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    Bulletin unique - Arrêtez les presses! dit le Conseil supérieur de l’Éducation

    12 août 2010 12h23 |Amélie Daoust-Boisvert | Éducation
    Alors que la rentrée arrive à grands pas, «toute modification implantée en catastrophe entraîne son lot de problèmes».
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Alors que la rentrée arrive à grands pas, «toute modification implantée en catastrophe entraîne son lot de problèmes».
    À moins de trois semaines de la rentrée, le Conseil supérieur de l’Éducation rejette les modifications que Québec souhaitait mettre de l’avant en septembre, dont le bulletin unique. «Prématurés», ces changements  vont à l’encontre du Renouveau pédagogique, affirme le conseil.

    «Ce ne sont pas des outils qui nous permettent d’avancer, ça ne permet pas de chercher des solutions nouvelles», explique sa présidente, Nicole Boutin. Au bulletin national, elle préfère, après avoir consulté les différents acteurs du milieu de l’éducation, un modèle flexible, mais balisé, qui permettrait aux écoles d’exprimer leurs différences.
     
    Publié le 11 juin dernier dans la Gazette officielle du Québec, le projet de modification au Régime pédagogique propose entre autres d’instaurer un bulletin unique à la grandeur du réseau et rend obligatoire l’évaluation des connaissances. Le tout doit entrer en vigueur le 1er septembre. Le modèle de bulletin, dont Le Devoir avait obtenu copie en avril, diminue le nombre de compétences à évaluer et réintroduit la possibilité de redoublement à la fin de chaque année scolaire.
     
    «Des changements d’une telle envergure apparaissent prématurés, alors que l’implantation [de la réforme] vient tout juste d’être complétée avec son application en 5e secondaire», écrit le Conseil dans un avis publié aujourd’hui.
     
    Il s’inquiète notamment du sort réservé aux compétences transversales, qui après la modification, «ne figureraient plus dans aucun article du régime pédagogique». Cela aurait pour effet «de donner une prépondérance aux connaissances au détriment des compétences», et entrerait en conflit avec l’esprit de la réforme amorcée en 2000.
     
    Le ministère de l’Éducation agit seul et trop vite, ajoute le Conseil. Alors que la rentrée arrive à grands pas, «toute modification implantée en catastrophe entraîne son lot de problèmes et une telle improvisation risquerait d’apporter beaucoup plus de confusion que de clarté en plus de susciter de l’inquiétude et de la frustration chez le personnel scolaire». 
     
    Le conseil demande à la ministre de l’Éducation de «lancer un chantier pour apporter des ajustement qui font un consensus plus large», explique Nicole Boutin. Elle espère échanger à ce sujet «dans les meilleurs délais» avec la nouvelle ministre de l’Éducation Line Beauchamp, nommée hier en remplacement de Michelle Courchesne.












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