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Génération réforme (3) - Les nouveaux examens souffrent de préjugés

Lisa-Marie Gervais   16 juin 2010  Éducation
Les examens de la fin du secondaire ne seraient pas plus faciles aujourd’hui qu’avant la réforme.
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Les examens de la fin du secondaire ne seraient pas plus faciles aujourd’hui qu’avant la réforme.
C'est le sprint final pour les élèves du secondaire avant les vacances d'été. Tous les regards sont tournés vers ceux de 5e secondaire, qui constituent la première cohorte de diplômés 100 % réforme. Troisième d'une série de textes sur le Renouveau pédagogique.
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  • Franfeluche
    Abonné
    mercredi 16 juin 2010 08h43
    Faire appel au jugement
    Il est beaucoup plus facile d'évaluer les connaissances d'autant plus que les enseignants ont, depuis longtemps, une expérience en la matière. Pour ce qui est des compétences, il s'agit d'un nouveau défit à relever pour les enseignants et cette compétence d'évaluation fait appel à leur jugement qui, à mon avis, ne peut se concrétiser par une note et une moyenne de classe. Je suis d'accord avec les correctifs soulignés dans l'avant dernier paragraphe du présent article. Enfin, ce n'est pas parce que les compétences sont difficiles à évaluer qu'il faut les exclure du programme.

  • Marjolaine258
    Abonné
    mercredi 16 juin 2010 09h09
    J'apprécie la difficulté
    Qui a dit que l'apprentissage et les examens devaient être faciles ? Le monde du travail et la vie présentent souvent des situations difficiles à résoudre. Je suis de la génération juste avant que les examens à choix multiples apparaissent. Je me souviens que le ministère de l'Éducation de l'époque nous avait présenté les futurs examens objectifs. Nous les avions complétés et comme jeunes nous trouvions inquiétante cette nouvelle approche. Quand tu ne connais pas la réponse, tu as tout de même la chance de tomber sur la bonne réponse; de plus comme c'est facile à corriger ! Même un enfant du primaire peut corriger n'importe quel examen objectif s'il a devant lui le corrigé.
    En voulant améliorer, le ministère de l'époque avait jeté le bébé avec l'eau du bain.

    Il est certain que corriger un examen où chaque élève y va de sa connaissance réelle de la situation proposée ça demande aussi des capacités de réflexion ainsi qu'une intelligence capable d'analyse. Les correcteurs d'examens sont issus de la générations de la facilité, il est normal qu'ils trouvent cela pénible au lieu de se réjouir de la capacité des élèves à s'exprimer adéquatement.

    J'encourage cette réforme de l'évaluation à partir des compétences!

  • Mpee
    Inscrit
    mercredi 16 juin 2010 09h53
    La Réforme, une illusion.. pour le moment
    Je ne comprends cette vague soulevée par la première cohorte à avoir expérimenté complètement la réforme. En effet, moi-même étudiante en enseignement, ayant fait plusieurs stages dans différents niveaux au primaire, je n'ai pas vu la réforme en action. Certes, la réforme est intéressante; mettre l'élève au coeur des apprentissages, lui faire expérimenter les notions et l'amener à être actif dans ses apprentissages au lieu de procéder à l'habituel discours magistral semble être une méthode révolutionnaire. Par contre, bien que le gouvernement ait mis sur pied cet réforme par écrit dans un joli programme, plusieurs enseignements n'ont reçus aucune formation à cet effet. Les étudiants en enseignement ayant reçu la formation au baccalauréat avec la réforme n'ont commencer à être de vrais enseignants dans une classe qu'ils leur est propre il n'y a que quelques années. Certains enseignants déjà en place tentent tant bien que mal d'appliquer cette réforme avec peu de moyens tandis que d'autres l'ignorent complètement. Cette nouvelle façon d'enseigner n'est même pas encore implantée dans nos écoles et ne le sera pas avant bon nombres d'années. Avant de faire un bilan formel, nous devrions attendre au moins une dizaine d'années encore!! Un changement de cet ampleur ne se fait pas du jour au lendemain et dépend beaucoup plus de la volonté et de la motivation des enseignants sur le terrain que des fonctionnaires qui prévoient cette réforme. Prenons donc notre mal en patience et laissons le temps faire les choses.

  • Patrick Viau
    Inscrit
    mercredi 16 juin 2010 11h27
    Mauvais outil
    «Les examens à choix multiples ou à développement court sont ainsi apparus peu inappropriés» : quel lapsus savoureux!

    En fait, un examen devrait être utilisé pour évaluer l'acquisition de connaissances. Le ministère lui-même ne respecte pas sa réforme. Évaluer une compétence devait se faire en accumulant des travaux pour que l'enseignant juge qualitativement du niveau plus ou moins marqué de son développement.

  • Franfeluche
    Abonné
    mercredi 16 juin 2010 17h03
    À Mpee
    Je souscrit entièrement à ce vous dites. Mais, que voulez-vous, nous sommes à l'époque du café instantané.

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