Chargés de cours de l'Université de Montréal - Les négociations reprennent à la demande de Courchesne
Les étudiants sont heureux, mais veulent un règlement
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Une centaine de membres ont manifesté hier devant le bureau de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, rue Fullum.
Répondant favorablement à l'appel de la ministre de l'Éducation, la direction et le syndicat des chargés de cours de l'Université de Montréal ont accepté hier de retourner à la table des négociations en compagnie du conciliateur. Une autre rencontre est prévue aujourd'hui.
La veille, les chargés de cours avaient rejeté à 64 % l'offre patronale et avaient voté à 74 % pour la poursuite de la grève, qui dure depuis le 24 février. Les quelque 2400 chargés de cours de l'UdeM n'ont pas apprécié l'offre de rattrapage salarial de 6,5 % alors qu'ils demandent 7,7 %. La taille des groupes-cours demeure toujours le principal point d'achoppement.
Après avoir été grandement inquiétée, la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM), dont une centaine de membres ont manifesté hier devant le bureau de la ministre de l'Éducation, rue Fullum, se dit satisfaite de voir retourner les deux parties à la table des négociations. «Mais si les deux parties ne sont pas capables de régler le conflit, il va falloir que la ministre agisse. Par exemple, on peut penser à l'arbitrage», a dit Nicolas Descroix, secrétaire général de la FAECUM.
Pas d'autres commentaires
La direction de l'Université de Montréal avait fait connaître son intention d'annuler le contrat de travail des chargés de cours si une entente ne survenait pas avant le 5 avril à minuit, ce qui aurait entraîné l'annulation ou le report de plusieurs cours.
L'Université de Montréal n'a pas voulu se prononcer hier sur le plan de contingence qu'elle avait prévu, soit la reprise de certains cours grâce à des lectures dirigées données par le personnel-cadre. «Afin de donner toutes les chances à la conciliation, l'UdeM ne fera pas d'autres commentaires pour l'instant, ni sur les négociations ni sur le statut des cours donnés par les chargés de cours», a fait savoir la direction par voie de communiqué.
Pour la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, l'important est que les négociations aient recommencé. «On ne s'avancera pas sur un délai ni sur les différentes mesures à adopter, les lois spéciales ou l'arbitrage [...] car tous ces scénarios pourraient être possibles dans le cas où on ne négocie plus», a souligné Tamara Davis, attachée de presse de la ministre. «On considère que les deux parties ont l'obligation de retourner négocier et c'est ce qu'elles ont consenti à faire.»
Certains étudiants demeurent inquiets de l'issue du conflit et songent toujours à intenter un recours collectif contre la direction de l'Université de Montréal.
La veille, les chargés de cours avaient rejeté à 64 % l'offre patronale et avaient voté à 74 % pour la poursuite de la grève, qui dure depuis le 24 février. Les quelque 2400 chargés de cours de l'UdeM n'ont pas apprécié l'offre de rattrapage salarial de 6,5 % alors qu'ils demandent 7,7 %. La taille des groupes-cours demeure toujours le principal point d'achoppement.
Après avoir été grandement inquiétée, la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAECUM), dont une centaine de membres ont manifesté hier devant le bureau de la ministre de l'Éducation, rue Fullum, se dit satisfaite de voir retourner les deux parties à la table des négociations. «Mais si les deux parties ne sont pas capables de régler le conflit, il va falloir que la ministre agisse. Par exemple, on peut penser à l'arbitrage», a dit Nicolas Descroix, secrétaire général de la FAECUM.
Pas d'autres commentaires
La direction de l'Université de Montréal avait fait connaître son intention d'annuler le contrat de travail des chargés de cours si une entente ne survenait pas avant le 5 avril à minuit, ce qui aurait entraîné l'annulation ou le report de plusieurs cours.
L'Université de Montréal n'a pas voulu se prononcer hier sur le plan de contingence qu'elle avait prévu, soit la reprise de certains cours grâce à des lectures dirigées données par le personnel-cadre. «Afin de donner toutes les chances à la conciliation, l'UdeM ne fera pas d'autres commentaires pour l'instant, ni sur les négociations ni sur le statut des cours donnés par les chargés de cours», a fait savoir la direction par voie de communiqué.
Pour la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, l'important est que les négociations aient recommencé. «On ne s'avancera pas sur un délai ni sur les différentes mesures à adopter, les lois spéciales ou l'arbitrage [...] car tous ces scénarios pourraient être possibles dans le cas où on ne négocie plus», a souligné Tamara Davis, attachée de presse de la ministre. «On considère que les deux parties ont l'obligation de retourner négocier et c'est ce qu'elles ont consenti à faire.»
Certains étudiants demeurent inquiets de l'issue du conflit et songent toujours à intenter un recours collectif contre la direction de l'Université de Montréal.
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