jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 17h20
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir

Éthique et culture religieuse - Un cours à retirer des écoles

Lise Boivin - Coalition laïcité Québec  23 juillet 2010  Éducation
Au bout d'un long processus de laïcisation, c'est la Cour supérieure du Québec qui ramène «la suprématie de Dieu» dans le domaine de l'éducation.

Le système scolaire n'est plus confessionnel depuis l'amendement constitutionnel de 1998 par lequel les catholiques et les protestants ont renoncé à leurs droits pour faire de l'école un lieu où l'appartenance religieuse n'avait plus d'importance. En dépit de cette évolution, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a instauré un programme obligatoire, Éthique et culture religieuse (ECR), qui s'échelonne sur dix années du primaire et du secondaire. Ses initiateurs voulaient que ce programme enseigne la «culture religieuse» pour développer «les aptitudes nécessaires au "vivre-ensemble", dans le contexte d'une société diversifiée» (Bouchard-Taylor, p.141).

Un cours qui divise

Jusqu'à maintenant, ce programme a surtout été une pomme de discorde. Des parents catholiques dont les enfants sont inscrits à l'école publique à Drummondville et à Granby ont demandé à la Cour supérieure que leurs enfants soient exemptés des cours ECR. Ils ont été déboutés en Cour (et ils interjetteront probablement appel). Loyola High School, une école privée catholique, ne veut pas donner ce cours parce qu'elle le juge «relativiste et laïque» et donc contraire au catholicisme qui anime toute la vie de l'école.

Invoquant des raisons administratives, la Cour supérieure annule le refus d'exemption que leur a servi le MELS. Le tribunal prouve ainsi que «le cours ECR qui devait assurer le "vivre-ensemble" des élèves» divise plutôt qu'il rassemble. Pis encore, ce jugement de la Cour supérieure ouvre la porte à un buffet de revendications de toutes tendances par les parents et les écoles, et ce, aux frais des contribuables.

Ainsi la querelle au sujet de la religion à l'école est maintenant judiciaire. Elle est aussi législative. Les projets de loi se succèdent pour tenter de colmater les brèches et de régler le plus pressé. En effet, depuis la commission Bouchard-Taylor, il s'est installé au Québec une mentalité qui empêche d'appliquer la véritable solution: on accommode plutôt que de laïciser. Vincent Marissal écrit dans La Presse avec beaucoup d'à-propos que «Québec, incapable de se résigner à sortir complètement la religion des écoles, a créé il y a quelques années un cours, Éthique et culture religieuse, une espèce de compromis, un fourre-tout gentil, empreint de rectitude politique» (La Presse, 23 juin).

À propos de ce cours ECR, on peut justement se demander quel esprit tordu a eu cette idée que la culture n'est que religieuse et que tous se définissent et se comprennent à travers leur religion. Félix Leclerc, Paul-Émile Borduas et la pléiade de ceux et celles qui ont nourri notre culture n'étaient pas des hommes d'Église. Dans toute culture, qu'elle soit juive, arabe, indienne, autochtone ou celle des différents peuples chrétiens, il y a autre chose que la religion. La culture, c'est bien plus que la Torah, la Bible, le Coran et les Upanishads. S'il est bon de connaître ces livres, il est bon aussi de savoir que la culture ne se limite pas à eux.

Impossible impartialité

Dans la cause opposant la Loyola High School au MELS, plaidée devant la Cour supérieure, une des raisons invoquées par le juge pour débouter le ministère est cette idée que l'enseignant doit donner un tel cours sans prendre position. Pour le projet éducatif catholique du Loyola High School, cela est une atteinte à la liberté d'expression religieuse et une bonne raison de ne pas donner ce cours, ainsi que le voudrait Québec.

Pour les tenants de l'école laïque, c'est aussi une bonne raison de ne pas donner ce cours. En effet, la méthode «d'impartialité» est également une atteinte à la conscience professionnelle des professeurs de l'école publique qui se retrouvent ainsi bâillonnés et censurés dans leur devoir de présenter et de critiquer les religions, comme cela se fait en littérature ou en histoire. Ils se retrouvent aussi bâillonnés dans leur responsabilité de mener les étudiants à développer leur sens critique puisqu'ils sont empêchés de parler, entre autres, des persécutions des religions «païennes» par les chrétiens à partir du IVe siècle, des juifs persécutés par les chrétiens ici et là de temps à autre, de l'Inquisition, des Croisades, des «conversions forcées» pendant la colonisation des Amériques. Sans parler des guerres des rois David, Salomon et de Mahomet. Ni de l'attitude des religions — sans aucune exception — à l'égard de la moitié de l'humanité, les femmes, ce qui est aussi grave que les guerres de religion. Toutes choses dont il vaut mieux, d'après le programme ECR, ne pas parler aux enfants.

Curieuse équivalence

De plus, le cours offert par la Loyola High School demande «aux élèves d'évaluer d'une manière plus approfondie l'éthique catholique». Cette fois, le juge Dugré estime que le programme ECR «enfreint [le] droit fondamental [de Loyola]». La décision du juge Dugré rend évident que le fait de juxtaposer l'éthique et la culture religieuse dans un même cours permet facilement de glisser de l'éthique à la religion et vice-versa.

Un cours à retirer

Dire que les concepteurs et les promoteurs du cours ECR s'évertuent à nous convaincre qu'il ne s'agit pas d'un cours de religion! Le jugement Dugré renforce le point de vue selon lequel le MELS doit retirer ce cours, qui, comme le mentionne le chroniqueur du Devoir Christian Rioux «est tout, sauf laïque» (Le Devoir, 26 juin). À l'instar de plusieurs groupes qui défendent une société laïque, nous croyons que la culture religieuse et l'éthique ne doivent pas être réunies dans un même programme. La culture religieuse doit être abordée au regard d'autres matières, comme dans les arts, l'histoire, la géographie, voire la littérature. Les cours de philosophie pour les enfants pourraient, par exemple, très bien prendre en charge l'éthique.

D'une manière ou d'une autre, la laïcité est la seule solution pacifique à tous les affrontements juridiques et législatifs qu'entraînent les conflits religieux. Toutes les religions peuvent exister et s'exprimer, mais aucune ne peut être présente dans les institutions d'État. La sphère civique, celle des institutions publiques, doit être laïque pendant que tout le reste de la société peut être le lieu de toutes les religions. La paix religieuse est à ce prix. Sinon, les escarmouches juridiques n'auront pas de fin.

Ainsi, en ce qui a trait au système scolaire, laïcisons donc véritablement nos écoles. Elles ne doivent pas être le lieu d'enseignement religieux, ce qui est plutôt le rôle de la famille et des lieux de culte. De plus, nos impôts ne doivent plus servir à financer les écoles confessionnelles.

***

Lise Boivin - Coalition laïcité Québec
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    vendredi 23 juillet 2010 06h54
    Ce cours ne s'adresse pas aux parents.
    Vous avez raison de mentionner que la cuture n'est pas que religieuse mais vous oubliez quelque chose de fondamentale, c'est que la religion d'un individu est un élément de sa culture au même titre que la langue, les traditions, ses façons de réfléchir et ses attitudes en société.

    Ce cours est plus que nécessaire pour une raison fondamentale: Il ne s'adresse aucunement aux parents mais aux jeunes qui doivent avoir en main tous les outils nécessaires pour comprendre et vivre dans cette société québécoise en mutation interculturelle et pour faciliter le savoir vivre ensemble. S'opposer à ce cours c'est ne rien comprendre au Québec d'aujourd'hui et aux différences culturelles qui l'habitent. Aucune espèce d'étude existe auprès des jeunes concernés pour démontrer qu'ils s'opposeraient à ce cours. Au contraire, il suffit de parcourir les entrées et sorties des classes et écoles pour constater que ces jeunes veulent en savoir toujours davantage sur les éléments culturels( y compris la religion) de leurs voisins de classes et amis qu'ils cotoient chaque jour,

  • michel lebel
    Inscrit
    vendredi 23 juillet 2010 07h30
    Oui! Un cours à retirer.
    Je ne suis pas d'accord avec tous les énoncés de Lise Boivin, mais j'estime comme elle que le cours ECR doit être retiré des écoles publiques. Au nom du respect de la liberté de conscience et de religion des professeurs et des élèves. Ce cours me semble tout simplement une lubie. Mieux vaut laisser dans notre société tout ce qui concerne la religion aus parents et aux différentes églises. Les écoles privées confessionnelles devraient cependant pouvoir donner un enseignement religieux. Au nom de la liberté d'enseignement garanti par le droit interne et le droit international.

    Michel Lebel
    Juriste

  • Jean-Guy Nadeau
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 09h03
    Oh, mon Dieu !
    Oh, mon Dieu !

  • Bertrand,Mireille
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 09h17
    Non aux écoles confessionnelles - Oui, aux cours sur les religions !
    Je suis bien d'accord à ce que les écoles ne soient plus confessionnelles. Et pourquoi enseigner uniquement les enseignements du catholicisme ou du protestantismes ? Il y a tellement de religions qui existent. Ne serait-ce par soucis de faire connaître à nos jeunes l'Histoire (avec un grand H) des religions, il me semble que nous gagnerions ici à élargir leurs connaissances générales, sans tomber dans le prêchi-prêcha. De mon côté, j'ai toujours eu de la difficulté avec ceux et celles qui dictent les chemins à prendre. Alors pourquoi ne pas enseigner les religions dans sa totalité, il y a tant à apprendre sur les peuples de cette façon, depuis des millénaires !

    Mireille Bertrand
    Relationniste de presse

  • François Dugal
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 09h32
    Où est Dieu?
    Où est Dieu? Dieu est partout. C'était écrit dans notre petit catéchisme d'antan.
    Faut croire que le bon juge a fréquenté la même école que moi (et ceux de ma génération).

  • Gérard Lévesque
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 09h50
    Pour une formation complète
    C’est au nom de la laïcité que Mme Boivin souhaite le retrait du cours ECR et, plus généralement, l’absence à l’école de la culture religieuse comme objet spécifique de formation. Or, dans de très nombreux pays de l’Occident, la laïcité cohabite fort bien avec le soutien par l’État de cette formation en culture religieuse. Cela est fort bien documenté, entre autres dans « Le cours d’ECR / Au-delà des apparences » de Guy Durand. C’est ainsi que la France, toute laïque qu’elle soit, subventionne l’école confessionnelle à 80 %.

    La population du Québec souhaite à juste titre la présence à l’école d’un enseignement religieux de qualité. Au dire de Georges Leroux ( Éthique, culture religieuse, Dialogue / Arguments pour un programme , c’est cette volonté populaire qui a amené les concepteurs du programme à développer un volet religieux. Et, malgré les idéologies de toutes sortes, dont celle du laïcisme ou de la laïcité fermée, l’État a pour rôle d’être au service de la satisfaction des besoins légitimes ressentis par les citoyens.

    De plus, en matière de formation comme en d’autres, ce n’est pas parce qu’il y a des difficultés à répondre adéquatement à leurs attentes que le gouvernement doit fuir sa responsabilité. À ce compte-là, l’État abandonnerait la lutte contre la pauvreté sous prétexte que l’écart entre riches et pauvres s’accentue.

  • d.lauzon
    Inscrit
    vendredi 23 juillet 2010 10h24
    Le cours d'ECR devrait être remplacé par des ATELIERS DE RELATIONS HUMAINES
    Qu'ont en commun les jeunes? Ce n'est pas la religion mais bien le fait qu'ils sont humains et qu'ils ont un besoin profond d'apprendre à communiquer entre eux. Les pédagogues du Ministère de l'Éducation sont si préoccupés par l'idée de former de futurs travailleurs performants, qu'ils ont omis de considérer le développement humain des jeunes. On ne pourrait pas concevoir l'école sans qu'il soit question de mathématiques ou de grammaire et pourtant la psychologie qui définit l'être humain, n'a aucune répercussion dans les écoles. En fait, pour ce qui est des relations humaines, les jeunes sont laissés à eux-mêmes et on a qu'à les écouter et observer la façon dont ils inter-agissent pour constater qu'il y a d'énormes lacunes dans ce domaine. J'ai souvent l'occasion d'écouter mon jeune de 14 ans avec ses amis, et je me dis qu'il est inacceptable que des jeunes qui ont fréquenté l'école pendant 9 ans soient si limités dans leur façon de communiquer. Il faut dire que pour bien des jeunes leurs modèles sont les chanteurs qu'ils voient sur You Tube et comme on le sait beaucoup d'entre eux ne sont pas de grands communicateurs.

    Pour remédier au problème décrit ci-haut, il faudrait que les cours d'ECR soient remplacés par des ATELIERS DE RELATIONS HUMAINES où à travers des jeux et activités axés sur la COMMUNICATION, les jeunes apprendraient à se connaître et à connaître les autres. On ne peut pas demander aux jeunes de se respecter les uns les autres, s'ils n'ont pas l'opportunité de se parler. Si de tes ateliers pouvaient être mis sur pied et offerts aux jeunes dès la maternelle, on verrait émerger une toute nouvelle génération de jeunes.

  • d.lauzon
    Inscrit
    vendredi 23 juillet 2010 10h37
    Témoignage d'un jeune de 14 ans
    Mon jeune de 14 ans m'a souvent dis que la majorité des jeunes dans ses cours d'Éthique et culture religieuse s'emmerdaient.. Il m'a aussi dit que l'année dernière c'était moins pénible parce que le professeur était intéressant et qu'il laissait souvent les jeunes parler entre eux sur différents sujets mais que les religions comme telles ne les intéressaien guère.

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 10h40
    Rôle de l'école
    Il y a lieu de réévaluer la pertinence du cours d'éthique et de culture religieuse dispensé pendant les six ans de primaire et les cinq ans de secondaire.

    Combien d'heures d'enseignement seront dispensées (gaspillées?) aux élèves du primaire et du secondaire pour le cours d'éthique et culture religieuse!

    Imaginez, on va raconter des sornettes pendant ONZE (11) ANS aux enfants, en rapport avec les idiosyncrasies de quelques-unes des 40 000 religions qui sévissent sur la terre!

    On ne devrait pas parler de religion(s) aux enfants âgés de moins de 14 ans. On n'a pas le droit de laver le cerveau des enfants qui n'ont pas encore développé suffisamment leur pensée propre, leur jugement ni leur sens critique.

    L'école primaire et secondaire doit se concentrer sur autre choses que des croyances (farfelues dans la plupart des cas). Par exemple, l’école doit enseigner: la langue, les mathématiques, les sciences, l'histoire, l'éthique (c’est différent de la religion), le savoir-vivre, les habiletés artistiques, manuelles, sportives.

    L'étude de la sociologie des religions et des différents courants philosophiques pourra venir plus tard au niveau collégial ou universitaire, pour ceux qui en ressentent le besoin comme adultes. On pourrait aussi en profiter alors pour aborder d'autres croyances comme l'astrologie, la chiromancie, l'ésotérisme, et autres béquilles utilisées par ceux qui ont peine à assumer leur condition humaine en et par eux-mêmes.

    Il est incroyable de constater que l’on accorde une telle valeur aux croyances le plus souvent farfelues des quelques 40 000 religions. L’humanité n’est pas sortie du bois. L’angélisme des chartes et le gouvernement des populations par les juges y sont pour quelque chose.

  • Denioul
    Inscrit
    vendredi 23 juillet 2010 11h10
    Difficile de se montrer impartial en effet!!!
    Le cours d'ECR serait sans doute plus digne de confiance si on ne ressentait pas une tendance au mensonge et au commentaire soit propagandiste soit absolument "anti"...
    Si au moins on ne visait pas la destruction de toute image positive de l'Eglise et la derive progressive de la perception des valeurs chez les gens, entre autres dans les journaux, la radio et la TV, souvent par des propos en partie mensongers, ce qui influence beaucoup de monde, il se peut que j'aurais un peu plus confiance.

  • Denioul
    Inscrit
    vendredi 23 juillet 2010 11h14
    "Toutes choses dont il vaut mieux ne pas parler aux enfants"...
    Ah! mon Dieu... La chose vraiment difficile avec les histoires d'autrefois, c'est que trop souvent on en parle sans regarder objectivement les pour et les contre de chacune des parties. Une certaine propagande, depuis la 2e demie du XXe s. surtout, a en quelque sorte noirci artificiellement l'image de l'Eglise. L'image des adversaires de Rome qui fut fortement noircie au moment de leurs manifestations, on les a vus assez

  • Bernard La Riviere
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 12h40
    Ne rien comprende
    Monsieur Duchêne Denys Mehdi, allez y mollo quand vous dites que ceux qui s'opposent à ce cours ne comprennent rien au Québec d'aujourd'hui. Je prétend y comprendre une chose ou deux, au Québec, et je constate que, pour ce cours comme pour bien d'autres choses, les religions ont tendance à devenir des sources de conflits. C'est pour cela qu'elles doivent être encadrées par un État neutre. Cela s'appelle la laïcité.
    Oui, la religion fait partie de plusieurs cultures, mais ceux qui n'ont pas de religion ne sont pas incultes. Et ils peuvent parfaitement comprendre ce qui se passe aujourd'hui au Québec.

  • Bernard La Riviere
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 14h55
    La complétude de Gérard Lévesque
    Il n'est pas vrai que madame Boivin souhaite «l'absence à l'école de la culture religieuse». Elle écrit, au contraire, que: «La culture religieuse doit être abordée au regard d'autres matières, comme dans les arts, l'histoire, la géographie, voire la littérature». C'est cela le souhait de la population et c'est une certaine religiosité idéologique qui refuse de la satisfaire.
    Quant à la France, tant pis si elle subventionne les écoles confessionnelles, nous ne nous en inspirerons que pour l'absence de tout signe religieux à l'école et dans toutes les institutions publiques.

  • Duchêne Denys Mehdi
    Inscrit
    vendredi 23 juillet 2010 15h30
    @ B. La Rivière
    Ne vous en déplaise, je n'ai jamais affirmé que ceux qui ne possèdent pas de religions sont incultes. J'affirme que ce ne devraient pas être aux parents de s'opposer à ce cours qui a été conçu pour s'assurer que le Québec d'aujourd'hui et de demain puisse vivre en harmonie et dans la paix sociale. Et dans la foulée des sentiments xénophobes, qui prennent de l'ampleur au Québec depuis un certain temps qui se manifestent dans les radios poubelles de Québec, sur certaines tribunes de discussion et sur certains sites d'opinion réactionnaire, ce cours apparait être une mesure de prévention impérative pour faire contrepoids à ces discours qui proviennent particulièrement du monde adulte qui n'a pas eu l'occasion en général de cotoyer dès leur tout jeune âge de cultures si riches et diversifiées.

    Et l'État est neutre M. la Rivière, neutre en ne favorisant pas de religion au détriment d'une autre. C'est ce qu'on appelle la laicité ouverte.

  • Jean Laberge
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 17h55
    Catch 22
    Un libéral, comme l'auteure et le groupe qu'elle représente, a d'énormes difficultés à reconnaître la légitimité du droit à la liberté de conscience et de religion dans la sphère publique. Au nom de la liberté, affirme-t-elle, certains devront renoncer à ce droit. C'est la «solution» libérale: reconnaître un droit pour ensuite le refuser. La pensée libérale, avec ses concepts de laïcité ouverte ou fermée, peu importe, constitue un merveilleux exemple de «catch 22».

  • Bernard La Riviere
    Abonné
    vendredi 23 juillet 2010 18h03
    @D.D. Mehdi
    Vous n'avez pas dit «incultes», vous avez dit : «S'opposer à ce cours c'est ne rien comprendre au Québec d'aujourd'hui et aux différences culturelles qui l'habitent».
    Si c'est cela vivre en harmonie —dire aux autres qu'ils ne comprennent rien— ça ressemble un peu à une petite supériorité.
    On ne va pas faire tout un programme scolaire parce que quelques uns s'excitent à la radio. Vous exagérez beaucoup les «dérapages». Pourquoi?
    La laïcité ouverte (à la religion) est une anti laïcité. Plutôt que de séparer religion et politique, elle veut que toutes les religions pénètrent partout. Pour être bien sûr d'être neutre et de ne pas favoriser une religion au détriment d'une autre, il vaut mieux n'en favoriser aucune. Ça s'appelle la laïcité.

  • Claude Kamps
    Inscrit
    vendredi 23 juillet 2010 19h51
    Remplacez moi ça par un cour de sexualité
    Mais qui oserait dans ce gouvernement prendre la décision que nos enfants seraient beaucoup mieux protégés par ce cour que par les lectures pornographiques du Web, la seule source disponible pour les milliers d'enfants dont les parents sont gênés de parler et qui sont des déformations mentales qui amènent à la violence....

  • d.lauzon
    Inscrit
    vendredi 23 juillet 2010 20h10
    Et les jeunes eux qu'en pensent-ils?
    Ce que les jeunes veulent avant tout dans les écoles, c'est la possibilité de communiquer entre eux sur une foule de sujets. Qu'il soit question de religion dans ces discussions est tout à fait acceptable sans que cela devienne quelque chose de formel. Comme je l'exprimais auparavant, l'école devrait être un lieu où les jeunes pourraient apprendre l'ART DE LA COMMUNICATION. Ayant observé de près et analysé le fonctionnement dans des classes, je peux dire qu'il y règne un sentiment de méfiance dû au fait que les jeunes sont gardés à distance les uns des autres. Parce qu'ils ne se sentent pas en confiance (dû au manque de communication) dans ces lieux où ils passent des centaines d'heures par année, ils adoptent des comportements défensifs ou offensifs qui peuvent aller jusqu'à l'intimidation et le taxage qui, comme on le sait, font beaucoup de victimes. Pour faire face à ce sentiment d'insécurité, les jeunes tombent dans l'obsession de "la mode": ils s'accrochent à des styles vestimentaires et tentent ainsi se prémunir des attaques (verbales et/ou physiques). A défaut de pouvoir "être" ils s'accrochent au "paraître". Ceci décrit bien le climat malsain qui règne dans la plupart des classes et c'est seulement quand les "faiseurs de programme scolaire" réaliseront que l'apprentissage de la COMMUNICATION ENTRE JEUNES est essentiel pour le développement psychologique et émotif des jeunes que les préjugés basés entre autres sur la race et la religion pourront s'estomper.

  • Eric Folot
    Inscrit
    dimanche 25 juillet 2010 14h29
    Éthique et culture religieuse - Un cours à conserver !
    Deux citations : celle de Gandhi et celle de Jean-Jacques Rousseau :

    Gandhi affirme : « Les religions représentent des routes différentes qui convergent au même point. Peu importe si nos chemins ne sont pas les mêmes, pourvu que nous atteignions le même but. À vrai dire, il y a autant de religions que d’individus. Si un homme parvient au cœur de sa propre religion, il se trouve, de ce fait, au cœur même des autres religions (…) Dieu a créé différentes religions, tout comme il a créé leurs adeptes. Comment donc pourrais-je concevoir que la foi de mon voisin soit inférieure, et souhaiter qu’il se convertisse à ma religion ? Si je suis vraiment un ami loyal, je ne peux que prier pour lui souhaiter de vivre en parfait accord avec sa propre foi. Il y a plusieurs demeures dans le royaume de Dieu et elles sont toutes aussi saintes. QUE PERSONNE NE REDOUTE DE VOIR S'AFFAIBLIR SA PROPRE FOI EN SE LIVRANT À UNE ÉTUDE RESPECTUEUSE DES AUTRES RELIGIONS. La philosophie hindoue voit des fragments de vérité dans toutes les religions et nous enjoint d’avoir du respect pour chacune (...) La tolérance est aussi éloignée du fanatisme que le Pôle Nord du Pôle Sud. Une connaissance approfondie des religions permet d’abattre les barrières qui les séparent » (Gandhi, Tous les hommes sont frères : vie et pensées du Mahatma Gandhi d’après ses œuvres, Éditions Gallimard, Commission Française pour l’UNESCO, 1969).

    Et Jean-Jacques Rousseau d’ajouter : « Émile qu’il ne pût apprendre de lui-même par tout pays, dans quelle religion l’élèverons-nous ? À quelle secte agrégerons-nous l’homme de la nature ? La réponse est fort simple, ce me semble ; nous ne l’agrégerons ni à celle-ci ni à celle-là, MAIS NOUS LE METTRONS EN ÉTAT DE CHOISIR CELLE OÙ LE MEILLEUR USAGE DE SA RAISON DOIT LE CONDUIRE » (Jean-Jacques Rousseau, Émile ou de l’éducation, Garnier-Flammarion, Paris, 1966).


    Eric Folot

  • Jean Laberge
    Abonné
    dimanche 25 juillet 2010 17h34
    L'antilibéral: @EFolot
    La citation de Ghandi ne conforte pas ECR puisque ECR ne propose aucune religion alors que Ghandi parle à partir de l'Hindouisme: un hindou ne devrait pas avoir peur de connaître les autres religions, au contraire; en étudiant les autres religions, il gagnera en intelligence de sa propre religion. C'est l'argument du collège Loyola disant vouloir étudier les autres religions dans une perspective catholique: on ne peut connaître les autres religions qu'à partir d'une perspective religieuse préalable.
    Quant à la citation de Rousseau, il s'agit d'un argument libéral: le but de l'éducation religieuse concerne strictement la liberté de choix, pas l'adoption d'une conviction religieuse en particulier. Or, le but de l'enseignement religieux pourrait être tout autre que la liberté de choix; par exemple, l'acquisition d'une mémoire religieuse historique. Personnellement, je privilégie l'acquisition d'excellences (vertus), et la foi chrétienne constitue une telle excellence. Sans la foi, dit saint Paul, je n'ai rien. J'aurais beau tout connaître, si je n'ai pas cette vertu, je ne connais rien.

  • Bernard La Riviere
    Abonné
    dimanche 25 juillet 2010 21h19
    Un peu de Condorcet
    Puisque les derniers intervenants en sont aux citations, en voici une du plus grand penseur de l'éducation publique. Condorcet écrit, dans son premier Mémoire sur l'instruction publique que «La puissance publique n'a pas droit de lier l'enseignement de la morale à celui de la religion». L'objectif de l'instruction est de réduire les inégalités, pour Condorcet, et non d'infuser des opinions.
    Les enfants sauront très bien se débrouiller sans ÉCR et, de plus, certains ne sont pas intéressés par les religions. On l'oublie trop.

  • Jean Laberge
    Abonné
    lundi 26 juillet 2010 09h17
    L'antilibéral:@BLaRiviere
    La citation de Condorcet conforte le point de vue libéral sur l'éducation, point de vue qui nous vient, évidemment, des Lumières. Querlle est la finalité de l'éducation libérale? - La liberté de penser. C'est une opinion qui se vaut. Pour ma part, je préfère croire que la finalité de l'éducation consiste dans l'apprentissage des excellences, dont celle de la pensée, et dont celle de la foi chrétienne, qui, elle aussi, est une excellence... au grand dam des libéraux.

  • johanne fontaine
    Abonné
    lundi 26 juillet 2010 09h49
    "Réduire les inégalités"
    Devrait résonner
    tel un mot d'ordre,
    dans le Québec contemporain...

    En lieu et place,
    les tenants de ECR confortent
    le statut de traditions
    se perdant dans la nuit des temps,
    au motif même,
    de leur longévité...

    Johanne Fontaine
    St--Cuthbert

  • johanne fontaine
    Abonné
    lundi 26 juillet 2010 09h54
    Un exemple à suivre
    Tiré de la préface de Pensées et Médiations de Khalil Gibran:
    " La vie de Gibran fut une exemple de la foi en l'autorité du vasate esprit. Sa vive intelligence le poussa à s'ouvrir (à) une nouvelle voie. Le monde de Gibran imaginait un endroit illuminé par la raison et la compréhension. En sons sein, les superstitions et les fantaisies fondent comme glace sous loes rayons du soleil. Mais hélas, qu'en est-il dans le monde réel oû ous vivons? Toutes sortes de dirigeants ont conquis le pouvoir, sauf celui qui avait un esprit. L'honnête esat pourré à la tromperie, l'imposteur conserve sa domination et les gens sont enchaînés par les usages et par la tradition.

  • johanne fontaine
    Abonné
    lundi 26 juillet 2010 09h58
    un exemple à suivre (suite)
    Leur religion devient une sévère coutûme. Les gens suivent les ornières tracées par leurs ancêtres. Ils ne suivent pas la lumière de leur propre esprit ni les ordres de leur propre coeur. C'est cela qui les a entraînés dans d'étroites croyances séparées, dans des nations divisées, inamicales et soupĉonneuses, au lieu de les conduite à la foi universelle et à la nation mondiale. Ainsi, ils sont demeurés les victimes des superstitions, Et dans un monde conditionné de la sorte, on obtient le succès en sacrifiant sa conscience et son honneur.

  • johanne fontaine
    Abonné
    lundi 26 juillet 2010 09h59
    Un exemple à suivre (fin)
    L'homme intègre est pris dans les mâchoires de la pauvreté. L'honnête fomme est avili, le menteur est admiré et récompensé par des biens matériels."


    Johanne Fontaine
    St-Cuthbert

  • Eric Folot
    Inscrit
    lundi 26 juillet 2010 10h06
    @ Bernard La Rivière
    Alexis de Tocqueville affirmait : « La liberté voit dans la religion la compagne de ses luttes et de ses triomphes, le berceau de son enfance, la source divine de ses droits. Elle considère la religion comme la sauvegarde des mœurs ; les mœurs comme la garantie des lois et le gage de sa propre durée » « On ne peut donc pas dire qu’aux Etats-Unis la religion exerce une influence sur les lois ni sur le détail des opinions publiques, mais elle dirige les mœurs, et c’est en réglant la famille qu’elle travaille à régler l’État » « C'EST LE DESPOTISME QUI PEUT SE PASSER DE LA FOI, MAIS NON LA LIBERTÉ. La religion est beaucoup plus nécessaire dans la république qu’ils préconisent, que dans la monarchie qu’ils attaquent, et dans les républiques démocratiques que dans toutes les autres » (Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, Tome I, Flammarion, Paris, 1981).

    Eric Folot

  • Eric Folot
    Inscrit
    lundi 26 juillet 2010 10h08
    @ Jean Laberge
    M. Laberge, je suis une personne très libérale !

    Je cite à nouveau Gandhi : « La religion est un seul arbre avec de nombreuses branches. Si on ne voit que les branches, on est tenté de dire qu’il y a beaucoup de religions; mais si on voit l’arbre entier, on comprend qu’il y a une seule religion » (Gandhi, Tous les hommes sont frères : vie et pensées du Mahatma Gandhi d’après ses œuvres, Éditions Gallimard, Commission Française pour l’UNESCO, 1969).

    Eric Folot

  • Bernard La Riviere
    Abonné
    lundi 26 juillet 2010 10h25
    Tocqueville, génie et erreur
    Tocqueville a écrit des pages géniales d'intuition sur l'Amérique. Mais il n'avait pas prévu l'intégrisme chrétien qui «exerce une influence sur les lois [et] sur le détail des opinions publiques». Les intégristes chrétiens voudraient «régler la famille» en faisant du mari le chef, de la femme une mère ménagère; en interdisant l'avortement et les mariages homosexuels. Je crois que parfois, la religion divorce de la liberté (le divorce est-il permis, religieusement?).
    J'aime mieux Tocqueville lorsqu'il écrit, troisième partie, chapitre 1, «L'égalité des conditions et l'adoucissement des mœurs ne sont donc pas seulement à mes yeux des événements contemporains, ce sont encore des faits corrélatifs».
    Je préfère cette égalité comme «sauvegarde des mœurs».

  • Jean Laberge
    Abonné
    lundi 26 juillet 2010 10h50
    @EFOLOT
    Cher ami, il y a malentendu: votre point de vue, est on ne peut plus libéral en ce que vous défendez une laïcité ouverte! C'est moi l'antilibéral - même si cela peut sonner tordu. Vous aimez citer Ghandi pour justifier le pluralisme religieux qu'enseignerait ECR. On pourrait citer d'autres croyants, dont des chrétiens (l'Abbé Pierre entre autres), soutenant la même thèse de Ghandi. Je répète que Ghandi parle à partir de sa propre tradition religieuse, l'hindouisme auquel il adhère comme croyant. Cela s'appelle le «dialogue interreligieux». ECR n'enseigne pas l'interreligieux, car ECR n'enseigne aucune religion au sens où il n'engage à aucune confession religieuse. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il faut être croyant et adepte d'une confession religieuse pour connaître les autres religions. La foi chrétienne, celle que je connais le mieux comme croyant, s'enseigne comme on enseigne une vertu: par la pratique.

  • Eric Folot
    Inscrit
    lundi 26 juillet 2010 11h54
    @ Jean Laberge
    Vus dites : « Je répète que Ghandi parle à partir de sa propre tradition religieuse, l'hindouisme auquel il adhère comme croyant ». Je citerai de nouveau Gandhi :

    « Plus tard dans sa vie, quand on lui demandait s'il était hindouiste, il répondait : « Oui je le suis. Je suis aussi un chrétien, un musulman, un bouddhiste et un juif. » » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohandas_Karamchand_G

    Eric Folot

  • Eric Folot
    Inscrit
    lundi 26 juillet 2010 11h57
    @ Jean Laberge (j'ajouterais)
    « Le magazine pour l'égalité raciale américain The Crisis compara même Gandhi à Jésus en 1922[103]. En Europe aussi des voix se sont élevées pour revendiquer ce double héritage, notamment celle du Dr Albert Schweitzer :

    « Quand on me demande quels penseurs modernes ont influencé ma vie et ma philosophie, je réponds invariablement, ces deux noms : le grand auteur Allemand Goethe et l'humble saint hindou Mohandas Gandhi. (...) De même, Gandhi, qui était l'hindou le plus chrétien du siècle, a reconnu qu'il avait eu l'idée d'Ahimsa et de non-violence des commandements de Jésus (...) Chez eux deux, l'éthique de perfection intérieure est gouverné par le principe de l'amour ». » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohandas_Karamchand_G

    Eric Folot

  • johanne fontaine
    Abonné
    lundi 26 juillet 2010 16h48
    Moi tout craché...
    Saperlipopette!

    16:40 hrs: je revisite ce forum.
    Faute de m'être relue, j'ai tout bousillé, l'extrait de la préface de Pensées et Médiations de Khalil Gibran, expédié et publié en trois volets à 9:54 9:58 et 9:59 hrs, ce jour même.
    Bof!

    Johanne Fontaine
    St-Cuthbert

  • Bernard La Riviere
    Abonné
    lundi 26 juillet 2010 20h13
    Bref
    Je conclus de cette discussion qu'effectivement, pour cause de confusion, ce cours devrait être retiré des programmes primaire et secondaire de nos écoles laïques. Et je n'ai rien contre Gandhi et encore moins contre le bon docteur Schweitzer qui fut un grand défenseur de la libre pensée (The philosophy of civilization —1948).

  • Nelson
    Inscrit
    lundi 2 août 2010 00h56
    PARLER AUX ENFANTS DES CHOSES QUE N'EXISTENT PAS (DIEU) ÉQUIVAULT À LEUR MANQUER DE RESPECT.
    EN PLUS :

    L'ETHIQUE N'AI RIEN À VOIR AVEC LA CULTURE ET LA RELIGION,

    LA CULTURE N'A RIEN ÀVOIR AVEC LES RELIGIONS,

    LES RELIGIONS PARLENT DES CHOSES QUE N'EXISTENT PAS, AU CONTRAIRE DES ÉTHIQUES ET DES CULTURES.

  • Democrite101
    Inscrit
    lundi 2 août 2010 19h38
    Culture et religion sont antinomiques


    Il est temps que nous retirions aux croyants le privilège d'être des pique-assiettes (des fonds publics pour mousser leur religion).

    C'est un peu cela le fond du problème: ils veulent se faire payer par tous les citoyens leur propagande religieuse privée.

    En outre, les abyssales niaiseries des religions (création néolithique dès l'apparition du mythe) sont un frein au développement des sciences (humaines et naturelles) chez les enfants. Eau changée en vin et résurrection, c'est l'imbécilité toute crue. Non pour nos enfants.

    On peut citer Gandhi, homme de justice certes, mais profond archaique et réactionnaire profond (si vous avez lu sa biographie familiale et anthropologique). Quant à Rousseau, pensée généreuse certes, mais bancale à trop de points vue.

    La religion, c'est le refus de la culture, car cette dernière est l'imagination vivante, non l'imaginaire fossilisée d'un mythe ancien.

    Jacques Légaré

  • Democrite101
    Inscrit
    mardi 3 août 2010 13h18
    ECR: cours hypocrite, et d'une autre époque


    Monsieur Medhi écrit: le cours ECR est utile pour comprendre et vivre dans cette société québécoise en mutation interculturelle et pour faciliter le savoir vivre ensemble C'est faux.

    On ne peut comprendre le Québec du XXIe siècle en apprenant les rites et croyances religieuses qui ont été fabriquées au néolithique et dans l'Antiquité. On comprend le Québec d'aujourd'hui par les sciences humaines (sociologie, histoire, géographie, anthropologie, ect.).

    Vouloir faire faire sa propagande religieuse par les fonds publics et par le biais d'une approche sympathique de la religion, et en plus déconectée des sciences humaines, c'est se faire rouler... comme des enfants d'école.


    La religion n'est qu'une toute petite portion de la culture, et de moins en moins... Les cultures scientifique, artistique, technique sont de loin préférables pour la formation des jeunes du XXIe siècle. En plus d'un cours de formation personnelle et de psychologie quotidienne.


    L'Éthique est une partie de la philosophie. Elle est autonome, rationnelle et elle esr liée intimement à la liberté individuelle. Se faire kidnapper par les religions, comme par le passé, fut sa détresse même. Partie intégrante d'une philosophie rationaliste, instruite par toutes les sciences humaines, elle a de beaux jours devant elle pour bien former le sens moral de la jeunesse.

    Les imbécilités irrationnelles, les crimes historiques, les rivalités politiques sanguinaires des religions sont une véritable pollution pour le développement de l'Éthique et de son enseignement.


    Ce n'est pas parce que les jeunes Québécois sauront qu'il y a un gros caillou dans la Ka'ba qu'ils sympathiseront avec nos jeunes immigrants du Magreb ou d'ailleurs, mais en jouant au hockey avec eux !

    Soyons, enfin, des citoyens évolués, émancipés et vraiment libres des noirceurs religieuses du passé.


    Jacques Légaré, ph.d. En philosophie politique
    Professeur d'Éthique pendant 15 ans

  • Jean Rousseau
    Inscrit
    mercredi 4 août 2010 20h24
    DÉCOUVRIR LES VÉRITABLES NATURES DES RELIGIONS *pour connaisseurs

    Voilà ce qui serait l'objectif d'un cours élaboré par une personne respectueuse des besoins de l'élève. Les attitudes de pute des gouvernements Charest et Harper à l’égard des autorités religieuses et leurs ouailles, font en sorte de maintenir, sous forme déguisée, la domination de ces dernières à l’intérieur des écoles. Les répercussions de cette mainmise demeurent immenses, allant de la fixation des développements cognitif et affectif à l'abrutissement pur et simple de l'individu, (1). Le cas flagrant des indépendantistes qui, ne parviennent pas à prendre conscience, qu'advenant un référendum gagnant, les anglais pourrait nous traiter pareillement aux acadiens de jadis, permettra d’étayer ma thèse.

    (1) Quiconque prendrait en considération cet autre meurtre, survenu tout
    récemment, d’un père contre sa fille, (qui ne voulait pas porter le voile),
    s’apercevrait sans peine du bien fondé de mon propos.


    Jean Rousseau, B. Ps
    directeur de L'École des détectives (acquisition du sens critique)
    courriel: jeanrousseau1956@live.ca

  • Marie Claude Poulin
    Inscrit
    vendredi 24 septembre 2010 14h29
    Rectification pour l'auteur de cet article
    Lorsque je lis les propos de Mme Lise Boivin, je relève dans le deuxième paragraphe, un point qui est inexact, je cite la phrase dans son contexte partie b.

    « Le système scolaire n'est plus confessionnel depuis l'amendement constitutionnel de 1998 par lequel les catholiques et les protestants ont renoncé à leurs droits pour faire de l'école un lieu où l'appartenance religieuse n'avait plus d'importance. »¨

    Les parents qu’ils soient catholiques ou protestants n’ont pas renoncés à leurs droits bien au contraire, nous ns sommes levés pour dire notre désapprobation, malgré le mouvement que nous avons fait ont a passé outre à la volonté des parents, ont leurs a enlever leurs droits, c’est bien différent et anti-démocratique.

    Renoncer par définition : cesser, par une décision volontaire d’abandonner un droit en baissant les bras, ce qui n’a pas été notre cas, nous endossons comme principe, renoncer à sa liberté : c’est renoncer à sa qualité d’homme. Renoncer à un bien tangible pour des illusions, c’est renoncer au véritable bonheur.

    En lisant l’ensemble des commentaires, nous découvrons la déception causée par la religion. Il est sûr et certain que la religion, c’est la forme sans contenu. Elle est tout ce que l’homme peut faire pour plaire à Dieu Bien souvent, on parle de Lui, sans même le connaître ou si peu. Les hommes bâtissent à leur façon « sans même consulter Dieu » chacun€ fait ce qui lui plaît, sans égard à ce qu’il dit dans Sa Parole, nous ne pouvons le dissocier de sa parole, car il est le Dieu de la parole. La foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la parole de Christ (la Bible) Il a Son caractère unique, Sa personnalité distincte, ce qui peint et défini Sa personne, Ses signes, Ses traits, Sa manière d’être il est riche en compassion, ses attributs décrivent qui il est dans Son essence même, il est mon Créateur, lorsque je regarde la na

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
39 réactions
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012