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ECR: l'enseignant prépare sa propre évaluation

Lisa-Marie Gervais   15 juin 2010  Éducation
Pour empocher un diplôme d'études secondaires (DES), un élève doit notamment réussir son cours d'Éducation physique et à la santé ou celui d'Éthique et culture religieuse (ECR) de 5e secondaire. Ce dernier n'est par contre pas sanctionné d'une épreuve ministérielle. Il revient donc à l'enseignant de concocter lui-même son évaluation. Les Situations d'apprentissage et d'évaluation (SAE dans le jargon) font généralement office d'examen de fin d'année en 5e secondaire.

Le cours d'ECR est l'aboutissement du mouvement de déconfessionnalisation de tous les éléments du système scolaire. Il est articulé autour de trois axes de compétence: réfléchir sur des questions éthiques, manifester une compréhension du phénomène religieux et pratiquer le dialogue.

Même s'il a des balises, le contenu de ce cours de cent heures est loin d'être uniforme. Selon le ministère de l'Éducation, la partie «éthique» aborde des contenus qui amènent l'élève à réfléchir sur des sujets tels que la liberté ou les lois. C'est, pour l'essentiel, très semblable à l'ancien cours de Morale. La partie «culture religieuse» du cours s'attarde à faire connaître la place du catholicisme et du protestantisme dans l'héritage religieux du Québec tout en ouvrant une fenêtre sur les rites et traditions des autres religions, comme le judaïsme, le bouddhisme, etc.

Voici des exemples de questions qui peuvent être posées:

-Comparez entre eux les rites funéraires de quatre grandes religions.

-Est-ce que l'être humain peut se réincarner après la mort?
 
 
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  • Democrite101
    Inscrit
    samedi 14 août 2010 09h28
    «culture religieuse», c'est une altération de la formation scientifique
    Ce cours est une honte. Avons-nous déjà vu de la «chimie religieuse», de la «physique religieuse» ? Ainsi donc, l'Éthique, collée à une religion, c'est du pétrole dans la soupe.
    La 1ère partie du cours, Éthique, est très bien faite. Il faut la conserver telle quelle. Et mettre à la poubelle «culture religieuse» qui n'est, justement, pas une culture. Existent bel et bien culture historique, culture philosophique, culture scientifique, mais culture religieuse est une antinomie: en culture on ouvre les yeux pour réfléchir, en religion on les ferme pour prier. Le rite obscurcit l'intelligence.

  • Madlee
    Inscrit
    lundi 14 mars 2011 00h41
    La parole aux ignorants
    J'étais, tout bonnement, en train de rechercher des source pour un travail, (car voyez vous, je suis étudiant en enseignement de l'éthique et culture religieuse) et je suis tombé sur cet article.

    Je suis tout à fait d'accord avec la tâche difficile que représente l'évaluation de ce cours. En plus, ce sont souvent des gens sans formation dans le domaine qui doivent donner ce cours, l'ECR servant de bouche trou aux permanents qui n'ont pas leur tâche complète.

    Je me dois cependant corriger Democrite101 qui semble penser comme un de ses nombreux "athées enragés" qui s'enflamment à chaque fois qu'on parle du mot "religion" à l'école. Oui, le volet "culture religieux" est nécessairement utile à la formation des étudiants québécois. Et, oui, il s'agit d'une ouverture, une ouverture sur le monde, les gens qui nous entourent. Mais pour bien comprendre les autres, il est primordial de bien nous connaître et de savoir par où nous sommes passés. Il ne s'agit pas là d'endoctrinement, mais bien d'un portrait social réaliste du Québec du 21e siècle. Si vous voulez mon avis, se battre contre la présence du religieux dans les écoles est aussi pire que de se battre pour le retour de la religion dans celles-ci. L'endoctrinement athée laisse autant de place au libre-choix de l'individu que l'endoctrinement religieux!

    En émettant de tels propos, en vous opposant à la compréhension des autres cultures et de leurs religions, vous faîtes preuve, ironiquement, d'un esprit incroyablement fermé, mon cher.

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