proposition
    Pourquoi ne pas proposer, aides financières à l'appui, de faire son cégep dans une autre région? Cela pourrait inciter des allophones, majoritairement montréalais, à aller à la rencontre du RoQ.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 08h54
    CEGEP francophone
    J'ai rencontré mon épouse au CEGEP Ahuntsic et on s'est marié en 1975. Je suis encore avec elle. Nous avons, ont peux dire, toute une vie ensemble. Avoir été à Dawson ou Vanier, je serais probablement aujourd'hui un de ces francophones assimilés à la langue anglaise, avec enfants et petits enfants parlant principalement l'anglais. Les Laurin, Landry, Pariseau, etc., on fait erreur en 1968 de ne pas inclure les CEGEPs dans la loi 101.

    Je suis parfaitement bilingue, oral et écrit, et mes enfants aussi. Mais nous sommes des francophones, non assimilés. Le CEGEP Ahuntsic de 1971 à 1974, pour moi, a fait toute la différence.

    Il faudrait maintenant inclure les CEGEPS dans la loi 101. N'hésitez donc pas à parler dans ce sens; à vendre cette salade. Mais, il n'y a pas beaucoup d'espoir. Les canadians ne se laisseront pas faire. Ils vont aller vomir sur la cours suprême et ils vont gagner. Regarder ce qui se passe pour les écoles passerelles. Une brèche officialisée pour détourner la loi 101. Incroyable. Qu'il n'y ait pas de révolte est bien signe que c'est bel et bien fini la langue française à Montréal et au Québec.

    Et le Québec n'a même pas signé cette ''mardite'' constitution canadienne. Une chance. ça serait quoi si non ...

    JL

  • d.lauzon
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 09h23
    L'ANGLICISATION ASSURÉE SI ON AGÎT PAS RAPIDEMENT
    Il est évident que les jeunes francophones ou allophones qui fréquentent les cégep anglophones s'assimilent à la langue et la culture anglo-saxone. Ces jeunes se retrouvent dans un milieu tout à fait différent de celui qu'ils ont fréquenté jusque là et même si au début cela leur demande une certaine adaptation, ils finissent par y trouver un certain charme. C'est un peu comme voyager dans un autre pays. Au début on recherche des repères et une fois ceux-ci trouvés, on finit par s'y plaire et à s'y sentir à l'aise et souvent on décide d'adopter ce pays et de s'y installer..

    La tendance pour les francophones et allophones à fréquenter les cégep et ensuite les universités anglophones va aller en augmentant et si le Gouvernement du Québec n'intervient pas par une Loi pour interdire à cette clientèle ces institutions d'enseignement Si rien n'est fait, il est évident que le déclin du français au Québec, et surtout à Montréal, n'ira qu'en s'accentuant.

    On sait que beaucoup de jeunes aspirent à voyager et à parfaire leur anglais pour leurs futurs emplois et sur ça on ne peut pas les blâmer. La solution à tout ça serait d'offrir dans les écoles secondaires et cégep francophones des cours d'anglais intensifs, basés sur la conversation, pour ainsi permettre à ces jeunes d'acquérir une bonne maîtrise de cette langue. En contrepartie. il faudrait penser sérieusement à offrir aux jeunes des écoles secondaires et cégep anglophones des cours intensifs de français, encore là axés sur la conversation, en se fixant comme but ultime qu'ils en sortent en étant capables de le parler couramment.

    Le français en perte de vitesse à Montréal m'inquiète beaucoup plus que le contenu des cours comme tel. Je ne crois pas que Jonh James Charest est la personne qu'il faut pour apporter les changements nécessaires pour la survie du français au Québec.

  • S Allard
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 10h15
    Pourquoi est- ce que le CEGEP francophone n'est pas attirant?
    Pour contrer le transfert linguistique et culturel, on propose de rendre le CEGEP en français obligatoire. C'est probablement la seule solution au problème fondamental: le CEGEP en français n'arrive pas à attirer ni les anglophones ni les allophones. Qui pis est, bon nombre de francophones vont au CEGEP en anglais. Et les mêmes tendances se retrouvent à l'université. Faudra-t-il un jour interdire aux allophones et aux francophones de fréquenter les universités anglophones?

    Alors qu'on crie haro sur les institutions anglophones, il faut se poser la question: pourquoi est-ce que le CEGEP en français n'attire pas plus de clientèle non-francophone? Prenons le seul exemple des francophones. Pourquoi sont-ils tant à vouloir fréquenter le collège en anglais? Aliénation mentale, mentalité de colonisé, mépris de soi?

    Je n'en sais rien. Par contre, j'ai bien l'impression qu'il y a quelque part une perception de l'importance globale du bilingualisme. C'est que les allophones francisés, les francophones et les anglophones de plus en plus bilingues.ont compris que derrière le discours dominant sur l'importance du français, il y a une réalité incontournable: l'anglais est plus important que jamais dans le monde d'aujourd'hui. Dans le contexte québécois, cela veut dire qu'il faut être bilingue. Et c'est ça que les allophones et bon nombre de francophones ont compris. Tout le monde sait que le meilleur moyen de devenir bilingue est fréquenter l'école dans l'autre langue. Tout le monde sait qu'autant apprendre une langue quand on est jeune est facile, autant c'est difficile plus tard. Voilà probablement l'explication, ou du moins une partie, du phénomène.

  • Michele
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 10h41
    «Risquer» l'anglicisation... et évoluer dans un milieu anglophone
    À mon avis, les prémisses sur lesquelles repose cette recherche issue d'un mouvement citoyen politisé sont questionables à plusieurs niveaux.

    D'abord, un concept à mon avis aurait avantage à être précisé, soit ce qu'on entend par «anglicisation». Il faudrait que les auteurs expliquent comment après avoir suivi 11 années dans des écoles de langue française quelqu'un peut s'angliciser en fréquentatant le C.E.G.E.P. anglophone. Il me semble que l'institut outrepasse le mandat linguistique qu'elle s'est fixée, en confondant langue et culture. La loi 101, ne s'applique qu'à la langue, il me semble.

    Par ailleurs, l'emploi du mot «risquer» me semble péjoratif puiqu' il repose sur la prémisse que l'anglicisation est un danger. Ici, on peut se questionner sur ce qu'est ce danger? Comment l'apprentissage d'une langue peut représenter un danger? Comment le contact avec une autre culture peut être dangereux et pour qui? Ce positionnement, alors que plusieurs universités francophones exigent de leurs étudiants une connaissance approfondie de l'anglais, semble dépassé.

    Ensuite, la conclusion de cette recherche me semble tout autant questionnable. En effet, si on tient compte de la situation géopolitique du Québec en amérique septentrionale, il me semble impossible pour les Québécois de ne pas évoluer dans un milieu anglophone. À cet égard, la politique canadienne représente un exemple éloquent.

    Finalement puisque les écoles primaires et secondaires utilisent les manuels scolaires d'histoire de langue française et réfèrent à la littérature québécoise et française pendant les 11 années de l'enseignement primaire et secondaire, pourquoi ne pas permettre aux élèves de niveau collégial d'aborder l'histoire et la littérature dans une autre perspective?

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 10h43
    Accord du mot cégep...
    Si on veut l'écrire en majuscule, de manière à rappeler l'acronyme qu'il était au début, on ne met pas de S. Des CEGEP. Des DVD! Des CD! Jamais de S. (En anglais, on écrit CD's, etc.)
    Cependant, le mot s'est lexicalisé: on a oublié l'acronyme et on en a fait un mot à part entière. Alors, comme les autres mots, il prend un s: des cégeps.

    (Détail: la loi 101 a été adoptée en 1977, pas en 1968.)

  • d.lauzon
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 13h58
    UN SEUL SYSTÈME D'ÉDUCATION SERAIT-IL POSSIBLE?
    Idéalement, il devrait y avoir un seul système d'éducation au Québec où toutes les écoles seraient francophones. Cependant, ce système devrait inclure un programme d'enseignement de l'anglais qui garantirait que tous les jeunes, une fois rendus à la fin de leur Secondaire, aient une bonne maîtrise de l'anglais. Pour atteindre cet objectif, il ne faudrait pas se limiter à des cours théoriques mais faire une grande place aux exercices pratiques où la conversation serait à l'honneur. J'ai toujours trouvé aberrant qu'un langue (français et anglais) soit enseignée en silence.

    Même si la solution d'un seul système d'éducation serait à privilégier, je comprend que les résistances du milieu anglophone pourraient faire échouer un tel projet et que les élus n'oseront jamais suggérer une telle solution. Ils auraient trop peur de s'aliéner le vote anglophone. A moins que les anglophones-mêmes en arrivent à considérer que cela pourrait être avantageux pour eux.

    Je crois que ma suggestion (commentaire précédent sur ce forum) serait plus facile à appliquer. Il faudrait tout simplement un peu de volonté politique.

  • Michel Page
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 16h17
    Francité et études collégiales en français pour les jeunes allophones
    L'étude publiée le 7 septembre par le nouvel Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA) financée par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) sur les comportements linguistiques des étudiants du collégial, conclut que les étudiants francophones et allophones qui choisissent d’étudier dans un cégep de langue anglaise risquent fort d’évoluer vers l’usage de l’anglais et faire de l’anglais la langue parlée à la maison donc la langue maternelle de la génération suivante. Cette étude de nature statistique auprès d’une cohorte de quelque 3200 étudiants, fournit des résultats quantitatifs, des pourcentages, qui corroborent notre analyse qui s’appuie sur la nature des processus comportementaux et des vérités d’expérience. Voilà une preuve qualitative qui corrobore la justesse de nos analyses. Donc « la fréquentation d’un collège anglophone constituerait une étape déterminante vers l’adoption de la future langue d’usage naturelle », donc vers l’anglicisation définitive des allophones. Dit autrement, la fréquentation d’un Cégep francophone serait une condition minimale pour introduire les jeunes allophones poursuivant leurs études supérieures à la francité québécoise par l’enseignement d’une manière de penser (philosophie), par la manière de se lier au terroir littéraire (littérature) et de faire corps à l’Histoire (cours d’Histoire) du peuple d’accueil.

  • Alain Lavallée
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 16h44
    L'anglicisation n'est ni nécessaire, ni inéluctable, mais oui le cegep en anglais en constitue une voie d'entrée
    Comme je l'ai exposé dans la page IDÉES du Devoir du samedi 17 juillet dernier, il y a de grands abus dans les médias en ce qui concerne le message qui est passé aux jeunes Québécois quant à l'anglais qui serait "selon un grand nombre de médias" une voie inéluctable et un passage obligé vers la mondialisation, inéluctabilité attribuée en partie (et faussement) à la généralisation d'internet. Il y a de multiples voies vers l'internationalisation qui s'ouvrent aux jeunes Québécois.

    http://www.ledevoir.com/culture/musique/292730/la-

    Un rapport de l'UNESCO (2008) va jusqu'à affirmer qu'il y a "désinformation" sur ces questions de l'inéluctabilité de l'anglais dans notre monde interrelié

    (UNESCO (2008), « Douze années de mesure de la diversité linguistique sur l’internet : bilan et perspectives », Pimienta, Prado et Blanco.)

    Pour avoir travaillé plusieurs années dans un cégep francophone, je suis assez d'accord avec les conclusions de l'étude présentée dans l'article de Lisa Marie Gervais. Oui un grand nombre de réseaux majeurs se tissent de 17 à 23 ans...

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    mercredi 8 septembre 2010 16h46
    Questionnement
    Un francophone qui s'inscrit dans une université québécoise anglophone après avoir fait toutes ses études en français risque t'il l'assimilation ? J'aimerais bien une étude sur la question.

  • Alain Lavallée
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 16h55
    Les liens entre langue et culture sont complexes; et oui il est "écologiquement" de préserver la diversité linguistique et culturelle
    Dans son commentaire "Michelle" affirme, qu'il n'y aurait pas de lien entre langue et culture, ce qui est bien entendu une erreur. L'un et l'autre sont étroitement liés.

    En 2007, l’UNESCO a promulgué une « Convention sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles ». Plus d’une centaine de pays l’ont déjà endossé. Diversité culturelle et linguistique,sont aujourd'hui de plus en plus considérés comme une "saine précaution écologique".

    Depuis 2007 en particulier la communauté internationale réalise qu’écologiquement, il n’est pas prudent de mettre de l’avant un scénario visant à « formater » les esprits dans une même langue minimaliste. Il est urgent d’œuvrer à préserver les diverses manières de connaître et de penser le monde afin de préserver la créativité, la diversité.

    De grandes zones planétaires d’influence culturelle sont en formation :anglophonie, francophonie, hispanophonie, mandarin, russophonie, arabophonie, etc. Elles se chevauchent et s’interinfluencent. Elles offrent des langues passerelles planétaires tout en préservant une diversité des manières de connaître et de penser.

    Pour les personnes intéressées par cette problématique complexe, je vous invite à lire le texte « Francophonie et préservation de la diversité culturelle : une saine prudence écologique ».

    http://quebec.blog.lemonde.fr/2008/09/10/francopho

  • Pierre Brosseau
    Abonné
    mercredi 8 septembre 2010 17h30
    MÊME LE PQ NE VEUT PAS DE CEGEP OBLIGATOIRE EN FRANÇAIS
    La question a été abordée depuis de nombreuses années lors de congrès et colloques du Parti Québécois à savoir si on devait rendre obligatoire pour les personnes soumises à la loi 101 la poursuite des études dans un CEGEP francophone. Les instances du PQ ont toujours refusé de s'engager sur ce terrain.

    Si le PQ ne prend pas le leadership dans ce domaine, qui le fera ?

    Si le PQ n'ose pas être le premier défenseur politique de la langue et de la culture françaises ici autrement que par de belles paroles, nous sommes bel et bien engagés dans cul-de-sac sur base de sable mouvant.

    Si le PQ n'ose pas, lors de prochaines élections, clamer haut et fort qu'un vote pour le PQ est un vote pour l'indépendance et si les quelque 80% de francophones qui constituent encore la très forte majorité de ce semblant de nation continuent à ne pas comprendre la partie qui se joue actuellement, nous ne serons jamais ce que René Lévesque avait supposé que nous puissions être un jour, c'est-à-dire "quelque chose comme un grand peuple".

    Tous les anglophones, allophones et francophones qui n'espèrent que de vivre en anglais ici au Québec sont sur la bonne voie de réaliser leur ambition.

    Pauvres Québécois qui préfèrent se laisser gérer à la petite semaine par des politiciens sans autre horizon que de remplir leur caisse électorale et de se faire ré-élire !

    Dormez, bon peuple, on s'occupe de vos intérêts et de votre capital !

  • d.lauzon
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 08h36
    UNE FOIS QU'UNE ERREUR EST COMMISE, IL EST TRÈS DIFFICILE DE LA CORRIGER
    Maintenant que les portes des CÉGEP anglophones ont été ouvertes aux francophones et allophones, il sera très difficiles de retourner en arrière pour rectifier la situation. En tout cas, cela prendrait une volonté politique extraordinaire et si le PQ ne veut pas s'attaquer à ce problème, on sera obligés d'accepter notre sort. Qu'en pense Amir Khadir de Québec Solidaire?

  • d.lauzon
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 09h31
    Un exemple parmis tant d'autres
    Il y a quelques mois je suis allée avec ma fille au Collège La Salle sur Ste-Catherine Ouest et tout en prenant un café dans le petit bistro au rez-de-chaussé, je me suis rendu compte que toutes les filles autour de moi, qui fréquentaient ce collège, parlaient en anglais. Parmi elles, il y avaient, d'après leur accent, beaucoup de francophones qui semblaient toutes fières tombées dans ce milieu anglophone. Comme je l'exprimais auparavant (voir commentaire précédent sur ce forum) les francophones qui se retrouvent dans un milieu anglophone ont l'impression de voyager, de se retrouver dans un autre pays que souvent ils adoptent.

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 13h16
    Pas de fierté
    Les francophones qui se mettent à parler anglais en présence d'anglophones se comportent en colonisés.

    Par ailleurs, il ne faut pas oublier sont vraiment vexés lorsque des francophones se parlent en français en leur présence.

    Cette mentalité de colonisés ne sera changée par aucune loi.

  • d.lauzon
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 11h17
    L'UNIVERSITÉ EN ANGLAIS REPRÉSENTE AUSSI UN DANGER D'ANGLICISATION
    Les CÉGEP en anglais représentent un danger d'anglicisation pour les jeunes francophones et allophones qui les fréquentent. Le problème est le même pour ceux qui décident d'aller dans les universités anglaises. C'est le nouveau milieu, les nouveaux amis, la nouvelle dynamique qui font que les jeunes en arrivent à adopter l'anglais, graduellement, de façon un peu inconsciente. Aussi, après avoir fréquenté l'école française pour une bonne partie de leur vie, ils découvrent qu'ils en arrivent graduellement à mieux parler et comprendre l'anglais et cela leur apporte une certaine satisfaction.

  • Québec Droite
    Inscrit
    vendredi 10 septembre 2010 13h34
    Le droit fondamental du libre arbitre d’un jeune, surtout à 17 ans.
    D’après M. Curzi «Les cégeps devraient être seulement francophones», je suis totalement en désaccord.

    Le bien commun c’est de défendre la langue française, mais nous n’avons aucun droit de circonscrire le droit fondamental du libre arbitre d’un jeune, surtout à 17 ans.

    S’il décide de mieux maîtriser la langue de Shakespeare et de lui créer une opportunité d’avoir une carrière fructueuse à l’extérieur du Québec, c’est son droit.

    C’est à nous en tant que Québécois de créer une province prospère pour garder nos jeunes, ce n’est pas en les mettant dans une cage linguistique qu’on va foncièrement les gardées.

    Quand nous avons accepté de faire des déficits de 220 milliards, qui n’est que de l’impôt reporté sur les descendants. Inutile de vous rappeler enfin que ces derniers ne sont pas présents au moment où le déficit se pratique; ce qui en fait un instrument politique immoral, et maintenant on voudrait leurs faires des embûches. Vous voulez que les jeunes Québécois restent au Québec pour payer notre irresponsabilité ?

    Si vous voulez que les jeunes Québécois restent au Québec et protègent la langue, c’est d’en faire une province prospère, car la migration suit la prospérité ce qui est reconnu depuis des siècles.

    Ça fait plus de 48 ans que nous avons une migration interprovinciale négative, plus de 10,000 Québécois par année s’en vont du Québec, et c’est loin d’être finis avec les déficits qui se cumules, alors limiter l’accès à l’anglais est une méthode bien mesquine pour garder nos Québécois et supposément protéger notre langue.

    Puisqu’on leur a octroyé une généreuse dette de 220 milliards, c’est d’avoir un minimum de décence de leur donner une bouée de sauvetage au cas où que le bateau coule !

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