Conciliation «travail-famille-école» - La grande majorité des parents sont en faveur des devoirs
Photo : Agence France-Presse Joel Saget
Selon le Conseil supérieur de l’éducation, il est de plus en plus difficile pour les parents d’aider leurs enfants dans la réalisation des devoirs.
Dans le tourbillon du retour du boulot, les devoirs deviennent un casse-tête pour plusieurs parents. Mais pas assez pour souhaiter leur disparition. Au moment où le Conseil supérieur de l'éducation demande aux écoles et aux parents de réfléchir sur la question, neuf parents sur dix se prononcent pour les devoirs, dans un sondage de la Fédération des comités de parents du Québec.
La grande majorité des parents (90 %) sont tout à fait ou plutôt d'accord avec la tenue de devoirs et de leçons au primaire, à la grande surprise du président de leur fédération, François Paquette, qui entend souvent les doléances de ceux-ci. Pourquoi conserver cette tradition? C'est pour les parents un moyen de communication privilégié avec leur enfant et son enseignant. Les devoirs, disent-ils, permettent de comprendre ce qui se passe en classe et d'évaluer le degré de facilité de l'enfant dans les différentes matières. La fédération a sondé plus de 1000 parents, avec un taux de réponse d'environ 30 %. «Ils sont d'accord avec l'importance des devoirs, mais la moitié d'entre eux trouvent que c'est une période stressante», explique M. Paquette.
La fille de Josée Demers, par exemple, fréquente la maternelle. «Elle a déjà des devoirs, je trouve ça lourd, dit-elle. Nous arrivons à la maison à 17h30, il reste seulement deux heures avant le dodo.» C'est le lot de la plupart des familles, puisque selon les directeurs d'école, 99 % des enseignants donnent des devoirs. Le Conseil supérieur de l'éducation publie ces données dans un avis rendu public hier.
La présidente du Conseil supérieur de l'éducation, Nicole Boutin, a expliqué à la Presse canadienne qu'il est de plus en plus difficile pour les parents d'aider leurs enfants dans la réalisation de leurs devoirs. Voilà pourquoi elle invite les enseignants et les parents à considérer les devoirs d'une tout autre manière et à les inscrire dans un nouveau contexte de conciliation «travail-famille-école».
Un avis que partage François Paquette. Nul besoin d'une «politique nationale du devoir», selon lui. Une meilleure communication entre l'école et les parents à ce sujet et même la production d'un guide, dans chaque école, remis en début d'année, pourrait améliorer l'expérience.
Plusieurs parents se tournent d'ailleurs vers les organismes d'aide aux devoirs, comme Les Scientifines, qui oeuvrent dans le sud-ouest de Montréal. La directrice de l'organisme, Valérie Bilodeau, juge les devoirs nécessaires. Elle constate que les élèves les plus faibles en profitent davantage.
Mais quelle quantité donner? Les Scientifines collaborent avec deux écoles. Dans l'une des deux, les devoirs sont beaucoup plus abondants. «Et les élèves ne réussissent pas moins bien», constate Mme Bilodeau. Les trois quarts des filles de la 3e à la 6e année qui fréquentent les locaux de l'organisme ne peuvent pas faire leurs devoirs avec leurs parents: ils ne parlent pas français.
Les enseignants veulent bien amorcer une réflexion sur le sujet, mais dans le respect de «leur autonomie professionnelle», précise la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, Manon Bernard. «Le choix des outils appartient à l'enseignant, qui s'ajuste aux besoins de sa classe.»
La grande majorité des parents (90 %) sont tout à fait ou plutôt d'accord avec la tenue de devoirs et de leçons au primaire, à la grande surprise du président de leur fédération, François Paquette, qui entend souvent les doléances de ceux-ci. Pourquoi conserver cette tradition? C'est pour les parents un moyen de communication privilégié avec leur enfant et son enseignant. Les devoirs, disent-ils, permettent de comprendre ce qui se passe en classe et d'évaluer le degré de facilité de l'enfant dans les différentes matières. La fédération a sondé plus de 1000 parents, avec un taux de réponse d'environ 30 %. «Ils sont d'accord avec l'importance des devoirs, mais la moitié d'entre eux trouvent que c'est une période stressante», explique M. Paquette.
La fille de Josée Demers, par exemple, fréquente la maternelle. «Elle a déjà des devoirs, je trouve ça lourd, dit-elle. Nous arrivons à la maison à 17h30, il reste seulement deux heures avant le dodo.» C'est le lot de la plupart des familles, puisque selon les directeurs d'école, 99 % des enseignants donnent des devoirs. Le Conseil supérieur de l'éducation publie ces données dans un avis rendu public hier.
La présidente du Conseil supérieur de l'éducation, Nicole Boutin, a expliqué à la Presse canadienne qu'il est de plus en plus difficile pour les parents d'aider leurs enfants dans la réalisation de leurs devoirs. Voilà pourquoi elle invite les enseignants et les parents à considérer les devoirs d'une tout autre manière et à les inscrire dans un nouveau contexte de conciliation «travail-famille-école».
Un avis que partage François Paquette. Nul besoin d'une «politique nationale du devoir», selon lui. Une meilleure communication entre l'école et les parents à ce sujet et même la production d'un guide, dans chaque école, remis en début d'année, pourrait améliorer l'expérience.
Plusieurs parents se tournent d'ailleurs vers les organismes d'aide aux devoirs, comme Les Scientifines, qui oeuvrent dans le sud-ouest de Montréal. La directrice de l'organisme, Valérie Bilodeau, juge les devoirs nécessaires. Elle constate que les élèves les plus faibles en profitent davantage.
Mais quelle quantité donner? Les Scientifines collaborent avec deux écoles. Dans l'une des deux, les devoirs sont beaucoup plus abondants. «Et les élèves ne réussissent pas moins bien», constate Mme Bilodeau. Les trois quarts des filles de la 3e à la 6e année qui fréquentent les locaux de l'organisme ne peuvent pas faire leurs devoirs avec leurs parents: ils ne parlent pas français.
Les enseignants veulent bien amorcer une réflexion sur le sujet, mais dans le respect de «leur autonomie professionnelle», précise la présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement, Manon Bernard. «Le choix des outils appartient à l'enseignant, qui s'ajuste aux besoins de sa classe.»
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