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    Les commissions scolaires veulent le report du bulletin unique

    8 juillet 2010 |Lisa-Marie Gervais | Éducation
    Il est encore trop tôt pour introduire un bulletin unique dans les écoles du Québec, ont fait savoir les commissions scolaires francophones et anglophones du Québec, qui ont exhorté la ministre à reporter d'un an son projet. L'Association du personnel de direction des écoles et la Fédération des syndicats de l'enseignement avaient aussi réclamé plus de temps, alors que s'amorçait la période des 45 jours de consultation suivant le dépôt du projet de règlement qui visera à modifier le Régime pédagogique pour imposer à toutes les écoles, primaires et secondaires, un seul modèle de bulletin.

    «Sans être en total désaccord avec le bulletin unique, nous aurions préféré que des balises encadrent la forme du bulletin plutôt que d'imposer un modèle unique», déplore-t-on dans le mémoire de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).

    Le nouveau modèle propose d'introduire quatre étapes obligatoires, d'inscrire les absences et les moyennes de groupe et de réduire le nombre de compétences à évaluer (en français, par exemple, trois notes en pourcentage figureront pour les trois compétences évaluées).

    La présidente de la Fédération, Josée Bouchard, croit que cette formule unique est «tranquillement en train de tasser la réforme», notamment parce que l'accent sera mis sur les connaissances plutôt que sur les compétences transversales. «Ne perdons pas de vue la vraie question: est-ce que ce qui nous est proposé va faire en sorte qu'on n'érodera pas les assises du renouveau pédagogique? a-t-elle dit. On oublie que l'important, c'est que le jeune réussisse.» Mme Bouchard s'inquiète du fait que le cadre d'évaluation, ces balises qui aident l'enseignant à savoir comment évaluer chaque compétence, n'a pas encore été transmis.

    Quant à Debbie Horrocks, la présidente de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, elle estime que ce n'est pas du tout le moment de procéder à de tels changements alors que tout le personnel et les enseignants, qui auront besoin de formation sur ce nouveau bulletin, sont en vacances. Pis, elle ne voit même pas pourquoi un tel changement serait nécessaire. «Laissez-nous le temps de nous asseoir et de discuter avec nos directeurs, nos écoles. D'après nous, le bulletin actuel marche très bien», a-t-elle insisté, y allant d'une formule en anglais pour résumer sa pensée: «If it's ain't broken, don't fix it.»

    La période de consultation du projet de règlement se terminera à la fin du mois.












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