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Devoirs au primaire - Faux gage de réussite

Le Conseil supérieur de l'éducation avait tout en main pour tirer de grandes conclusions sur les devoirs au primaire: ils sont plus souvent superflus qu'efficaces. Ils riment davantage avec stress qu'avec apprentissage. Et surtout, ils leurrent l'école et les parents sur leur principale raison d'être puisqu'ils n'améliorent en rien la réussite.
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  • Normande Poirier
    Inscrite
    samedi 20 mars 2010 11h16
    Encore les plus démunis qui vont payer!
    Si on poursuit la pensée de cet éditorial, pourquoi, en effet, ne pas encourager l’association école-plaisir, école-divertissement, faire miroiter à tous qu’on peut apprendre en s’amusant et qu’aucun effort n’est requis pour s’instruire? Parce que, sous des couverts de modernité pédagogique, évoquer l’argument selon lequel les devoirs excessifs ne font qu’encourager dans l’esprit des parents et des enfants la vieille association école-déplaisir est faire preuve encore une fois de mépris envers les classes les plus démunies de la société et faire fi du droit des enfants défavorisés de profiter d’une éducation de qualité. Sans parler que cette promotion de l’école-divertissement au primaire favorise peut-être le décrochage scolaire au secondaire quand les apprentissages se corsent et que l’enfant est confronté à des défis qu’il n’a pas appris à relever. .

    Les parents qui en ont les moyens ne s’y trompent pas et envoient leurs enfants à l’école privée où l’effort et le respect des règles sociales et culturelles ont encore la cote. Et ceux qui n’ont pas les moyens feront des sacrifices, comme celui d’une nouvelle voiture, pour offrir à leur enfant une éducation de premier ordre.

  • Jean-Pierre Aubry
    Abonné
    samedi 20 mars 2010 14h24
    Le devoir des enfants, des parents et du système d’éducation
    Dans tout ce débat sur les devoirs, j’ai l’impression que l’on parle plus du fardeau des parents que du fardeau des enfants. Ce n’est pas aux parents de faire le devoir de leurs enfants. Ils doivent seulement s’assurer que leurs enfants ont un environnement où ils peuvent pendant quelques minutes (de 15 minutes au début du primaire et de 30 à 45 minutes vers la fin du primaire) après l’école faire par eux-mêmes leur devoir. Il y a d’autres moyens pour les parents de suivre les progrès de leurs enfants; en fait, une supervision trop proche et trop continue me semble contreproductive.

    Les professeurs doivent faire en sorte que les élèvent ne doivent pas passer une trop longue période sur les devoirs. Si les devoirs sont un moyen de savoir si leurs élèves ont compris divers aspects de leur enseignement, c‘est dans la classe qu’il faut redonner des explications sur ce qui n’a pas été compris. Les professeurs doivent avoir le temps et les ressources pour faire ce travail. L’absence de ressources scolaires pour aider les élèves en difficulté ne peut être comblée la plupart du temps par les devoirs et les parents.

    C’est au système d’éducation et aux commissions scolaires de s’assurer que les professeurs ont les ressources et le temps pour bien faire leur travail l’aide aux étudiants qui ont des difficultés. Il ne faut pas oublier que de faire passer un enfant d’un niveau à l’autre sans qu’il n’ait acquis les connaissances de base, c’est le condamner à comprendre de moins en moins l’enseignement dans les années futures.

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