Lettres - Croire à l'école
L'école, c'est quoi? Un premier jour de maternelle, un bal des finissants, la radio étudiante, un projet sur les planètes, un examen de math échoué, un test de français réussi, le souvenir d'un prof spécial... des élèves, des familles, des enseignants, des secrétaires, des directeurs, des concierges, des professionnels. L'école c'est nous, notre quartier, notre relève, notre avenir. L'école est vivante, elle se cherche, elle veut devenir meilleure. L'école est humaine ou pleine d'humains, des jeunes, des plus vieux, des sympathiques, des beaux, des performants, des drôles, des laids, des sérieux.
En regardant le journal du matin, je vois: «Futurs profs nuls en français». Quelle fureur s'empare de moi! Quelle tristesse de voir apparaître un titre pareil! Désirons-nous réellement que nos enfants accrochent à l'école? Désirons-nous réellement des familles fières de leur école et une communauté impliquée?
L'école, ça commence par le lien et la confiance entre les familles et les enseignants. Le titre ne souligne pas que les futurs profs auront à remédier à cette lacune durant leurs études et que s'ils ne réussissent pas cet examen, ils ne seront jamais promus enseignants.
Ce matin, j'ai eu mal à ma profession, mais je veux avant tout faire confiance aux élèves et aux jeunes enseignants. Il faut du coeur pour enseigner, pour choisir d'enseigner. Pour embarquer, chaque mois d'août, dans un bateau avec 20 ou 30 nouveaux membres d'équipage. Des inconnus à connaître, à apprivoiser, à mener plus loin. L'école n'est pas parfaite, j'en conviens, mais toute une équipe la veut meilleure! Les élèves, mon enfant, nos enfants ont besoin de croire à l'école et moi, pour y vivre comme enseignante depuis plus de 15 ans, j'y crois et je l'aime!
***
Hélène Morin - Enseignante, Victoriaville, le 23 mars 2010
En regardant le journal du matin, je vois: «Futurs profs nuls en français». Quelle fureur s'empare de moi! Quelle tristesse de voir apparaître un titre pareil! Désirons-nous réellement que nos enfants accrochent à l'école? Désirons-nous réellement des familles fières de leur école et une communauté impliquée?
L'école, ça commence par le lien et la confiance entre les familles et les enseignants. Le titre ne souligne pas que les futurs profs auront à remédier à cette lacune durant leurs études et que s'ils ne réussissent pas cet examen, ils ne seront jamais promus enseignants.
Ce matin, j'ai eu mal à ma profession, mais je veux avant tout faire confiance aux élèves et aux jeunes enseignants. Il faut du coeur pour enseigner, pour choisir d'enseigner. Pour embarquer, chaque mois d'août, dans un bateau avec 20 ou 30 nouveaux membres d'équipage. Des inconnus à connaître, à apprivoiser, à mener plus loin. L'école n'est pas parfaite, j'en conviens, mais toute une équipe la veut meilleure! Les élèves, mon enfant, nos enfants ont besoin de croire à l'école et moi, pour y vivre comme enseignante depuis plus de 15 ans, j'y crois et je l'aime!
***
Hélène Morin - Enseignante, Victoriaville, le 23 mars 2010
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

