Rapport du Vérificateur général - Les commissions scolaires pourraient réduire leurs dépenses
Québec — Les commissions scolaires sont trop nombreuses et pourraient faire des économies en frais d'administration, conclut le vérificateur général du Québec (VG), Renaud Lachance, qui déposait le premier tome de son rapport annuel hier. Il soutient que le ministère de l'Éducation ne s'intéresse pas suffisamment aux coût administratifs de ce palier du système, qui ont représenté 350 millions en 2007-2008.
M. Lachance a comparé et vérifié cinq commissions scolaires (CS), et il déduit que, sans réduire les services, celles-ci pourraient économiser entre 4,6 à 8,1 millions en frais d'administration. Il s'est dit surpris par le fait que les cinq commissions scolaires qu'il a vérifiées «ne faisaient aucune comparaison» de coûts avec d'autres commissions. Le ministère non plus, d'ailleurs. M. Lachance propose donc que celui-ci le fasse désormais et que les regroupements de commissions scolaires (comme la Fédération) soient plus «proactifs» sur ce plan, en favorisant par exemple les achats groupés et en déterminant des services qui pourraient être mis en commun.
De plus, puisque dans certaines CS les élèves sont en moins grand nombre aujourd'hui qu'il y a dix ans, le nombre de commissions scolaires pourrait être réduit, croit-il. Les effectifs sont appelés à décroître encore jusqu'en 2024-2025. En 1998, les CS sont passées de 156 à 72. Il déplore que là aussi le ministère n'ait pas réalisé d'analyse quant au nombre optimal de CS.
La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) a dénoncé le rapport du VG, soutenant qu'il témoignait d'une «méconnaissance surprenante de la gestion et des responsabilités» des CS. Sa présidente, Josée Bouchard, a rétorqué que les élus s'adonnent déjà annuellement à des exercices de contrôle des coûts.
La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, est allée dans le même sens, jugeant qu'il fallait «nuancer» les propos du VG. Sur les frais d'administration des CS, elle a souligné que déjà le pourcentage qu'ils représentent, soit 5,7 % par rapport au budget global, est très bas. Le rapport du VG met toutefois la table, de manière intéressante selon elle, pour le «Rendez-vous» du monde de l'éducation, annoncé pour l'automne. La date précise n'en est pas encore fixée.
M. Lachance a comparé et vérifié cinq commissions scolaires (CS), et il déduit que, sans réduire les services, celles-ci pourraient économiser entre 4,6 à 8,1 millions en frais d'administration. Il s'est dit surpris par le fait que les cinq commissions scolaires qu'il a vérifiées «ne faisaient aucune comparaison» de coûts avec d'autres commissions. Le ministère non plus, d'ailleurs. M. Lachance propose donc que celui-ci le fasse désormais et que les regroupements de commissions scolaires (comme la Fédération) soient plus «proactifs» sur ce plan, en favorisant par exemple les achats groupés et en déterminant des services qui pourraient être mis en commun.
De plus, puisque dans certaines CS les élèves sont en moins grand nombre aujourd'hui qu'il y a dix ans, le nombre de commissions scolaires pourrait être réduit, croit-il. Les effectifs sont appelés à décroître encore jusqu'en 2024-2025. En 1998, les CS sont passées de 156 à 72. Il déplore que là aussi le ministère n'ait pas réalisé d'analyse quant au nombre optimal de CS.
La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) a dénoncé le rapport du VG, soutenant qu'il témoignait d'une «méconnaissance surprenante de la gestion et des responsabilités» des CS. Sa présidente, Josée Bouchard, a rétorqué que les élus s'adonnent déjà annuellement à des exercices de contrôle des coûts.
La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, est allée dans le même sens, jugeant qu'il fallait «nuancer» les propos du VG. Sur les frais d'administration des CS, elle a souligné que déjà le pourcentage qu'ils représentent, soit 5,7 % par rapport au budget global, est très bas. Le rapport du VG met toutefois la table, de manière intéressante selon elle, pour le «Rendez-vous» du monde de l'éducation, annoncé pour l'automne. La date précise n'en est pas encore fixée.
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