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Courchesne reste impassible face à la grève des enseignants

Québec — La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a déclaré que le débrayage d'une journée de 32 000 enseignants, prévu aujourd'hui, n'aurait aucun effet sur les positions gouvernementales.

Mme Courchesne a plutôt enjoint à la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) d'intensifier les négociations afin de parvenir à une entente dont les dispositions pourraient être mises en oeuvre dès la prochaine rentrée.

«Je ne peux pas dire qu'à cette étape-ci on ait vraiment négocié activement et en profondeur, a-t-elle dit, hier. Je trouve que même une grève d'une journée, ça pénalise tout le monde.»

Selon Mme Courchesne, les rapports de médiation indiquent que la partie syndicale freine le processus de négociations.

«Je n'utiliserai pas l'expression "mauvaise foi", mais le médiateur dit que le rythme pourrait être différent», a-t-elle dit.

La ministre a affirmé que le débrayage des enseignants, qui prévoit une manifestation à Montréal devant les bureaux du premier ministre Jean Charest, n'aura pas d'effet sur les positions de la partie patronale.

«Tout ce que ça a comme effet, c'est de faire cet appel à l'intensification des négociations et des échanges», a-t-elle dit.

La semaine dernière, le Conseil des services essentiels a conclu que la FAE détenait un mandat de grève légal. Le débrayage d'aujourd'hui touchera 300 000 élèves de 10 commissions scolaires de la grande région de Montréal, de la Montérégie et de l'Outaouais.

Les négociations entre le gouvernement et la FAE sont dans l'impasse. L'autre instance représentant plus de 60 000 enseignants à travers la province, la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE), s'est entendue avec les commissions scolaires la semaine dernière.

Selon la FAE, la journée de grève d'aujourd'hui vise à indiquer au gouvernement que «le statu quo sur les conditions de travail et sur les services actuellement offerts aux élèves n'est pas acceptable».

Le président du syndicat, Pierre Saint-Germain, a affirmé que les représentants de la FAE étaient disposés à négocier en tout temps, mais que ce sont ceux de la partie patronale qui nuisent à l'avancement des discussions.

«Les messages à la table de négociations sont insatisfaisants, alors je m'attends à ce que de nouveaux mandats soient donnés aux négociateurs de la partie patronale, dans le meilleur intérêt des élèves», a-t-il dit.

Mme Courchesne a affirmé qu'elle est ouverte à des aménagements concernant l'intégration des élèves en difficulté, dans la mesure où la valeur financière des demandes de la FAE était comparable à ce qui a été consenti dans ce dossier à la FSE.

«Avec la FSE, on a mis plus d'argent pour mieux répartir les enfants en difficulté à travers les classes, a-t-elle dit. Si avec le même argent, la FAE nous soumet d'autres cibles d'organisation du travail, on va être ouverts à l'étudier.»

M. Saint-Germain a indiqué qu'il était difficile de déterminer dans quelle mesure Mme Courchesne fait preuve d'une réelle ouverture, étant donné que la valeur des mesures convenues entre le gouvernement et la FSE est difficile à calculer.

«Je suis prudent quand on me dit qu'on va subordonner le tout, a-t-il dit. Il y a des éléments là-dedans qui n'ont pas été négociés comme tels, qui étaient déjà prévus.»
 
 
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  • l poisson
    Inscrit
    mardi 8 juin 2010 12h59
    Seul, le parti libéral se tient debout devant les syndicats
    Quel beau slogan électoral pour M. Charest si jamais il décidait encore une fois d'un scrutin surprise.

    L'été et ses festivals feront disparaître un peu la grogne populaire.
    La Commission Bastarache donnera son absolution en l'absence de documents signés en trois exemplaires.
    Au début de l'hiver, le psychodrame sociétal des négociations avec le Front commun atteindra son paroxysme.
    Et une méga-loi spéciale pour imposer la solution finale aux méchants syndicats
    fera découvrir au premier ministre qu'il a besoin d'un mandat fort pour se tenir debout: ''Charest, le résistant'', les publicitaires seraient ravis

    Spécialiste du ''timing'', M. Charest pourrait lancer les dés et déclencher une élection après les premières neiges.

    Quelle meilleure excuse que la température, pour oublier d'aller voter:
    ''J'avais les deux mains sur la souffleuse''.

    S"ils n'ajustent pas leur stratégie pour mieux parler au monde ordinaire, les syndiqués du gouvernement vont se faire faire tout un ''service public''...

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