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Examens du ministère - 87 % des élèves ont passé le test

Les régions Chaudière-Appalaches, Capitale-Nationale et Lanaudière ont obtenu les meilleures notes

Lisa-Marie Gervais   2 juillet 2010  Éducation
Les jeunes Québécois du secondaire ont passé le test haut la main l'an dernier. Le taux de réussite global de ces quelque 100 000 élèves francophones et anglophones de 4e et 5e secondaire à avoir passé les épreuves ministérielles en 2009 est de 87,4 %, soit nettement meilleur que celui de 83,3 % obtenu en 2005.
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  • Michele
    Inscrit
    vendredi 2 juillet 2010 08h51
    Mission accomplie
    La Réforme visait, entre autres choses, un réhaussement du taux de réussite des élèves. À cet égard, tenant compte des résultats aux examens minìstériels de 2010, on peut maintenant penser que cet objectif a été atteint.

  • Gaelle Gallant
    Inscrit
    vendredi 2 juillet 2010 11h01
    Mission APPAREMMENT accomplie !
    Les taux de réussite publiés par le MELS

    Réjouissons-nous ! Le ministère de l’Éducation a publié cette semaine les résultats provinciaux aux examens de juin 2009. Il paraîtrait que les élèves du Québec réussissent de mieux en mieux. Ainsi, depuis 2005, les taux de réussite sont passés de 83,3 % à 87,4 %. Spécifions que le terme « taux de réussite » signifie le pourcentage des élèves qui ont obtenu minimalement la note de passage de 60 %.

    Avec toutes les critiques que l’on entend sur le système d’éducation, cette nouvelle est un peu surprenante. Comment expliquer cette nette amélioration du taux de réussite ? La réponse m’a été donnée par un enseignant qui a été superviseur de la correction de l’épreuve unique de français de la 5e secondaire pendant quelques années. Il appréciait son travail, mais il s’est vu dans l’obligation morale de démissionner : il n’en pouvait plus de voir que les règles de correction «s’assouplissaient» d’année en année, afin de répondre à une commande d’ordre politique. L’injonction vient d’en haut : ordre de moins pénaliser, les élèves doivent réussir à tout prix. Une petite manipulation par ci, une autre par là. On «normalise» les notes des enseignants et hop ! c’est réglé ! La fin justifie les moyens !

    Au fait, comment expliquer que les élèves passent haut la main les épreuves de français du Ministère alors que les enseignants du collégial et de l’université constatent que bien peu maîtrisent les règles élémentaires de la langue ? Mystère ! Peu importe, accueillons les résultats du MELS et réjouissons-nous !

  • richardle
    Abonné
    vendredi 2 juillet 2010 11h33
    le vrai et son contraire
    Si un mauvais taux de réussite peut être causé par l'examen lui-même, c'est aussi le cas d'un haut taux de réussite, non?
    Richard Lépine

  • Marie Michaud
    Inscrit
    vendredi 2 juillet 2010 12h59
    Résultat de 2008-2009
    Ces résultats ne nous éclairent pas encore sur la réussite des élèves de la réforme (ou du renouveau pédagogique). Ce sont ceux de juin 2009.

    Il nous restera à voir ceux de cette année tout en se rappelant que les examens ont changé et que certains ont reproché ces nouvelles évaluations. En français, on a diminué la complexité de l'examen en changeant la lettre d'opinion pour la lettre ouverte.

  • François Dugal
    Abonné
    vendredi 2 juillet 2010 13h04
    Les tricheurs
    Les critères de correction du test ont été abaissés, selon les instructions du sous-ministre. Il s'agit de faire bien paraître les bonzes du «Complexe G».
    Les tricheurs ne sont pas ceux que l'on pense.

  • Jean-Sebastien Ricard
    Abonné
    vendredi 2 juillet 2010 14h10
    Étrange, le lectorat réactionnaire demeure silencieux face à cette nouvelle
    Il suffit qu'un chroniqueur évoque hors contexte et sans analyse UN extrait d'UN texte d'UNE élève de secondaire 5 pour faire le procès de la réforme, du ministère de l'Éducation et des sciences de l'éducation dans leur presque totalité (voire la démagogique chronique remplie de sophismes de Christian Rioux intitulée "Alex 661") pour qu'une quantité phénoménale de lecteurs inonde de commentaires le site du Devoir, des commentaires allant presque systématiquement dans le même sens: les jeunes sont moins bons qu'avant en écriture, les jeunes sont sacrifiés par le ministère, les jeunes sont plus faibles intellectuellement que leurs grands-parents, le système scolaire est de plus en plus pourri, etc..

    Et voilà que des STATISTIQUES sortent, des statistiques portant sur PLUSIEURS jeunes (deux cohortes au complet, c'est surement plus représentatif qu'une seule élève). Ces statistiques méritent bien sûr d'être analysées avec rigueur, mais elles tendent à démontrer le contraire de ce que M. Rioux et ses admirateurs avancent sur notre système d'éducation. Mais où sont les commentateurs ? Absents... Sont-ils en vacances ? Ont-ils cessé de lire Le Devoir ? Il n'y en a même pas un seul pour nous sortir l'argument du fameux "nivèlement par le bas" qui expliquerait ce succès, un pour nous dire que la vraie éducation, c'est apprendre à citer Cicéron en latin et que les statistiques s'expliquent par la disparition de ce savoir essentiel... N'est-ce pas mystérieux ? Où êtes-vous lecteurs conservateurs lorsque les FAITS contredisent vos états d'âme ? J'aurais tant aimé vous lire là-dessus...

    Jean-Sébastien Ricard
    Enseignant en philosophie au cégep

  • Jean-Sebastien Ricard
    Abonné
    vendredi 2 juillet 2010 14h49
    Erratum
    Tous les commentaires précédents ont été modérés pendant que j'écrivais le mien il semble. Me voilà rassurer, les conservateurs sont toujours actifs. Et ceux intéressés davantage par leurs états d'âme que par les faits continuent toujours leur beau travail de mauvaise foi.

  • Maxime Plamondon
    Inscrit
    vendredi 2 juillet 2010 15h58
    Pour l'avoir vécu...
    Je viens de terminer mon secondaire, et j'ai passé une partie de celui-ci hors de la réforme, une autre partie dans. La réforme, au niveau du français, consiste en un laisser-aller épouvantable au niveau de la qualité des textes produits. Pour avoir passé l'épreuve unique il y a deux semaine, cet examen m'a un peu fait penser à ce qu'on nous servait, en secondaire 1. Je connais plein d'élève qui devrait être en sec. 4, voire 3, pour cause de grande lacune, entre autre au niveau du français, mais ils passent quand même. Je remercie le ministère d'être en train de former une génération d'étudiant quasi ignorant, qui passeront pour des habitants au yeux du reste du Canada. Et je lève mon chapeaux aux enseignants du Cégep, qui auront bien du travail à faire l'an prochain.

  • Marie Michaud
    Inscrit
    vendredi 2 juillet 2010 18h29
    Épreuve unique
    @Maxime

    Comment avez-vous pu passer l'épreuve unique de français il y a deux semaines alors que celui-ci se passait le 6 mai en avant-midi pour tous les élèves de la belle province?

  • Claude Kamps
    Inscrit
    vendredi 2 juillet 2010 19h36
    Une réussite par un nivellement par le bas
    Y a pas plus à ajouter, regardez et questionnez des jeunes qui sortent du secondaire 5 ou sont au CEGEP, si les parents pour n'importe quel raison ne s'en sont pas occupé, c'est un désastre.

    Pour justifier son bon gouvernement Charest a dit à sa ministre de baisser le niveau des question, ou pire de les transmettre d'avance au professeurs pour qu'ils fassent les «bons» exercices...

    Dans ces 87% combien de garçon, de futur père?

  • marie-eve mathieu
    Abonné
    vendredi 2 juillet 2010 23h52
    épreuve revue
    Les résulats sont meilleurs en 2009 qu'en 2005? Dans ce cas, pourquoi avoir changé la nature de l'évaluation cette année? Le mois dernier, dans la Presse et Le Devoir, nous avons appris que ce n'était plus un texte argumentatif demandé aux étudiants, mais la production d'une lettre d'opinion. Comme l'épreuve n'est plus identique à celle des années antérieures, il deviendra très difficile d'en mesurer la valeur et, en plus, cela coïncide avec le départ des premiers "réformés" du secondaire.
    Il serait peut-être temps que l'on prête l'oreille aux propos de Monsieur Normand Baillargeon, qui demande que l'on applique un principe de "précaution pédagogique" et que l'on arrête de jouer aux apprentis sorciers avec les jeunes.
    Au cégep, dès l'an prochain, on devra enseigner aux étudiants des moyens de s'autocorriger et cela comptera dans la note du cours de français-littérature. Consigne: trouvez un moyen efficace de différencier le "a" du "à". C'est réussi à moitié? L'élève obtient 5/10. Avant, il n'aurait que perdu ses points. L'idée de l'autocorrection n'est pas mauvaise en soi, mais il faudrait l'instaurer en 3e année du primaire et en resserrer progressivement les critères. Les bons étudiants (et il y en a plusieurs , je ne doute que l'an prochain aussi, nous aurons notre part de bons candidats dans les classes) savent s'autocorriger et ils n'ont besoin que de peu de conseils; les autres qui ont été plus négligents ou qui ont reçu une formation déficiente vont avoir du mal à s'y mettre après plus de 10 ans de fréquentation scolaire... C'est bien mal parti tout cela.

  • LaSuppleante
    Inscrit
    dimanche 4 juillet 2010 14h49
    Nuance
    Je trouve qu'on jette rapidement le blâme sur la réforme lorsque les résultats ne nous satisfont pas. Je suis étudiante en enseignement préscolaire et primaire, finissante cette année et déjà, j'ai vu des aberrations qui ne concernent pas du tout le programme, mais plutôt les enseignants!

    Le programme actuel a été une demande des parents, des enseignants et du milieu professionnel suite au manque de compétence de jeunes finissants. Certes ils semblaient bien connaissants, mais pouvaient-ils mettre en application les nombreuses connaissances apprises pour devenir des travailleurs efficaces et compétents? Il semble que la réponse était non et qu'une réforme s'imposait, ce qui a été fait.

    Maintenant que la réforme est en place, plusieurs enseignants ont courbé le dos devant la difficulté de l'évaluation de la compétence qui demande plus de traces, plus de temps qu'évaluer une simple connaissance. Attention, je ne dis pas que c'est le cas de tous les enseignants, mais j'en ai déjà trop vus. Résultat: ils ne suivent plus l'ancien programme, le nouveau non plus. C'est plutôt un grand n'importe quoi en attendant (et souhaitant) que le ministère fasse marche arrière.

    En ce qui concerne le français, les nouveaux enseignants eux-même (qui soit dit en passant ont étudié selon l'ancien programme) ne savent pas écrire! D'ailleurs, une grande proportion échoue au premier passage le test de français obligatoire pour enseigner. Plusieurs échouent encore au deuxième passage et certains ne feront pas leurs derniers stages en raison de ces échecs. Pourtant, ils n'ont pas étudié selon le nouveau programme. Plusieurs adultes écrivent aujourd'hui très mal, plusieurs adolescents aussi, sans regard pour le programme de l'époque.

    Doit-on réellement pointer du doigt que le programme? Pour moi, c'est réduire le débat au plus simple. Il y a pourtant bien plus de facteurs en jeu qu'un simple programme, mais bien une société chez qui, pour mo

  • Marc Provencher
    Inscrit
    lundi 5 juillet 2010 15h05
    Non, pas vraiment rassuré, citoyen Ricard !
    Le citoyen Ricard : « Tous les commentaires précédents ont été modérés pendant que j'écrivais le mien il semble. Me voilà rassurer. »

    Qu'un prof de philosophie ne sache pas conjuguer le verbe "rassurer" - un verbe du premier groupe qui plus est, un verbe tout ce qu'il y a de pépère - voilà qui n'est pas rassurant. Espérons qu'il relit avec plus d'attention les notes qu'il distribue à ses étudiants.

    Je trouve en tout cas un peu sim-simple, pour ne pas dire comiquement rhétorique, l'irruption dans le débat de ce vocabulaire militant: ainsi donc, seul un "lectorat réactionnaire" saurait questionner la réforme et les prétendues "sciences" de l'éducation ? Mais alors la réforme serait "progressiste", donc politiquement pas neutre du tout ? D'où ma confusion.

    Pour plus de clarté, il faudrait préciser à quoi les "réactionnaires" en question réagissent. Peut-être ont-ils eu, tout comme moi dans les années 70 (primaire) et 80 (secondaire), à se farcir les crétins du "vécu" et leurs programmes à la con ? Quelle chance j'ai eue d'avoir des profs qui savaient se foutre aussi souvent que nécessaire des directives de ce qu'on appelait alors le MEQ ! (Mon souvenir le plus lointain à cet égard remonte au doux temps du primaire, quand il fallait soi-disant rebaptiser le professeur "personne ressource" et les élèves "séduquants", car les termes précédents, dans toute leur dureté réactionnaire, connotaient soi-disant une horrible relation d'autorité, si figuri !) Trente ans et des poussières plus tard, je soupçonne que les primaires instruits qui sévissaient alors au ministère sont toujours en poste, prêts comme hier à se jeter sur n'importe quelle tambouille idéologique à la mode - en l'occurence, la doctrine du socioconstructivisme - pourvu qu'on la leur présente comme une "science", dans une sorte d'éternel remake des 'Habits de l'empereur'. Ou alors si ce ne sont pas les mêmes, ils se sont clonés, à l'évidence...

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    mardi 6 juillet 2010 07h26
    Ma langue est malade
    A lire tous ces commentaires, je me demande quand notre français va disparaître de notre civilisation. Ceux qui réussissent à s'en sortir ... sont une minorité grâce aux professeurs qui enseignent avec les méthodes qui ont leur preuve. Il faut accuser le clavardage sur internet qui utilise l'écriture au son...

    Que dire dire du langage parlé à la télévision, à la radio et chez les humoristes et les téléromans télévisés.

  • Pierre Schneider
    Abonné
    mardi 6 juillet 2010 07h40
    Enseignement du français
    J'aurais bien aimé qu'on publie les résultats détaillés des notes obtenues en français écrit, car ce que je lis de plusieurs nouveaux diplômés est horrifiant. Avec toutes les complexités qu'on a apportées depuis 50 ans à cet enseignement, il n'est pas étonnant de constater le nombre de fautes dans les textes. Petite question à tous ces beaux esprits du MEQ: Expliquez donc comment il se fait qu'autrefois ( il y a plus de 50 ans), des élèves de septième années écrivaient sans jamais faire de fautes d'orthographe ou de grammaire ?
    Les méthodes étaient alors beaucoup plus simplifiées, mais elles donnaient d'excellents résultats !

  • S Allard
    Inscrit
    mardi 6 juillet 2010 09h33
    Que se passe-t-il du côté anglophone ?
    Ce débat sur la réussite scolaire du secteur francophone sent le réchauffé. On ressortt les mêmes vieux arguments contre tout ce qui est nouveau et innovateur en matière d'éducation, on déplore inévitablement le nivèlement par le bas et on dénigre le Ministère de l'éducation et ses fonctionnaires. Bof, rien de nouveau. C'est le vieux combat des nostalgiques contre les innovateurs.

    Or, il est intéressant de constater que du côté anglophone de notre système d'éducation, on ne voit pas un tel déchainement de passions dans les journaux au sujet des réformes et les taux de réussite. J'ai l'impession que les réformes passent plutôt bien et que les élèves se portent bien. En tout cas, on n'en entend pas parler. Qu'est-ce qu'on a nous les francophones que les anglophones n'ont pas ? Ou c'est peut-être l'inverse ?

    Je n'ai pas la réponse, mais j'ai l'impression qu'il y a une sorte d'ouverture d'esprit au changement et à l'innovation chez les anglophones dans le domaine de l'éducation. Alors qu'en français nous sommes englués dans des débats plutôt insignifiants sans fin, les anglophones regardent vers l'avenir. À mon avis, c'est une des raisons de cet engouement chez les allophones et beaucoup de francophones, faut-il se le rappeler, non seulement pour le cégep anglophone mais aussi pour l'université en anglais..

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 6 juillet 2010 10h47
    La connaissance de la langu française.
    Je n'ai pas eu ce problème, parce que j'ai fait mes études classiques dans les années '50. Mes enfants et petits enfants non plus, parce qu'ils ont étudié dans des écoles privées. Ils ont tous une bonne connaissance des règles grammaticales qui, dit-on, ont été laissées de côté par le ministère de l'éducation, et par le fait même, par les écoles publiques..

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