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L'illégalité fait école

Une enquête permet au Devoir de découvrir l'existence de deux écoles et trois garderies clandestines

Lisa-Marie Gervais   27 mars 2010  Éducation
Le Centre d’éducation alternative Interact, situé au-dessus d’un garage sur la rue Girouard, dans Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, donne des cours à huit enfants dans la clandestinité. Le ministère de l’Éducation avait pourtant révoqué le permis de cette institution en 2009.
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le Centre d’éducation alternative Interact, situé au-dessus d’un garage sur la rue Girouard, dans Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, donne des cours à huit enfants dans la clandestinité. Le ministère de l’Éducation avait pourtant révoqué le permis de cette institution en 2009.
Le ministère de l'Éducation du Québec peine à faire respecter ses règles. Le Devoir a découvert l'existence d'écoles privées fonctionnant sans permis ainsi que d'autres, avec permis, qui ne respectent pas la Loi sur l'enseignement privé. Et si certaines d'entre elles bénéficient d'une tolérance de la part du gouvernement, celle-ci semble parfois sans limites.

Cours d'éthique et de culture religieuse absent du cursus, enseignement du créationnisme, non-respect du régime pédagogique, bulletins non conformes, matériel didactique non approuvé par le ministère, professeurs sans autorisation légale pour enseigner... Les écoles privées cumulant les irrégularités abondent. D'autres sont carrément illégales, comme a pu le constater Le Devoir. C'est le cas du Centre d'éducation alternative Interact, qui offre des services éducatifs à huit enfants dans un local situé au-dessus d'un garage à Notre-Dame-de-Grâce, et de l'École préparatoire Childtime, à Sainte-Adèle, qui enseigne à des enfants du premier cycle du primaire alors qu'elle n'a pas de permis. L'organisme accueille également des enfants de trois ans et plus, mais demeure introuvable dans la liste des garderies avec permis sur le site du ministère de la Famille et des Aînés (voir autre texte en page A 10).

Après un survol de la situation des établissements d'enseignement privés, subventionnés ou non, dont le permis arrivait à terme en 2008 ou 209, Le Devoir a constaté que pl

usieurs d'entre eux se voyaient renouveler leur droit de cité, et ce, malgré le fait qu'ils présentaient des lacunes et ne respectaient pas le Régime pédagogique, le Programme de formation de l'école québécoise (PFEQ) et, dans certains cas, la Charte de la langue française.

Pourtant, bien que ces manquements aient parfois été signalés jusqu'à dix ans auparavant, le ministère a accepté au fil des ans de renouveler le permis de certains de ces établissements fautifs sans que ceux-ci aient régularisé leur situation.

Pour l'année scolaire en cours, plusieurs écoles privées subventionnées dérogent à l'article 93 de la Loi en faisant payer aux parents un montant trop élevé pour les droits de scolarité visant les services éducatifs obligatoires. Au fil de ses recherches, Le Devoir a également découvert que des établissements abritent des garderies clandestines, qui n'ont pas de permis du ministère de la Famille et des Aînés.

Certains établissements non conformes sont confessionnels, mais les dérapages qu'ils commettent ne sauraient être l'apanage de ces écoles appartenant à des groupes religieux. D'autres établissements, comme certaines écoles alternatives et même des écoles privées respectées, ne seraient pas conformes aux normes du ministère de l'Éducation. Ce dernier a affirmé que les écoles problématiques étaient systématiquement avisées et qu'elles devaient se conformer dans un certain délai.

Le gouvernement a rappelé que la situation des écoles illégales n'est pas prise à la légère. «Dès qu'on le sait, on envoie des inspecteurs. Si la situation a changé, on ne tardera pas à renvoyer un inspecteur», a dit Tamara Davis, attachée de presse de la ministre de l'Éducation.

Écoles non conformes

À Auteuil, l'Académie lavalloise, une école privée non subventionnée de niveaux primaire et préscolaire, ne respecte pas de nombreuses exigences de la Loi. Dans son dernier rapport annuel rendu public en février dernier, la Commission consultative de l'enseignement privé allait même jusqu'à recommander à la ministre de ne pas reconduire le permis de cet établissement qui depuis 2001 se voyait renouveler ce privilège, sous conditions, toujours pour de courtes périodes d'un an ou deux. «Il appert que l'établissement, malgré la gravité de sa situation lors du dernier renouvellement où le ministère [de l'Éducation] ne lui accordait qu'un permis d'un an sous conditions, n'a pas démontré la volonté d'effectuer les redressements qui s'imposaient», peut-on lire dans le rapport 2008-09.

La Commission a constaté que plusieurs conditions au renouvellement du permis posées en 2008 n'étaient toujours pas respectées. Elle note, entre autres, qu'au moment où elle a fait ses observations, l'Académie lavalloise n'offrait pas le cours Éthique et culture religieuse. L'enseignement au préscolaire ne respectait pas non plus l'esprit du PFEQ puisque l'approche y est disciplinaire et qu'on y enseigne l'anglais comme une matière. Le calendrier scolaire ne prévoit pas de journées pédagogiques.

Vérification faite, l'école de 300 élèves est toujours fautive sur tous ces points, sauf pour le cours Éthique et culture religieuse qu'elle donne maintenant à toutes les années du primaire. En outre, lors d'une visite incognito, Le Devoir a aussi découvert que l'établissement loue ses locaux à une garderie d'une trentaine d'enfants, qui n'est pas titulaire d'un permis du ministère de la Famille et des Aînés. Le directeur de l'école, David Zakaïb, insiste sur le caractère traditionnel de l'école. «C'est bien la créativité, mais ça n'a pas sa place dans un projet pédagogique. Les enfants ont besoin de discipline, d'apprendre le respect et d'apprendre à être responsables», a-t-il dit. L'école n'est pas subventionnée mais contrevient à la Loi sur l'enseignement privé, car elle demande aux parents de verser 250 $ pour l'inscription, soit 50 $ au-dessus du montant autorisé. «On n'est pas subventionné, car on ne veut pas être les putes du gouvernement. On chargerait même plus si on pouvait», a dit M. Zakaïb.

Comme la Commission agit à titre consultatif, il arrive que le ministère décide d'octroyer un permis à des écoles qui, selon la Commission, n'en méritaient pas. À Saint-Lazare, la Petite École Montessori inc. s'est vue attribuer un permis pour le primaire jusqu'en 2012 alors que la Commission n'en recommandait pas la délivrance. La démonstration n'avait pas été faite que l'établissement disposerait des ressources humaines et matérielles adéquates, comme l'exige l'article 12 de la Loi. «Est-ce qu'il y aura des enseignants dans certaines spécialités et, le cas échéant, lesquelles? Les arts, l'éducation physique, l'anglais?» se demandait-on.

Le Devoir a appris que depuis son ouverture à l'automne dernier, deux enseignantes sont responsables des 20 élèves de cette nouvelle école qui ne compte qu'une seule classe combinant la 1ere, la 2e et la 3e année. L'une d'elles se charge notamment de la danse et de la musique tandis que l'autre, qui occupe aussi les fonctions de directrice de l'école, supervise d'autres apprentissages en plus de «faire bouger les enfants en faisant des jeux», faute d'avoir un professeur d'éducation physique qui cadre avec l'approche Montessori.

ECR contre créationnisme

Dans d'autres écoles, le créationnisme est encore au coeur de l'enseignement. Sise au-dessus d'un Dollarama à Notre-Dame-de-Grâce, l'Académie chrétienne Logos, une école faisant partie de l'Association des églises-écoles évangélistes du Québec (AEEEQ), existe depuis quatre ans et est titulaire d'un permis pour le primaire depuis 2007 et pour le secondaire depuis 2008, après avoir essuyé plusieurs refus. Cette école privée non subventionnée a demandé le renouvellement de son permis pour les deux niveaux en 2009 et a été exaucée jusqu'en 2011.

Avant de rendre son avis, la Commission avait pourtant constaté que plusieurs membres du personnel enseignant n'étaient pas qualifiés au sens de la Loi. Pour l'enseignement de la langue seconde, des arts plastiques et de la science et technologie, les élèves utilisaient le matériel de l'Accelerated Christian Education (ACE), un programme d'études élaboré au Texas. Pour les cours Éthique et culture religieuse, Éducation à la citoyenneté et Éducation physique et à la santé, l'établissement n'utilisait que le Web. La Commission notait d'ailleurs que cet établissement connaissait «une progression plus lente que d'autres écoles de l'AEEEQ quant au respect et à l'appropriation des orientations du PFEQ», car les élèves travaillent de façon individuelle sous l'oeil de superviseurs, puisqu'il n'y a pas d'enseignants à proprement parler.

La journaliste du Devoir s'y est rendue incognito sous le prétexte d'y inscrire des enfants et a constaté que la situation n'avait guère changé. Pomela Thompson, la femme du révérend qui tient l'établissement, a avoué être en négociation constante avec le ministère. Si elle cède sur certains points, pas question d'enseigner le cours Éthique et culture religieuse en y faisant la promotion d'autre chose que la foi chrétienne. «Nous, on croit en la création de Dieu. L'évolution, ce n'est qu'une théorie et on ne l'enseigne pas au primaire ici», a-t-elle dit en anglais. Notons que Le Devoir a constaté qu'il y avait une garderie sur les lieux, appelée Logos Daycare. Vérification faite, cette garderie ne détient pas de permis du ministère de la Famille.

«C'est sûr que le créationnisme n'est pas approuvé. Notre travail, c'est de donner un avis éclairé et la ministre prend une décision, a indiqué Christine Charbonneau, secrétaire générale de la Commission consultative de l'enseignement privé. Il y a une volonté de garder les gens dans le système et on pourrait penser que c'est [la raison pour laquelle] il y a beaucoup de tolérance. Mais il y a aussi un suivi.»

Jusqu'où tolérer?

L'Académie Greaves de Saint-Georges de Beauce, chapeautée par la Greaves Adventist Academy de Montréal, privilégie une approche similaire pour le cours d'éducation religieuse, mais avec un peu plus d'ouverture. Dans cette école comptant à peine 11 enfants, installée dans le sous-sol de l'église Adventiste du 7e jour, le cours Éthique et culture religieuse est un «cours de bible» pour les tout-petits, tandis que les plus grands sont amenés à faire une recherche sur une autre religion. Une fois de plus, la Commission avait recommandé à la ministre de ne pas autoriser non plus l'ouverture de ce campus à Saint-Georges de Beauce, car elle n'était pas «convaincue que le local de classe à la disposition des élèves est adéquat dans le contexte où il est prévu qu'on y trouve jusqu'à 12 enfants [...] dans un espace relativement limité». La responsable de ce campus, Louise Brisebois, assure que le programme du ministère est respecté. Et pour le cours d'éducation physique? «Nous avons un grand terrain derrière l'école», a-t-elle noté.

La limite de la tolérance? À la Fédération des établissements d'enseignement privés, on croit qu'elle devrait se limiter «au niveau de la collaboration de l'établissement». «Tant et aussi longtemps que l'établissement collabore pour corriger sa situation, on tolère. Mais sinon, il faut arrêter, a dit le porte-parole Auguste Servant. Mais on veut que les écoles soient conformes. Il en va de la réputation du réseau privé.»











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  • Sam
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 00h46
    Tendance jello
    Bref, ça va dans la tendance actuelle où l'on se rend compte de la mollesse de ce gouvernement. J'espère qu'on va s'en rappeler dans 3 ans que ce gouvernement est très fort quand viens une élection et quand elle est passée ... je citerais un journaliste (je crois que c'est Vincent Marysal) qui à dit jeudi à Bazzo.tv à peu près cela:"Qu'est-ce que ce gouvernement aura laissé au Québec, qu'aura-t-il fait pour le Québec?" Éloquent, non!

  • frankric
    Abonné
    samedi 27 mars 2010 06h16
    Qui est responsable?
    Voilà plusieurs exemples de passe-droit pourtant faciles à relever.
    Comment se fait-il que pareilles choses se produisent?
    Est-ce que les fonctionnaires du ministère, qui demandent des augmentations salariales importantes, sont négligents dans l'exécution de leurs fonctions?
    Est que la haute direction du ministère (ministre et sous-ministres) demande ou entérine semblable laxisme?
    Maintenant que Le Devoir a découvert cet état de chose, nul doute que les responsables de ces passe-droit auront tôt fait de corriger la situation. Du moins, c'est à espérer.

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 07h39
    A quand une seule école laique et française?
    A quand une seule et unique école laique francophone publique au Québec pour TOUS les enfants de la maternelle à la 6e année?
    Finies les écoles privées, religieuses, ethniques et anglophones à l'élémentaire. UNE SEULE ÉCOLE pour fabriquer des enfants québécois à 100%.

  • epervier
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 07h49
    Où va Monsieur Charest%
    Suite à cette article, force est de constater que le gouvernement de ce cher monsieur Charest est dans un désordre complet dans tous les domaines. L'administration est dans une déroute exceptionnelle.
    Un autre sujet de plus à épingler sur un tableau noir, vraiment noir.

  • Sanzalure
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 08h13
    Et les enfants dans tout ça
    Y a-t-il quelque part des adultes qui vont prendre leurs responsabilités pour secourir les enfants qu'on endoctrine ainsi impunément ?

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 08h40
    Courchesne sur la sellette encore une fois
    Quand la Ministre de l`Éducation et des Sports amateurs pointe son nez dans un dossier on ne peut s`attendre qu`a des demi-vérités, louvoiments et impressions de déjà vu. Trop d`esprits tordus forment ce Cabinet des ministres à l`image de Charest. Elle y met une teinture noire trop évidente qui déteint sur sa gestuelle criarde. Avoir des principes passe nécessairement par des convictions morales sans faille. Mais ça c`est autre chose pour d`autres esprits bien encrés par la justice de la majorité.

  • Gael
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 09h11
    encore et encore
    et toutes ces choses coutent combien a L etat ...soit nous et comment cela rapporte -il aux liberaux $$$$

  • Daniel Valiquette
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 10h09
    Qu'on m'explique
    Je veux bien qu'on nous rende compte dece qui se passe dans certaines écoles, mais cela ne m'aide toujours pas à comprendre pourquoi de telles situations existent. Je ne suis pas de tendence politique libérale, mais je suis obligé de constater que d'autres gouvernements auparavant ont optés pour le laisser-faire. Lire sur ces choses me choque, mais je suis quand obligé de constater que rien ne change. Quelle est la logique ? Pour ma part, je trouve insensé qu'on discute pendant 40 années avec ces groupes en attente d'un certain résultat. Mon avis est qu'il faut fermer ces établissements et vous verrez les résultats venir rapidement. La loi c'est la loi nous dit-on !

  • jobin
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 10h28
    normalité
    Du point de vue du partie libéral tout est normal.

    Gilles Teasdale

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 27 mars 2010 12h00
    À l'entreprise privée
    Au point où en est le système public, que le gouvernement de Jean Charest laisse se détériorer à l'avantage de l'enseignement privé, pourquoi ne pas confier la gestion des écoles primaires et secondaires publiques à une entreprise privée. À n'en pas douter, il se trouvera de nombreux «'titsamis» du régime pour sauter sur une telle vache à lait.
    Roland Berger
    St. Thomas, Ontario

  • Jerome Letnu
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 12h25
    L'à-plat-ventrisme aussi fait école, depuis longtemps.
    Les lobby communautaires ont compris deux choses depuis longtemps:
    - le québecois s'écrase lorsqu'on l'accuse de racisme;
    - le québecois fédéraliste est content de monayer le vote des commuautés contre des faveurs politiques* et d'alimenter les accusations de racismes contre ses adversaires politiques.

    Ne vous surprenez donc pas de l'état des lieux.


    *Note:
    à titre d'illustration de ce phénomène, rappelez-vous de la déclaration récente d'un ministre libéral, qui se féllicitait qu'après de longues négociations, une école juive avait accepté de se conformer à la loi.

    Pourquoi la majorité des gens se sent-elle obligée de se conformer à la loi, alors que d'autres y contreviennent et négocient ensuite leur respect de celle-ci ?

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 12h52
    M Noel pou une fois on s'entend, bien presque!
    Oui comme vous dites il nous faudrait qu'une seule école du primaire à la fin du secondaire. Une école pour tous, pour former de vrais Canadien qui pourront montrer ce qu'est le pays. Une histoire du Canada pour tous, Deux langues officiel pour tous. Enseignement des valeur Canadienne de tolérance d'acceptation et de multiculturalisme.

    Après cette éducation les jeunes seront tous des Canadiens vivant au Québec et NON des Québécois ethnocentrique et fermé sur les autres.

    On s'entend sur une chose.... une seule école publique.... mais de qualité, sans syndicats de professeur pour refuser de mesurer la performance des professeurs.

    Fini l'apprentissage que les québécois sont différent, fini le séparatisme, fini le français ou l'anglais comme langue unique.

  • Minona Minona
    Inscrite
    samedi 27 mars 2010 13h56
    Les promesses et les réalisations
    @Sam

    "J'espère qu'on va s'en rappeler dans 3 ans que ce gouvernement est très fort quand viens une élection et quand elle est passée..."

    Moi aussi mais je ne me fais pas trop d'illusions. Le taux de participation aux élections est si bas, on se contente de rouspéter de temps en temps mais le gouvernement sait qu'on est pas bien dangereux. Vu la corruption et les magouilles, je comprends bien qu'on puisse être cynique mais le cynisme sert bien plus aux dirigeants qu'aux dirigés.

    Comme l'a souligné M. Marysal, avant de voter pour un parti au pouvoir, on devrait toujours se demander, non pas quelles sont les promesses que son chef nous fait en campagne mais quelles sont ses réalisations durant son ou ses précédents mandats. Dans le cas de M. Charest, ça se résume à pas grand chose.

    Les enseignants et membres de la direction des écoles qui respectent les lois doivent se sentir comme les athlètes qui ne se dopent pas et qui voient parfois des médailles leur filer sous le nez.

  • caroline st-louis
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 15h05
    éVALUER LES PROFS !? Quelle aberration !
    "On s'entend sur une chose.... une seule école publique.... mais de qualité, sans syndicats de professeur pour refuser de mesurer la performance des professeurs."

    Bravo ! Vous êtes professeur ? Et bien sachez que les incompétents donneront des examens faciles èà vos enfants car ils seront évalués selon les notes car les directions n'ont pas le temps très cher monsieur d'aller s'asseoir des heures dans la classe.... Ah oui, en passant la plupart ont fait 6 ans d'études et accumulé des dettes de 30 mille pour devenir enseignant et vous croyez qu'ils ne font pas leur possible !?
    Les parnets n'ont plus de temps pour faire els leçons et on en demande beaucoup plus qu'a votre époque ... incroyable ce qu'ils doivent apprendre aujourd'hui comparé à moi dans ma jeunesse et je n'ai que 30 ans !

    Je suis enseignante et je travaille 50 à 60 heures par semaine si ce n'est pas assez je vais quitter et vous pourrez faire votre critique en venant nous évaluer !

    Aller passer une journée dans une classe.... on fait tout pour le succès de nos 28 élèves exception de faire les examens pour eux.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    samedi 27 mars 2010 17h18
    Monsieur Archambault...
    Pourriez-vous me dire dans quelles provinces canadiennes on fait ce que vous préconisez, c'est-à-dire produire de parfais bilingues bicuturels via le système scolaire? (Et je ne parle pas des franco-ce-que-vous-voudrez, qui doivent apprendre l'anglais parce que, même s'il y a supposément deux langues officielles, et même si on peut gagner sa vie en ne parlant que l'anglais, il est impossible de la gagner en ne parlant que le français.) Pourquoi devrions-nous être plus catholiques que le pape?
    Je dis supposément, car on n'affirme nulle part que le Canada, c'est-à-dire la société canadienne, est bilingue; tout ce qu'on affirme, et ce même si c'est faux, c'est que le gouvernement canadien est bilingue.

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 17h31
    Résistant
    Salut Claude le conquit.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 17h34
    Caroline St Louis
    Vous êtes professeur et je vous admire, mais ne soyez pas offusquée quand je crois qu'il doit y avoir une méthode objective d'évaluer les prof, car vous savez comme moi qu'il y en a des mauvais et cela se reflète sur les autres bons.

    Pour le 50 à 60 heures semaine, j'aimerais savoir ce que vous considérez ce qui est du travail. Il faudrait savoir à quel niveau vous enseignez car au primaire, corrigez moi si je me trompe et c'est possible, il y a moins de 30 heures de classe par semaine (j'en ai calculé 29 1/2 à la primaire de mon neveu).
    Disons 30 heure de classe, et si l'on considère qu'une semaine de travail normal pour le privé, les employés de bureau travail 37 1/2 semaine excluant les 30 minutes pour diner. Ce qui donne une présence de 40 hres.

    Si l'on prend les même chiffre et l'on demande 37 1/2 au professeurs, plus le diner non payé qui au primaire est de 1:30. Les professeurs, pour avoir une charge équivalente au travailleur de bureau devrait avoir un horaire de 45 heures semaine en présence sur les lieux de travail. Le 45 heures se briserait ainsi, 30 hres de classe, 7:30 de préparation, correction etc. sur place.
    En passant, la dette de $30,000 n'est pas catastrophique, si l'on compare au prix d'une voiture. Vous auriez du ajouter de SEULEMENT $30,000.


    Mais on s'écarte du sujet, les professeur et leur syndicat s'oppose à toute forme d'évaluation des professeur et cela n'est pas acceptable, tout employeur a le droit d'évaluer ses employé. Sinon ou est la motivation à la performance?????? Mais si l'on dit que professeur n'est pas une profession mais une vocation, alors pourquoi les syndicats, et pourquoi compter les heures??? La vocation de professeur très peu l'on aujourd'hui comme c'était le cas il y a 50 ans.


    Combien de professeur de secondaire aujourd'hui donnerait 2 heurs de leur temps après les classe, de 4:30 à 6:30 TOUS les jours pour enseigner des matière qui ne sont pas au programme mais qu'il juge essentiel à la réussite future des élèves? Dans les années 60 nombreux étaient les professeur à offrir ce service GRATUITEMENT, juste pour la réussite des élèves.

  • TRIPOD
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 18h03
    Ça promet pour dans quelques années ...
    Pour une école laïque francophone publique au Québec pour TOUS les enfants de la maternelle à la 6e année, avec de vrais enseignants, si M. Charest ne rectifie pas le tir bientôt, il sera trop tard, s'il ne l'est pas déjà ! On se fera répondre en pleine face comme mon fils s'est fait répondre : "We don't have to speak french, we are in America !" Très éloquent, n'est-ce pas ?

  • Paul Corbeil, Québec et Labrador
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 18h08
    changer le partie libéral
    Il faudra que les Québécois en viennent à un changement complet de notre démocratie bafouée et ridiculisée face au partie Libéral du Québec! Ce partie politique n’a plus aucune de raison d’être et d’existence au Québec car ses agissements et ca politique se comparent à des méthodes que je qualifie de ‘’quasi mafieuse’’ pour rester polie; exemple : FTQ = monde de la construction = Partie Libéral de Québec = pas d’enquête publique = gardons le peuple dans l’ignorance la plus complète. La seul solution pour sauvé la démocratie; éduqué le peuple pour ne plus jamais qu’il vote de leur vie pour le partie Libéral du Québec, éduqué nos enfants pour qu’une fois adulte eux même ne vote plus jamais de leur vie pour le partie libéral du Québec. Il faut que tous les Québécois en viennent à faire disparaitre complètement ce partie politique qui n’a pu aucune raison d’être; sinon il se fera réélire de nouveau à court terme et la ‘’gamique’’ et les scandales à répétitions recommencerons. Aussi ca donneras une vraie peur aux autres parties politiques que le peuple c’est pris en mains pour une fois et que eux même peuvent disparaitre s’ils deviennent corrompue et malhonnête! Alors la démocratie aura vaincue, alors il aura une véritable démocratie. Sinon le peuple sera éternellement trompé et abusé par le Partie Libéral du Québec!!!
    Paul Corbeil
    Saint-Joseph de Mékinac

  • Paul Corbeil, Québec et Labrador
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 18h09
    Changez le partie Libéral du Québec
    Il faudra que les Québécois en viennent à un changement complet de notre démocratie bafouée et ridiculisée face au partie Libéral du Québec! Ce partie politique n’a plus aucune de raison d’être et d’existence au Québec car ses agissements et ca politique se comparent à des méthodes que je qualifie de ‘’quasi mafieuse’’ pour rester polie; exemple : FTQ = monde de la construction = Partie Libéral de Québec = pas d’enquête publique = gardons le peuple dans l’ignorance la plus complète. La seul solution pour sauvé la démocratie; éduqué le peuple pour ne plus jamais qu’il vote de leur vie pour le partie Libéral du Québec, éduqué nos enfants pour qu’une fois adulte eux même ne vote plus jamais de leur vie pour le partie libéral du Québec. Il faut que tous les Québécois en viennent à faire disparaitre complètement ce partie politique qui n’a pu aucune raison d’être; sinon il se fera réélire de nouveau à court terme et la ‘’gamique’’ et les scandales à répétitions recommencerons. Aussi ca donneras une vraie peur aux autres parties politiques que le peuple c’est pris en mains pour une fois et que eux même peuvent disparaitre s’ils deviennent corrompue et malhonnête! Alors la démocratie aura vaincue, alors il aura une véritable démocratie. Sinon le peuple sera éternellement trompé et abusé par le Partie Libéral du Québec!!!
    Paul Corbeil
    Saint-Joseph de Mékinac

  • Paul Rodgers
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 18h27
    Les seuls responsables
    Identifiez la graine de dictature qui vote à répétition pour cette déformation de collaboration et vour vour trouverez en face des seuls responsables de cet état de chose. On peut chiquer la guenille tant qu'on veut. Que ceux et celles qui se sont abstenu de voter se la ferme. Ces derniers forment la force du petit Pétain de service...

  • France Marcotte
    Abonnée
    samedi 27 mars 2010 19h08
    Je suis abasourdie...
    ...par l'écart entre la réalité observée et celle que supposent les programmes et les lois. Sur papier, les beaux principes et la société théorique; dans la réalité, quelque chose comme n'importe quoi. Quel est donc réellement ce Québec dans lequel nous vivons? L'avons-nous déjà su?

  • LDoucet
    Inscrit
    samedi 27 mars 2010 21h48
    Y a-t-il la même loi pour tout le monde?
    Je suis consternée de lire que nous encourageons depuis plusieurs années l'illégalité au Québec... Sommes-nous tous soumis aux mêmes lois?
    Le Québec n'est plus «fous de ses enfants», le Québec montre à ses enfants et à tous les parents que vivrent dans l'illégalité, c'est permis et même encouragé par nos gouvernements et le ministère de l'éducation... Quelle belle leçon de démocratie!!!
    Mme Courchesne, vous avez la capacité et le courage de faire un grand nettoyage...allez-y et mettez le poing sur la table!!! Montrez à tous nos enfants et aux parents que vous croyez en nos institutions publiques.
    Je condamne ouvertement l'association des écoles privées qui nous montrent leur laxisme et préfère camouffler ces lieux illégaux que de porter plainte ouvertement!!! Fermons toutes ses écoles et offrons à tous les enfants du Québec, une qualité d'enseignement!!!

  • jonathan
    Inscrit
    dimanche 28 mars 2010 00h44
    Un article sur des écoles illégales non-juive? Wow!!!
    Bravo Le Devoir pour avoir finalement fait un reportage autre que les écoles juives soit disante illégales.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    dimanche 28 mars 2010 01h49
    Pas vraiment surprenant
    Je pense qu'il n'est pas surprenant que des écoles privés et des garderies privés ''non conformes'' existent et se multiplient au Québec.

    Je pense que le système public est totalement dépassé par les evènements, et n'est plus capable de vraiment livrer la marchandise. C'est vrai pour l'école, c'est aussi vrai pour les hôpitaux.

    Alors, de plus en plus de gens se tournent vers des solutions de rechange. De plus en plus de gens délaissent les services publics pour se débrouiller eux même. C'est normal.

    Quand j'ai comencé à l'école publique à Montréal en septembre 1959, l'école était confessionnelle. C'est à dire que si tu ne te conformait pas, tu mangeais une ''christ'' de claque en arrière de la tête. La confessionalité avait du bon ...

    En 1959, les journées pédagogiques n'existait pas. On se servait de ces journées pour apprendre, et on apprenait. Ça fait longtemps que je me demande pourquoi les journées pédagogiques au Québec ne se passe pas du 1 au 20 juillet !

  • Maryanne
    Inscrite
    dimanche 28 mars 2010 10h11
    Nous formons des illétrés.
    Vers où ce gouvernement nous conduit? Je plain la génération présente car leur avenir est très hypothéqué. Ils marchent sur du sable mouvant.Charest va passer à l'HISTOIRE pour son incompétence, sa molesse, arrogeance .

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 28 mars 2010 13h31
    M Auclair
    Pourquoi ne serions nous pas les premier.... montrer l'exemple,
    Après tout ne sommes nous pas un peuple progressiste et distinct????

  • Benoît Lauzière
    Abonné
    dimanche 28 mars 2010 17h22
    Un processus d'évaluation équivalent pour l'école publique?
    Tout à fait d'accord avec les obligations de conformité aux exigences du permis octroyé et les évaluations périodiques au moment du renouvellement du permis, et l'application des sanctions prévues. Pas pour aboutir, à la soviétique, à une seules école pour «fabriquer» une seule sorte d'enfants québécois, mais pour répondre à la diversité des besoins par une approche dynamique qui mise sur la capacité et les exigences de l'autonomie responsable des personne et des institutions.

    Concentrés exclusivement sur la tolérance parfois «sans limites» du ministère de l'Éducation envers quelques écoles privées, les enquêteurs du DEVOIR ne semblent pas s'être demandé ce qu'il adviendrait de écoles publiques si elles étaient soumises à un processus d'évaluation équivalent à celui en vigueur aux fins de renouvellement de permis pour toute les écoles privées.

    Benoit Lauzière

  • Dionisio Dussart
    Inscrit
    lundi 29 mars 2010 00h36
    Vive les écoles privées
    Au risque d'être pisse-vinaigre, je mentionnerais qu'au Québec les seules écoles où les élèves font autre chose que "avoir du fun" sont des écoles privées. Le système d'enseignement public est peut-être au départ une idée grandiose mais au fil du temps il est devenu le meilleur outil de l'obscurantisme.

  • Minona Minona
    Inscrite
    mercredi 31 mars 2010 09h40
    Courbettes et concessions
    @LDoucet

    "le Québec montre à ses enfants et à tous les parents que vivent dans l'illégalité, c'est permis et même encouragé par nos gouvernements et le ministère de l'éducation..."

    Je suis heureuse que d'autres personnes aient remarqué cette aberration: apprendre aux enfants à se foutre des lois! Pire, notre gouvernement leur offre cette possibilité volontairement! Y a-t-il une meilleure recette pour être méprisé? C'est comme si j'affichais sur ma porte "Avis aux voleurs: je vous demande gentiment de ne pas me cambrioler mais soyez assurés que je ne porterai jamais plainte si vous le faites!"

    Assez de perte de temps et de courbettes! Que les écoles illégales soient confessionnelles ou pas, un gouvernement digne de ce nom ne peut pas passer l'éternité à en supplier gentiment les dirigeants de respecter nos lois en faisant toutes sortes de concessions ridicules pour leur donner le temps.

    On ne parle pas d'école simplement privées, on parle d'écoles qui ont toute latitude pour dispenser un enseignement à une seule facette. Ce peut être la religion, la croissance personnelle, ce pourrait aussi bien être la danse en ligne ou le culte des extraterrestres!

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